Merci de vous connecter ou de vous inscrire.

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session



Loading

Auteur Sujet: Paul Davies à la Royal Society de Londres  (Lu 2593 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

elevenaugust

  • Administrateur
  • *******
  • Hors ligne Hors ligne
  • Sexe: Homme
  • Messages: 3112
  • APPONO ASTOS
Paul Davies à la Royal Society de Londres
« le: 28 Janvier 2010 à 00:50:45 »

Paul Davies à la Royal Society de Londres

Paul Davies est un scientifique hors-pair. Né en 1946 à Londres, il partage son temps entre l'Angleterre, les USA et l'Australie où il fréquente les universités les plus prestigieuses.
Physicien théoricien et cosmologiste à l'origine, il s'est tourné ces dernières années vers l'exobiologie, donnant de nombreuses conférences et écrivant de nombreux livres et articles traitant en particulier du mode d'apparition et de développement de la vie sur d'autres planètes.

Cet intérêt pour l'exobiologie s'est concrétisé en 2005 de façon plus officielle, avec sa nomination à la tête du comité du SETI chargé d'évaluer et de communiquer en cas de découverte importante.

Cette nomination n'est pas le fruit du hasard, au regard des prix qui lui ont été attribué, en particulier les prix Templeton et "Faraday", délivrés par la "Royal Society of London" en reconnaissance de son dévouement à communiquer, à travers des conférences, livres, émissions et débats, le sens de l'émerveillement qui nourrit les recherches scientifiques"

Cinq ans plus tard, Paul Davies revient à la Royal Society, dans le cadre d'une conférence organisée pour le 350éme anniversaire de cette institution séculaire.

Paul Davies, ici entre Ian Barbour et Alexandre Soljenitsyne lors de la remise du prix Templeton

Il est à noter que le choix du sujet de cette conférence pour cette occasion : "La détection de la vie extra-terrestre et ses conséquences pour la science et la société" n'est très certainement pas anodin mais révélateur de l'intérêt grandissant que porte nos élites scientifiques au sujet de la vie extra-terrestre.


Cet intérêt est parfaitement justifié et résumé par l'un des intervenants du colloque, Martin Dominik, astronome à l'Université de St. Andrews, en Ecosse: "J'ai la conviction que les générations actuelles ont d'excellentes chances d'assister de leur vivant à la détection d'une vie extra-terrestre"
Concernant le point de vue de Davies, il a très clairement exprimé lors de son intervention la possibilité que la vie extra-terrestre soit déjà parmi nous, voire en nous, sous forme microscopique.

Cette idée n'est pas neuve, et Davies lui-même l'avait déjà évoquée en 2007 dans une publication scientifique Américaine. Il reconnait par ailleurs qu'il serait très difficile de différencier une telle forme de vie.

Il précise cependant que nous ne connaissons que 1% du nombre des espèces mondiales de bactéries, ce qui laisse du champ à des découvertes inédites.
Une telle vision des choses sous-entend bien entendu l'intervention de la théorie de la panspermie pour expliquer une origine extra-terrestre de l'humanité, ce qui est conforme à ce que Davies à toujours pensé, même s'il ne l'a pas nommément citée lors de son intervention.

Certains observateurs vont même plus loin, en suggérant que l'intervention de Davies et d'une façon plus générale, l'ensemble de cette conférence, entre dans le cadre d'un schéma général de divulgation et d'acclimatation du public à la possibilité d'une vie extra-terrestre.

Serait-ce le début d'un changement d'attitude de la communauté scientifique établie à propos de la vie extra-terrestre, et de l'origine de la vie sur Terre?
Quoiqu'il en soit, Paul Davies a la notoriété, l'expérience et les compétences nécessaires pour faire des émules dans ce sens, et s'il y a bien un scientifique à suivre, c'est lui.

« Modifié: 26 Mai 2011 à 00:30:16 par Nemo492 »
IP archivée
"Éduquer", voilà le maître mot en ufologie.

Diouf

  • *
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 4878
Paul Davies
« Réponse #1 le: 28 Janvier 2010 à 23:05:24 »


Sa page wiki:

Paul Davies est un physicien et écrivain australo-britannique né à Londres le 22 avril 1946. Il est actuellement professeur à l'Arizona State University. Ses travaux concernent principalement la théorie quantique des champs dans un espace-temps courbe. En dehors de la physique théorique et de la cosmologie, il s'est aussi penché sur l'astrobiologie et a pris la direction de SETI ((Search for Extra-Terrestrial Intelligence) en 2005.

Il a reçu le Prix Michael Faraday en 2002 pour ses travaux de vulgarisation. En 1995 il reçoit le Prix Templeton.



Ouvrages:

 * The Mind of God, 1992
 * God and the New Physics, 1983
 * About Time, 1995
 * Comment construire une machine à explorer le temps ?, 2007
 * Quantum Aspects of Life, 2008

Source

Le Wiki anglais est beaucoup plus complet.
Paul Davies travaille également pour Wikipédia, section Biographies.
Son site à l'université.

Lire ici "Entrapercevoir l'Esprit de Dieu" de Paul Davies

La science est tenue pour acquise par de nombreuses personnes, y compris des scientifiques. Pourtant notre capacité à appréhender la nature à un niveau conceptuel approfondi est un phénomène surprenant et a priori inattendu. Les premiers scientifiques croyaient que l’ordre rationnel du cosmos, tel qu’il se manifestait par l’intermède des lois mathématiques cachées qui sous tendent tout processus physique, était le résultat d’un dessein, et qu’en faisant de la science, ils arriveraient à entrapercevoir l’esprit de Dieu. Aujourd’hui, les scientifiques acceptent l’ordre rationnel et l’apparence d’un dessein qui serait régis par des lois, mais la majorité rejette l’idée d’un créateur en faveur, parfois, de la théorie des « multivers », évoquée par Hubert Reeves. Néanmoins, même si l’on accepte la théorie des multivers, notre capacité à comprendre la nature demeure mystérieuse. Cela implique certainement l’existence d’un lien profond entre l’ordre de l’Univers et la naturelle relationnelle de la pensée humaine.


Nous vivons, tel que cela est scandé partout, à l’ère scientifique. Le grand public, et plus encore les scientifiques eux-mêmes, jugent la science comme allant de soi. Ils s’attendent à ce qu’elle fonctionne. Mais pourquoi la science décrit-elle si bien notre monde, et comment se fait-il que les êtres humains aient accru leur aptitude à comprendre les principes profonds sur lesquels l’univers repose pour fonctionner ?

La suite sur le lien au dessus.


Paul Davies on an Ultimate Explanation Part 1/5


Résumé de son livre (résumé du libraire) "Comment Construire Une Machine à Explorer le Temps?"


"Vous pensez sans doute que le voyage temporel appartient à la science-fiction.

Détrompez-vous ! Depuis la théorie de la relativité d'Albert Einstein, nous savons que le temps est élastique, et les physiciens étudient aujourd'hui très sérieusement la possibilité de construire une machine à explorer le temps. Mais est-ce vraiment possible ? La réponse est oui, sans aucun doute, une fois résolus les quelques problèmes posés dans le continuum espace-temps... Avec beaucoup d'humour, Paul Davies explique que pour visiter le futur, il faut simplement bénéficier d'un petit coup de pouce de la gravité ou d'une navette spatiale capable de se déplacer à une vitesse proche de celle de la lumière.

Quant au voyage dans le passé, le mieux est de dénicher un trou de ver (raccourci dans l'espace-temps) que l'on pourrait traverser. Attention toutefois, si vous jouez aux imprudents, vous pourriez bien vous retrouver aspiré dans un voyage à sens unique vers nulle part !Tous ces principes théoriques décrits, Davies présente ensuite en quatre étapes un processus d'assemblage d'une machine à explorer le temps fonctionnelle.

Il aborde également cette question toute aussi épineuse : pourquoi, si le voyage dans le temps est effectivement possible, les touristes du futur n'affluent-ils pas chez nous ? Furieusement ingénieux, théoriquement sensé, Comment construire une machine à explorer le temps ? est un ouvrage qui présente la science créative au mieux de sa forme ! Instructif, divertissant, il pousse à la réflexion..."

