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Auteur Sujet: La Chine & l'Espace - Missions Lune  (Lu 8651 fois)

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dificultnspa

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La Chine & l'Espace - Missions Lune
« le: 22 Juillet 2008 à 09:55:47 »

http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-07/07/content_665268.htm

Citer
La Chine s'apprête à publier sa première carte de la Lune 
 
 
  2008-07-07 14:27:54   


    BEIJING, 7 juillet (Xinhua) -- La Chine a rassemblé toutes les données nécessaires à la publication de sa première carte de la surface de la Lune, a annoncé Sun Jiadong, concepteur en chef de la sonde lunaire chinoise Chang'e-1. 

     La sonde lunaire, lancée le 24 octobre l'année dernière, se  porte bien, a indiqué Sun au journal de Beijing dimanche. 

     La Chine a publié le 26 novembre 2007 sa première photo de la  Lune, capturée par le Chang'e-1, premier orbiteur lunaire du pays. 

     Le destin de la sonde Chang'e-1, au terme de son séjour d'un an en orbite, n'a pas encore été décidé, a-t-il déclaré, ajoutant que tous les systèmes de la sonde fonctionnent normalement. 

     Le lancement de la sonde Chang'e-1 est la première des trois  phases du projet de sonde lunaire, qui comprend également l'envoi  d'un véhicule automatique pour un atterrissage en douceur, ainsi  que l'envoi d'un deuxième véhicule automatique, destiné à  recueillir des échantillons. 

     La Chine prévoit d'envoyer son premier véhicule automatique sur la Lune en 2013.


Y a t'il une chance que l'on découvre sur ces photos des artefacts qui aurait pu être caché, dissimulé, flouté par la NASA auparavant ?

A mon avis non.

Il faut espérer malgré tout que les photos seront de meilleures qualité que celles de la mission Clémentine qui se sont révéler moins bonnes que celles faites 30 ans auparavant.

En attendant les photos japonaises en HD...
« Modifié: 08 Février 2009 à 22:29:14 par Nemo492 »
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Sauvons la planète, notre Mère la Terre...
Sans elle pas de survie possible.

labbe

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Re : La Chine s'apprête à publier sa première carte de la Lune
« Réponse #1 le: 22 Juillet 2008 à 10:04:42 »



Ben a ce qu'on a pu voir la résolution est encore moins bonne que clémentine.
Ils avaient publié 2 photos.

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L'abbé bête qui monte...... Plus connu sous le nom du Père Loose..... Marié illégitimement à la Mère Tume

jerome

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Re : La Chine s'apprête à publier sa première carte de la Lune
« Réponse #2 le: 22 Juillet 2008 à 12:59:37 »

Incompréhensible : ni les Chinois ni les Nippons n ' ont diffusé quelque image que ce soit , à part qq unes au début pour les Japonais ... guère différentes de celles de la Nasa ...

La logique purement commerciale voudrait que ces deux pays nous montrent leurs capacités à faire mieux que les Usa , la logique diplomatique n ' est peut etre pas la meme ?

J ' attendais beaucoup des Japonais et sur leur site ( jaxa ) on ne trouve que des " potins " et des onfos sans grand intéret , mais toujours aucune image exploitable de le Lune ; bizarre ...
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labbe

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Re : La Chine s'apprête à publier sa première carte de la Lune
« Réponse #3 le: 22 Juillet 2008 à 13:34:14 »



Hum quand même il y a pas mal de photo haute résolutions chez Jaxa.
Voir ces liens :
http://icietmaintenant.fr/SMF/index.php?topic=2598.0

Il y a celui de la galerie.

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titilapin2

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Les chinois et l'espace
« Réponse #4 le: 24 Septembre 2008 à 14:03:24 »

Demain, un Chinois sortira dans l'espace
Zhai Zhigang (au centre) partira dans l'espace demain, en compagnie de Jing Haipeng et Liu Boming. : Reuters





Demain, la Chine procèdera à son troisième vol habité dans l'espace.

Pour la première fois, un membre de l’équipage sortira dans l’espace.

J-1 pour la Chine qui verra demain, pour la première fois de son histoire, la sortie d’un astronaute dans l’espace. Il s’agit du « principal objectif » de la mission qui s’élancera demain, indique Wang Zhaoyao, porte-parole du programme.


La capsule Shenzhou VII doit être lancée depuis le nord-ouest de la Chine dans la soirée. Au total, ce sont trois pilotes qui prendront place dans le véhicule spatial. Celui qui aura l’honneur de sortir dans l’espace est le colonel Zhai Zhigang.


Il s'agit d'un homme de 42 ans, affecté depuis longtemps au programme spatial. Il devrait effectuer une manœuvre d’une quarantaine de minutes hors du vaisseau et lâcher un petit satellite, qui retransmettra sa progression.


En octobre 2003, avec Shenzhou V, la Chine était devenue le troisième pays à envoyer un homme dans l'espace après l'ex-Union soviétique et les Etats-Unis.


Retrouvez ici une vidéo présentant les entraînements de l'équipe spatiale chinoise sur Shenzhou VII:



Source: http://www.ouest-france.fr/Demain-un-Chinois-sortira-dans-l-espace/re/actuDet/actu_3631-709979------_actu.html
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titilapin2

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Re : Les chinois et l'espace
« Réponse #5 le: 24 Septembre 2008 à 21:09:30 »

La Chine s'apprête à réaliser la première sortie d'un homme dans l'espace

PEKIN (AFP) — Tous les signaux sont au vert pour le lancement jeudi du vaisseau spatial Shenzhou VII, dans un désert du nord-ouest de la Chine, et sa mission historique: la première sortie d'un Chinois dans l'espace.

