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Auteur Sujet: Fil généraliste: exobiologie: vie ailleurs - naissance de la vie - tardigrade  (Lu 18498 fois)

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titilapin2

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Hypothèses sur l'origine du tardigrade
« Réponse #15 le: 20 Septembre 2008 à 12:38:16 »

Hypothèses sur l'origine du tardigrade

Les caractéristiques extraordinaires de résistance du tardigrade pourraient lui permettre de supporter un voyage spatial via un météorite.





Suradapté à resister à toutes les conditions, le tardigrade possède toutes les caractéristiques pour survivre à un voyage spatial même très long, par le biais d'un météorite par exemple. Il possède également les caractéristiques qui lui permettraientt de résister à l'atterrissage peu délicat, du météorite sur l'écorce terrestre. Supposons que la surface d'une planète soit percutée par un astéroïde, qui par le choc inhérent à son contact, fragmente cette surface en petits morceaux dont certains envoyés dans le cosmos se transforment à leur tour en météorite, ou bien par le biais de tout autre processus qui ferait devenir une partie de l'écorce de cette planète, un météorite. Supposons aussi que cette partie de la couche superficielle qui est devenue un météorite, contienne également des tardigrade en cryptobiose. S'ils résistent aux contraintes mécaniques, physiques et thermiques subies lors de ce choc, il pourraient " aisément " résister au manque d'oxygène, au vide absolu et au froid de l'espace pendant une longue période.
Si ces tardigrades sont présents dans une couche qui n'est pas tout à fait superficielle, mais un peu plus en profondeur du météorite, ils pourraient ainsi résister à la chaleur intense, et à l'altération de la couche superficielle du météorite qui découlent de son passage à grande vitesse dans l'atmosphère terrestre et aux frictions et frottements de l'air contre le météorite. Il suffit ensuite que le météorite tombe dans une région favorable à sa réminiscence, ou de l'érosion et autres phénomènes pourrait altérer la surface du météorite jusqu'à parvenir à l'endroit où il se trouvent, les libérant ainsi de leur prison minérale. Si les conditions sont suffisamment clémente le tardigrade pourra surgir de sa longue léthargie et revenir miraculeusement à la vie. Cette théorie est tout à fait plausible et n'a rien de fantastique ou de surnaturelle. Elle rejoint celle des nanobactéries en particulier qui pourraient également avoir une origine extra-terrestre et dont les particularité de structure sont aussi étonnantes. Elle rejoint également l'hypothèse selon laquelle les premières matières organiques apparues sur terre seraient en provenance de l'espace, sachant qu'a l'heure actuelle il n'a pas été clairement démontré, et loin s'en faut, la façon dont elles ont été élaborées originellement et comment elles l'ont été malgré les travaux très intéressants des scientifiques qui se sont penchés sur la question comme Stanley Miller ou Sydney Fox par exemple.
Quoi qu'il en soit, le tardigrade comme tout être vivant à besoin d'eau pour vivre ou du moins sortir de son état cryptobiotique, donc il vient de toutes façons d'un endroit où l'or transparent de la biologie est présent ou a été présent. Le tardigrade serait-il l'ancêtre commun de toutes les espèces actuelles ?
Il serait presque " arrangeant " que cela soit le cas, car cela nous permettrait d'expliquer en partie une des plus grandes questions de l'humanité : Comment sont apparues les premières cellules vivantes sur terre? Le tardigrade étant un organisme eucaryote, la biodiversité qui découlerait de son évolution pourrait être d'autant plus importantes. Il se peut également que les protistes découlent tous de l'arrivée de bactéries, nanobactéries, ou cellules procaryotes en provenance de l'espace et que les eucaryotes découlent de l'arrivée sur terre d'un animal tel que le tardigrade. En poussant cette hypothèse à l'extrême, on pourrait imaginer qu'ils auraient fait le voyage ensemble et que leur évolution respectives soient dues à une symbiose par exemple. Pour vérifier ou infirmer cette hypothèse, il faudrait connaÎtre ou estimer l'époque d'apparition du tardigrade sur terre, et à ce sujet les données manquent. Il faudrait également étudier le caryotype et le génotype du tardigrade pour évaluer son lien de parenté et des analogies avec d'autres espèces. Or, il semblerait que sa taxonomie déjà, pose de sérieux problèmes aux biologistes qui ne savent pas trop à quel embranchement l'associé, ce qui pourrait confirmer le coté mystérieux de son origine. Toutes ces données qui nous permettraient de pousser cette hypothèse plus loin nous font malheureusement défaut. La spécificité cryptobiotique du tardigrade, par contre, pourrait nous aider à expliquer plus facilement la raison pour laquelle une partie des tardigrades n'a pas ou peu évoluée. En effet, le fait que certain individus puissent subsister pendant de longues périodes avec un taux métabolique très faible, ne joue pas en la faveur de leur évolution et de leur éventuelle mutations. Son habitat étant tellement ubiquitaire qu'il est possible que certains environnements favorisent son évolution alors que d'autres peuvent, au contraire, le suspendre en le faisant entrer en cryptobiose.

Nous ne savons pas encore à l'heure actuelle qu'elle est la provenance véritable du tardigrade, un jour sûrement, les moyens techniques et intellectuels nous permettrons de percer ce mystère, en attendant, on ne peut que supposer et réfléchir à ce mystère dont la nature a le secret, et toutes les théories doivent être entendues et respectées jusqu'a ce que nous obtenions certaines convictions par la faiblesse de certaines et par le caractère plausible d'autres.

http://olivier.geoffroy.club.fr/webiologie/levoyagespatialdutardigrade.html
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« Modifié: 19 Mars 2010 à 23:07:33 par katchina »
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La faculté d'adaptation Rouge sang dites-vous ? Cryogénie
« Réponse #16 le: 20 Septembre 2008 à 12:43:09 »

La faculté d'adaptation Rouge sang dites-vous ? (V)

Chez les mammifères, respiration et sang sont liés. Sans ce vecteur si particulier, les milliards de cellules que nous possédons mourraient, intoxiquées par les substances nocives, empêtrées dans leurs déchets et asphyxiées par manque d’oxygène.

Au cours de l’évolution, le sang apparaît pour la première fois chez les annélides. Il constitue un liquide vecteur de l’oxygène, des éléments nutritifs et des déchets de toutes les cellules. Mais il se différencie peu de l’eau de mer bien qu’il participe à la régulation homéostatique, c’est-à-dire que sa composition et sa salinité sont déjà contrôlés.

Chez les insectes, à notre grand étonnement le sang n’a pas de fonction respiratoire qui est assignée à d'autres organes. Leur sang permet le déploiement des ailes après la métamorphose de la nymphe par exemple, l’enroulement de la trompe du papillon et participe à certains mouvements du corps ou ne transporte que les nutriments.

Chez les invertébrés le transport de l'oxygène peut être assuré par d'autres substances que les globules rouges et l'oxygène est souvent dissout dans le liquide plutôt que transporté par des globules.



Citer


A gauche des hématies ou globules rouges du sang humain. Chez les mammifères le sang véhicule l'oxygène et les nutriments ce qui n'est pas le cas chez tous les organismes, en particulier chez les insectes. A droite Tom Mikkelsen tenant une femelle de Limule polyphemus venant de donner 20% de son sang bleu. Ce sang contient des substances anticoagulantes qui servent d'indicateur en médecine. Vous trouverez des limules en train de frayer au mois de mai sur la côte Est des Etats-Unis, près de Boston. Documents CNRI et Biogenic.


Les écarts de température


Astronomiquement parlant, la limite supérieure de la vie est très basse sur Terre. Les aquariophiles savent que les poissons tropicaux agonisent et s'asphyxient dans une eau portée au-delà de 38°C. Les oiseaux du désert ne peuvent supporter plus de 45°C environ. Le serpent succombe à plus de 50°C et seules des algues bleues peuvent vivre dans les geysers brûlants du parc de Yellowstone aux Etats-Unis. Deux autres algues thermophiles, synechococcus et chloroflexus survivent dans la source thermale du lac Grand Prismatic Spring, colorant ses berges de vert et d'orange.
Familles de bactéries /  Température
Hyperthermophiles  : 80-121°C
Thermophiles :40-80°C
Mésophiles :20-40°C
Psychrophiles :< 20°C
 

Sachant ce qui vient d'être dit à propos des bactéries et autres parasites, vous ne serez donc pas étonné d'apprendre qu'il existe un meilleur anti-herbe que les produits chimiques : l'eau bouillante. En effet, la plupart des organismes n'étant pas thermophiles, il suffit de verser 1 litre d'eau bouillante au mètre carré et vous serez débarrassé des mauvaises herbes de manière tout à fait naturelle et non polluante.