« Modifié: 08 Février 2010 à 11:40:04 par Diouf »
IP archivée

Denclout

  • Hors ligne Hors ligne
  • Sexe: Homme
  • Messages: 8
    • sTOP SECRET - ACTUALITÉ / TERRESTRE & EXTRATERRESTRE
Re : Paul Davies
« Réponse #2 le: 29 Janvier 2010 à 02:25:00 »

Bonjour à tous,

Je vous envoie cette information intéressante, c'est la conférence (en anglais) complète du professeur Paul Davies qui a eu lieu au Royal Society le 26 janvier 2010, intitulée : The eerie silence: are we alone in the universe? C'est l'auteur du livre que Hillary Clinton avait dans les mains en compagnie de Laurance Rockefeller...

http://royalsociety.tv/dpx_royalsociety/dpx.php?cmd=autoplay&type=solo&dpxuser=dpx_v12&pres=474

Amicalement! Denclout
IP archivée

Diouf

  • *
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 4878
Re : Paul Davies
« Réponse #3 le: 29 Janvier 2010 à 11:27:52 »

Merci Denclout  :)

Tu as bien fait de poster l'info également dans le Fil Hillary.
D'ailleurs la liste wiki de ses ouvrages n'est pas très à jour...
IP archivée

Tartar

  • **
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 1354
Re : Paul Davies
« Réponse #4 le: 29 Janvier 2010 à 19:44:12 »

Merci Diouf

Super sujet!
Explosif et polémique.
C'est un non sujet dans la mesure ou on peut affirmer que le "temps" n'existe pas!
C'est juste le nom qu'on donne à l'entropie.
Le paramètre "temps n'existe pas" , disons qu'il n'est pas dissociable de la notion d'espace...
Il n'est pas non plus la quatrième dimension...sauf dans les diagrammes exprimant l'évolution d'un phénomène.
D'ailleurs qu'est-ce qu'un cadran solaire, ou une montre?
Des appareils décrivant un déplacement...ombre ou aiguille ou vibration (micro-mouvement physique)d'un quartz.
Autrement dit
Qui voyage dans le temps voyage AUSSI dans l'espace et la notion de temps n'est que celle de l'"usure" entropique.

Si je recule "seulement" dans le temps d'1/10° de sec. je peux me retrouver
-soit à 10m du sol
-soit à 10m sous terre

La terre elle se déplace autour du soleil et ne m'attend pas.

Autrement dit nous nous déplaçons vers le futur dans l'espace/temps et c'est beau; beau parce que nous en sommes conscients.
Conscients , ce qui nous force à croire en l'existence de la flèche du temps et à notre inexorable fin par "usure" entropique des constituants de ce qui informe notre corps matériel.
Pas le choix...la vie est l'adversaire de l'entropie...pour un "temps" trop court.

Entropie=retour au désordre
Vie=ordre imposé à la matière
Mort=perte de l'information vie
« Modifié: 30 Janvier 2010 à 09:19:47 par TARTAR »
IP archivée
Tout envisager, ne rien croire.

Michel-Vallée

  • Administrateur
  • *******
  • Hors ligne Hors ligne
  • Sexe: Homme
  • Messages: 5176
Re : Paul Davies
« Réponse #5 le: 31 Janvier 2010 à 03:40:45 »

Est-il bien prudent d'envoyer des messages aux extra-terrestres ?



La question a été évoquée très sérieusement lors d'une récente conférence de la Royal Society à Londres.

Article intégral "Libération" du 30 janvier 2010 : http://www.liberation.fr/sciences/0101616548-est-il-bien-prudent-d-envoyer-des-messages-aux-extra-terrestres

IP archivée
"En ufologie, il faut savoir tout envisager mais surtout ne rien croire"
-Aimé Michel

Michel-Vallée

  • Administrateur
  • *******
  • Hors ligne Hors ligne
  • Sexe: Homme
  • Messages: 5176
Re : Paul Davies
« Réponse #6 le: 31 Janvier 2010 à 03:43:41 »

La religion survivra aux extra-terrestres

(Agence Science-Presse) – On ne s’étonne pas qu’un congrès sur la vie extra-terrestre,
cette semaine à Londres, spécule sur la biologie et la chimie, sans parler de l’astronomie.
Mais la religion? Une enquête s’est intéressée à ce qu’il adviendrait des grandes religions du monde,
si on découvrait un jour une forme de vie étrangère.

Article intégral "Agence Science Presse" du 29 janvier 2010 : http://www.sciencepresse.qc.ca/node/25647
IP archivée
"En ufologie, il faut savoir tout envisager mais surtout ne rien croire"
-Aimé Michel

Tartar

  • **
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 1354
Re : Paul Davies
« Réponse #7 le: 31 Janvier 2010 à 17:09:17 »

Bizarrement HG Wells est un des plus pessimistes parmi les auteurs de sci-fi célèbres.
Il connut sa gloire à la fin du XIX° siècle et fut un membre éminent de la sté Fabienne britannique.
Des socialistes élitistes qui tentaient de prévoir le XX° siècle.
La guerre des mondes est une métaphore politique:
"Il semble qu’à l’origine du livre il y ait eu une conversation entre H.G.WELLS et son frère Frank. Tous deux discutaient du triste destin des indigènes de Tasmanie, décimés par la colonisation . Il faut se souvenir que l’Empire britannique est alors à son apogée et étend son emprise de l’Inde aux Amériques.

Or H.G.WELLS, homme de gauche, est très sensible sur le sujet. Il se mit à imaginer ce que cela pouvait être de se trouver du mauvais côté du bâton... Et si pour une fois c’était l’Anglais colonisateur qui devenait l’autochtone colonisé et maltraité ? Et si pour une fois l’Empire britannique éprouvait l’injustice qu’il y a à être considéré comme une donnée négligeable par plus puissant que lui ?

Il faut aussi se rappeler que, quand H.G. WELLS écrit "La Guerre des Mondes" en 1898, le XXème siècle est sur le point de naître, et d’engendrer les pires carnages guerriers que la planète ait connue. La crainte d’une guerre est grande depuis que l’Allemagne s’est unifiée et armée. En auteur pessimiste, WELLS transcrit cette crainte d’un conflit européen sous la forme d’un affrontement contre de méchants Martiens."

Autrement dit, ce qui me turlupine c'est que quoi qu'on en pense, le destin du monde semble écrit par les britts.

Le DoD, les Crop Circles,la ROYAL SOCIETY et la City aussi mal en point soit-elle.
« Modifié: 01 Février 2010 à 15:03:55 par TARTAR »
IP archivée
Tout envisager, ne rien croire.

Michel-Vallée

  • Administrateur
  • *******
  • Hors ligne Hors ligne
  • Sexe: Homme
  • Messages: 5176
Re : Paul Davies
« Réponse #8 le: 01 Février 2010 à 03:02:50 »

An eerie silence? Royal Society asks "Where are the Aliens?"

Gary S. Bekkum pour "American Chronicle", le 31 janvier 2010: http://www.americanchronicle.com/articles/view/139427
IP archivée
"En ufologie, il faut savoir tout envisager mais surtout ne rien croire"
-Aimé Michel

dificultnspa

  • Administrateur
  • *******
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 4285
Premier contact : L'homme qui va accueillir les aliens
« Réponse #9 le: 06 Mars 2010 à 14:08:27 »


Citer
First contact: The man who'll welcome aliens


Jon Ronson meets Paul Davies, the scientist with an awesome responsibility

Jon Ronson
The Guardian, Saturday 6 March 2010
 

'We don't want anybody just turning a radio telescope on the sky and
sending their own messages to the source.' Photograph: Felix Clay

If we are ever contacted by aliens, the man I'm having lunch with will be one of the first humans to know. His name is Paul Davies and he's chair of the Seti (Search For Extraterrestrial Intelligence) Post-Detection Task Group. They're a group of the world's most eminent scientists and will be, come the big day, the planet's alien welcome committee. His is an awesome responsibility, and one he doesn't take lightly.

"Imagine a civilisation that's way in advance of us wants to communicate with us, and assist us in our development," Paul says. He pushes his mackerel across his plate. "The information we provide to them must reflect our highest aspirations and ideals, and not just be some crazy person's bizarre politics or religion."

This is why, Paul says, he very much hopes that our opening communication with the aliens will be drafted by him. "All the attempts to send messages up so far have been very crass," he says. "If you're going to leave it up to the mob to decide what's important, it'll be this really cool video game. Or some sporting event. Or some rock group."

"Do you have any idea of what you might say to the aliens?" I ask.

There is a short silence. "I do," he says.

"Will you reveal it to me?" I ask.

Paul thinks for a second. And then he clears his throat.

Who is Paul Davies? How have events transpired to put him on the front line of extraterrestrial relations? And what will his message to the aliens be?

The story begins 50 years ago, in April 1960, when a young astronomer named Frank Drake decided to cut a swathe through the forest of unscientific UFO believers, the abductees, the searchers for mutilated cattle, and so on, and treat the subject with some rigour. He formulated an equation, the Drake Equation, which attempted to determine mathematically how many intelligent civilisations exist in our galaxy. His conclusion: 10,000. Amazed at his findings, and at the thought that some of these extraterrestrials must surely be bombarding our hitherto deaf ears with incredible radio messages, he borrowed the 26m dish at the US National Radio Astronomy Observatory in West Virginia, pointed it at a distant star called Tau Ceti, turned it on and – nothing. Just a disappointing static hiss.

"No signals have been detected," he noted.

Despite this setback, Seti was born. Drake managed to score some US government funding and created an institute in California. Like-minded scientists joined him. For much of the 60s, as Paul Davies writes in his new book, The Eerie Silence, a "major preoccupation among Seti researchers was to decide which particular frequency ET might choose, given that there are billions of possibilities. The hope was that the aliens would customise their signals for Earth-like planets."