La fusée Longue Marche, plus haute que la statue de la Liberté, se dresse sur la base de Jiuquan, dans la province du Gansu, prête à transporter dans l'espace la capsule de Shenzhou VII ("Vaisseau divin"), le troisième vol habité chinois.


Présentation de la mission spatiale Shenzhou VII, qui doit permettre la première sortie d'un Chinois dans l'espace


Maquettes de la fusée "Longue Marche" au musée des Sciences et Techonologies de Chengdu, dans le Sichuan, le 23 septembre 2008.


L'astronaute chinois Yang Liwei,premier Chinois dans l'espace, salue à son retour sur terre le 16 octobre 2003
 
Si la mission réussit, un pilote de l'armée de l'air de 42 ans, Zhai Zhigang, aura l'honneur d'être le premier Chinois à sortir dans l'espace à l'occasion d'une manoeuvre de 40 minutes vendredi ou samedi, selon des sites internet gouvernementaux

Zhai -- qui sera accompagné dans la capsule par Liu Boming et Jing Haipeng, également pilotes et âgés de 42 ans -- devrait lâcher un petit satellite qui retransmettra des images de sa marche dans l'espace.

La mission prévue pour durer au total 68 heures rapprochera la Chine, qui a lancé son programme spatial il y a plus d'un demi-siècle, de son objectif de disposer d'un petit laboratoire dans l'espace, puis plus tard d'une station. Le tout avec l'ambition d'envoyer un astronaute sur la Lune.

A quelques jours de la fête nationale (1er octobre) et après la réussite des jeux Olympiques, c'est aussi l'occasion pour le gouvernement et ses médias officiels de célébrer la Chine qui gagne, bien loin du scandale du lait frelaté.

"Ce qui nous remplit de fierté c'est que, même si nous ne sommes pas les meilleurs, nous avons tout réalisé par nous-mêmes, c'est 100% Chinois", a expliqué aux Nouvelles de Pékin Qi Faren, le "père" du programme Shenzhou, ingénieur à la retraite qui occupe encore un rôle de conseiller.

"Mon impression est que tout se passe bien quelques jours avant le lancement", juge Morris Jones, expert spatial australien.

"Je ne crois pas qu'il y ait de gros problèmes. Ils se préparent depuis longtemps", dit-il.

En octobre 2003, avec Shenzhou V, la Chine était devenue le troisième pays à envoyer un homme dans l'espace après l'ex-Union soviétique et les Etats-Unis.

Deux ans après, Shenzhou VI effectuait une mission de cinq jours avec à son bord deux astronautes.

"On peut décrire l'ensemble du programme chinois comme ambitieux, mais il est progressif et prudent", explique Joan Johnson-Freese, spécialiste américain du programme spatial chinois.

"L'augmentation régulière du nombre d'astronautes envoyés correspond à cette approche et au modèle utilisé auparavant par les Soviétiques et les Américains", juge-t-il.

"Mais ce qu'elle y fait, comme la sortie d'un spationaute avec cordon ombilical, est encore plus proche des réalisations des années 1960 que du scooter spatial ou du bras télémanipulateur qu'on voit sur la navette (américaine) depuis des années", souligne Isabelle Sourbès-Verger, spécialiste française du programme spatial chinois.

Pour Johnson-Freese, Shenzhou VII doit permettre "de les rapprocher d'un petit laboratoire spatial".

Selon Qi Faren, la prochaine étape de Shenzhou devrait intervenir en 2010.

Trois missions seront lancées successivement, les deux premières non habitées pour placer dans l'espace deux modules orbitaux comme base de ce laboratoire.

Shenzhou X, avec des astronautes à son bord, s'arrimera ensuite aux modules et mènera des recherches scientifiques, a expliqué M. Qi, ajoutant que la Chine espère pouvoir construire sa station spatiale en 2020.



Source: http://afp.google.com/article/ALeqM5gsWHTkjhzkXOs9JR4MP973EQNbyg

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Lancement jeudi du troisième vol habité de la Chine dans l'espace

JIUQUAN (Chine) - Le troisième vol habité dans l'espace de la Chine, avec la première sortie prévue d'un astronaute, doit débuter jeudi soir, une mission difficile attendue avec confiance mercredi par ses passagers, trois pilotes militaires.

La capsule Shenzhou VII doit être lancée jeudi de la base de Jiuquan dans le Gansu (nord-ouest), entre 21H07 et 22H27 (entre 13H07 et 14H27 GMT), a annoncé Wang Zhaoyao, porte-parole du programme, lors d'une conférence de presse.

"Le principal objectif de cette mission est de réaliser la première sortie dans l'espace d'un taïkonaute chinois", a déclaré M. Wang.

Les trois astronautes ont ensuite été présentés au grand public, lors d'une seconde conférence de presse sous la houlette du directeur du Centre des Astronautes de Chine (ACC) Chen Shanguang.

Tous trois sont des pilotes de l'Armée de l'air, âgés de 42 ans: Zhai Zhigang, Liu Boming et Jing Haipeng.

Mais M. Chen n'a pas précisé lequel serait appelé à devenir le premier Chinois à marcher dans l'espace.

Des sites gouvernementaux avaient précédemment indiqué que Zhai Zhigang, ayant rang de colonel, devait effectuer cette sortie.


