Veille ufologique américaine
A gauche des hématies ou globules rouges du sang humain. Chez les mammifères le sang véhicule l'oxygène et les nutriments ce qui n'est pas le cas chez tous les organismes, en particulier chez les insectes. A droite Tom Mikkelsen tenant une femelle de Limule polyphemus venant de donner 20% de son sang bleu. Ce sang contient des substances anticoagulantes qui servent d'indicateur en médecine. Vous trouverez des limules en train de frayer au mois de mai sur la côte Est des Etats-Unis, près de Boston. Documents CNRI et Biogenic.
Des bestioles ont survécu au vide spatialJean-Luc Nothias19/09/2008 | Mise à jour : 20:10 | Commentaires 10 En revenant sains et saufs de leur périple, des tardigrades, appelés aussi «ours d'eau», ont fait la preuve que des animaux pouvaient résister à l'enfer de l'orbite terrestre. Il est désormais démontré que des animaux peuvent survivre au vide spatial et, en partie, aux rayonnements cosmiques. L'exploit est à mettre à l'actif d'un minuscule animal appelé «ours d'eau » à cause de son corps massif et de sa démarche pataude et lente. Mais c'est tout ce qu'il a en commun avec l'ours car il ne mesure que… 0,1 à 1,2 millimètre de long. Il possède en outre huit pattes crochues, des yeux, une bouche, un tube digestif et un épiderme recouvert d'une cuticule solide qui l'oblige à muer.Très peu connues, ces étranges bestioles, baptisées tardigrades, sont pourtant très abondantes sur l'ensemble de la planète, sous toutes les latitudes et jusqu'à 5 000 mètres de fond dans les océans. Les 600 espèces recensées sont en majorité végétariennes, mais quelques-unes sont carnivores.On savait déjà que, sur Terre, les tardigrades sont des champions de la survie. Ils sont capables de se mettre en état de vie ralentie, un peu comme des spores, pendant des dizaines d'années. Ils résistent à des pressions très fortes, survivent plusieurs heures à une température de 272 °C aussi bien qu'à une chaleur de 150 °C. Et une demi-heure après avoir été réhydratés, ils sont de nouveau en pleine forme.D'où le projet d'Ingemar Jönsson, chercheur suédois de l'université de Kristiansand, et de son équipe, d'envoyer des «Gagarine» tardigrades dans l'espace. L'expérience «Tardis» (Tardigrades in space), qui vient de publier ses conclusions dans Current Biology, a pris place sur une plate-forme scientifique de l'Agence spatiale européenne (ESA) nommée Biopan-6 comprenant 43 expériences scientifiques. Elle a été lancée le 14 septembre 2007 par une fusée russe Soyouz-U et placée à 270 kilomètres d'altitude, une orbite basse, pour une durée de douze jours.Les tardigrades, de quatre espèces différentes et en état de vie ralentie, étaient placés dans quatre séries de boîtiers ouverts sur l'espace pendant dix jours. Dans la première boîte, les animaux étaient soumis au vide spatial mais protégés des radiations. Les deux suivantes recevaient soit des UV-A, soit des UV-B. La dernière n'avait aucune protection contre les radiations. À cette altitude, le rayonnement ultraviolet est des centaines de fois plus fort que sur une plage. Il n'y a pas d'oxygène, c'est le vide total et la température est proche du zéro absolu…Des résultats étonnantsLors de leur retour sur Terre, les tardigrades semblaient intacts. Pourtant, tous n'ont pas survécu. Ainsi de ceux qui n'avaient aucune protection contre les radiations. Ceux qui n'avaient été exposés qu'aux UV-B ont eu un taux de mortalité de 80 %. Ceux qui n'avaient été soumis qu'aux UV-A étaient en revanche pratiquement tous en vie. De même pour ceux qui avaient été complètement protégés des radiations tout en subissant le vide spatial avec ses températures extrêmes. Une fois réhydratés, les survivants ont repris leur activité normale et ont même conservé leur capacité de reproduction !Ces résultats étonnants ouvrent deux pistes de réflexion. La première, souligne Ingemar Jönsson, est le «mystère» de cet état de vie ralentie et de ses capacités de résistance. Y aurait-il chez les tardigrades des mécanismes de réparation de l'ADN très spéciaux dont la connaissance pourrait nous être très utile ? La deuxième piste de réflexion est celle de l'apparition de la vie sur Terre. On savait déjà que des bactéries pouvaient résister au vide spatial et donc, pourquoi pas, voyager à travers l'Univers sur des météorites ou des comètes. Il vient d'être montré ici que des organismes bien plus complexes pouvaient survivre à des conditions «invivables ». On peut ainsi se demander si notre planète n'a pas été «ensemencée » depuis l'espace. Et à l'inverse, si la Terre n'est pas en ce moment entrain d'ensemencer le vide sidéral…
L'expérience «Tardis» (Tardigrades in space)