But the aliens didn't customise their signals for us. After a decade or so, a schism formed within Seti. Some contended that surely the aliens – being far advanced – would use lasers to communicate, not radio. And so Optical Seti was born.

Optical Seti didn't detect any signals either.

The day before my lunch with Paul, Frank Drake was in London to update the Royal Society on the latest. The good news is that with the help of wealthy private benefactors such as Microsoft co-founder Paul Allen, Seti is now better equipped than ever. Allen has provided them with an array of new dishes called, in fact, the Allen Telescope Array. They're situated in a field 290 miles north of San Francisco. The bad news is that no signals have been detected.

"Fifty years of nothing," I say to Paul now. "Do Seti people just go into work every morning, spend all day hearing nothing and then go home again?"

"Your question is very similar to, 'How does a computer scientist spend their days?' " Paul replies. "Sending emails and raising finance and teaching students and thinking about strategy."

"Doesn't it get depressing?"

"The Seti people are very calm, very determined. There is a hypothesis to test and Seti are testing it." He pauses. "If the eerie silence goes on for 500 years and not 50 years, it might become hard to recruit the young scientists."

Seti scientists also fill the void by putting protocols in place for what to do on the day a bleep is definitively heard. It is extremely likely they will be the ones to hear it: they're the ones with the dishes. Should the protocols be followed, they'll know not to call the media or some government figure. They'll call the chair of the Post-Detection Task Group. Which is Paul.

Paul is a British-born theoretical physicist, cosmologist and astrobiologist at Arizona State University. He lives his life at an incredibly high level of amazingness. He lectures at the Vatican, the Smithsonian, Davos and the UN. He has an asteroid named after him – the Pauldavies Asteroid. He's a passionate scientific communicator and a grumpy man of enormous intellect. A telephone near us keeps letting off a loud and unexpected ring, and whenever it does, Paul looks extremely cross and says, "This is terribly annoying." I can't help thinking that if the aliens do make contact, his automatic response will be to screw up his face in irritation and yell: "WHAT?"

I've been following Paul for a few days now. I watched him speak twice yesterday at the Royal Society (it has been hosting a Seti conference). The queue to get into his evening talk snaked around the block. He encouraged the audience, which filled the main hall and an overflow room, not to be depressed. It's quite possible the aliens do know we're here, but because they're 1,000 light years away and are consequently seeing us as we were 1,000 years ago – all pathetically rudimentary and agricultural – they're going to hold off beaming a signal to us until they know we've developed radio technology.

During the question and answer session, a man with dark glasses stood up and animatedly announced: "To see the future, one must look at the fringe, at the freaks, the visionaries, the artists. Why does Seti ignore what's right in front of us? The 6,000 abductions! The 10,000 cattle mutilations…!"

One or two people nodded in agreement. Paul tried to look kindly, but his annoyance was obvious. "To expect alien technology to be just a few decades ahead of ours," he replied, "is too incredible to be taken seriously."

His inference was, you can tell the abductees are lying or delusional because their descriptions of the aliens and their craft are always so unimaginative. As he writes in The Eerie Silence, the giveaway is the banality of the aliens' putative agenda, which seems to consist of grubbing around in fields or meadows, chasing cows or cars like bored teenagers, and abducting humans for Nazi-style experiments.

"At least flaky UFO nuts believe they've met aliens," I say to Paul now. "They believe they've been abducted and probed. You lot have rationalised yourselves into a 50-year void of nothingness." I pause and add: "I realise what I just said is quite stupid, but will you respond to it anyway?"

"For me, science is already fantastical enough," he says. "Unlocking the secrets of nature with fundamental physics or cosmology or astrobiology leads you into a wonderland compared with which beliefs in things like alien abductions pale into insignificance."

Paul says he doesn't trust people. But he does have great faith in aliens. His face lights up when he imagines them. My guess is that, since he's spent so much of his life meeting people who aren't as clever as him, the aliens are – intellect-wise – his last-chance saloon.

The Post-Detection Task Group has been in existence since 1996. It is comprised of 30 Seti-friendly scientists, writers and engineers. Paul was invited to become chair in 2008 but has so far convened only one meeting. He hopes to hold a second later this year in Prague, so they can update their declaration of principles.

"So what's the first thing that'll happen when a bleep is detected?" I ask.

"We'll have it independently verified. That's really important."

"And once it's verified?"

"My strenuous advice," Paul says, "will be that the coordinates of the transmitting entity should be kept confidential until the world community has had a chance to evaluate what it's dealing with. We don't want anybody just turning a radio telescope on the sky and sending their own messages to the source."

"So you'll tell the world that extraterrestrials are beaming signals to us, but you'll refuse to say from where?"

"Exactly," Paul says.

"They'll kill you. They'll grab you and torture the information out of you."

"But what's the alternative? Imagine we go to the United Nations: 'There's an alien community over there and everyone has to think about what our response might be, so we're turning it over to you, the United Nations, who are so adept at finding harmonious solutions to the world's problems.' Well, of course it would be a complete shambles. And which are the agencies that can truly represent humanity? You wouldn't go to the Catholic church, would you? Or the US Army."

This is why, he says, the most prudent course of action will be to create some sort of science parliament – a bit like the one set up to oversee the scientific exploration of Antarctica – and present to them the draft of a message that will be written by him later this year in Prague.

I am, I'm proud to say, the person who gave him the idea to draft the message this far in advance.

"If you don't trust anyone else to come up with a decent message, you should do it yourself!" I say. "You don't want to be caught on the hop. Do it in Prague and just put it in a drawer somewhere until the time comes."

"That's a very good idea!" he replies. "I'm thinking on my feet here, but it's an excellent idea."

"I'm full of ideas like that. I'd be happy to join the Post-Detection Task Group."

Paul looks panicked. "There's no money."

"Oh, right," I say. "Right. Yes." It is an awkward moment.

"So what will the message say?" I ask, changing the subject.

"We're talking about two civilisations communicating their finest achievements and their deepest beliefs and attitudes. I feel we should send something about our level of scientific attainment and understanding of how the world works. Some fundamental physics. Maybe some biology. But primarily physics and astronomy."

"And some classical music?" I suggest.

"Well, we could, but it's not going to mean anything to them," Paul says.

"Yes, yes, of course." I pause. "Why won't it mean anything to them?"

"There's nothing certain in this game," Paul says, "but our appreciation of art and music is very much tied to our cognitive architecture. There's no particular reason why some other intelligent species will share these aesthetic values. The general theory of relativity is impressive and will surely be understood by them. But if we send a Picasso or a Mona Lisa? They wouldn't care." He pauses. "I mean the phonograph disc that went off on Voyager had speeches by Kurt Waldheim and Jimmy Carter. That's a world away from what we should be doing."

"Yeah, and Beagle 2 had Blur songs!"

"Quite," Paul says.

I actually like Blur and found the idea of their music being beamed to Mars quite exciting, but I'm belittling it because I feel a strong desire to make Paul think I'm wise.

"Of course, the world will eventually discover the coordinates and start sending up their own stuff," I say.

"Yes. So one of the first things we might want to say is that there's no unitary government on this planet, no unitary political philosophy or ideology. We're a great place for freedom, if not anarchy, and so we're putting together the best possible coherent package for your consideration, but expect it to be followed up with all sorts of bizarre and incoherent babble that you must treat with some discretion." He pauses. "Although how we'll express all this when we only have mathematics in common will be something of a challenge."

We get the bill. Paul wants to end on an optimistic note and so he mentions the one time in Seti history when something broke the silence.

"We call it the Wow signal," he says. "It was a radio telescope in Ohio, back in the days when they didn't have the electronic gadgetry to go 'ping' if there was something weird. So they looked at a computer print-out some weeks afterwards, and it showed a signal that went on for 72 seconds. Nobody was listening at the time. The researcher wrote 'Wow' in the margin. And many times radio telescopes have been turned on that star, but nothing odd has ever happened again."

"Should we feel excited by the Wow signal?"

"I've often wondered," Paul says. He puts on his coat. "What we're doing is a fantastic and challenging task. It compels us to think about all the things we should be thinking about. What is life? What is intelligence?" He pauses. "And if nothing else, it is a great deal of fun."

• The Eerie Silence: Are We Alone In The Universe? by Paul Davies is published by Allen Lane, £20. To order a copy for £18, including UK p&p, go to guardian.co.uk/bookshop or call 0330 333 68467. For information on Paul Davies' UK lecture tour, 12-22 March, go to penguin.co.uk/eeriesilence.






IP archivée
Sauvons la planète, notre Mère la Terre...
Sans elle pas de survie possible.

dificultnspa

  • Administrateur
  • *******
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 4285
Re : Paul Davies à la Royal Society de Londres
« Réponse #10 le: 08 Mars 2010 à 15:00:01 »



Voici la traduction de l'article précédent.

