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Hollywood & la CIA
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Sujet: Hollywood & la CIA (Lu 4033 fois)
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Diouf
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Re : Hollywood & la CIA
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Réponse #15 le:
11 Février 2010 à 12:12:16 »
Merci Djshotam
je visionnerai la vidéo plus tard (suis au boulot).
Je crois que le DVD dont tu parles est celui dont la pochette est montrée dans Ovnis.
L'article ne parle pas des britanniques. Je suppose que c'est pareil !
La série de Steve Canyon était diffusée le samedi soir à 21 heures, du temps du noir et blanc, épisodes de 30 minutes et la BD sortait le dimanche matin dans le
Chicago Sun Times.
Je pense que la série a dû susciter pas mal de vocations dans l'Air Force !
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Modifié: 11 Février 2010 à 21:11:46 par Diouf
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Diouf
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Rencontres Rapprochées Avec le Pentagone 2/4
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Réponse #16 le:
11 Février 2010 à 21:41:34 »
Si vous avez lu l'Ovnis-USA daté du 11 février, vous pouvez faire l'impasse pour
La Patate Chaude
, et aller directement à la fin pour
Disney et les Aliens.
Rencontres Rapprochées Avec le Pentagone: 2/4
Par Robbie Graham and Matthew Alford
Octobre 2009
La Patate Chaude
"En 1958-1959, l’USAF effectue aussi beaucoup de changements dans le scénario d’un épisode apparemment innocent du feuilleton TV Steve Canyon. Soutenu par la marque de cigarettes Chesterfield et produit par Universal Studios avec l’entière coopération de l’Air Force américaine, le programme de NBC fait découvrir à ses spectateurs les exploits héroïques du célèbre personnage de la bande dessinée de Milton Caniff.
Chaque épisode se termine par le sceau du Département de l’Air Force accompagné d’une voix disant :
"Steve Canyon! La gloire des hommes de l’Air Force de l’Amérique!"
"L’épisode en question qui valut l’objection de l’USAF s’appelait : "Projet UFO". On y voyait le Colonel Steve Canyon enquêter sur une série d’observations de soucoupes volantes signalées à la base de l’Air Force locale. Selon l’historien aéronautique
James H.Farmer,
"l’Air Force ne voulait vraiment pas que cet épisode soit diffusé." Dans son commentaire pour le DVD de Steve Canyon, Farmer mentionne que l’USAF n’était pas à l’aise avec cet épisode parce que les ovnis, à l’époque de la production,
"leur causaient de nombreux problèmes de relations publiques… de Roswell en 47 jusqu’aux survols de Washington DC en 52… l’Air Force ne voulait pas y être mêlée",
dit Farmer.
"C’était une patate chaude dont ils furent bien contents de se débarrasser lorsque le Projet Blue Book se termina en décembre 69".
"Lorsque l’USAF rend sa version du scénario, celui-ci était, pour citer Farmer,
"plutôt timide… comparé aux scénarii précédents."
En effet, dans l’épisode diffusé, les observations ovnis sont attribuées à une combinaison de hoax induits sous le coup d’une hystérie (en adéquation avec la version de l’Air Force de Roswell) et des erreurs de jugement sur les ballons météo.
John Ellis,
le producteur des biens Milton Caniff, est intrigué par le nombre de révisions auxquelles le scénario fut soumis :
"C’est intéressant parce qu’en regardant les scripts originaux… chaque page a éte remaniée, et remaniée et remaniée…"
(2) Le metteur en scène de la série,
David Haff
est plus précis en se souvenant de la réaction de l’Air Force lorsqu’il leur avait soumis le premier jet du scénario afin d’obtenir l’approbation officielle:
"Oh, oh, oh, oh! No, no, no, no!"
Haff mentionne également que l’USAF avait aussi des difficultés pour décider ce qui serait acceptable pour une diffusion." (3)
...