"La mission Shenzhou-7 symbolise une percée historique du programme spatial de la Chine. Y participer est un grand honneur pour nous trois et nous sommes pleinement préparés à ce défi", a déclaré Zhai Zhigang.

Liu Boming a mis l'accent sur les dix années de préparation et d'entraînement de l'équipe, de nature à consolider les liens: "nous nous soutiendrons et coopèrerons les uns avec les autres pendant la mission pour nous assurer qu'elle sera un succès", a-t-il déclaré.

Jing Haipeng a pour sa part affirmé que ses compagnons et lui-même étaient confiants et capables "d'assurer les premiers pas d'un astronaute chinois dans l'espace".

La capsule doit être envoyée dans l'espace par une fusée Longue Marche II-F.

Shenzhou -- "Vaisseau Divin" -- doit ensuite être placé en orbite à une altitude de 373 kilomètres pour la sortie dans l'espace, attendue vendredi ou samedi.

La mission prévue pour durer au total 68 heures rapprochera la Chine, qui a lancé son programme spatial il y a plus d'un demi-siècle, de son objectif de disposer d'un petit laboratoire dans l'espace, puis plus tard d'une station. Le tout avec l'ambition d'envoyer un astronaute sur la Lune.

En octobre 2003, avec Shenzhou V, la Chine était devenue le troisième pays à envoyer un homme dans l'espace après l'ex-Union soviétique et les Etats-Unis.

Deux ans après, Shenzhou VI effectuait une mission de cinq jours avec à son bord deux astronautes.

(©AFP / 24 septembre 2008 13h38)

Source: http://www.romandie.com/infos/news2/080924113814.f62x9sqh.asp

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Zhai Zhigang





L'équipage de la mission spatiale Shenzhou VII a organisé une conférence de presse mercredi 24 septembre à 17h30 au Centre de lancement de Jiuquan. A cette occasion, les trois taïkonautes de Shenzhou VII,Zhai Zhigang, Liu Boming et Jing Haipeng, ont rencontré les médias et répondu aux questions des journalistes.

Parmi les trois taïkonautes, Zhai Zhigang, qui avait été classé 2 fois dans le projet « Shenzhou », aurait le plus de chances de devenir le premier taïkonaute chinois à marcher dans l'espace.

Il a été classé antérieurement dans les projets de « Shenzhou-5 » et « Shenzhou-6 » tandis que Liu Boming et Jing Haipeng étaient aussi des candidats du projet « Shenzhou-6 ».

Parmi eux, Liu Boming est le candidat numéro un et Zhai Zhigang pourrait effectuer la marche dans l'espace. Zhai Zhigang, âgé de 42 ans, est originaire du district de Longxiang de la ville de Qiqiha'er (province du Heilongjiang). Entré dans l'armée de l'air en 1985, il a assuré plus de 1 000 d'heures de vol sécuritaires.

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titilapin2

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L'espace, un enjeu stratégique pour la Chine
« Réponse #6 le: 24 Septembre 2008 à 21:29:16 »


22.09.08 Shenzhou 7 : le défi de la sortie dans l'espace
 
Le taïkonaute chinois qui s'apprête à sortir dans l'espace pourra compter sur sa combinaison. Bien que conçue en Chine, elle s'inspire fortement de la combinaison russe Orlan. Elle répond à des exigences de sécurité très fortes rendues nécessaires par l'environnement extrêmement hostile de l'espace pour l'homme.

Le lancement de Shenzhou 7 est prévu le 25 septembre pour un retour sur Terre le 28, quelques jours avant la fête nationale chinoise (1er octobre). Si tout se passe bien Zhai Zhigang sera le premier Chinois à sortir dans l'espace pendant plusieurs dizaines de minutes. Cet événement historique sera retransmis en 'léger différé' par la télévision chinoise.

Il ne faut pas s'attendre à une sortie extravéhiculaire de plusieurs heures comme nous ont habitués russes et américains depuis plusieurs années. Pour la Chine, il s'agit avant tout de démontré la dextérité et le bon fonctionnement dans l'espace de sa combinaison, baptisé feitan.
Quelques activités extravéhiculaires sont prévues afin de démontrer que le travail est possible dans l'espace. Zhai Zhigang devrait autour d'une série de boulons placés à l'extérieur du module (activité préparatoire à l'assemblage en orbite de plusieurs éléments).

Outre le fil d'Ariane, la sécurité de Zhigang sera également assurée par un des deux taïkonautes restés à bord du module et qui sera vêtu d'une combinaison russe Orlan, prêt a sortir dans l'espace pour porter assistance à son collègue au cas ou.

Combinaisons spatiales

Les combinaisons spatiales sont des protections contre les rigueurs de l'espace extrêmement complexes à mettre au point car elles doivent tenir comptent de nombreuses contraintes. La combinaison chinoise pèse 120 kg. Une des contraintes les plus difficiles à maitriser est l'isolation qui doit être capable de maintenir une température confortable malgré un travail intensif et des déplacements du plein soleil à l'ombre tout en dissipant la chaleur produite par l'effort. En effet, lorsque l'on tourne autour de la Terre, on voit plusieurs fois le jour et la nuit dans la même journée !

Pour les astronautes en activités extravéhiculaire, cela signifie qu'ils passent régulièrement de la face ensoleillée de la Terre au côté nuit. D'où une amplitude de température très élevée. On passe de plus de 100 degrés Celsius à quelque - 40 degrés. Leur combinaison est fait d'une succession de plusieurs couches isolantes de l'environnement extérieur (à l'astronaute) et d'un justaucorps équipé de serpentins caloporteurs gérés par le système de support-vie qui contrôle la température de la peau et évacue la chaleur corporelle.