J'ai préféré posté l'un à coté de l'autre l'original et la trad car sur au moins un passage la traduction à fait débat entre modérateurs. Dans ce fil vous aurez donc la traduction mot pour mot du passage contreversé mais je ne vous indiquerais pas lequel.
Serez vous capable de le trouver ?  ;)




If we are ever contacted by aliens, the man I'm having lunch with will be one of the first humans to know. His name is Paul Davies and he's chair of the Seti (Search For Extraterrestrial Intelligence) Post-Detection Task Group. They're a group of the world's most eminent scientists and will be, come the big day, the planet's alien welcome committee. His is an awesome responsibility, and one he doesn't take lightly.

"Imagine a civilisation that's way in advance of us wants to communicate with us, and assist us in our development," Paul says. He pushes his mackerel across his plate. "The information we provide to them must reflect our highest aspirations and ideals, and not just be some crazy person's bizarre politics or religion."

This is why, Paul says, he very much hopes that our opening communication with the aliens will be drafted by him. "All the attempts to send messages up so far have been very crass," he says. "If you're going to leave it up to the mob to decide what's important, it'll be this really cool video game. Or some sporting event. Or some rock group."

"Do you have any idea of what you might say to the aliens?" I ask.

There is a short silence. "I do," he says.

"Will you reveal it to me?" I ask.

Paul thinks for a second. And then he clears his throat.

Who is Paul Davies? How have events transpired to put him on the front line of extraterrestrial relations? And what will his message to the aliens be?

The story begins 50 years ago, in April 1960, when a young astronomer named Frank Drake decided to cut a swathe through the forest of unscientific UFO believers, the abductees, the searchers for mutilated cattle, and so on, and treat the subject with some rigour. He formulated an equation, the Drake Equation, which attempted to determine mathematically how many intelligent civilisations exist in our galaxy. His conclusion: 10,000. Amazed at his findings, and at the thought that some of these extraterrestrials must surely be bombarding our hitherto deaf ears with incredible radio messages, he borrowed the 26m dish at the US National Radio Astronomy Observatory in West Virginia, pointed it at a distant star called Tau Ceti, turned it on and – nothing. Just a disappointing static hiss.

"No signals have been detected," he noted.

Despite this setback, Seti was born. Drake managed to score some US government funding and created an institute in California. Like-minded scientists joined him. For much of the 60s, as Paul Davies writes in his new book, The Eerie Silence, a "major preoccupation among Seti researchers was to decide which particular frequency ET might choose, given that there are billions of possibilities. The hope was that the aliens would customise their signals for Earth-like planets."

But the aliens didn't customise their signals for us. After a decade or so, a schism formed within Seti. Some contended that surely the aliens – being far advanced – would use lasers to communicate, not radio. And so Optical Seti was born.

Optical Seti didn't detect any signals either.

The day before my lunch with Paul, Frank Drake was in London to update the Royal Society on the latest. The good news is that with the help of wealthy private benefactors such as Microsoft co-founder Paul Allen, Seti is now better equipped than ever. Allen has provided them with an array of new dishes called, in fact, the Allen Telescope Array. They're situated in a field 290 miles north of San Francisco. The bad news is that no signals have been detected.

"Fifty years of nothing," I say to Paul now. "Do Seti people just go into work every morning, spend all day hearing nothing and then go home again?"

"Your question is very similar to, 'How does a computer scientist spend their days?' " Paul replies. "Sending emails and raising finance and teaching students and thinking about strategy."

"Doesn't it get depressing?"

"The Seti people are very calm, very determined. There is a hypothesis to test and Seti are testing it." He pauses. "If the eerie silence goes on for 500 years and not 50 years, it might become hard to recruit the young scientists."

Seti scientists also fill the void by putting protocols in place for what to do on the day a bleep is definitively heard. It is extremely likely they will be the ones to hear it: they're the ones with the dishes. Should the protocols be followed, they'll know not to call the media or some government figure. They'll call the chair of the Post-Detection Task Group. Which is Paul.

Paul is a British-born theoretical physicist, cosmologist and astrobiologist at Arizona State University. He lives his life at an incredibly high level of amazingness. He lectures at the Vatican, the Smithsonian, Davos and the UN. He has an asteroid named after him – the Pauldavies Asteroid. He's a passionate scientific communicator and a grumpy man of enormous intellect. A telephone near us keeps letting off a loud and unexpected ring, and whenever it does, Paul looks extremely cross and says, "This is terribly annoying." I can't help thinking that if the aliens do make contact, his automatic response will be to screw up his face in irritation and yell: "WHAT?"

I've been following Paul for a few days now. I watched him speak twice yesterday at the Royal Society (it has been hosting a Seti conference). The queue to get into his evening talk snaked around the block. He encouraged the audience, which filled the main hall and an overflow room, not to be depressed. It's quite possible the aliens do know we're here, but because they're 1,000 light years away and are consequently seeing us as we were 1,000 years ago – all pathetically rudimentary and agricultural – they're going to hold off beaming a signal to us until they know we've developed radio technology.

During the question and answer session, a man with dark glasses stood up and animatedly announced: "To see the future, one must look at the fringe, at the freaks, the visionaries, the artists. Why does Seti ignore what's right in front of us? The 6,000 abductions! The 10,000 cattle mutilations…!"

One or two people nodded in agreement. Paul tried to look kindly, but his annoyance was obvious. "To expect alien technology to be just a few decades ahead of ours," he replied, "is too incredible to be taken seriously."

His inference was, you can tell the abductees are lying or delusional because their descriptions of the aliens and their craft are always so unimaginative. As he writes in The Eerie Silence, the giveaway is the banality of the aliens' putative agenda, which seems to consist of grubbing around in fields or meadows, chasing cows or cars like bored teenagers, and abducting humans for Nazi-style experiments.

"At least flaky UFO nuts believe they've met aliens," I say to Paul now. "They believe they've been abducted and probed. You lot have rationalised yourselves into a 50-year void of nothingness." I pause and add: "I realise what I just said is quite stupid, but will you respond to it anyway?"

"For me, science is already fantastical enough," he says. "Unlocking the secrets of nature with fundamental physics or cosmology or astrobiology leads you into a wonderland compared with which beliefs in things like alien abductions pale into insignificance."

Paul says he doesn't trust people. But he does have great faith in aliens. His face lights up when he imagines them. My guess is that, since he's spent so much of his life meeting people who aren't as clever as him, the aliens are – intellect-wise – his last-chance saloon.

The Post-Detection Task Group has been in existence since 1996. It is comprised of 30 Seti-friendly scientists, writers and engineers. Paul was invited to become chair in 2008 but has so far convened only one meeting. He hopes to hold a second later this year in Prague, so they can update their declaration of principles.

"So what's the first thing that'll happen when a bleep is detected?" I ask.

"We'll have it independently verified. That's really important."

"And once it's verified?"

"My strenuous advice," Paul says, "will be that the coordinates of the transmitting entity should be kept confidential until the world community has had a chance to evaluate what it's dealing with. We don't want anybody just turning a radio telescope on the sky and sending their own messages to the source."

"So you'll tell the world that extraterrestrials are beaming signals to us, but you'll refuse to say from where?"

"Exactly," Paul says.

"They'll kill you. They'll grab you and torture the information out of you."

"But what's the alternative? Imagine we go to the United Nations: 'There's an alien community over there and everyone has to think about what our response might be, so we're turning it over to you, the United Nations, who are so adept at finding harmonious solutions to the world's problems.' Well, of course it would be a complete shambles. And which are the agencies that can truly represent humanity? You wouldn't go to the Catholic church, would you? Or the US Army."

This is why, he says, the most prudent course of action will be to create some sort of science parliament – a bit like the one set up to oversee the scientific exploration of Antarctica – and present to them the draft of a message that will be written by him later this year in Prague.

I am, I'm proud to say, the person who gave him the idea to draft the message this far in advance.

"If you don't trust anyone else to come up with a decent message, you should do it yourself!" I say. "You don't want to be caught on the hop. Do it in Prague and just put it in a drawer somewhere until the time comes."

"That's a very good idea!" he replies. "I'm thinking on my feet here, but it's an excellent idea."

"I'm full of ideas like that. I'd be happy to join the Post-Detection Task Group."

Paul looks panicked. "There's no money."

"Oh, right," I say. "Right. Yes." It is an awkward moment.

"So what will the message say?" I ask, changing the subject.

"We're talking about two civilisations communicating their finest achievements and their deepest beliefs and attitudes. I feel we should send something about our level of scientific attainment and understanding of how the world works. Some fundamental physics. Maybe some biology. But primarily physics and astronomy."

"And some classical music?" I suggest.

"Well, we could, but it's not going to mean anything to them," Paul says.

"Yes, yes, of course." I pause. "Why won't it mean anything to them?"

"There's nothing certain in this game," Paul says, "but our appreciation of art and music is very much tied to our cognitive architecture. There's no particular reason why some other intelligent species will share these aesthetic values. The general theory of relativity is impressive and will surely be understood by them. But if we send a Picasso or a Mona Lisa? They wouldn't care." He pauses. "I mean the phonograph disc that went off on Voyager had speeches by Kurt Waldheim and Jimmy Carter. That's a world away from what we should be doing."