"Plusieurs changements dans le scénario de "Project UFO" sont particulièrement parlants. Dans l’un des premiers brouillons par exemple, Steve Canyon s’adresse à son officier supérieur, le Colonel Jamison, pour la défense d’un témoin d’ovni, un civil :
"Pourquoi le traiter d’abruti?"
demande Canyon,
"Il me semble qu’il a agi en citoyen avec beaucoup de sang-froid…"
Ce dialogue fut supprimé. Ailleurs dans le brouillon, Canyon est enthousiaste vis à vis des soucoupes volantes.
A un moment, alors qu’un nouveau rapport d’ovnis de la ville voisine arrive à la base, Canyon
"se précipite vers la porte"
et s’écrie,
"ça, il faut que je le vois!’’
avant de sortir en courant. Et dans la scène finale (le scénario d’origine), on voit Canyon ouvrir un livre sur les soucoupes volantes,
"et s’assoir tranquillement pour lire…"
Cette scène n’a jamais vu le jour dans la scène finale et dans la version diffusée : l’excitation de Canyon sur les ovnis est remplacée par du scepticisme ou au mieux, de l’indifférence.
Souvenons-nous que tous ces changements entrent tout à fait dans la ligne de conduite préconisée dans les recommandations de la Commission Robertson, c’est à dire :
"l’engouement du public pour les soucoupes volantes devait être activement découragé.'' et "que la NSA prenne des mesures immédiates pour effacer l’aura de mystère dont les objets volants non identifiés sont malheureusement entourés" et que ceci "devait être accompli par les médias de masse tels que la télévision et le cinéma…"
...L
e remaniement le plus significatif d’un épisode de ‘’Project UFO’’ est la suppression totale d’une scène concernant la récupération et l’analyse scientifique de débris supposés être ceux d’un ovni (mais qui finiront par être autre chose). Le brouillon comporte un dialogue du style : 'Cette chose [soucoupe] a fait tomber une petite boule de métal qui contient un appareil électrique si complexe, si ingénieux, personne encore n’a été capable de comprendre à quoi cela servait', et, 'le métal ne réagissait à aucun de nos tests standards'. Avec de telles allusions à Roswell, il n’est pas surprenant que l’Air Force se sente concernée." (11)
"En dépit du contenu abaissé au niveau d’un navet, l'USAF a préféré que l’épisode ne soit pas diffusé du tout.
"C’est resté sur l’étagère"
dit Ellis dans son commentaire DVD,
"l’épisode était terminé …mais ils ont préféré attendre vers la fin de la série pour le diffuser."
En fait c’était un dernier acte de défiance de la part des producteurs de le diffuser vers la fin en 1959.
Que le Pentagone trouve correct de s’impliquer dans le divertissement lié aux ovnis avec la possibilité de déboulonner prend tout son sens au vu de ses essais répétés pendant des décennies pour se laver les mains publiquement du problème des ovnis.
Mais cette approche est contraire à plusieurs occasions, qui datent des années 50, oú les militaires US ( probablement avec la CIA) ont en fait facilité la production de contenu médiatique ufologique, en faisant la promotion non seulement de l’idée même de la réalité extraterrestre mais aussi de celle des visiteurs extraterrestres."
Disney et les Aliens
Ward Kimball
est célèbre pour avoir donné vie aux personnages de Disney comme Jiminy Cricket, le Mad Hatter et le Cheshire Cat. Il a également redessiné Mickey Mouse en 1938 et a dirigé les animations de grands classiques tels que
Blanche-Neige et les 7 nains
(1938),
Pinnochio
(1940), et
Fantasia
(1940).
En 1979, il clame qu’au milieu des années cinquante, l’USAF a consulté Walt Disney en personne en lui demander sa coopération pour un documentaire sur les ovnis qui aiderait à habituer le public américain à la réalité des extraterrestres. Ce qui est plus étonnant, c’est qu’en échange de sa coopération, l’USAF lui fournirait des prises de vues réelles d’ovnis, à utiliser exclusivement pour ce documentaire. Selon Kimball, Disney accepte l’affaire et commence immédiatement à travailler sur ce projet de l’Air Force. Ce qui n’est pas étonnant par ailleurs si l’on considère la relation que Disney entretenait avec le gouvernement américain. (Pendant WWII, Disney a produit environ 80 court-métrages de propagande pour les militaires.)