Parmi les autres exigences, on citera :

- fournir assez d'oxygène ;
- maintenir une pression suffisante ;
- éliminer le gaz carbonique ;
- protéger du rayonnement UV ; - protéger des micrométéorites ;
- protéger autant que faire se peut des rayonnements ;
- permettre une bonne vision ;
- permettre les conversations avec les autres astronautes dans et hors de l'infrastructure spatiale comme avec le segment sol ;
- ne pas gêner les mouvements dans la combinaison et les déplacements autour de la l'infrastructure spatiale.

Source: http://www.flashespace.com/html/sept08/22a_09_08.htm

29.03.06 Spécial Chine  L'espace, un enjeu stratégique pour la Chine
 
Après le succès du deuxième vol habité chinois, la Chine apparaît désormais moins comme une puissance spatiale émergente qu'un acteur incontournable qui souhaite jouer un rôle grandissant dans l'exploitation de l'orbite basse. On le sait moins, mais la Chine possède ses propres satellites de télécommunications, de navigation, de météorologie et d'observation de la Terre tant pour des applications civiles que militaires. Sa flotte de lanceurs hétéroclites est capable de viser n'importe quelle orbite et inclinaison. Son lanceur le plus lourd, la Longue Marche 2E, peut satelliser jusqu'à 15,3 tonnes sur une orbite de transfert géostationnaire.

Cette capacité à maîtriser l'accès à l'espace pour les vols habités n'est pas une mince affaire. S'il ne fait aucun doute que la Russie a participé activement au développement du programme de vols habités, force est de constater qu'aujourd'hui la Chine se débrouille toute seule. A la différence des américains qui n'hésitent pas à dépenser jusqu'à 16 milliards de dollars par an pour leur programme spatial, la Chine en consacre seulement un peu moins de 3 milliards de dollars. Bien qu'il ne fait aucun doute que cette somme sera augmentée les prochaines années, la Chine se doit être pragmatique dans ses choix

Quant on sait que le régime en place à Pékin compte sur de telles opérations de prestige pour renforcer la cohésion nationale, force est de constater de la grande confiance qu'ont les responsables dans leur programme des vols habités. Reste que la Chine est confrontée à un problème de taille. S'il ne fait aucun doute que la population dans son ensemble applaudisse l'envoi de chinois dans l'espace, il ne faudrait pas que les budgets alloués à l'espace le soient au détriment des politiques sociales. Dans un pays qui compte plus de 1,2 milliard d'habitants et à l'économie en forte croissance depuis une décennie, les écarts entre les classe sociales sont très importants, ne cessent de croître de sorte qu'une partie importante de la population ne bénéficie pas des fruits de la croissance.

Les prochaines étapes sont connues et ne sont pas surprenantes. Lors des prochains vols habités, il est prévu des sorties extra-véhiculaires (Shenzhou 7, 2007) et entre 2009 et 2012, des opérations d'arrimage seront menées, l'objectif étant pour la Chine de se doter d'une petite station spatiale permanente.

Un défi sur le long terme

Mais, ne l'oublions pas mener un programme de vols habités n'est pas une mince affaire. Posséder une station spatiale, aussi petite soit-elle, n'est pas une fin en soi. Encore faut-il être capable de la desservir, de l'entretenir, de rehausser son orbite régulièrement. Et tout ça, c'est pas gratuit.


La course que sont menés les Etats-Unis et l'ex URSS a affaibli considérablement les soviétiques au point d'éclater et donner naissance à la Russie et rendre leur indépendance à certains Etats.

La récession qui a frappé le Japon à la fin des années 80 à également contraint ce pays à réduire la voilure et abandonner bon nombre de projets qui visaient à terme l'accès autonome à l'espace et la présence permanente sur l'orbite basse.

L'Europe, c'est encore pire. Les ambitions des décennies précédentes n'ont pas résisté à l'alternance politique de certains des Etats membres de l'ESA comme des petites récessions successives qui ont touché le Vieux continent. De l'avion spatial Hermes, à la fusée capable de le lancer et au module orbital Columbus ne reste que ce laboratoire qui doit être lancé en 2007 au plus tôt.

On le voit, seul un effort financier considérable sur une longue période n'a de sens si un Etat ou l'ESA veut un accès autonome à l'espace et occuper puis exploiter l'orbite basse. Bref, si la Chine persite dans cette voie, ce que nous lui souhaitons, elle doit être consciente de l'important effort financier à consentir et des risques d'une telle aventure.

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21.05.07 Politique spatiale La Chine dévoile son plan quinquennal
 
La Chine vient de dévoiler son 11ème plan quinquennal pour l'exploration de l'espace marqué par une volonté forte d'accéder au statut de grande puissance spatiale. Priorité est donnée aux vols habités, au développement d'un nouveau lanceur, à l'exploration robotique de la Lune et l'utilisation de l'espace à des fins civiles.

Il prévoit également de favoriser l'investissement de capitaux privés dans le secteur spatial, la promotion, la valorisation de technologies spatiales pouvant faire l'objet d'une application terrestre.

Vols habités

Les grandes lignes de ce programme ne nous apprennent rien de bien nouveau que nous avons abordés il y a 1 an (Spécial vols habités chinois (29.03.06)).