"Yeah, and Beagle 2 had Blur songs!"

"Quite," Paul says.

I actually like Blur and found the idea of their music being beamed to Mars quite exciting, but I'm belittling it because I feel a strong desire to make Paul think I'm wise.

"Of course, the world will eventually discover the coordinates and start sending up their own stuff," I say.

"Yes. So one of the first things we might want to say is that there's no unitary government on this planet, no unitary political philosophy or ideology. We're a great place for freedom, if not anarchy, and so we're putting together the best possible coherent package for your consideration, but expect it to be followed up with all sorts of bizarre and incoherent babble that you must treat with some discretion." He pauses. "Although how we'll express all this when we only have mathematics in common will be something of a challenge."

We get the bill. Paul wants to end on an optimistic note and so he mentions the one time in Seti history when something broke the silence.

"We call it the Wow signal," he says. "It was a radio telescope in Ohio, back in the days when they didn't have the electronic gadgetry to go 'ping' if there was something weird. So they looked at a computer print-out some weeks afterwards, and it showed a signal that went on for 72 seconds. Nobody was listening at the time. The researcher wrote 'Wow' in the margin. And many times radio telescopes have been turned on that star, but nothing odd has ever happened again."

"Should we feel excited by the Wow signal?"

"I've often wondered," Paul says. He puts on his coat. "What we're doing is a fantastic and challenging task. It compels us to think about all the things we should be thinking about. What is life? What is intelligence?" He pauses. "And if nothing else, it is a great deal of fun."

• The Eerie Silence: Are We Alone In The Universe? by Paul Davies is published by Allen Lane, £20. To order a copy for £18, including UK p&p, go to guardian.co.uk/bookshop or call 0330 333 68467. For information on Paul Davies' UK lecture tour, 12-22 March, go to penguin.co.uk/eeriesilence.
J'ai déjeuné avec l'un des hommes qui seront avertis en priorité d'un premier contact avec les aliens. Il se nomme Paul Davies et il préside le Groupe de Travail Post-Détection du Seti (Search For Extraterrestrial Intelligence). C'est un noyau formé des plus brillants scientifiques et ils se chargeront, si cela doit se produire un jour, d'assurer le comité d'accueil des aliens. C'est une énorme responsabilité, et il prend ce rôle très au sérieux.

"Imaginez une civilisation qui est très en avance sur nous, qui veut communiquer avec nous et nous aider dans notre développement", dit Paul. "Les informations que nous devrons lui apporter doit refléter nos plus hautes aspirations et nos idéaux et ne pas être simplement celles d’un bizarre politicien ou d'un religieux."

C'est pourquoi, dit Paul, qu’il espère vivement que la communication avec les extraterrestres soit rédigée par lui. "Toutes les tentatives pour envoyer des messages jusqu'à ce jour ont été très grossières," dit-il.  "Si tu veux laisser la foule décider de ce qui est important, ça va être vraiment cool comme un jeu vidéo. Ou comme certains événements sportifs. Ou comme un groupe de rock."

"Avez-vous une idée de ce que vous pourriez dire aux extraterrestres ?" Je lui demande.

Il y a un court silence.

"Oui je sais", dit-il.

"Voulez-vous me le révéler ?" Je lui demande.

Paul réfléchit quelques secondes. Puis il s'éclaircit la gorge.


Qui est Paul Davies ? Comment certains événements l’ont amené à être sur la ligne de front dans les  relations que nous pourrions avoir avec les extra-terrestres ? Et quel pourrait être son message aux extraterrestres ?

L'histoire commence il ya 50 ans, en avril 1960, quand un jeune astronome appelé Frank Drake a décidé de couper l’herbe sous les pieds de ceux qui croient aux Ovnis sans aucun bagage scientifique, des personnes enlevées, des chercheurs concernant les mutilations bovines et ainsi de suite, et de traiter le sujet avec une certaine rigueur. Il a formulé une équation, l'équation de Drake, qui a tenté de déterminer mathématiquement le nombre de civilisations intelligentes qui pourraient exister dans notre galaxie. Sa conclusion : 10.000. Impressionnés par ses conclusions et à l'idée que certains de ces extraterrestres doivent certainement bombarder nos oreilles de sourds de messages radio incroyables, il a emprunté l’antenne de 26m de l'US National Radio Astronomy Observatory en Virginie occidentale, l'a pointée vers une étoile lointaine appelée Tau Ceti, il l’a activée et… rien. Juste un sifflement statique décevant.

"Aucun signal n'a été détecté", a t-il noté.

Malgré ce revers, Seti est né. Drake a réussi à rassembler suffisamment de financement de la part du gouvernement américain et a créé cet institut en Californie. Plusieurs scientifiques pensant comme lui l'ont rejoint. Pendant une grande partie des années 60, Paul Davies écrivit son nouveau livre, « The Eerie Silence » Le Silence Inquiétant, la "préoccupation majeure parmi les chercheurs SETI a été de décider quelle fréquence particulière les extraterrestres pourraient choisir, étant donné qu'il y a des milliards de possibilités. L'espoir résidait dans le fait que les extraterrestres souhaitent personnaliser leurs signaux pour des planètes équivalentes à la Terre."

Mais les aliens n’ont pas personnalisé leurs signaux pour nous. Après une dizaine d'années, un schisme s’est formé au sein de Seti. Certains ont soutenu que les extraterrestres ont sûrement - étant donné leur avance sur nous - utilisé des lasers pour communiquer avec nous et non pas la radio. Et ainsi Optical Seti est né.

Optical Seti n'a détecté aucun signal non plus.

La veille de mon déjeuner avec Paul, Frank Drake était à Londres pour informer la Royal Society sur les derniers développements. Les bonnes nouvelles sont qu’avec l'aide de bienfaiteurs privés fortunés comme le co-fondateur de Microsoft Paul Allen, Seti est désormais mieux équipé que jamais. Allen leur a fourni toute une gamme de nouvelles antennes appelée, en fait, Allen Telescope Array. Ils sont situés au nord de San Francisco sur un terrain de 290 miles. Les mauvaises nouvelles c'est qu'aucun signal n'a été détecté.

"Cinquante ans pour rien, je dis à Paul. "Est-ce que le personnel de Seti va juste au travail tous les matins, sans qu’il n’entende rien de toute la journée, puis qu’il reparte comme ça à la maison ?"

"Votre question est très similaire à "Que fait un scientifique informaticien de ses journées ?" répond Paul. "Il envoit des courriels, cherche des financements, enseigne à des étudiants et  réfléchit sur la stratégie."

"N’est ce pas un peu déprimant ?"

"Le personnel de Seti est très calme, très déterminé. S'il y a une hypothèse à tester, Seti la teste." Il s'arrête un instant. "Si ce silence étrange dure pendant 500 ans et non 50, il pourrait devenir difficile de recruter de jeunes scientifiques."

Les scientifiques du Seti comblent également les vides en mettant en place des protocoles pour le cas où, un jour, un bip soit définitivement entendu. Il est extrêmement probable qu'ils seront ceux qui l’entendront grâce à nos antennes. Dès lors, les protocoles se mettront en place, ils ne diront rien aux  médias ou à un quelconque gouvernement. Ils appelleront le président du Groupe de Travail Post-Détection qui est, en l’occurrence, Paul Davies.

Paul est d'origine britannique, physicien théoricien, cosmologiste et astrobiologiste à l'université d’Arizona State. Sa vie a été une suite d’évènements incroyables et de haut niveau. Il donne des conférences au Vatican, au Smithsonian, à Davos et à l'ONU. Il y a même un astéroïde qui porte son nom - Pauldavies Asteroid. Il est un communicateur scientifique passionné et un homme grincheux avec un énorme intellect. Un téléphone à proximité de nous sonne fort avec un son inattendu, et chaque fois qu'il le fait, Paul semble extrêmement fâché et dit: "C'est terriblement ennuyeux." Je ne peux pas m'empêcher de penser que si les extraterrestres prenaient contact avec nous, sa réponse instinctive serait, alors que son visage exprimerait une irritation, de crier : "QUOI ?"


Cela fait quelques jours maintenant que je suis avec Paul. Je l'ai vu s’exprimer à deux reprises, hier, à la Royal Society (elle a récemment accueilli une conférence du Seti). Il a encouragé l'auditoire, qui remplissait la salle principale plus une salle adjacente, à ne pas être déprimé. Il est tout à fait possible que les extraterrestres ne savent pas que nous sommes ici, parce que s'ils sont à 1000 années-lumière de nous, ce que nous étions il y a 1000 ans -  pathétiquement rudimentaires et agricoles - ils sont trop loin pour recevoir nos signaux jusqu'à ce qu'ils sachent que nous avons développé une technologie radio.

Au cours de la séance de questions-réponses, un homme aux lunettes noires se leva et annonça avec animation : "Pour voir le futur, il faut examiner l'horizon, les monstres, les prophètes, les artistes. Pourquoi Seti ignore ce qui est juste devant nos yeux ? Les 6000 enlèvements ! Les 10000 mutilations de bétail ... !"