En attendant patiemment que l’USAF lui fournisse les séquences filmées, ses animateurs travaillent à des maquettes de ce à quoi pourrait ressembler un alien. C’est sans surprise que l’offre des séquences de films tombe à l’eau et c’est ce qui conduit Kimball à défier l’officier chargé de liaison, un colonel de l’Air Force qui lui dit: ‘’il existe réellement quantité de séquences filmées d’ovnis, mais que ni lui ni personne d’autre n’y aura accès." (12) Le projet est alors abandonné et oublié de tous sauf de ceux qui avaient travaillé dessus.
(12) Friedmam, Stanton,’Re: The UFO/Disney Connection’, courriel adressé à Grant Cameron le 17 mars 2000. Friedman était présent lorsque Kimball a révélé l’histoire et a confirmé au chercheur Grant Cameron que: ‘’C’était à l’occasion de la soirée de fin du Symposium du MUFON à San Francisco en juillet 1979. Kimball avait parlé le premier, suivi d’Allen Hynek et de moi-même.’’ A ce propos, par la suite, la fascination de longue date de Kimball pour les ovnis était bien connue de tous. Ses films documentaires pour Disney ayant pour thème l’espace et ce qu’ils signifient politiquement, est également très bien documenté. Voir:
http://history.msfc.nasa.gov/vonbraun/disney_article.html
Les Beaux Atours du Divertissement
C’est au cours des recherches qu’elle conduit pour un documentaire ufologique en 1983, que la journaliste Linda Moulton Howe, lauréate d’un Emmy Award, apprend d’une source gouvernementale que la version de 1951 du film
Le Jour ou la Terre s’arrêta
fut
‘’induite par la CIA’’
(le film représente un alien qui atterrit à WashingtonD.C) et
‘’était le tout premier essai du gouvernement pour tester la réaction du public devant un tel évènement."
(13) C’est peut-être tiré par les cheveux, mais le scénariste du film
Le Jour ou la Terre s’arrêta
Edmund H.North, servait dans
l’Army Signal Corps
en qualité de Major quelques mois avant d’être sélectionné par la Century Fox pour écrire le scénario.
Lors de son séjour dans l’armée, North était responsable des documentaires pour les classes d’instruction et les entrainements, il s’imposera plus tard comme l’écrivain Hollywoodien de choix des films de guerre patriotiques comme
Coulez le Bismark !
(1960) et
Submarine X-1
(1968) et
Patton
(1970) pour lequel il reçut un Oscar. Tout cela soulève la possibilité qu’il ait maintenu un rôle officiel ou presque dans les campagnes cinématographiques de propagande du gouvernement tout au long de sa carrière.
L’homme qui supervise la production du film
Le Jour ou la Terre s’arrêta,
Darryl Zanuck, chef de production à la Century Fox fut lui-même responsable d’une équipe de documentations de l’
Army Signal Corps
pendant WWII (14) et dit:
‘’Si vous avez quelque chose d’important à dire, recouvrez-le des plus beaux atours du divertissement et vous aurez un marché tout trouvé….sans divertissement, un film de propagande ne vaut pas un clou.’’
(15)
(13)Howe, Linda Moulton, telephone interview with Robbie Graham, Oct. 2008
(14) See: Mosley, Leonard, Zanuck (Boston, MA, 1984), pp.195–244.
(15)Cited in: Shaw, Tony, Hollywood’s Cold War (Edinburgh University Press, 2007), p.9
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Rencontres Rapprochées Avec le Pentagone: 3/4
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Réponse #17 le:
21 Février 2010 à 19:03:36 »
Rencontres Rapprochées Avec le Pentagone: 3/4
Par Robbie Graham and Matthew Alford
Octobre 2009
Divulgation par un Documentaire?