Jusqu'à présent aucune créature - ni archéobactérie ni eubactérie- ne survivait au-delà de 80°C à la pression de 1 bar. A ce jour l'achéobactérie hyperthermophile la plus résistante succombait à 113°C, c'est Pyrolobus fumarii.

Les microbiologistes Derek Lovley et Kazem Kashefi de l'Université de Massachusetts à Amherst ont récemment découvert une archéobactérie baptisée "Strain 121" qui survivait et se reproduisait près des évents hydrothermaux portés à 121°C sus une pression de 240 bars.

Cet organisme d'environ 2 microns de diamètre, cent fois plus petit qu'un grain de sable, est capable de supporter le processus de stérilisation d'un autoclave (20 minutes à 121°C) ! Heureusement comme toutes les archéobactéries elle est inoffensive. Elle survit en oxydant les composés du fer et rejette de la magnétite en absence totale de lumière.

Entre 140 et 350°C sous une pression de plusieurs centaines d’atmosphère, certains micro-organismes hyperthermophiles s’épanouissent et se reproduisent. Pyrococcus par exemple resserre son ADN pour éviter de succomber et produit de l’acide sulfurique. Cela dit toutes les formes de vie plus évoluées ont déjà disparu.


 
Strain 121 vit, respire et se reproduit près des évents hydrothermaux de l'océan Pacifique portés à 121°C. Il oxyde les composés du fer. Document Derek Lovley.
 

Cet éventail d'adaptations rassure les exobiologistes.

Puisque certaines formes de vie peuvent évoluer dans de telles conditions extrêmes, rien ne dit qu’une forme de vie similaire n’a pas existé sur Mars dans un lointain passé, le long des canaux fluviaux qui ont laissé des traces d’alluvions[8] ou sur les pentes des volcans aujourd’hui éteints.

Les notions de froid diffèrent d’un être vivant à l’autre. Nous savons tous que la plupart des plantes y compris celles qui survivent dans les toundras gèlent lorsque les sucs et la sève passent sous 0°C. Les végétaux doivent absolument connaître une période d’été de quelques mois pour survivre. Mais l’ensoleillement ne suffit pas et bien des végétaux meurent lorsqu’ils sont exposés au vent glacial, à l’enneigement ou à une trop forte luminosité solaire. 

L'Antarctique peut-être comparé à Mars[9].
Si les sondes spatiales Viking n'ont rien relevé de significatif, à quelques millimètres sous le grès poreux du 6eme continent, lichens, champignons et bactéries se développent par -50°C. Pour supporter les rigueurs de l'Antarctique, la podure (puce) et l'algue rose des neiges disposent d’une sorte d’antigel, tout comme les fourmis, les tiques ou les araignées de nos contrées qui peuvent ainsi chercher leur nourriture sans geler. Des zoologistes soviétiques ont également découvert des salamandres en Sibérie qui hibernaient sur la terre, survivant par une température de -35°C.

A lire : Vivre dans la glace


Richard Hoover du centre Marshall de la NASA nous présente des mousses dormantes. Ces mousses ont été découvertes par David Gilichinsky et Elena Vorobyova de l'Institut soviétique de Géologie et de Photosynthèse dans le permafrost des plaines de Kolyma situées dans le nord-est de la Sibérie. Ces organismes distincts des plantes attendaient leur réveil depuis 40000 ans ! Cette espèce est très intéressante pour étudier les mécanismes cryoprotecteurs.
 
 

A l’inverse, certains animaux à sang froid se laissent geler pendant l’hiver. La chenille du Bombyx du Groenland par exemple peut rester gelée plus de 10 mois par -50°C, les balanes et les moules des zones intertidales des côtes de Norvège gèlent lorsqu’elles sont exposées au vent glacé à marée basse. Mais il est stupéfiant de constater que certains amphibiens et reptiles qui hibernent se laissent carrément geler : ils ne respirent plus, leur coeur s’arrête de battre et leur sang ne circule plus. Seule une faible activité neurologique témoigne de leur survie. C’est ainsi que plusieurs variétés de reptiles, de tortues, de grenouilles et le serpent jarretière survivent à la congélation ! 

Nous savons pourtant que l’eau glacée détruit les constituants cellulaires. Par osmose la congélation vide les cellules de leur eau jusqu’à ce que le volume intérieur franchisse un seuil critique en-dessous duquel les parois cellulaires se brisent et libèrent leur contenu. Lorsque la respiration et la circulation sanguine s’arrêtent, le métabolisme cellulaire devrait être détérioré, le fonctionnement des organes devrait être altéré et les tissus du cerveau devraient se nécroser au bout de 3 minutes. Pourtant ces animaux survivent aux rigueurs de l’hiver. Comment font-ils ?


La cryogénie



Alors que jusqu'ici au cours du processus de cryogénie la déshydratation des cellules était obtenue pendant un prérefroidissement progressif (0.5-1°C/min) jusqu'à -40°C, le procédé cryogénique mis au point par Jean Dereuddre de l'université de Jussieu en France exploite des techniques de vitrification et d'enrobage-déshydratation au cours desquelles l'extraction de l'eau cellulaire est réalisée à température ambiante. Les échantillons enrobés dans un gel d'alginate de calcium sont cultivés plusieurs jours dans un milieu fortement enrichi en saccharose, puis déshydratés sur gel de silice, jusqu'à une teneur en eau résiduelle compatible avec la vitrification des solutions extra- et intracellulaires. Les échantillons enrobés peuvent alors être directement plongés dans l'azote liquide. Document U.Jussieu/Y.Bachiri et al.
 
 

Depuis les années 1980, les zoologistes ont découvert que les cellules de ces animaux disposent, ainsi que nous l’avons entrevu, de protéines antigel qui maintiennent les fluides corporels liquides sous zéro degré. Ces liquides sont en surfusion, un état physique très particulier qui leur permet de rester fluide jusqu’à -16°C dans le cas du plasma humain, qui autrement gèle à 0.8°C. En étudiant les poissons polaires qui survivent dans l’eau glacée, l’équipe d’Arthur Devries de l’université d’Urbana-Champaign a découvert que les solutions aqueuses du corps de ces poissons contenaient des protéines antigel qui se liaient aux cristaux de glace dès que les germes de cristallisation étaient amorcés, ce qui empêchait l’eau glacée de s’accumuler sur les molécules, bloquant ainsi la croissance cristalline. D’ordinaire, plongé dans l’eau salée le poisson carrette ne survit pas en-dessous de -1.7°C. Mais en hiver, alors que les jours raccourcissent, ce poisson développe une protéine antigel qui maintient son sang liquide en-dessous de cette température.

Pour l’anecdote, ceci confirme l’observation de mon père qui me disait qu’il lui était arrivé, étant enfant, de laisser des carpillons dans une bassine d’eau à l’extérieur pendant l’hiver. La glace a progressivement pris et les poissons ont été congelés plusieurs jours. Ils auraient retrouvé toute leur vitalité avec le dégel. 

Les maîtres de la congélation

 
Deux amateurs de sucre et de grands froids : la rainette cruciforme du nord et le Cynips quercusfolii, ici en train d'éclore. Documents Nova Scotia Museum et IRSNB.
 
 

Mieux encore, la chenille de la tordeuse de la verge d’or qui s’enroule autour des feuilles de chênes et des vignes utilise un antigel encore plus performant. Stockant du sucre (glycogène) pendant l’automne, elle se confectionne un antigel pour l’hiver à base de 40% de glycérol qui lui permet d’abaisser son point de congélation jusqu’à -38°C. Chez les reptiles, les rainettes et les grenouilles des bois se préparent pour l’hiver en accumulant du glycérol dans des proportions 45 à 90 fois supérieure à celle de l’homme. On retrouve du sucre dans tous leurs organes, jusqu’à 45 gr/litre, ce qui leur permet de supporter une température de -8°C. Pour contrecarrer l’absence d’oxygène dans les cellules, ces animaux utilisent le glucose pour produire de l’énergie sous forme d’ATP. Ce processus peut durer une semaine chez la larve du Cynips qui vit sur les feuilles du chêne et jusqu’à trois jours chez la grenouille, le temps que la température remonte.