Une ou deux personnes acquiescèrent. Paul a essayé de le regarder avec bonté, mais son mécontentement était évident. "S'attendre à ce que la technologie extraterrestre puisse avoir quelques décennies d'avance sur la nôtre", répondit-il, "c’est trop incroyable pour être pris au sérieux."

Sa déduction est qu'on peut déduire que les personnes enlevées sont des menteurs ou des désillusionnées parce que leurs descriptions des aliens et de leurs vaisseaux démontrent si peu d'imagination. Comme il l'écrit dans "Le Silence Inquiétant", la prime à la banalité est à l'ordre du jour des présumé aliens, qui semble consister à l'arrachage dans les champs ou les prés, chasser les vaches ou les voitures d’ados qui s'ennuient, ou en enlevant les humains pour des expériences de style nazi.

"Au moins les toqués excentriques d'ufologie croient qu'ils ont rencontré des aliens", dis-je à Paul. "Ils croient qu'ils ont été enlevés et sondés. Vous-même vous avez rationalisé vos 50 années de néant». Je m'arrête un instant avant d’ajouter: "Je comprends que ce que je viens de dire est tout à fait stupide, mais permettez-moi que vous y répondiez quand même?"

"Pour moi, la science est déjà assez fantastique", dit-il. "Les secrets de la nature avec la physique fondamentale, la cosmologie ou l’astrobiologie vous entraîne dans un monde merveilleux où les croyances par rapport à des choses comme les enlèvements par des extraterrestres sont insignifiantes."

Paul dit qu'il ne fait pas confiance aux gens. Mais il possède une grande foi envers les extraterrestres. Son visage s'éclaire quand il les imagine. Ma conjecture est que, depuis qu'il a passé tellement de temps de son existence à rencontrer des gens qui ne sont pas aussi intelligent que lui, les étrangers sont – intellectuellement parlant – sa dernière chance de briller.

Le Groupe de Travail Post-Détection existe depuis 1996. Il est composé de 30 scientifiques ami de Seti, des écrivains et des ingénieurs. Paul a été invité à en devenir le président en 2008, mais jusqu'à présent il n’a organisé qu'une seule réunion. Il espère en organiser une seconde d'ici la fin de l'année à Prague, afin qu'ils puissent mettre à jour leurs déclarations de principes.

"Quelle est donc la première chose qui se passe quand un signal sonore est détecté ? Je lui demande.

"Nous le vérifions de manière indépendante. C’est très important."

"Et une fois qu'il a été vérifié ?"

"Mon premier conseil", dit Paul, "sera que les coordonnées de l'entité émettrice devront rester confidentielles jusqu'à ce que la communauté mondiale ait eu une chance d'évaluer de quoi il s'agit. Nous ne voulons pas que quiconque tournant simplement un télescope radio vers le ciel puisse envoyer leurs propres messages à la source".

"Alors vous allez dire au monde entier que les extraterrestres émettent des signaux vers nous, mais vous allez refuser de nous dire d'où ? "

"Exactement", dit Paul.

"Ils vont vous tuer. Ils vont vous attraper et vous torturer pour obtenir les informations que vous détenez."

"Mais quelle est l'alternative ? Imaginez que nous allions à l'ONU pour dire : 'Il y a une communauté extraterrestre là-haut et le Monde doit réfléchir à ce que devrait être notre réponse, alors nous nous tournons vers vous, l'ONU, qui sont adeptes à trouver des solutions harmonieuses aux problèmes du monde'. Oui, bien sûr mais ce serait une pagaille complète. Et qui sont les agences qui peuvent vraiment représenter l'humanité ? Vous ne voudriez pas que ce soit l'église catholique, n’est ce pas ? Ou l'armée américaine."
   
C'est pourquoi, dit-il, la solution la plus prudente de l'action sera de créer une sorte de parlement des sciences - un peu comme celui mis en place pour superviser l'exploration scientifique de l'Antarctique - et leur présenter un projet de message qu’il écrira pour Prague avant la fin de l’année.

Je suis, et fier de le dire, la personne qui lui donna l'idée de rédiger à l'avance le message de cette mesure.

"Si vous ne faites confiance à personne pour parvenir à écrire un message décent, vous devez le faire vous-même !" Dis-je. "Vous ne voulez pas être pris au dépourvu.Préparez-le pour Prague et mettez le simplement dans un tiroir jusqu'à ce que le moment soit venu."

"C'est une très bonne idée !" répond-il. "Je ne suis pas au mieux pour réfléchir, là, mais l'idée est excellente."

"Je suis plein d'idées comme ça. Je serais heureux de rejoindre le Groupe de Travail Post-Détection."

Paul me regarde paniqué. "Il n'y a pas d'argent."

"Ah, oui", dis-je. "D'accord. Oui." C'est un moment délicat.

"Alors, que va dire le message ?" Je lui demande en changeant de sujet.

"Nous parlons de deux civilisations devant communiquer leurs plus belles réalisations ainsi que leurs convictions les plus profondes et leurs attitudes. Je pense que nous devons leur parler de notre niveau de réalisation scientifique et notre compréhension de la façon dont le monde fonctionne. Aussi des informations sur la physique fondamentale, avec un peu de biologie, mais surtout sur la physique et l'astronomie."

"Et la musique classique ?" Je propose.

"Eh bien, nous aurions pu, mais ça ne signifierait pas grand chose pour eux", dit Paul.

"Oui, oui, bien sûr." Je m'arrête. "Pourquoi cela ne voudrait il pas dire quelque chose pour eux ?"

"Il n'y a rien de certain dans ce jeu", dit Paul, "mais notre appréciation de l'art et la musique est très étroitement liée à notre architecture cognitive. Il n'y a pas de raison particulière pour que d'autres espèces intelligentes partagent ces valeurs esthétiques. La théorie de la relativité générale est impressionnante et ne manquera pas d'être comprise par eux. Mais si nous envoyons un Picasso ou un Mona Lisa ? Ils ne comprendraient pas." Il s'arrête. "Je pense aux disques de phonographe qui ont été envoyés sur Voyager avec le discours de Kurt Waldheim et Jimmy Carter. C'est très loin de ce que nous devrions faire."

"Ouais, et Beagle 2 avec des chansons de Blur !"

"Tout à fait," dit Paul.

Actuellement j'adore Blur et l'idée que leur musique soit transmise sur Mars est tout à fait passionnante, mais je me rabaisse parce que je ressens au plus profond de moi de parvenir à faire en sorte que Paul pense du bien de moi en tant que sage.

"Bien sûr, le monde finira par découvrir les coordonnées et commencer à envoyer leurs propres trucs", dis-je.

"Oui. Donc l'une des premières choses que nous pourrions avoir à dire, c'est qu'il n'y a pas de gouvernement unitaire sur cette planète, aucune philosophie politique unique ou idéologie. Nous accordons une large place à la liberté, mais sans anarchie et c'est pourquoi nous nous regroupons ensemble pour parvenir à un consensus sur la meilleure réponse possible à soumettre à votre considération, mais attendez-vous à ce que suive toutes sortes de messages bizarre et incohérent que vous devrez traiter avec une certaine discrétion." Il s'arrête. "Bien sur que la manière dont nous allons exprimer tout cela, alors que nous n'avons que les mathématiques en commun, sera en quelque sorte un défi."

On récupère la facture. Paul veut terminer sur une note optimiste et il mentionne la seule fois dans l'histoire du Seti ou quelque chose a brisé le silence.

"Nous appelons cela le signal Wow, dit-il. "C'était un radiotélescope dans l'Ohio, retour en arrière quand il n'y avait pas les gadgets électroniques qui font tilt/bip-bip au cas où il y avait un truc bizarre. Alors, ils examinèrent l’imprimé d'un ordinateur pendant plusieurs semaines, qui montrait un signal d'une durée de 72 secondes. Personne n'était à l'écoute à l'époque. Le chercheur a écrit: 'Wow' dans la marge. Par la suite de nombreux radio télescopes ont été positionnés vers cette étoile, mais rien de bizarre ne s'est jamais reproduit."

"Faut-il se sentir excité par le signal Wow ? "

"Je me le suis souvent demandé," dit Paul. Il enfile son manteau. "Ce que nous faisons est une tâche formidable et stimulante. Cela nous oblige à réfléchir à toutes les choses auxquelles nous devrions penser. Qu'est-ce que la vie ? Qu'est-ce que l'intelligence ? " Il s'arrête. "Et s’il n’y a rien d'autre, il y a quand même beaucoup de joie."

• The Eerie Silence : Sommes-nous seuls dans l'Univers ? Par Paul Davies est publié par Allen Lane, £ 20. Pour commander une copie pour 18 €, y compris UK P & P, allez à guardian.co.uk / librairie ou composez le 0330 333 68467. Pour des renseignements sur une tournée de conférences Paul Davies «UK, 12-22 Mars, allez à penguin.co.uk /eeriesilence.