En 1972 le réalisateur Robert Emenegger et le producteur Allan Sandler furent encouragés par l’USAF à produire un documentaire important sur le phénomène ufologique. Emenegger nous dit que Sandler avait de ‘’drôles de contacts’’ pour un producteur et ‘’qu’il faisait des trucs pour la CIA et peut-être même aussi pour le FBI…ils ont tous l’air de travailler ensemble.’’ En fait, Emmenegger lui-même était la personne idéale pour une mission de ce genre: Étudiant à l’université de Californie (UCLA) dans les années 50, sa thèse portait sur ‘’L’Influence du Cinéma sur le Comportement du Public’’, le jeune Emenegger particulièrement intéressé par le cinéma en tant ‘’qu’instrument de propagande’’ était bien choisi. De plus il avait passé plusieurs années à travailler pour
The United States Information Agency
(USIA) (un nom politiquement correct donné à l’agence gouvernementale de propagande). Pendant son travail avec l’USIA, Emenegger s’était rapproché professionnellement du Directeur Adjoint du Cinéma et de la Télévision (à l’époque), Bruce Herschensohn. (16)
En 1972, pendant qu’Emenegger et Sandler se préparent pour la production du documentaire Ovni commandé par l’USAF, Herschensohn quitte l’USIA pour travailler au service de la Maison-Blanche, en tant que conseiller auprès du président Nixon. Emenegger avait déjà travaillé pour Nixon: En Décembre 1968, le président élu avait écrit à Emenegger pour lui demander sa ‘’participation active et son aide’’ pour recruter des ‘’personnes exceptionnelles’’ dignes d’obtenir un poste dans son administration. Nixon parlait d’Emenegger comme d’une personne faite pour diriger et dans la position de ‘’savoir recommander… les meilleurs esprits en Amérique.’’ (17)
Emenegger décrivit aux auteurs comment il fut briefé pour le projet ovni sur la Base de Norton dans ‘’une pièce blanche utilisée par la CIA…il n’y était donc pas possible de nous écouter.’’ L’USAF lui fit une offre semblable à celle faite à Disney 20 ans plus tôt, la séquence filmée d’un véritable ovni, cette fois-ci, montrant soi-disant un atterrissage sur la base de l’Air Force Holloman en 1971 et la rencontre qui s’ensuivit, rencontre face à face entre les visiteurs aliens et les délégués du gouvernement US. Emenegger était sceptique, cependant, l’USAF lui assura que le film existait et qu’il était réel.
En attendant que le film se matérialise, Emenegger et son équipe continuèrent leur travail de recherche en vue d’une production pour laquelle ils obtinrent des facilités d’accès rarement données auparavant par le DoD, y compris des entrées au Pentagone. Emenegger fut même reçu par des officiers haut gradés, apparemment très informés sur le sujet ovni comme le Colonel William Coleman, l’ancien porte-parole du Projet Blue Book et le Colonel Weinbrenner, Directeur de la section ’’Technologie Étrangère’’ á l’époque, sur la base de Wright Patterson. (l’endroit oú se trouveraient les matériaux et les corps aliens récupérés du crash de Roswell)
Mais qui dans l’Air Force refuserait un tel projet? Emenegger a posé cette question au porte-parole du Pentagone, Colonel Coleman, qui lui répondit que ‘’ le Secrétaire de l’Air Force nous a donné l’ordre de coopérer.’’ Par conséquent et sans précédent, l’Air Force, l’Armée et la Navy donnèrent leur soutien total pour une production sur les ovnis, rejoints par la NASA qui soumettra à l’équipe de recherche d’Emenegger des photos d’ovnis prises dans l’espace par les astronautes de Gemini, photos non distribuées.