Ces découvertes sont riches d’enseignements. Des ingénieurs essayent aujourd’hui d’isoler ces protéines antigel et de les utiliser, par exemple pour conserver les greffons et éviter que le sang humain ne coagule lors des grèves d’organes. Un jour nous devrons remercier dame Nature pour tous ses bienfaits.

A une autre échelle, aux très basses températures, l'énergie indispensable aux fonctions métaboliques est insuffisante et la plupart des animaux trépassent. Seules quelques bactéries et des spores de mousse, de varechs et d'algues ne meurent pas lorsqu'on les place dans l'air liquide par -181°C. Certaines mousses, certains varechs et quelques algues peuvent même continuer à vivre pendant plusieurs semaines dans l'air liquide à -190°C.

Les très basses températures, quand elles ne détruisent pas la vie peuvent la rendre latente. C'est ainsi que des rotifères, les aiguillules (vers ciliés) et les fameux tardigrades qui vivent dans les mousses et la vase subissent sans dommages des températures extrêmement basses : préalablement desséchés puis placés dans l'air liquide à -190°C pendant 25 h, dans de l'hydrogène liquide par -254°C pendant 26 h, dans l'hélium liquide à -272°C pendant 3 h, ces animalcules graduellement réchauffés puis humectés ont retrouvé leur activité !

A ces très basses températures pourtant, les propriétés de la matière changent et les manifestations de la vie sont totalement interrompues : la matière vibre en cohérence, les électrons s'ils n'ont pas arrêté leur course, l'on ralentie et le protoplasme qui baigne les constituants des cellules devient aussi dur que l'acier. Le tardigrade tout spécialement, un petit animalcule d’environ 1 mm, peut supporter une dessiccation complète, un échauffement de 115°C et subir un refroidissement à -200°C ! A cette très basse température sa vie est interrompue, son métabolisme est arrêté, mais il n’est pourtant pas mort. Le fait de l'humecter ensuite lui rend toute sa vigueur. Enfin, des coeurs d'embryons de poulet soumis à -196°C ont été ressuscités. 


   
Le tardigrade photographié au microscope électronique à balayage. Celui-ci mesure environ 0.8x0.3 mm. Documents Zoolab, LDEO et NEMA.
 
 

Ces particularités ne devraient pas nous étonner car n’oublions pas que régulièrement des gamètes humaines congelées puis “revitalisées” rendent espoir aux couples stériles. Pourtant ces ovules et ces spermatozoïdes restent parfois inertes plusieurs années.

Lorsque le métabolisme des mammifères ne permet pas de survivre aux rigueurs hivernales, l’hibernation reste la seule chance de survie. En dormant et en abaissant leur température corporelle, les petits mammifères peuvent économiser jusqu’à 88% de leur ressources d’énergie et réduire leur métabolisme de 90 à 99% en prévision du dégel. Certains, tel l’écureuil terrestre d’Alaska laisse même certaines parties de son corps descendre sous 0°C mais il préserve ses organes vitaux. A l'inverse le renard polaire supporte les grands froids grâce à son épaisse fourrure qui le protège jusqu'à... -70°C où goupil commence seulement à ressentir les effets du froid !

Au sommet de la pyramide, l'homme est très sensible au froid. Avec une température corporelle de 37.2°C, l'homme tombe est état d'hypothermie à partir de 35°C et devient inconscient à 33°C. Un skieur qui tombe dans une crevasse ou un pêcheur qui tombe dans l'eau glacée survivra jusqu'à ce que la température de son coeur franchisse le seuil de 30°C. S'il panique ou ne contrôle pas sa respiration il peut mourir en quelques minutes par hydrocution ou sous l'effet du stress. Dans l'eau à 0°C un homme normalement vêtu ne tient pas plus d'une demi-heure. Son corps en état d'hypothermie devra impérativement être réchauffé avant d'envisager de le "ressusciter" par des électrochocs. 

Mais l'homme peut s'adapter au froid. Si vous passez des vacances dans les régions polaires et que votre corps est au contact du froid, pendant 2-3 jours votre température corporelle va augmenter en moyenne de 1°C et tout votre corps va frissonner afin que l'énergie libérée par vos muscles vous réchauffe. Si les tremblements sont importants et continus, vous éprouverez des douleurs musculaires et la situation ne pourra pas se prolonger sans risque. Dans une situation normale, cette période d'adaptation dure 3 semaines au bout de laquelle vous pourrez vivre par -10°C sans protection particulière (en vêtement de travail) et votre corps ne frissonnera plus. Vous supporterez facilement une température de 15°C dans une pièce de séjour alors que quelques mois plus tôt vous aviez peut-être froid lorsque sa température passait sous 20°C. C'est l'une des raisons pour lesquelles beaucoup de jeunes campagnards supportent bien mieux les rigueurs hivernales que leur collègues vivant en ville à l'abri des vicissitudes du climat

Mais que la température vienne à descendre sous -10°C, que vous y soyez préparé ou non, des vêtements en matière synthétique et des anoraks en duvets naturels seront indispensables pour annuler l'effet du froid.

Ces quelques exemples démontrent que seuls les micro-organismes qui ont une structure élémentaire peuvent s'adapter à des conditions extrêmement préjudiciables à toute autre forme de vie plus évoluée.

http://www.astrosurf.com/luxorion/bioastro-adaptation5.htm
« Modifié: 20 Septembre 2008 à 13:09:11 par titilapin2 »
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Re : Le tardigrade capable de survivre au vide spatial
« Réponse #17 le: 20 Septembre 2008 à 13:16:05 »


Tardigrade en eau douce

Voici un tardigrade cuirassé du genre Echeniscus.
Malheureusement sa position ne me permet pas l'identification complète, je ne peux pas agir sur la position car il est dans une préparation semi définitive.
Ces tardigrades sont rares dans les prélevements, j'ai trouvé celui ci dans du lichen.
Les couleurs sont naturelles.


Detail de la tete avec les yeux

Source: http://forum.mikroscopia.com/index.php?showtopic=6324&st=-60&p=26140&#entry26140
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Les vidéos
« Réponse #18 le: 20 Septembre 2008 à 13:27:59 »

Toute une famille?

Tardigrade (Water Bear)


youtube.com - imaginascience.com/actualites/accueil_actualites - water bear
moderation : la vidéo n'existe plus

Water bear (music by ekoostik hookah) video by Steven J Myers.


Tardigrade (Water Bear) Details

« Modifié: 20 Mars 2010 à 00:09:15 par katchina »
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Re : Le tardigrade capable de survivre au vide spatial
« Réponse #19 le: 20 Septembre 2008 à 13:48:00 »

Pour aller plus loin sur les tardigrades embarqués à bord de la capsule d'expérimentation PHOTON-M3 partie en septembre 2007 avec une brochure en format PDF de l'ESA :



http://esamultimedia.esa.int/docs/foton/FOTON-M3_brochure.pdf

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Le mystère de l'incroyable résistance du tardigrade
« Réponse #20 le: 20 Septembre 2008 à 13:54:06 »

Le mystère de l'incroyable résistance du tardigrade

Pour la première fois, des animaux ont survécu dans le vide spatial. Revenus d'une expérience en orbite de 12 jours, les tardigrades, de minuscules invertébrés, ont montré une étonnante résistance aux conditions inhospitalières de l'espace.
Publicité  Photo : Wired
Le tardigrade est aussi appelé ourson d'eau. Il mesure moins de 2 mm et est quasiment indestructible. En septembre 2007, une capsule spatiale, le Foton-M3, a été satellisée à 270 kilomètres d'altitude pendant 12 jours afin d'effectuer une série d'expériences sur la microgravité, financées par l'agence spatiale européenne.
Parmi les passagers se trouvait une petite colonie d'invertébrés proches des arthropodes, les tardigrades. Ces animaux étonnants faisaient l'objet d'une recherche sur la capacité d'un animal à survivre à une exposition non-protégée dans l'espace.