La Chine projette de lancer Shenzhou 7 en 2008, vraisemblablement pendant les Jeux Olympiques qui se dérouleront à Pékin en août 2008. A bord, 3 taïkonautes (le nom chinois donné aux astronautes) et non pas 2 comme lors de la précédente mission (Shenzhou 6) et 1 lors de Shenzhou 5.

Autre particularité de la mission, 2 ou 3 sorties extravéhiculaires sont prévues. Il s'agit de préparer au mieux les sorties EVA des missions suivantes qui viseront à assembler deux modules orbitaux et qui préfigureront la Station spatiale chinoise. Station qui dans un premier temps se matérialisera par l'amarrage en orbite des modules orbitaux des missions Shenzhou 8 à 10. En l'état du programme, la Chine ne projette pas dans l'immédiat le développement de modules dédiés. De toute façon elle serait bien incapable de les lancer, ces lanceurs n'étant pas dimensionnés pour des charges de cette nature.

Nouveau lanceur

Justement, une des grandes priorités de ce plan est le développement d'un lanceur aux performances en ligne avec les objectifs de la Chine en matière de vol habité. Connue sous le nom de CS-5, ce lanceur sera capable de lancer sur orbite basse des éléments de la future Station d'au moins 10 tonnes. Premier tir prévu en 2012.

Exploration de la Lune

La Chine consolide son programme d'exploration lunaire qui vise le retour d'échantillons. Ce programme est scindé en trois étapes : un orbiter en 2007 (Chang'e-1) un rover en 2012 (peut-être le rover MR-2 dont nous vous avons révélé l'existence le 14 mai) et le retour d'échantillons en 2017.

Chang'e-1

Le lancement de Chang'e-1 est prévu en septembre 2007 au moyen d'une Longue Marche 3A. Cet orbiter doit évoluer pendant au moins 1 an autour de la Lune. Ses principaux objectifs sont assez basiques. Ils viseront à préparer la mission de 2012 qui prévoit l'atterrissage d'un lander. Ils vont de l'imagerie en 3-D à la cartographie de régions entières en vue de choisir des sites d'atterrissage en passant par l'étude des relations Lune-Soleil. Mais ce n'est pas tout. En plus d'analyse de concentration et de distribution d'éléments présents sur le sol lunaire, de façon à mieux comprendre leur rôle dans l'évolution de la Lune.

Militarisation de l'espace

L'orbite basse est devenu par la force des choses un nouveau champ de bataille que les grandes puissances spatiales se doivent de contrôler de façon à sécuriser leurs satellites mais avant tout les applications civiles qui en découlent (communications, positionnement, EOS).

A l'instar des Etats-Unis et de la Russie, la Chine planche sur des 'solutions' faisant fi des traités internationaux visant l'interdiction d'utiliser l'espace à ces fins là. L'aveuglement d'un satellite espion US et la destruction d'un de ses satellites par un missile lancé depuis la Terre montre l'état d'avancement des programmes militaires de ce pays.

Observation de la Terre

L'observation de la Terre depuis l'espace est une des plus grandes avancées permises par la conquête de l'espace. La Chine a grand besoin de satellite de ce type. L'Agriculture et la gestion des ressources naturelles sont un des grands enjeux auxquels doit faire face ce pays ces prochaines décennies qui comptera plus de 1,4 milliards d'habitants en 2050. Face au réchauffement climatique, une pollution endémique et à la modernisation de son agriculture, la Chine compte renforcer ses satellites EOS de façon à faire face à ces nouveaux défis et apporter les solutions économiques et sociales acceptables pour l'ensemble de la population.

 
21.05.07 Les étapes du programme lunaire chinois (mise à jour 25.10.07)
 
Le programme lunaire chinois se divise en trois phases. Il prévoit l'envoi d'un orbiter (phase 1, 2007), l'atterrissage d'un rover (phase 2, 2012) et enfin une grande mission de retour d'échantillons lunaires prévue en 2017 (phase 3). Ce programme apparaît comme des plus ambitieux pour un pays qui n'a pas encore envoyé de sondes planétaires.

Phase 1

La première mission vient d'être lancée. Il s'agit de la sonde Chang'e-1, du nom d'une déesse (d'un ancien conte de fées chinois) qui s'envola vers la Lune. Cette sonde doit se mettre en orbite autour de la Lune le 5 novembre 2007. D'un poids au lancement de 2300 kg, Chang'e-1 fonctionnera pendant au moins 1 année. Elle décriera une orbite assez basse, d'environ 200 km d'altitude. L'Agence spatiale européenne est impliquée dans ce programme mais ne fournie pas d'instruments scientifiques.

Les objectifs de la mission sont assez basiques et prépareront avant tout les prochaines étapes du programme lunaire chinois dont la mission de 2012 qui prévoit l'alunissage d'un lander. La sonde tracera des cartes détaillées de régions entières, notamment près des pôles au moyen d'images en 3-D et haute définition.

Elle tracera également des cartes (mesure) de l'abondance, la concentration et la distribution de 14 éléments présents sur le sol lunaire dont l'Hélium-3. Ce gaz, combiné avec un isotope de l'hydrogène, le deutérium, peut produire de grandes quantités d'énergie et devenir un eldorado lunaire !

Phase 2

Lors de cette phase, la Chine prévoit l'alunissage d'un rover et non pas d'un lander en 2012. La sémantique est importante. A la différence d'un lander, un rover est capable de se déplacer autour de son point d'atterrissage, comme les rovers Spirit et Opportunity. Cela implique le développement d'un engin plus complexe et la mise au point du système de propulsion du rover, ce qui n'est pas une mince affaire quand on sait que chaque gramme a une répercussion sur la masse totale à lancer depuis la Terre.