‘’Nous avions carte blanche pour aller oú nous le voulions et poser des questions’’ nous dit Emenegger, ‘’nous n’étions pas restreints dans nos déplacements.’’ Il déclarait même avoir vu une bande ‘’Top Secret’’ filmée sur la base de Vanderberg qui montrait 2 ovnis qui ‘jouaient’ à rattraper un missile U.S.
Après des mois de tournage, le documentaire d’Emenegger était terminé, à part pour un élément crucial, le fameux atterrissage de soucoupe. A minuit moins une, l’USAF renonça à son accord d’utilisation du matériel, le climat politique ayant changé disait-ils, ce n’était pas approprié à cause du scandale de Watergate qui venait d’éclater. ‘’Je me sentais comme un imbécile’’ nous dit Emenegger, ‘’ je me sentais trompé devant l’impossibilité pour nous de voir le film. Il avait été remis au Pentagone…je m’attendais bêtement à l’avoir, ce qui aurait été bouleversant.’’ 36 ans plus tard et Emenegger semble toujours aussi perplexe là dessus, comme tous: ‘’Est-ce qu’on s’est fait avoir? Nous a t-on utilisé?’’ Il pose la question. 18
Le documentaire ‘’UFO: Passé, Présent et Futur’’, nominé aux Gloden Globe, sortit finalement en 1974 et fut innovant pour son utilisation très large d’informations provenant du DoD. En plus des photographies citées plus haut fournies par la NASA, des interviews avec les anciens dirigeants du Projet Blue Book et un extrait, filmé à l’intérieur du Pentagone, dans lequel on voyait le colonel Coleman qui s’exprimait sans retenue sur l’Hypothèse Extraterrestre. Privé du film de atterrissage, Emenegger dut avoir recours à une animation reconstituée de l’évènement tel que l’USAF l’avait décrit, avec des représentations artistiques des prétendus aliens. Le documentaire présentait l’incident comme ‘’une scène possible du futur ou qui se serait peut-être déjà produite.‘’
Toutes fois, il faut savoir que la séquence de atterrissage n’était pas complètement absente d’après Emenegger. Pendant la reconstitution de atterrissage supposé, le spectateur attentionné peut saisir quelques prises de ce qui semble être les lumières d’un objet volant non identifié qui descend lentement au loin, dans le paysage qui entoure la base de Holloman. Emenegger dit que ces prises sont celles du film d’origine de atterrissage, l’USAF ayant donné son autorisation au cours du montage.
Il est intéressant de voir que des échos de l’arrangement d’Emenegger avec le Département de la Défense resurgiraient des décennies plus tard lors de la production de Transformers (2007), lorsque le Metteur en scène Michael Bay eut le rare privilège de tourner quelques scènes au Pentagone. Le DoD avait même ouvert les grilles de la base Air Force Holloman, lieu très sensible du fameux atterrissage décrit à Emenegger. A ce jour, Emenegger et Bay sont les deux seuls producteurs à avoir obtenu un accès à Holloman. Les deux films traitent du sujet des visites extraterrestres. Ceci est en totale contradiction avec la politique du DoD clamée aux autres producteurs, qui stipule que le DoD ne travaillera pas avec des productions ayant un rapport avec des ovnis puisque "les ovnis n’existent pas.’’
(16) Details from Robert Emenegger’s resume, dated December 13th 1968, held by the National Archives and obtained by Grant Cameron through FOIA.
(17) Letter from President-elect Richard M. Nixon to Robert Emenegger, dated December 2nd 1968. Provided by Emenegger to Grant Cameron.
(18) Emenegger, Robert, telephone interview with Robbie Graham, Oct 28, 2008.
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A suivre...
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Diouf
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Re : Hollywood & la CIA
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Réponse #18 le:
22 Février 2010 à 21:06:06 »
Voir ici le documentaire en question plus haut, en 7 parties youtube, posté par Nemo il y a 1 an, réponse #2.
http://icietmaintenant.fr/SMF/index.php/topic,5811.msg136975.html#msg136975
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Re : Hollywood & la CIA
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Réponse #19 le:
23 Février 2010 à 14:23:35 »
Je suis le premier à dire que nous sommes les victimes des images subliminales et que le monde des médias regorgent de faux semblant... comme ce passage de StarWars qui se loge bizarement un JT de TF1 au moment où il annonce les attentats du 11/09/2001.