Les tardigrades mesurent de 0.5 à 2 mm. Munis de quatre paires de pattes courtes, l'allure rondouillarde, ils vivent habituellement dans les mousses et les lichens. Leurs extraordinaires capacités de résistance leur permettent de se retrouver dans toutes sortes d'habitats, en altitude comme en profondeur, à l'équateur aussi bien qu'aux pôles. Ils survivent à des conditions extrêmes de froid et de chaleur, aux radiations, à de fortes pressions comme aux produits toxiques.

En cas de sécheresse, ils peuvent mettre leur corps dans un état de léthargie proche de la mort, appelé cryptobiose, au cours duquel ils se déshydratent presque complètement, remplaçant l'eau de leurs cellules par un sucre qui les protège à la manière d'un antigel. Il leur faut ensuite de quelques minutes à quelques heures pour redevenir actifs lorsque les conditions retournent à la normale.

Ces champions de la survie en condition hostile ont été placés dans des boîtiers directement exposés au vide spatial et au rayonnement cosmique. Jusqu'à présent, seules des bactéries et des lichens avaient survécu à une telle épreuve. En effet, à cette altitude, le rayonnement ultraviolet, 1000 fois supérieur à celui qui atteint la surface de la terre, détruit les chromosomes et le vide fait bouillir l'eau des cellules.

Non seulement la plupart des 3'000 individus ont survécu, mais ces durs à cuire se sont même avérés capables de se reproduire dès leur retour sur Terre. Environ 12% des animaux exposés aux rayons solaires ont repris vie après avoir été placées dans l'eau, une véritable énigme pour les chercheurs.

«Ce type de radiation coupe les liens d'ADN dans la plupart des organismes,» explique Ingemar Jönsson, de l'Université suédoise de Kristianstad, responsable de l'expérience TARDIS (Tardigrades in Space), qui a publié ses résultats dans la revue Current Biology de cette semaine.

Des tests supplémentaires permettront de déterminer si le matériel génétique des petits cosmonautes a réellement été abîmé. Les scientifiques espèrent aussi découvrir quels mécanismes ont permis aux tardigrades de se réparer de façon aussi extraordinaire.

(Hélène Keller Bonacchi)

http://www.bluewin.ch/fr/index.php/264,85064/Le_mystere_de_l_
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Le mystère des tardigrades, ces animaux qui résistent au vide spatial
« Réponse #21 le: 20 Septembre 2008 à 14:00:19 »

Le mystère des tardigrades, ces animaux qui résistent au vide spatial

Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

Embarqués en orbite terrestre sur une plate-forme exposée au vide et aux radiations, des tardigrades, minuscules animaux proches des arthropodes, sont revenus en parfaite santé, et deviennent une énigme scientifique.
Le 14 septembre 2007, une fusée russe satellisait une capsule sphérique dans laquelle s'entassaient 43 expériences scientifiques. L'une d'elles concrétisait un projet un peu fou : vérifier si quelques animaux, directement exposés au vide spatial pourraient survivre. On sait que des bactéries en sont capables mais il semblait impossible que des animaux puissent résister aux deux grands dangers de l'espace, le vide, qui fait bouillir l'eau interne, et les rayonnements, ultraviolets, qui démolissent les chromosomes.
Pourtant des biologistes suspectaient un groupe d'animaux quasiment inconnus, les tardigrades, de pouvoir relever le défi. On savait déjà qu'ils peuvent supporter un vide semblable à celui de l'espace et des zoologistes russes ont affirmé que certains avaient survécu à une sortie dans l'espace (rapporté par Guillaume Lecointre et Hervé Le Guyader dans Classification phylogénétique du vivant, éditions Belin). Proches des arthropodes (donc des insectes et des crustacés), les tardigrades sont bien plus discrets, avec une taille variant entre 50 microns et 1,2 millimètre. Protégés par une cuticule, ils marchent sur quatre paires de pattes courtes et sont plutôt rondouillards. En anglais, ils sont communément appelés water bears (ours d'eau).
Ces animaux méconnus sont présents sous toutes les latitudes, dans l'océan et en milieu terrestre partout où il y a des végétaux et de l'eau, même en toute petite quantité. Quelques gouttes leur suffisent. On les trouve ainsi dans le sol humide, au milieu des lichens ou sur les plantes, mais aussi sur les rochers ou les cailloux. Parmi les quelque six cents espèces connues, certaines chassent des petits animaux, d'autres traquent les détritus et quelques-unes pompent le liquide interne des végétaux avec un appendice buccal en forme d'aiguille.



Le tardigrade Richtersius coronifer, qui peuple l'humidité des mousses, dans le sud de la Suède. © K. I. Jönsson


Champions toutes catégories de la résistance

Pour les espèces vivant en eau douce, le milieu est souvent éphémère puisqu'il suffit d'une petite évaporation pour faire disparaître l'eau dans laquelle ils vivent. En réponse, les tardigrades ont développé une remarquable résistance à la dessication. L'animal peut se dessécher sur pied et entrer en vie ralentie, jusqu'à se réduire à une petite masse informe. Cet état, dit d'anhydrobiose, lui permet de supporter des environnements extrêmes. D'autres animaux adoptent ce genre de stratégie. Les artémies, ces sortes de petites crevettes qui vivent dans les salines, l'utilisent pour leurs œufs lorsque leur milieu se dessèche complètement. Mais le tardigrade fait mieux. Il peut ainsi survivre à une plongée dans l'hélium liquide à -272°C, tout près du zéro absolu. A la chaleur, le même ne mourra qu'au-dessus de 151 °C. Il n'est donc pas étonnant que les tardigrades aient pu coloniser des milieux très différents et parfois extrêmes. Sous la glace ou dans les forêts tropicales, au fond de la mer ou sous la neige des plus hautes montagnes du monde, ces durs à cuire sont à l'aise partout.
Plus curieusement, les tardigrades résistent à des pressions démesurées (600 mégapascals) et supportent très bien de fortes doses de rayonnements énergétiques, ultraviolets ou X, sans que l'on comprenne à quoi ces caractéristiques sont utiles à l'animal dans son milieu naturel. Ces performances étranges ont fini par leur faire acquérir une certaine célébrité. Si le nombre de vidéos sur YouTube consacrées à une vedette du star system constitue une bonne mesure de sa notoriété (ce qui reste à démontrer), les tardigrades, avec une kyrielle de séquences en tout genre (et même un clip), atteignent un niveau honorable.
La réputation des tardigrades n'est pas seulement médiatique. Des biologistes se consacrent à leur étude et en particulier à leurs capacités de survie. C'est le cas du Suédois Ingemar Jönsson, de l'université de Kristianstad. Lui et ses collègues ont conçu l'expérience Tardis (Tardigrades in space), qui a pris place sur une plate-forme baptisée Biopan-6, réalisée par l'Esa et installée à l'extérieur d'une capsule Foton-M3, satellisée à 270 kilomètres d'altitude pour douze jours par une fusée russe Soyouz-U. Des tardigrades de quatre espèces différentes, en état d'anhydrobiose, étaient disposés dans quatre séries de boîtiers ouverts sur l'espace pendant dix jours. Un groupe était protégé de toutes les radiations, deux autres recevaient soit les UV-A soit les UV-B et le dernier ne disposait d'aucune protection. A cette altitude, le rayonnement ultraviolet atteint 7.000 kilojoules/mètre carré soit mille fois plus qu'au niveau de la mer.


Le même animal, en état d'ahnydrobiose. Une partie des organes a disparu. © K. I. Jönsson

Ils l'ont fait

Dès le retour de la capsule, désorbitée et ramenée sur Terre sous parachutes, les chercheurs constataient que les animaux desséchés semblaient intacts.


Mais étaient-ils bien vivants ?