IP archivée
Sauvons la planète, notre Mère la Terre...
Sans elle pas de survie possible.

dificultnspa

  • Administrateur
  • *******
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 4285
Re : Paul Davies à la Royal Society de Londres
« Réponse #11 le: 28 Mars 2010 à 09:58:40 »


trad google

The Eerie Silence: Are We Alone in the Universe? by Paul Davies

Tim Radford ponders the fruitless search for extraterrestrial intelligence

Tim Radford
The Guardian, Saturday 27 March 2010




Here is the problem: everywhere we look on Earth, there is life. Microbes multiply in the highest clouds; bacteria cling to Saharan desert dust as it blows across the Atlantic; millions of viral particles dance in a droplet of seawater. Microbes thrive in ice, super-heated water, acid, alkaline solutions, salt lakes and even nuclear reactor waste pools. Deep in the ocean basalt, there is a vast subculture of tiny creatures that exploit a hydrogen economy: they turn water and carbon dioxide into methane and live off the difference, hydrogen.

These invisible organisms are life's substrate, the origin of everything. From such small beginnings grew crane flies and critics; aspidistras and astrophysicists. On the evidence from planet Earth, life is an urgent, unstoppable force: it will go anywhere there is liquid water and a source of energy.

Here is the other half of the same problem: everywhere beyond Earth, there is silence. If life spontaneously evolved and intelligence imperfectly flowered on one planet, what about all those other rocky planets? Terrestrial civilisation has been beaming microwave messages into space for 50 years, in the form of Coronation Street and I Love Lucy, Dr Who and Battlestar Galactica. And since April 1960 the astronomer Frank Drake and his colleagues in Seti, the search for extraterrestrial intelligence, have been listening for signals from those other, so-far invisible planets that surely must be orbiting those stars that are strewn across 100,000 light years of space.

And what have they heard? The random fizz and splutter of the accidental noise from pulsars and quasars, from hot gas and cold dust and exploding stars: otherwise, nothing. The sound of extraterrestrial life is the sound of silence.

Paul Davies is a cosmologist who turned to the problem of life in the cosmos at least 15 years ago: this is, on my count, his fourth book on the theme. He is chairman of the Seti post-detection task group, a little committee of rationalists prepared to confront one of the most intoxicating and terrifying challenges of all time: if we do hear from ET, Davies and colleagues will be the first to know. This improbable burden could explain why The Eerie Silence may not be his most thrilling book, but is certainly one of his most thoughtful: there is hardly an aspect of the great Seti puzzle that he does not address, in clear, almost laconic vernacular.

Is there silence because extraterrestrials simply do not exist? Are the conditions for the emergence of life so far-fetched, so ludicrously improbable that it happened only once, on one planet orbiting one star in just one galaxy during the whole 13.7-billion-year lifetime of the universe? Or is the universe humming with life, but humming so quietly that we cannot hear it?

If the first proposition is true, then humanity has a lonely responsibility, first not to destroy itself in an ecological or thermonuclear catastrophe, then to outlive its parent sun, and colonise the galaxy. If the second proposition is true, where is everybody?

The first and possibly terminal problem is distance. If the nearest technologically advanced, curious neighbour is 1,000 light years away, we may never meet, because the laws of physics make communication difficult and head-on encounter vanishingly improbable. If, on the other hand, a superior, knowing intelligence is quietly monitoring planet Earth with instruments 1,000 light years away, then it cannot know that we have discovered physics, invented the telescope and tuned into radio astronomy. That information will take another 1,000 years to arrive, while on the planet that ET observes, Byzantine emperors still hold Constantinople.

And who says radio is for ever? It was invented a century ago, but increasingly, data is transmitted by cable: one day, perhaps, fibre optics will carry everything, and the planet will again fall into radio silence. Who says aliens will use terrestrial 20th-century technology? Perhaps life is frequent, but intelligence is highly improbable. Or perhaps all competitive, technological civilisations discover thermonuclear weapons, and destroy themselves. Maybe the rest of the galaxy is keeping a vow of silence, leaving us either to obliterate ourselves or grow up enough to join the federation.

Why should we think of ET as even remotely humanoid? Could some imperial galactic civilisation have already colonised the galaxy, stripped it of resources, left some mystifying structures, and moved on? Has ET been this way by proxy, using probes and detectors that we cannot recognise, because our imaginations are limited by our technology and our experience? Voyager and Pioneer probes are heading out of the solar system carrying 1970s hardware – computers with tapes, long playing records – now almost laughably out-of-date. What kind of technology would be in the hands of a civilisation with a million-year head start on ours? As Davies keeps pointing out, we do not know, and we cannot even begin to guess, the technology, the motives or the philosophy of an extraterrestrial intelligence. We have to be ready for anything, or perhaps nothing.

The problem for both Earthly and unearthly civilisations, as James Kasting's book How to Find a Habitable Planet (Princeton, £20.95) reminds us, is time. Hydrogen-fusing stars with a lifetime of five to 10 billion years must accrete, ignite, burn and then explode just to forge and distribute carbon and oxygen and the other 89 elements needed to fashion an appropriately sized rocky planet with a watery surface, ideally in a "Goldilocks zone" a safe distance from a second-generation parent star, ideally with a large moon to stabilise its axial spin, with a geomagnetic field to deflect deadly solar missiles and enough interior tectonic activity to keep renewing itself.

Here on Earth, life began within the first billion years, but complex life required another 3.8 billion years to make a primate. In 5 billion years, the sun will flare up and incinerate planet Earth, but life's tenure will have ended long before that, perhaps 500 million years from now, as carbon dioxide levels fall to near zero, plants perish and the seas begin to boil away. To survive, tomorrow's Earthlings must find somewhere else to live. ET, presumably, faces the same pressure.

Kasting's book – serious planetary science with graphs, equations and chemical symbols – is a readable guide to the many things we have just begun to understand about a solar system. Davies's book is an authoritatively written, immensely clear, lay person's guide to the many things we don't know about the rest of the universe. The two complement each other, and end on a similarly speculative note.

"My own guess is that, just as we learned that the Sun is an ordinary star, we will find that Earth is an ordinary planet and that life itself is a commonplace phenomenon that exists on most, or all, such planets," says Kasting. "But that is just a guess." The scientist in him, says Davies, suspects that humans may be the only intelligent beings in the universe. The philosopher in him hates the idea. "Frankly, it makes me uneasy. I wonder what all that stuff out there is for, when only lowly Homo sapiens gets to see it."


L'étrange silence : Sommes-nous seuls dans l'Univers? par Paul Davies

Tim Radford s'interroge sur la vaine recherche d'une intelligence extraterrestre
 
Tim Radford
The Guardian, samedi 27 Mars 2010




Voici le problème: partout où nous regardons sur la Terre, il ya la vie. Microbes se multiplient dans les nuages les plus élevés; bactéries s'accrochent à la poussière du désert du Sahara qui souffle à travers l'Atlantique, des millions de danse de particules virales dans une gouttelette d'eau de mer. Les microbes se développent dans de la glace, l'eau surchauffée, acides, solutions alcalines, les lacs salés et même des piscines de réacteur nucléaire de déchets. Deep in the océan basalte, il existe une sous-culture majorité des minuscules créatures qui exploitent une économie de l'hydrogène: ils transformer l'eau et le dioxyde de carbone en méthane et en vivre de la différence, de l'hydrogène.

Ces micro-organismes invisibles sont substrat de la vie, l'origine de tout. De ces débuts modestes, ont augmenté tipules et des critiques; aspidistras et astrophysiciens. D'après la preuve de la planète Terre, la vie est un besoin urgent, force imparable: elle ira partout où il ya de l'eau liquide et une source d'énergie.

Voici l'autre moitié du même problème: partout au-delà de la Terre, c'est le silence. Si la vie a évolué spontanément, et l'intelligence imparfaite fleuri sur une planète, que dire de tous ceux d'autres planètes rocheuses? Civilisation terrestre a été rayonnant messages à micro-ondes dans l'espace pendant 50 ans, sous la forme de Coronation Street et I Love Lucy, Dr Who et Battlestar Galactica. Et depuis avril 1960, l'astronome Frank Drake et ses collègues de SETI, la recherche d'une intelligence extraterrestre, ont été à l'écoute des signaux provenant de ceux-ci, d'autres soi-planètes loin invisible qui doit sûrement être en orbite autour de ces étoiles qui sont parsemées à travers 100.000 années-lumière de l'espace .

Et qu'ont-ils entendus? Le Fizz aléatoire et postillonnent du bruit accidentelle par les pulsars et les quasars, à partir du gaz chaud et la poussière froide et les explosions d'étoiles: sinon, rien. Le bruit de la vie extraterrestre est le son du silence.