Par contre, je pense qu'il ne faut pas tomber dans la paranoia maladive sans quoi la crédibilité des chercheurs s'en trouvera malmenée.
Pour moi, tout le monde trouvera midi à sa porte.
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S. I. M. S. I. - Sort Incompris de ce Monde Sans Immagination.
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Rencontres Rapprochées Avec le Pentagone: 4/4
«
Réponse #20 le:
28 Février 2010 à 00:40:30 »
Rencontres Rapprochées Avec le Pentagone: 4/4
Par Robbie Graham and Matthew Alford
Octobre 2009
Colonel Coleman
Le Colonel Coleman, liaison officielle de l’USAF pour le suivi du documentaire d’Emenegger, réalise en 1978 une série pour NBC, titrée
Project UFO
(1978-79), à ne pas confondre avec l’épisode du même nom des aventures de Steve Canyon. C’est une sorte d
’X-Files
pour les années 70, avec la particularité de sembler promouvoir et également déboulonner l’idée de la réalité des Ovnis dans chaque épisode.
Il est tout à fait inhabituel pour une série de télévision commerciale d’être produite par un officier militaire supérieur mais il faut ajouter que ce même officier avait promis le film d’un atterrissage ovni pour son utilisation dans un documentaire approuvé du gouvernement, quelques années plus tôt. Et sans oublier que la série était basée sur les rapports du Projet Blue Book et laissait penser qu’un agenda politique était en cours.
Qu’en est-il donc?
Les inquiétudes du gouvernement sur les soucoupes volantes sont-elles importantes au point qu’il estime nécessaire de manipuler la perception du public sur les Ovnis en essayant d’influencer le contenu des films principaux comme cela semble être le cas?
Le Lieutenant colonel Phillip J.Corso, qui servit au Conseil National de Sécurité pendant l’administration Eisenhower après avoir été le chef du Bureau des Technologies étrangères au Pentagone, a déclaré que la réalisation de films de soucoupes volantes était vivement encouragée par les mouvements de recherches sur les Ovnis dirigés par le gouvernement pendant les années 50.
D’après Corso, le but était de faire des Ovnis une fiction en les associant à Hollywood tout en mettant le spectateur au courant, acclimatant ainsi le public à la réalité ufologique et en manipulant ses perceptions du phénomène dans le processus.
Corso avait baptisé cette stratégie
‘’du camouflage dans un minimum de divulgation’’
Il disait: ‘’Nous n’avons jamais caché la vérité à personne, nous la maquillons de camouflage. Elle a toujours été là. Dans les livres, les documents, les programmes TV et les films. Les gens ne savent pas quoi chercher, ni reconnaitre la vérité pour ce qu’elle est lorsqu’ils l’ont trouvée. Et ils l’ont trouvée de nombreuses fois.’’
Quoique la
Commission Robertson
de la CIA ait exercé un impact constant sur la représentation médiatique des Ovnis, tout du moins dans les années 50 et 60, cela n’est pas la preuve concrète qu’il y ait eu un complot gouvernemental cohérent, conscient et à long terme, dans cette direction. Cependant, à moins de considérer que de nombreuses personnes très respectées au sein de leur profession, mentent, ou bien se font des illusions, on ne s’explique pas les méthodes ‘d’écrans de fumée’ médiatiques entretenues par le DoD quant à l’hypothèse extraterrestre.
Peut-être, comme certains le pensent, le gouvernement a t-il fait plusieurs essais pour habituer le public à la notion des visites aliènes. Il se peut aussi que des efforts comme ceux démontrés avec Emenegger et Kimball soient l’élément d’un écran de fumée plus terre à terre de projets gouvernementaux non moins secrets pour autant. Les films d’ovnis peuvent très bien être une facette d’un programme américain de guerre psychologique.