Les objectifs scientifiques sont vastes, mais on retiendra une étude à grande échelle de la lune, de sa tectonique et de sa structure interne. Ils sont en droite ligne de ceux énoncés dans la phase 1. En filigrane ils visent à préparer au mieux l'atterrissage de rover mais également de vaisseaux habités. A noter une petite expérience de mesure des courants thermiques ainsi que la rémanence du sol au point d'atterrissage.

Le rover se déplacera autour de son site d'atterrissage. Il sera équipé d'instruments scientifiques qui permettront l'analyse par différents procédés et longueurs d'ondes de son site d'atterrissage et ses environs. Des observations astronomiques et du système Soleil-Terre-Lune sont envisagées mais sans plus d'information.

Reste une interrogation. La Chine n'a pas précisé si le carier restera en orbite avec des instruments. Deux scénarii sont envisageables. L'un prévoit le lancement du rover à l'intérieur du module d'atterrissage, l'ensemble étant propulsé par un étage de croisière entre la Terre et la Lune (de type mission MER). L'autre scénario possible est plus complexe car il prévoit l'utilisation d'un module orbital, mission de type Cassini-Huygens. Dans ce cas, l'orbiter larguerait le module de descente tout en restant en orbite pour une activité opérationnelle de plusieurs mois.

Phase 3

Cette dernière étape est la plus ambitieuse du programme car elle prévoit le retour sur Terre d'échantillons lunaires. L'architecture de la mission est simple. La chine prévoit le lancement d'un engin en 2017 qui déposera à la surface de la Lune un rover équipé d'un bras robotique utilisé pour rassembler des échantillons du sol. Une analyse in situ de ces échantillons est prévue de façon à rapporter sur Terre les plus prometteurs .Les échantillons seront placés dans une capsule de rentrée atmosphérique et retournera sur Terre.

Mais plusieurs zones d'ombres demeurent. Aucune information n'est disponible sur cette phase de la mission qui apparaît comme la plus cruciale avec la remontée en orbite lunaire et le retour sur Terre.

Noter que la mission du rover ne se terminera pas avec le retour sur Terre des échantillons lunaires. Le rover poursuivra son activité autour de son site d'atterrissage et ses environs. Il se peut que le site d'atterrissage de la mission de 2017 soit utilisé par la suite pour installer une sorte de poste avancé préfigurant des missions habitées. Mais on en est pas là et beaucoup de chemin reste à faire avant de voir le drapeau chinois flotter sur la Lune.

Etapes suivantes

Les étapes suivantes c'est-à-dire l'envoi d'hommes sur la Lune, opération préliminaire à l'établissement d'une base permanente sur le sol lunaire ne sont pas à l'ordre du jour. Consciente que l'envoi d'hommes sur la Lune ne sera pas une mince affaire et que le financement d'un tel projet sera colossal, la Chine préfère avancer par étape et consolider l'accès à l'orbite basse. A partir de la, il sera temps de développer un nouveau système de transport capable de rejoindre la Lune.

On l'a vu pour les Etats-Unis en leur temps avec les missions Apollo, les gaps technologiques à franchir sont importants. Même si la situation est différente de celle de l'Amérique des années 60, la Chine doit faire face à certaines lacunes et se préparer à supporter des surcoûts financiers et des échecs.


 
 

 
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25.10.07 Lancement réussi de la première sonde lunaire chinoise
« Réponse #7 le: 24 Septembre 2008 à 21:48:27 »

25.10.07 Lancement réussi de la première sonde lunaire chinoise

 
La Chine a lancé avec succès sa première sonde lunaire, marquant ainsi le coup d'envoi de son ambitieux programme d'exploration de la Lune. Le lanceur, une Longue March 3A a décollé mercredi 24 octobre à 10h00 TU de son pas de tir de la base de lancement de Xichang, située dans la province du Sichuan ( sud-ouest).[/b]

Baptisée Chang'e-1, du nom d'une déesse d'un ancien conte de fées chinois qui s'envola vers la Lune, cette sonde doit se mettre en orbite autour de la Lune le 5 novembre 2007. D'un poids au lancement de 2300 kg, Chang'e-1 doit fonctionner pendant au moins 1 année. Elle décriera une orbite assez basse, d'environ 200 km d'altitude. L'Agence spatiale européenne est impliquée dans ce programme mais ne fournie pas d'instruments scientifiques.

Les objectifs de la mission sont assez basiques et prépareront avant tout les prochaines étapes du programme lunaire chinois dont la mission de 2012 qui prévoit l'alunissage d'un rover. La sonde tracera des cartes détaillées de régions entières, notamment près des pôles au moyen d'images en 3-D et haute définition.

Elle tracera également des cartes (mesure) de l'abondance, la concentration et la distribution de 14 éléments présents sur le sol lunaire dont l'Hélium-3 qui pourrait bientôt devenir un eldorado lunaire. Ce gaz, combiné avec un isotope de l'hydrogène, le deutérium, peut produire de grandes quantités d'énergie.

Des études des relations Lune-Soleil et de l'espace entre la Terre et la Lune sont également au programme.


Crédit Xinhua
Source: http://www.flashespace.com/html/oct07/25_10.htm

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28.11.07 La Chine rend public sa première image de la Lune
 
Cette première image de la Lune, acquise par la sonde Chang'e-1 lancée le 24 octobre, signe avant tout une performance technique avant un exploit scientifique.