L'équipe Tardis publie aujourd'hui ses résultats dans la revue Current Biology. Oui, les tardigrades sont, pour beaucoup du moins, revenus vivants. Dans le groupe soumis aux UV-B, le rayonnement ultraviolet a tout de même décimé plus de 80% des animaux et le taux de survie était nul chez les animaux exposés aux UV-A et B. En revanche, la plupart des tardigrades qui n'ont reçu que les ultraviolets A – tout en ayant, rappelons-le, subi le vide spatial – étaient bien vivants. Les animaux ont repris leurs activités habituelles et les biologistes ont constaté qu'ils étaient toujours capables de se reproduire.
Cette résistance pose problème car elle implique probablement des mécanismes de réparation de l'ADN, que les puissants rayonnements UV ont certainement dégradé. Pour  Ingemar Jönsson, cette capacité « est un mystère » et l'étude des mécanismes biochimiques en jeu expliquera peut-être aussi la résistance à la dessication. Les tardigrades ont donc sûrement quelque chose d'important à nous apprendre...[/
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Un tardigrade au microscope électronique à balayage. Une drôle d'allure pour un champion toutes catégories de la survie. © Rick Gillis et Roger J./Haro Department of Biology University of Wisconsin - La Crosse

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/le-mystere-des-tardigrades-ces-animaux-qui-resistent-au-vide-spatial_16608/
« Modifié: 20 Septembre 2008 à 14:02:51 par titilapin2 »
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Hypothèses sur l'origine extra-terrestre du tardigrade
« Réponse #22 le: 20 Septembre 2008 à 14:06:59 »

Hypothèses sur l'origine extra-terrestre du tardigrade

Pour l'humain, l'espace est un environnement hostile qui rend nécessaire le port d'une combinaison lui permettant de ne pas être exposé à des doses mortelles de radiations et à l'absence d'oxygène.

Mais il existe au moins une espèce animale qui peut survivre dans cet environnement inhospitalier, viennent de démontrer des chercheurs suédois et allemands. Ce sont de petits invertébrés nommés tardigrades et communément appelés oursons d'eau (water-bears).

Sur Terre, les tardigrades vivent un peu partout, mais on les retrouve plus particulièrement là où poussent le lichen et la mousse, leur nourriture de prédilection.

 
Photo: Université de Caroline du Nord à Chapel Hill

Les tardigrades ont été décrits la première fois par Johann August Ephraim Goeze en 1773.
 



Capable de survivre aux conditions les plus extrêmes, le tardigrade possède toutes les aptitudes pour survivre à un voyage spatial même très long, agrippé à une météorite par exemple.

Il possède également les caractéristiques qui lui permettraient de ne pas succomber lors de l'atterrissage quelque peu brutal de la météorite sur la surface accidentée d'une planète inhospitalière.


«Supposons que la surface d'une planète soit percutée par un astéroïde, qui par le choc inhérent à son contact, fragmente cette surface en petits morceaux dont certains envoyés dans le cosmos se transforment à leur tour en météorite, ou bien par le biais de tout autre processus qui ferait devenir une partie de l'écorce de cette planète, une météorite.

Supposons aussi que cette partie de la couche superficielle qui est devenue une météorite, contienne également des tardigrades en cryptobiose. S'ils résistent aux contraintes mécaniques, physiques et thermiques subies lors de ce choc, il pourraient aisément résister au manque d'oxygène, au vide absolu et au froid de l'espace pendant une longue période.

Si ces tardigrades sont présents dans une couche qui n'est pas tout à fait superficielle, mais un peu plus en profondeur de la météorite, ils pourraient ainsi résister à la chaleur intense, et à l'altération de la couche superficielle du "véhicule spatial" qui découlent de son passage à grande vitesse dans l'atmosphère terrestre et aux frictions et frottements de l'air contre la météorite.

Il suffit ensuite que la météorite tombe dans une région favorable à sa résurrection, que l'érosion ou un autre phénomène physique altère suffisamment la surface de la météorite à l'endroit où il se trouvent, pour les libérer de leur prison minérale. Si les conditions sont suffisamment clémentes le tardigrade pourra surgir de sa longue léthargie et revenir miraculeusement à la vie. Cette théorie est tout à fait plausible et n'a rien de fantastique ou de surnaturelle.»

  Source: http://www.apophtegme.com/ANIMALIA/tardigrade.htm
« Modifié: 20 Septembre 2008 à 14:11:48 par titilapin2 »
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Re : Le tardigrade capable de survivre au vide spatial
« Réponse #23 le: 20 Septembre 2008 à 14:14:44 »

Le tardigrade défie le cosmos
Petit, pas beau mais costaud, le minuscule et très populaire invertébré a survécu pendant douze jours à de fortes radiations solaires et cosmiques lors d’une expérience en orbite.
   




Second Life


Très proche des arthropodes, entre 0,1 et 1,5 mm de cuticule segmentée affublée d’yeux et de huit pattes griffues, Phylum tardigrada était déjà la superstar des sciences de la vie : qu’il s’agisse des 8 000 mètres de l’Himalaya, de 4 000 mètres d’eau profonde, des terres polaires, des forêts équatoriales, des toundras canadiennes, des taïgas russes, des sols sablonneux, des sédiments salins ou de votre toiture humide, « l’ourson d’eau » fait comme chez lui c’est-à-dire partout.

Mieux : il survit durablement à des radiations 1 100 fois supérieures à celle que le corps humain supporterait et résiste un certain temps à des températures oscillant de -270 °C (zéro degré Kelvin ou le zéro degré absolu !) à +150 °C ! Il le doit à une exceptionnelle faculté appelée « cryptobiose ». Quand les conditions de vie se durcissent, il abaisse son activité vitale à 0,01 % de la normale, rétracte ses pattes dans son corps, s’auto-désydrate complètement, substitue sa teneur corporelle en eau par des sucres synthétiques préservant sa structure multicellulaire – telle « une mémoire biochimique » – et enrobe sa cuticule d’une infime couche de cire appelée tonnelet du fait de sa forme.

Au vu de toutes ces capacités, les biologistes parièrent leur argent sur les chances de survie de Phylum tardigrada dans l’environnement spatial. Les départements de biologie, de microbiologie, de génétique et de toxicologie des universités de Stockholm, de Kristianstad, de Cologne, de Stuttgart et le Centre aérospatial d’Allemagne bénéficièrent du soutien financier de trois fondations suédoises et allemandes (Crafoord Foundation, Carl Trygger Foundation, Kristianstad University) dans le seul but d’infliger une expérience traumatisante à l’increvable... intra ou extra-terrestre ?

Microcosmonautes

A l’été 2007, plusieurs racks expérimentaux contenant des tardigrades rejoignirent la mission spatiale Foton-M3. Une quarantaine d’expériences scientifiques (physiques des fluides, microbiologie, protéinologie, radiologie, etc.) initiées par l’Allemagne, la Suède, la France, la Belgique, l’Italie, le Canada et la Russie, furent menées pendant douze jours dans les conditions orbitales.

Le 14 septembre, le lanceur Soyouz-U quitta le Cosmodrome de Baïkonour avec tout ce beau monde à son bord. Une fois la capsule Foton-M3 en orbite, son module semi-externe Biopan exposa une dizaine de racks expérimentaux – dont ceux contenant 4 espèces de tardigrades – au vide spatial, à de faibles et hauts niveaux de radiations cosmiques et de rayonnements solaires non-filtrés. Le 26 septembre, la capsule Foton-M3 atterrit sans encombres dans les steppes kazakhes proches de la frontière russe. Le 4 octobre, les fameux microcosmonautes furent de retour dans les laboratoires suédois, parfaitement inconscients des attentes qu’ils suscitaient.

Plus des deux tiers (68 %) des échantillons avaient survécu à cette aventure orbitale extrême. Sortis de leur léthargie, les survivants avaient rapidement restauré leurs ADN et leurs structures cellulaires avec plus ou moins d’erreurs. Selon le chef de projet K. Ingemar Jönsson de l’université de Kristianstad, bon nombre d’entre eux semblaient n’avoir subi aucun dommage cellulaire ou génétique. Depuis, les chercheurs essaient de percer le secret des aptitudes auto-réparatrices de cette millimétrique VIP.

Il n’en fallut pas plus pour réveiller les exobiologistes patentés ou en herbe. En effet, le tardigrade réunit des caractéristiques optimales de survie tant pour un voyage intersidéral dans une météorite que pour un éventuel crash de celle-ci dans quelque environnement favorable, à l’image des surprenantes nanobactéries aux origines mystérieuses. Malgré d’extraordinaires résistances tous azimuts, l’ourson d’eau a besoin d’or transparent et ne survivrait pas longtemps sur les sols lunaires ou martiens. Les investigations scientifiques germano-suédoises nous en diront plus long sur cette arrogante et coriace espèce.

PS : depuis peu, l’auteur de ces lignes connaît de sérieux litiges avec son fournisseur de solutions cryogéniques...