Aussi tordu que cela puisse sembler, les rapports de la CIA montrent qu’aussi loin qu’en 1952, le Directeur de l’Agence à l’époque, Walter Bedell Smith, était suffisamment inquiet à ce sujet pour discuter sérieusement de ‘’la possibilité d’une utilisation offensive ou défensive du phénomène dans un contexte de guerre psychologique.’’
L’implication du gouvernement et des militaires dans le cinéma ufologique continue à ce jour. Le remake de la 20th Century Fox du film ‘’Le Jour ou La Terre S’arrêta’’ (2008), dévoile l’implication du Pentagone avec l’officier de liaison officiel du DoD/Hollywood Phil Strub et un bon nombre de militaires, officiers supérieurs dont on peut lire les noms à la fin du générique.
On y lit aussi un ‘’remerciement spécial pour les hommes et les femmes militaires des États-Unis pour leur aide à la réalisation.’’ De même pour le film de Disney,
Race to Witch Mountain (
2009), qui fut conseillé non seulement par l’armée mais aussi par la CIA. (21), un drôle d’arrangement puisque cette dernière n’est même pas représentée à l’écran et de surcroît, le portrait de l’armée dressé dans le film est définitivement négatif. Hors, selon la politique médiatique du DoD et de la CIA, ces faits tendraient à disqualifier un film pour obtenir leur aide dans sa réalisation. Mis dans ce cas précis, tous deux se sont empressés de tendre la main au réalisateur, comme Andy Fickman le producteur le déclarait à Première Magazine:
‘’les conseillers militaires et les conseillers du renseignement n’ont eu de cesse de nous aider afin que nous restions fidèles à la réalité pour chaque prise.’’
(22)
Conclusions
Pour paraphraser l’agent Mulder de X-Files: Nous
‘’voulons peut-être croire’’
le gouvernement US quand il dit qu’il ne s’intéresse plus activement aux Ovnis. Bien sûr, tous, nous ‘’voulons croire’’ que Hollywood et ses divertissements sont ce qu’ils sont tout simplement, des divertissements et non pas de la désinformation.
En considérant les exemples exposés dans ces pages, la politique officielle au sujet de la représentation médiatique du phénomène ovni semble s’être baladée de projet en projet, de décennie en décennie, des efforts de déboulonnage d’un coté du spectre et à l’autre, des essais plus subversifs pour contrôler silencieusement et même implanter les contenus des médias ufologiques dans des buts de guerre psychologique et/ou d’en manipuler la perception. Ne serait-ce que pour cela, nous devrions prêter plus d’attention aux vagues de films de soucoupes volantes qui continueront à atterrir dans nos multiplexes.
Robbie Graham et Matthew Alford.
Références:
(16)Details from Robert Emenegger’s resume, dated December 13th 1968, held by the National Archives and obtained by Grant Cameron through FOIA.
(17) Letter from President-elect Richard M. Nixon to Robert Emenegger, dated December 2nd 1968. Provided by Emenegger to Grant Cameron.
(18) Emenegger, Robert, telephone interview with Robbie Graham, Oct. 28, 2008.
(19) Corso, Philip, J., and Birnes, William, J., The Day After Roswell, (New York: Pocket Books, 1997), pp.84-85.
(20) Good, Timothy, Above Top Secret: The Worldwide UFO Cover-up (London: Harper Collins, 1993), p.507.
(21)‘Race to Witch Mountain Set Visit: Fickman & Gunn’, Comingsoon.net, Aug. 4 2008, available at:
http://www.comingsoon.net/news/interviewsnews.php?id=47595.
(22) Putnal, Olivia, ‘Interview: Race to Witch Mountain Director’, Premiere.com, Sept. 3, 2009, available at:
http://www.premiere.com/Feature/Interview-Race-to-Witch-Mountain-Director
Last Updated on Friday, 23 October 2009
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