Cette image est en fait une mosaïque composée de 19 images acquises entre le 20 et 21 novembre. Elle montre une région d'environ 460 km de long et 280 km de large, et située de 70 à 54 dégrés de latitude sud et de 83 à 57 degrés de longitude d'après le Centre de contrôle aérospatial de Pékin.

Chang'e-1

D'un poids au lancement de 2300 kg, Chang'e-1 (du nom d'une déesse d'un ancien conte de fées chinois qui s'envola vers la Lune) s'est mise en rotation autour de la Lune le 5 novembre 2007, sur une orbite assez basse, d'environ 200 km d'altitude. Elle doit fonctionner pendant au moins 1 an.

Les objectifs de la mission sont assez basiques et prépareront avant tout les prochaines étapes du programme lunaire chinois dont la mission de 2012 qui prévoit l'alunissage d'un rover.

La sonde tracera des cartes détaillées de régions entières, notamment près des pôles au moyen d'images en 3-D et haute définition. Elle tracera également des cartes (mesure) de l'abondance, la concentration et la distribution de 14 éléments présents sur le sol lunaire dont l'Hélium-3 qui pourrait bientôt devenir un eldorado lunaire. Ce gaz, combiné avec un isotope de l'hydrogène, le deutérium, peut produire de grandes quantités d'énergie.

Des études des relations Lune-Soleil et de l'espace entre la Terre et la Lune sont également au programme.

Pour info, l'Agence spatiale européenne est impliquée dans ce programme. Elle ne fournie pas d'instruments scientifiques mais joue un rôle de support à la mission.
 




La surface de la Lune vue par Chang'e-1 Crédit China National Space Administration

Source: http://www.flashespace.com/html/nov07/28a_11.htm

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01.10.07 Une base lunaire pour la Chine

 
Lors du 58e Congrès international d'astronautique (IAC) qui vient de s'achever à Hyderabad en Inde, la Chine a confirmé vouloir installer une base habitée sur la Lune après 2020, avec la volonté d'exploiter les ressources lunaires de façon à pérenniser sa présence et à plus long terme soutenir son économie.

Cette volonté d'utiliser les ressources lunaires n'est pas une simple annonce faite dans l'euphorie de ce 58ème Congrès de l'IAC. Elle s'inscrit dans une stratégie cohérente. En effet, Chang'e-1, la première sonde lunaire chinoise qui sera lancée fin 2007 emporte des instruments d'analyse et de mesures d'hélium-3, un gaz qui combiné avec un isotope de l'hydrogène, le deutérium, peut produire de grandes quantités d'énergie.

Or, ce gaz intéresse également les Etats-Unis et d'aucun parie que l'héluim-3 pourrait devenir l'eldorado lunaire d'ici quelques décennies.

Cette annonce du Directeur du Centre for Space Science and Applied Research dévoile en quelque sorte la phase 4 du programme lunaire chinois qui débuterait avec des missions robotiques précurseurs à l'implantation de structures habitables, prémices d'une base habitée. L'étape suivante prévoit l'envoi de chinois sur la Lune pour des séjours de courte durée avant d'envisager des séjours longs de plusieurs mois.

Le programme lunaire chinois prévoit l'envoi de Chang'e-1, fin 2007 (phase 1), d'un rover en 2012 (Phase 2) et une mission de retour d'échantillons lunaires (Phase 3).

Source: http://www.flashespace.com/html/oct07/01_10.htm

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23.05.07 Une sonde martienne pour la Chine

 
Initialement, la participation chinoise à la mission martienne russe Phobos-Grunt devait se traduire par 1 voire 2 instruments montés sur le satellite. On apprend aujourd'hui que la Chine développe depuis fin 2006 sa première sonde martienne baptisée Yinghuo-1.

Cette sonde sera lancée en octobre 2009 en même temps que Phobos-Grunt ! Elle rejoindra la planète Mars accrochée à la mission russe en septembre 2010. Les 2 engins se sépareront peu avant l'insertion orbitale de sorte que Yinghuo-1 se satellisera indépendamment de la sonde russe.
Yinghuo-1

Yinghuo-1 fait partie de la classe des petits satellites (110 kg). De forme carrée de 75 cm de côté, elle sera équipée de 2 panneaux solaires. Elle est prévue pour fonctionner au moins 2 ans en orbite autour de Mars.

Débuté fin 2006 à l'Académie des vols spatiaux de Shanghai, sa construction devrait s'achever courant juin 2009. Son développement a néanmoins fait l'objet de tractations entre chinois et russe.

On ne décide pas d'embarquer du jour au lendemain sur une mission déjà bien avancée. 110 kg de charge auxiliaire ne se casent pas aussi facilement dans la coiffe du lanceur, une Soyouz en l'occurrence. De plus, quid de l'alimentation électrique de la composante chinoise ? Il est improbable que celle-ci soit en mesure de déployer ses propres panneaux solaires avant sa séparation et son insertion en orbite martienne. Il lui faut donc puiser en cours de route dans les réserves du vaisseau-mère.

Pour que les russes donnent leur feu vert, il a fallu s'assurer de la compatibilité de la plate-forme chinoise avec les standards russes et de la capacité de la Soyouz à lancer ces 110 kg supplémentaires.

Objectifs scientifiques

D'après les révélations de la presse chinoise, les 2 grands objectifs scientifiques seront l'étude du champ magnétique de la planète et la problématique de l'histoire de l'eau. Il est probable que la sonde embarque également une caméra.