En savoir plus :


ESA  : Lift-off for Foton microgravity mission


Current Biology : Tardigrades survive exposure to space in low Earth orbit, par K. Ingemar Jönsson (PDF, 31 $)


TARDIS  : Tardigrades in space (blog dédié)


Wired  : Invertebrate astronautes make space history


Agoravox  : Evolutionnisme  : la bestiole qui défie Darwin
 

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=44277&vo=106


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 Auteur de l'article
  Charles Bwele (Gotham City)
Concepteur-designer multimédia (web, PAO,3D, vidéo), consultant TI et analyste en technostratégie. Auteur du blog technologique et cyberculturel Électrosphère. Passionné de géocéonomie, de marketing, de prospective, de musiques électroniques, de pop-rock indé, de soul 70’s et de jeux vidéo.
 
 
« Modifié: 20 Septembre 2008 à 14:17:00 par titilapin2 »
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Evolutionnisme : la bestiole qui défie Darwin - Un néo-darwinisme extraterrestre
« Réponse #24 le: 20 Septembre 2008 à 14:21:08 »

Evolutionnisme : la bestiole qui défie Darwin



Elle est mignonne, cette bestiole. Elle ressemble un peu à un ourson dont le corps serait constitué de quatre segments prolongés chacun de deux petites pattes griffues. Un ourson multicellulaire à huit pattes donc, et dont la fourrure de Teddy-Bear serait remplacée par une cuticule, autrement dit un exosquelette, sorte d’armure qui la sépare et la protège du monde extérieur, lui évite de se déshydrater, mais aussi la contraint de rester minuscule, voire microscopique. Elle colonise la totalité de notre planète, des plus hauts sommets himalayens aux abysses océaniques et sous toutes les latitudes des pôles à l’équateur, avec quand même une nette préférence pour les forêts et les toundras (mais aussi les toits humides de nos maisons) qui lui fournissent en quantité ses aliments préférés, les mousses et les lichens. Elle s’adapte très bien aussi aux milieux sablonneux et sédimentaires. Bref elle s’adapte à n’importe quel biotope. Elle s’appelle le tardigrade et cette bestiole ubiquitaire défie à elle seule la théorie évolutionniste de Darwin.

 
Un ourson créationniste ?

Notre époque voit le retour en force des thèses créationnistes, que ce soit chez les chrétiens évangélistes ou chez les musulmans, sous leur forme purement et littéralement biblique (Dieu a créé le monde en six jours il y a environ 6000 ans), ou sous des formes plus "modernes" comme l’Intelligent Design, à tel point que le candidat républicain Mike Huckabee, ex-prêcheur et vigoureux opposant à la théorie de l’évolution darwinienne pourrait devenir le premier président moderne ouvertement créationniste des Etats-Unis si les démocrates échouaient aux prochaines élections !

Le créationnisme a donc réellement le vent en poupe. Des sondages réalisés aux Etats-Unis en 2005 et 2007 montrent que deux Etats-Uniens sur trois sont d’accord pour que soient enseignés à la fois le dessein intelligent et la théorie de l’évolution. Des chiffres à tempérer par d’autres, selon lesquels 61 % des Américains adhèrent au concept d’évolution (ouf !) et que 29 % (quand même) de ces sondés sont des créationnistes purs et durs. Le recoupement de ces données suggère qu’une grande majorité des citoyens des Etats-Unis sont acquis à la théorie de Darwin, mais qu’ils estiment qu’elle n’est pas nécessairement incompatible avec le créationnisme biblique et/ou l’Intelligent Design, ce qui peut paraître surprenant tant ces deux théories semblent fondamentalement antagonistes. En fait, si l’on creuse un peu le sujet, elles ne sont contradictoires que dans leurs versions les plus extrêmes (créationniste bibliste contre darwinisme intégriste). Il existe en fait des versions de l’Intelligent Design qui ne sont pas théistes et selon lesquelles l’évolution peut être comprise comme le développement temporel d’une structure-matrice préalable, et d’autres, théistes, selon lesquelles il ne faut pas prendre la Bible au pied de la lettre... tout un nuancier qui n’apparaît guère sur la ligne de front où les intégristes des deux camps livrent leur bataille scientifico-idéologique.

Mais revenons à notre ourson microscopique. Cette bestiole défie toutes les lois de l’évolution. Le tardigrade pourrait-il être un cheval de Troie créationniste au sein de la citadelle darwinienne ? Un pur logicien de mauvaise foi répondrait qu’il ne s’agit-là que d’une exception qui confirme la règle de la sélection naturelle. Mais alors, quelle énorme et minuscule exception à cette règle !

Un ourson suréquipé et suradapté

Avant de passer en revue les exploits herculéens et apparemment anti-darwiniens dont est capable le tardigrade, rappelons brièvement que la sélection naturelle a pour propriété de tendre à conserver toutes les variations adaptatives utiles à l’animal et à éliminer celles qui ne le sont plus (en ce qui nous concerne, c’est ainsi que la taille de notre cerveau grossit en proportion à l’augmentation de nos activités intellectuelles - on se demande bien pourquoi ! - tandis que le fait de manger des hamburgers mous amoindrit la taille de nos mandibules inférieures et réduit notre dentition, tandis que celui de ne plus grimper aux arbres tend à atrophier nos petits doigts de pieds en phase de disparition prochaine).

La sélection naturelle consiste donc en une adaptation aussi avantageuse que possible à un milieu environnant. Pas de biotope, pas de sélection. On ne peut pas s’adapter à un milieu où l’on ne vit pas. Si nous mangions toujours de la viande de mammouth, nous serions toujours prognathes et si nous avions toujours l’obligation de grimper aux arbres pour cueillir des fruits ou nous protéger des prédateurs, nos petits orteils seraient restés longs et agiles. De même, nos organismes se sont adaptés au champ de pesanteur terrestre ; ils ne peuvent pas l’être naturellement à celui de la pesanteur martienne ou plutonienne, puisqu’ils n’en tireraient aucun avantage.

Le problème, c’est que notre mini-ourson à huit pattes griffues se contrefiche de ces lois comme de sa première chemise, pardon, de son premier exosquelette. Bestiole terrestre, il est néanmoins adapté à des conditions de vie extra-terrestres : il peut ainsi survivre à d’énormes variations thermiques (une exposition pendant 20 heures à -272,9° C, pendant 25 mois à l’air liquéfié à 190° C ou à des températures de plus de 150° C ne lui font ni chaud ni froid) ; survivre dans le vide absolu ou, inversement, à une pression hydrostatique égale à 6 fois celle existant à 10 000 mètres de profondeur océanique (soit 600 mégapascals) est pour lui parfaitement normal. Ce qui est parfaitement anormal chez cet organisme pluricellulaire, quand on sait qu’à partir d’une pression de 30 mégapascals (300 fois la pression atmosphérique !) tout organisme vivant se détraque irrémédiablement jusqu’au niveau de l’ADN. Ce n’est pas tout : le tardigrade résiste aussi aux rayonnements ultraviolets, aux bombardements aux rayons X, aux pires substances chimiques et autres poisons hyper-toxiques qui auraient dû le tuer mille fois.

Et pour finir, on est encore très loin de tout savoir sur cette incroyable et paisible bestiole dont la principale occupation semble être de se faire des festins de mousse et de lichens. Ah oui, au fait, vous savez pourquoi ce mini-ourson à huit pattes hyper-résistant à tout a été appelé "tardigrade" ? Parce qu’il se déplace très lentement.

Résumons : cette bestiole extraordinaire est non seulement adaptée à son biotope terrestre, mais en plus suradaptée (ce qui est anti-darwinien), à des conditions environnementales qui n’existent pas sur Terre. A moins de faire d’elle une "bête à bon dieu" créationniste (mais le tardigrade n’a pas du tout le look d’une coccinelle !), on voit mal comment s’applique à elle la sélection naturelle. Pour rester dans un cadre darwinien, seules deux hypothèses pourraient expliquer ses comportements hors-normes : soit notre tardigrade aurait conservé, par une incroyable fantaisie de la nature, tous ses hallucinants pouvoirs en dépit de leur parfaite inutilité à l’intérieur du biotope où il évolue depuis des millénaires (et l’on peut alors se demander pourquoi la sélection naturelle ne les a pas éliminés tant ils sont voraces en dépenses énergétiques inutiles pour la survie), soit... soit quoi ? Un colossal et hasardeux "loupé" de la sélection naturelle ?