Paul Davies est un cosmologiste, qui s'est intéressée au problème de la vie dans le cosmos il ya au moins 15 ans: c'est, à mon comte, son quatrième livre sur le thème. Il est président de l'après Seti-groupe de travail de détection, un petit comité de rationalistes prêt à affronter l'un des défis les plus enivrant et terrifiant de tous les temps: si nous ne recevons de ET, Davies et ses collègues seront les premiers à connaître. Cette charge improbable pourrait expliquer pourquoi le silence inquiétant mai ne pas être son livre le plus passionnant, mais il est certainement l'un de ses plus réfléchi: il n'y a guère un aspect de l'énigme Seti qu'il n'aborde pas, en clair, vernaculaire presque laconique.

Y at-il le silence parce que les extraterrestres n'existent tout simplement pas? Sont les conditions pour l'émergence de la vie si tiré par les cheveux, si ridiculement invraisemblable que c'est arrivé une seule fois, sur une planète en orbite autour d'une étoile en une seule galaxie durant la totalité de 13,7 milliards d'années d'existence de l'univers? Ou est l'univers bruissant de vie, mais si doucement fredonnant que nous ne pouvons l'entendre?

Si la première proposition est vraie, alors l'humanité a une responsabilité solitaire, en premier lieu de ne pas se détruire en une catastrophe écologique ou thermonucléaires, puis de survivre à son soleil parent, et de coloniser la galaxie. Si la deuxième proposition est vraie, où est tout le monde?

Le premier problème, et peut-administration est la distance. Si le plus proche technologiquement avancée, un voisin curieux est de 1000 années-lumière, nous mai jamais se rencontrer, parce que les lois de la physique rendent difficile la communication et la tête sur la rencontre ridiculement invraisemblable. Si, d'autre part, un supérieur, sachant intelligence est suivi discrètement la planète Terre avec des instruments de 1000 années-lumière de là, alors il ne peut pas savoir que nous avons découvert la physique, a inventé le télescope et d'écoute de l'astronomie radio. Cette information prendra encore 1000 ans pour arriver, alors que sur la planète que ET observe, les empereurs byzantins détiennent encore Constantinople.

Et qui dit que la radio est pour toujours? Elle a été inventée il ya un siècle, mais de plus, les données sont transmises par câble: un jour, peut-être, la fibre optique sera charger de tout, et la planète sera à nouveau tomber dans le silence radio. Qui a dit que les étrangers utilisent la technologie terrestre du 20ème siècle? Peut-être que la vie est fréquente, mais l'intelligence est hautement improbable. Ou peut-être toute concurrence, des civilisations technologiques de découvrir des armes thermonucléaires, et détruire eux-mêmes. Peut-être que le reste de la galaxie est la tenue d'un vœu de silence, nous laissant ni pour nous oblitérer ou grandir assez pour rejoindre la fédération.

Pourquoi devrions-nous penser de l'ET car même à distance humanoïde? Certaines pourraient civilisation galactique impériale ont déjà colonisé la galaxie, dépouillé de ressources, a laissé des structures mystificatrice, et changé? HE a été ainsi par procuration, en utilisant des sondes et des détecteurs que nous ne pouvons pas reconnaître, parce que notre imagination est limitée par notre technologie et notre expérience? Sondes Pioneer et Voyager sont rubrique hors du système solaire comptable 1970 du matériel - ordinateurs avec des cassettes, Long Playing records - maintenant presque risible out-of-date. Quel type de technologie serait dans les mains d'une civilisation, avec un million d'années d'avance sur le nôtre? Comme Davies garde attirant l'attention, nous ne savons pas et nous ne pouvons même pas commencer à le deviner, la technologie, les motifs ou la philosophie d'une intelligence extraterrestre. Nous devons être prêts à tout, ou peut-être rien.

Le problème pour les civilisations à la fois terrestre et surnaturelle, comme le livre de James Kasting Comment trouver une planète habitable, Princeton (£ 20.95) nous le rappelle, est le temps. Hydrogen-étoiles de fusionner avec une durée de vie de cinq à 10 milliards d'années doit accréter, s'enflamment, brûlent, puis éclatent juste de forger et de distribuer de carbone et d'oxygène et les 89 autres éléments nécessaires pour façonner une taille appropriée planète rocheuse, d'une surface liquide, de préférence en une "zone Goldilocks" une distance de sécurité d'une étoile de deuxième génération des parents, idéalement avec une grande lune de stabiliser sa rotation axiale, avec un champ géomagnétique pour détourner les missiles mortels solaire et suffisamment d'activité tectonique de l'Intérieur à renouveler sans cesse elle-même.

Ici, sur Terre, la vie a commencé dans le premier milliard d'années, mais la vie complexe exige un autre 3,8 milliards d'années pour faire un primate. Dans 5 milliards d'années, le soleil va éclater et incinérer la planète Terre, mais nommés à vie aura pris fin bien avant que, peut-être 500 millions d'années maintenant, comme les niveaux de dioxyde de carbone chute à près de zéro, périssent les plantes et la mer commence à bouillir très fort . Pour survivre, les terriens de demain doit trouver un autre endroit pour vivre. HE, sans doute, fait face à la même pression.

Livre Kasting - La science planétaire sérieux avec des graphiques, équations et symboles chimiques - est un guide de lecture aux nombreuses choses que nous venons de commencer à comprendre au sujet d'un système solaire. Livre Davies est une autorité écrite, immensément clair, laïcs Guide personne aux nombreuses choses que nous ne savons pas du reste de l'univers. Les deux se complètent mutuellement, et à la fin sur une note similaire spéculative.

«Je pense personnellement que, tout comme nous avons appris que le Soleil est une étoile ordinaire, nous trouverons que la Terre est une planète quelconque et que la vie elle-même est un phénomène banal qui existe sur la plupart ou la totalité de telles planètes", explique Kasting . «Mais ce n'est qu'une supposition». Le scientifique en lui, dit M. Davies, soupçonne que les humains mai être les seuls êtres intelligents dans l'univers. Le philosophe en lui déteste l'idée. «Franchement, ça me rend mal à l'aise. Je me demande ce que tous ces trucs là-bas est pour, alors que seulement l'Homo sapiens humbles arrive à le voir."


IP archivée
Sauvons la planète, notre Mère la Terre...
Sans elle pas de survie possible.

Michel-Vallée

  • Administrateur
  • *******
  • Hors ligne Hors ligne
  • Sexe: Homme
  • Messages: 5176
Re : Paul Davies à la Royal Society de Londres
« Réponse #12 le: 27 Septembre 2010 à 05:36:17 »

La prochaine conférence à la Royal Society de Londres se déroulera les 4 et 5 octobre prochains.
Probablement à suivre...

Son thème : "Towards a scientific and societal agenda on extra-terrestrial life" 

L'un des débats qui y seront tenus : "Extra-terrestrial life and arising political issues for the UN agenda"

Plus d'infos sur le site de la Royal Society : http://royalsociety.org/extra-terrestrial-life/

A prochainement...  :)
IP archivée
"En ufologie, il faut savoir tout envisager mais surtout ne rien croire"
-Aimé Michel

Natacha

  • ***
  • Hors ligne Hors ligne
  • Sexe: Femme
  • Messages: 2548
Re : MUFON - Ufocasebook - UFO News
« Réponse #13 le: 27 Septembre 2010 à 11:50:57 »

Citer
[...] Mazlan Othman, the head of the UN's little-known Office for Outer Space Affairs (UNOOSA), is to describe her potential new role next week at a scientific conference at the Royal Society's Kavli conference centre in Buckinghamshire.


Chicheley Hall, très belle bâtisse dans laquelle la Royal Society a installé son "Kavli Royal Society International Centre", dans le Comté du Buckinghamshire (sud de l'Angleterre) : http://www.chicheleyhall.co.uk/

Extrait de l'Agenda de la Royal Society : http://royalsociety.org/Events-diary/?from=footer
Le lundi 4 octobre :

Citer
Events on 04 October 2010
Oct 04 Towards a scientific and societal agenda on extra-terrestrial life
9.00 am at Kavli Royal Society Centre
Discussion meetings
Organised by Dr Martin Dominik and Professor John Zarnecki 


Citer
Should extra-terrestrial life exist, upcoming efforts will provide living generations with a realistic chance of its detection. Even more than the scientific agenda, a corresponding complementary societal agenda needs to be debated. With a mix of invited talks and panel debates, we particularly look into the detection of life, the communication with potential extra-terrestrial civilizations, the implications for the future of humanity, and the political processes that are required.

+ détails et liste des participants : http://royalsociety.org/extra-terrestrial-life/


« Modifié: 27 Septembre 2010 à 12:26:43 par Natacha »
IP archivée
Malgré tout, aime.

Argonot

  • ****
  • Hors ligne Hors ligne
  • Sexe: Homme
  • Messages: 249
Re : Paul Davies à la Royal Society de Londres
« Réponse #14 le: 27 Septembre 2010 à 15:55:27 »

@ dificultnspa :
c'est une bonne idée de proposer une traduction  , sauf si elle est faite par un traducteur automatique dont le résultat doit être decrypté par le lecteur... ;)
exemple:
"Certaines pourraient civilisation galactique impériale ont déjà colonisé la galaxie, dépouillé de ressources, a laissé des structures mystificatrice, et changé?"
IP archivée