J’ai donc vu cette personne qui a eu la gentillesse de consacrer quelques instants de son temps à analyser 2 images (notre rendez-vous portait sur un tout autre sujet).
Ce monsieur a autour de 45 ans, travaille chez Dassault en tant qu’infographiste et manipule très bien des softs tels Maya, 3Ds max ou Photoshop. Il a 20 ans de métier donc ses compétences ne sont pas à remettre en cause.
1- Le générateur du rapport CARETC’est selon lui une image en 3D, il a estimé sa certitude à 99%, préférant par principe laisser toujours une petite place au doute.
Il a remarqué l’ombre de l’objet qui est trop granuleuse, « pas du tout réaliste » et « typique de la ‘Global Illumination (G.I.)’ ». La G.I. est une technique utilisée par certains moteurs de rendus comme V-Ray (
http://fr.wikipedia.org/wiki/Illumination_globale). Ici, la G.I. est mal réglée est donne cette ombre bleutée et granuleuse, trop diffuse en regard de la grande illumination de la scène.
Sinon il a reconnu que l’objet en lui-même était bien modélisé, ne souffrait d’aucun défaut et était photo-réaliste.
Il a aussi tiqué sur, justement, la luminosité qui n’est pas en rapport avec une LightBox, mais plutôt avec un ‘skydome’ utilisé en 3D (un dôme de lumière censé simuler la lumière du jour). Ceci expliquant la surexposition excessive du sol. A ce propos, il a remarqué d’ailleurs que l’on voyait le bord du socle se refléter sur l’engin, et que si la prise de vue avait été faire dans une LightBox (qui envoi des photons partout), on verrait aussi des reflets partout sur l’objet et donc… pas de bord. L’illumination de la scène, donnant cet aspect brulé, est donc selon typique d’un ‘skydome’.
2- Le drone de Bakersfield Il a été plus circonspect sur cette image : « Ca ‘se voit’ que c’est un montage mais c’est moins évident à démontrer » a-t-il dit. A partir du moment où l’on ne sait pas quelles sont les distances ‘objectif-buisson-drone’, on ne peut pas se référer à la mise au point pour étayer son argumentation, mais cette mise au point lui a parut étrange car l’objet parait presque aussi net que les feuilles, alors que selon lui cela n’aurait pas dû être le cas. Il pense que l’appareil photo a donc fait naturellement sa mise au point sur le buisson (qui est en premier plan), puis que l’objet a été ajouté ensuite. Et là, il apparait donc trop net.
La source lumineuse lui pose aussi problème. L’ombre d’une tige de l’engin nous indique là où aurait où devrait se trouver le soleil ; or, les feuilles du buisson semblent éclairées selon une source lumineuse différente.
Les nuages surexposés indiquent que l’appareil a calibré sa vitesse d’obturation sur le buisson, c’est pourquoi le ciel apparait brulé (nuages très blancs). Or, les faces du drone exposées au soleil auraient dues aussi apparaitre brulées ce qui n’est pas le cas. Il est trop parfait, et il explique cela par le mapping tonale caractéristique aux moteurs de rendus dit "physiquement correct".
Enfin, il a trouvé la couleur générale de l’engin (ce gris bizarre) trop lisse, sans spéculaire, bref trop parfaite, manquant de réalisme, faisant tâche dans l’image. Cela ne ressemble à aucun matériau à part ceux, encore une fois, que l’on retrouve en 3D.
Il estime à 90% sa certitude que c’est un faux. Mais a tout de même reconnu que le travail était assez bon et que son avis résultait d’une impression générale plutôt que de détails précis comme pour le générateur.
Voili voilou...