Si vous êtes évolutionniste, rassurez-vous tout de suite : nulle part dans la Bible il n’est fait mention du tardigrade. Cette diabolique créature ne pourra donc pas être annexée par les créationnistes (mais, au fait, pourquoi continuons-nous à parler de "créatures" ?). Pas de tardigrades pour les biblistes rétrogrades ! Mais dans cette affaire, Darwin n’est pas tiré d’affaire pour autant...

Les vers de glace contre les mini-oursons ?

Constatant les hyper-performances suradaptatives des tardigrades, les scientifiques se sont demandé s’il s’agissait d’un cas isolé. Ils ont ainsi été amenés à s’intéresser aux vers de glace. Hé oui ! Il existe des vers qui ont appris à survivre dans la glace et par des froids polaires, avec quasiment pas d’oxygène, ce qui a dû leur demander de sacrés efforts adaptatifs sur d’extrêmement longues durées devenues inimaginables en notre ère du zapping généralisé et de l’adaptation-éclair aux nouvelles modes.

Déception. Les vers de glace, ces espèces de chameaux des déserts glaciaires, même s’ils se sont darwiniennement adaptés à leur biotope quasi-invivable, n’ont rien à voir avec les tardigrades. Des millénaires évolutionnistes leur ont certes permis d’élaborer des capteurs physiologiques leur permettant de réagir aux plus infimes variations de leur milieu frigorifié afin d’y maintenir leur survie. Mais si on les plonge dans un milieu aux caractéristiques inverses, ils meurent immédiatement, alors que les tardigrades survivent dans tous les milieux. Fausse donne. Les vers de glace sont darwiniens, pas les tardigrades. Mais au fait, comment les mini-oursons à huit pattes griffues parviennent-ils alors à survivre dans tous les milieux les plus extrêmes, c’est-à-dire en défiant toutes les lois de la sélection naturelle, et cela sans se résoudre à devenir créationnistes, et en dépit du fait que leur durée de vie n’excède pas 18 à 20 mois ?

C’est simple : ils sont capables de mourir à moitié, ce qui leur garantit une survie peut-être pas éternelle, mais presque.

La survie par la déshydratation extrême

La sélection naturelle darwinienne n’est pas très copine avec l’absence totale d’eau. On peut même dire que les deux sont antinomiques, vu qu’aucun organisme terrestre vivant ne peut se maintenir sans ce carburant vital absolu qu’est l’eau, même en quantité ultra-minimale. Sans eau pas de vie. Sans vie pas de sélection naturelle. Le B.A.-BA du darwinisme dépend de cet axiome.

Eh bien notre mini-ourson à huit pattes, le tardigrade, s’en contrefout, de cet axiome. Certes, comme tout (bon) vivant, il préfère quand même se sustenter d’aliments aqueux, genre une bonne salade de mousse avec ou sans vinaigrette. Mais quand il n’a plus rien à se mettre sous la dent, il se met au régime, et vraiment pas le genre "je perds dix kilos avant d’aller exhiber mes chairs sur la plage aux mélanomes". Non. Chez lui, c’est du hard, du radical : il se vide de son eau, il s’auto-momifie et passe sans sourciller à un état de cryptobiose. Quand il s’est mis dans cet état, aucun des instruments les plus puissants dont nous disposons actuellement pour détecter de la présence d’eau ne peut en déceler quelque trace que ce soit. Il est aussi mort que la momie de Toutankhamon.

Apparemment. Car, appliquant à la lettre les théories délirantes du darwinisme social sur le plan biologique, il vit encore, vu que "only the strong survive" ("seuls les plus forts survivent"). Déshydraté au dernier degré, le mini-ourson se transforme en tonnelet opaque et compact recroquevillé sur lui-même et sa quasi "mémoire de l’eau". Plus rien ne peut s’évaporer, en tout cas pas cette "mémoire". Mémoire qu’il transforme en un sucre étrange qui lui permet de maintenir en l’état les membranes de ses cellules en attendant une éventuelle réhydratation. Il n’est d’ailleurs pas le seul à savoir faire ça. Un crapaud et un écureuil des neiges savent aussi produire ce genre de glycérol qui fait fonction d’antigel, et quelques insectes et crustacés sont eux aussi capables de faire de la cryptobiose. Mais ce qui est extraordinaire dans le cas du tardigrade, c’est qu’il peut maintenir cet état de mort-vie pendant des millénaires. On a ainsi retrouvé quelques tardigrades âgés de plus de 2000 ans dans une calotte glaciaire. Ils auraient dû être morts depuis belle lurette. Eh bien non. En les réhydratant, ils sont immédiatement revenus à une vie qu’ils n’avaient pas quittée bien qu’ils étaient cliniquement morts. Il n’y a qu’eux qui sont capables de telles prouesses non-darwiniennes, ce qui bien entendu ne constitue pas une preuve scientifique de l’existence d’un Dieu créateur...

Imaginez ce qui se passerait si la science parvenait à synthétiser le glycérol responsable des prodigieuses aptitudes à la survie des tardigrades, et à l’appliquer à l’être humain ? Nous pourrions alors décider à tout moment de nous mettre en état de mort latente, dans l’attente d’une résurrection quelques siècles plus tard... Mais serions-nous alors adaptés à ce nouveau milieu dans une autre époque ?

Un néo-darwinisme extraterrestre ?

Bon, foin de science-fiction, remettons les pieds sur la Terre pour mieux nous en envoler. Le mini-ourson à huit pattes griffues a sérieusement fait gamberger les biologistes... dont certains, constatant l’inaptitude du darwinisme à expliquer les aptitudes aberrantes du tardigrade, se sont transformés en exobiologistes. C’est ainsi que s’est fait jour l’hypothèse de l’origine extra-terrestre de cette bestiole déconcertante.

En effet, elle possède toutes les fonctions vitales permettant, non seulement de survivre à un très long voyage spatial, mais aussi de s’adapter à tous les biotopes terrestres. Si elle s’était retrouvée embarquée à bord d’une météorite qui aurait percuté la Terre en des temps aussi anciens que farouches, cela expliquerait bien des choses, étant donné qu’elle était capable de résister à pratiquement toutes les conséquences physiques connues d’un tel choc. Le tardigrade serait ainsi la (ré)incarnation vivante de notre filiation cosmique. Et il aurait eu la chance darwinienne ou divine d’alunir sur une Terre pleine d’eau.

Ce qui nous renvoie aux hypothèses panspermiques des nanobactéries : les premières matières premières organiques ne seraient-elles pas venues d’ailleurs, d’un lointain de l’immensité cosmique ? Et, dans ce cas, n’est-il pas impossible que toute vie terrestre ne descende d’un mini-ourson à huit pattes en provenance d’on ne sait où parmi des milliards d’étoiles et de galaxies ?

Dans cette hypothèse un évolutionnisme darwinien intra et extra-terrestre néodarwinien serait validé. Mais en plus, le tardigrade aurait le beurre (son adaptation terrestre) et l’argent du beurre (son origine et son adaptation extraterrestres). Ce qui laisse toujours en suspens le rôle de la crémière (le Dieu Créateur ou la matrice-structure se développant dans le temps ? Ou les deux à la fois ?).

Bon, en attendant de statuer sur le sort, l’existence ou la non-existence de la crémière créatrice ou créationniste, à vos microscopes. Des tardigrades, il y en a plein à observer près de chez vous. Dans la mousse accrochée à votre toit ou à un arbre. Ils sont minuscules. Ils sont immenses. Si vous n’avez pas de microscope, les plus gros sont visibles à l’œil nu, comme les planètes jusqu’à Saturne, vu qu’ils mesurent 2 mm, de vrais géants dans leur improbable espèce. Vous n’êtes pas obligés de mettre des optiques garanties 100 % darwiniennes pour les contempler. Ni obligés de croire à ce que vous voyez ou à n’importe quel Dieu tardigradien. Et ne vous pressez pas, s’il est vrai que vous comptez comme moi parmi les descendants de ces mini-oursons. Ce sont des animaux lents qui ont probablement fait un long voyage... Pour confirmer ou infirmer les théories de Darwin ? Impossible de le savoir.
 
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 Auteur de l'article
  Marsupilami (Dijon)
Polygraphe indépendant dans l’édition, le bouquin, le journalisme et divers autres trucs, je me passionne pour tous les savoirs, en particulier les sciences humaines et inhumaines, leurs relations et interactions et je suis susceptible de m’intéresser à n’importe quoi en général surtout si c’est drôle, insolite, transversal et pas normal.

 
 


« Modifié: 04 Septembre 2009 à 14:39:35 par Nemo492 »
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titilapin2

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La Tardigrade - suite
« Réponse #25 le: 21 Septembre 2008 à 19:27:26 »

Quoi, il est pas beau notre tardigrade ???

Et si c'était un peu notre ancêtre à tous :P

Merci pour cette petite bête qui est revenue du ciel, irradiée, vivante, capable de se reproduire et qui devrait faire avancer la recherche sur le cancer ;)
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BEL23

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La Tardigrade - suite
« Réponse #26 le: 21 Septembre 2008 à 21:37:41 »

et si on tape dessus avec une masse il est encore vivant le tardigrade ?
non sans rire c'est incroyable, les chercheurs se demandent à quoi peuvent bien lui servir toutes ces capacités dans la nature....apparemment il serait question de réparation de l'adn...certains ont déjà les yeux qui brillent et pensent à transposer cela à l'être humain....
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dificultnspa

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Re : Le tardigrade capable de survivre au vide spatial
« Réponse #27 le: 21 Septembre 2008 à 22:15:18 »



Même dans le Figaro ils en parlent...

Citer
Des bestioles ont survécu au vide spatial


Jean-Luc Nothias
19/09/2008 | Mise à jour : 20:10 | Commentaires  10

En revenant sains et saufs de leur périple, des tardigrades, appelés aussi «ours d'eau», ont fait la preuve que des animaux pouvaient résister à l'enfer de l'orbite terrestre.
 

Il est désormais démontré que des animaux peuvent survivre au vide spatial et, en partie, aux rayonnements cosmiques. L'exploit est à mettre à l'actif d'un minuscule animal appelé «ours d'eau » à cause de son corps massif et de sa démarche pataude et lente. Mais c'est tout ce qu'il a en commun avec l'ours car il ne mesure que… 0,1 à 1,2 millimètre de long. Il possède en outre huit pattes crochues, des yeux, une bouche, un tube digestif et un épiderme recouvert d'une cuticule solide qui l'oblige à muer.

Très peu connues, ces étranges bestioles, baptisées tardigrades, sont pourtant très abondantes sur l'ensemble de la planète, sous toutes les latitudes et jusqu'à 5 000 mètres de fond dans les océans. Les 600 espèces recensées sont en majorité végétariennes, mais quelques-unes sont carnivores.

On savait déjà que, sur Terre, les tardigrades sont des champions de la survie. Ils sont capables de se mettre en état de vie ralentie, un peu comme des spores, pendant des dizaines d'années. Ils résistent à des pressions très fortes, survivent plusieurs heures à une température de 272 °C aussi bien qu'à une chaleur de 150 °C. Et une demi-heure après avoir été réhydratés, ils sont de nouveau en pleine forme.

D'où le projet d'Ingemar Jönsson, chercheur suédois de l'université de Kristiansand, et de son équipe, d'envoyer des «Gagarine» tardigrades dans l'espace. L'expérience «Tardis» (Tardigrades in space), qui vient de publier ses conclusions dans Current Biology, a pris place sur une plate-forme scientifique de l'Agence spatiale européenne (ESA) nommée Biopan-6 comprenant 43 expériences scientifiques. Elle a été lancée le 14 septembre 2007 par une fusée russe Soyouz-U et placée à 270 kilomètres d'altitude, une orbite basse, pour une durée de douze jours.

Les tardigrades, de quatre espèces différentes et en état de vie ralentie, étaient placés dans quatre séries de boîtiers ouverts sur l'espace pendant dix jours. Dans la première boîte, les animaux étaient soumis au vide spatial mais protégés des radiations. Les deux suivantes recevaient soit des UV-A, soit des UV-B. La dernière n'avait aucune protection contre les radiations. À cette altitude, le rayonnement ultraviolet est des centaines de fois plus fort que sur une plage. Il n'y a pas d'oxygène, c'est le vide total et la température est proche du zéro absolu…

Des résultats étonnants


Lors de leur retour sur Terre, les tardigrades semblaient intacts. Pourtant, tous n'ont pas survécu. Ainsi de ceux qui n'avaient aucune protection contre les radiations. Ceux qui n'avaient été exposés qu'aux UV-B ont eu un taux de mortalité de 80 %. Ceux qui n'avaient été soumis qu'aux UV-A étaient en revanche pratiquement tous en vie. De même pour ceux qui avaient été complètement protégés des radiations tout en subissant le vide spatial avec ses températures extrêmes. Une fois réhydratés, les survivants ont repris leur activité normale et ont même conservé leur capacité de reproduction !

Ces résultats étonnants ouvrent deux pistes de réflexion. La première, souligne Ingemar Jönsson, est le «mystère» de cet état de vie ralentie et de ses capacités de résistance. Y aurait-il chez les tardigrades des mécanismes de réparation de l'ADN très spéciaux dont la connaissance pourrait nous être très utile ? La deuxième piste de réflexion est celle de l'apparition de la vie sur Terre. On savait déjà que des bactéries pouvaient résister au vide spatial et donc, pourquoi pas, voyager à travers l'Univers sur des météorites ou des comètes. Il vient d'être montré ici que des organismes bien plus complexes pouvaient survivre à des conditions «invivables ». On peut ainsi se demander si notre planète n'a pas été «ensemencée » depuis l'espace. Et à l'inverse, si la Terre n'est pas en ce moment entrain d'ensemencer le vide sidéral…
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Sauvons la planète, notre Mère la Terre...
Sans elle pas de survie possible.

B-h-r

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Re : Re : Le tardigrade capable de survivre au vide spatial
« Réponse #28 le: 22 Septembre 2008 à 20:48:45 »

L'expérience «Tardis» (Tardigrades in space)


Y en a qui regardent trop la télévison.....

désolé, c'est un peu hors-topic, mais quand on en a un comme avatar, on ne peut pas ne relever la chose...    ;D
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titilapin2

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Fil généraliste: exobiologie recherche vie ailleurs - naissance de la vie
« Réponse #29 le: 11 Octobre 2008 à 00:06:11 »

Toujours plus de chances de trouver de la vie ailleurs…


Vue d'artiste des 3 étoiles de l'exoplanète HD 188753 Ab (l'une des étoiles étant couchée), à partir d'un hypothétique satellite de cette dernière.

Crédits : Wikipedia
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La quête de la découverte d’une vie extra-terrestre a commencé il y a plus de quatre siècles le jour où Copernic et Galilé ont compris que notre planète n’était pas le centre de l’Univers. L’exobiologie, l’étude de la vie ailleurs que sur notre planète est née depuis.

Plus les scientifiques avancent en la matière plus ils découvrent de nouvelles planètes et plus les chances de trouver un jour l’existence d’une planète abritant une vie semblable à la nôtre augmentent. Les exobiologistes sont à la recherche de la vie telle que nous la connaissons : un assemblage de molécules basé sur la chimie du carbone utilisant l’eau liquide comme milieu naturel.

Si la vie ne semble pas exister dans notre système solaire malgré les espoirs placés sur Mars, toutes les chances de trouver de la vie ne sont pas épuisées depuis que l’on sait qu’il existe des centaines de milliards de planètes dans la Voie Lactée et des centaines de milliards de galaxies…

Une galaxie proche de la nôtre vient d’ailleurs d’être découverte.

 Du nom d’Omega Centauri, elle se compose de plus de deux millions d’étoiles et se situe à seulement 17 000 années-lumière de la Terre. Connu depuis des centaines d’années elle n’étais pas reconnue comme telle mais comme un amas d’étoiles. Cependant, récemment des chercheurs ont découvert un trou noir en son centre, marque de fabrique des galaxies.

Pour les exobiologistes, une planète serait susceptible d’abriter de la vie si elle se trouve dans ce qu’ils appellent une « zone habitable ». Celle-ci est déterminée en fonction de la température qu’il doit régner pour permettre à l’eau de subsister à l’état liquide. En effet, sans eau il ne peut exister de vie.

Les chercheurs européens Michel Mayor et Didier Queloz et leur équipe de chercheurs étudient en ce moment même une quarantaine de planètes susceptibles d’abriter de la vie...

O.Z.

Unisciences.com

06/10/2008

http://www.unisciences.com/espace/news/vie_et.php?id=261
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