Source: http://www.flashespace.com/html/mai07/23_05.htm

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25.09.07 Une nouvelle base de lancement chinoise
 
La Chine vient d'annoncer son projet de construction d'une nouvelle base de lancement, à Wenchang, dans la province de Hainan à l'extrême sud du pays. Aucune date a été annoncée quant à sa mise en servie. Elle offrira l'avantage d’être implantée au bord de la mer et à une latitude plus proche de l’équateur que les sites déjà en service.

La Chine compte 3 bases spatiales. Le port spatial de Jiuquan, d'où sont lancées les capsules habitées Shenzhou et les bases de lancement de XiChang, utilisée pour le lancement GTO et Taiyuan pour les lancements héliosynchrones.

Si l'on se fie à l'article de l'Agence de presse Xinhua, l'activité de cette base, lorsqu'elle sera opérationnelle, sera soutenue. Elle servira autant à lancer vers l'orbite géostationnaire que déposer en orbite basse des charges utiles de grands gabarits. On pense aux modules de la station spatiale d'environ 20 tonnes qu'ambitionne de construire la Chine à partir de 2009.
Shenzhou 8

Le prochain vol d'une capsule habitée Shenzhou est prévu en septembre
. Après Shenzhou 5 en octobre 2003 ((1 taïkonaute et 21 heures de vol) et Shenzhou 6 en octobre 2005 (2 taïkonautes et120 heures de vol), Shenzhou 7 devrait emporter un équipage de 3 taïkonautes qui effectueront au moins une sortie extravéhiculaire et tenteront un rendez-vous orbital.

Avec l'acquisition de la capacité de sortie dans l'espace et du rendez-vous orbital, la Chine franchit là une étape importante et se donne les moyens de s'installer et utiliser l'orbite basse de façon durable.

Source: http://www.flashespace.com/html/sept07/25a_09.htm
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BEL23

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Re : Les chinois et l'espace
« Réponse #8 le: 24 Septembre 2008 à 21:51:46 »

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Re : Les chinois et l'espace
« Réponse #9 le: 24 Septembre 2008 à 21:57:04 »

Salut Bel23, merci de ton post. ;)

Je crois qu'il y a encore un peu de temps (16 milliards par an de budget pour les USA contre 3 à la chine - sortie dans l'espace demain)  mais quand je réalise que leur programme spatial remonte à 50 ans et qu'ils essaient de tout maîtriser à 100% on voit bien l'ambition et l'opiniatrêté d'un peuple.

Citer
Si le retard technologique chinois est encore grand par rapport aux Etats-Unis ou la Russie, il est indéniable que le développement économique permet à la conquête de l'espace chinoise d'avancer à grands pas.
Du côté politique, les enjeux de l'espace sont comparables à ceux d'une olympiade : le prestige chinois dans le monde, et la fierté du peuple à l'intérieur des frontières. D'autant plus que la population se prend de passion pour les exploits de ses taïkonautes
.
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REGARDEZ - La Chine part à la conquête de l'espace
« Réponse #10 le: 25 Septembre 2008 à 21:36:07 »

Publié le 25/09/2008 à 15:03 - Modifié le 25/09/2008 à 18:06 Le Point.fr

REGARDEZ - La Chine part à la conquête de l'espace Par Ségolène de Larquier



Lancement de la la fusée Longue Marche II-F à Jiuquan en chine © Li Gang/AP/SIPA

Zhai Zhigang est déjà un héros national en Chine. Ce colonel de l'Armée populaire de libération de 42 ans sera le premier astronaute chinois à effectuer, dans les jours à venir, une sortie dans l'espace depuis Shenzhou VII - littéralement "Vaisseau divin" - qui décolle, jeudi soir, de Jiuquan, une petite ville du désert du Gansu.

Le président Hu Jintao en personne a fait le voyage jusqu'à la base pour assister jeudi en début d'après-midi au lancement. "Je suis venu vous souhaiter bonne chance et tous mes voeux de succès. Cette mission Shenzhou VII est la deuxième étape de notre programme de vol habité avec la première sortie dans l'espace. Vous porterez la première combinaison fabriquée par la Chine pour cette sortie. Ce sera un important bond en avant pour la technologie spatiale chinoise", a-t-il lancé en s'adressant aux trois astronautes Zhai Zhigang, Liu Boming et Jiang Haipeng.





Ces pilotes de l'Armée de l'air s'entraînent depuis plus de 10 ans à l'aventure Shenzhou VII. Selon les médias officiels chinois, c'est vendredi ou samedi que devrait avoir lieu la sortie dans l'espace. Cette mission n'est pas sans risque. "La procédure (de la sortie extravéhiculaire) ne peut pas être intégralement simulée à terre. Certains des systèmes nouvellement développés doivent être testés pour la première fois lors du vol", a précisé Wang Zhaoyao.

Cette mission prévue pour durer 68 heures va rapprocher l'empire du Milieu de son objectif de disposer d'un petit module orbital dans l'espace, puis plus tard d'une station. Le tout avec l'ambition d'envoyer un astronaute sur la Lune. D'ici à 2010, deux vols non habités seront allés dans l'espace, ainsi qu'une mission de trois taïkonautes qui commenceront à travailler à l'installation du module orbital, précise le quotidien China Daily . L'aventure spatiale chinoise a démarré dans les années 1950. En octobre 2003, la Chine est devenue le troisième pays à envoyer un homme dans l'espace avec la mission Shenzhou V, après l'ex-Union soviétique et les États-Unis.


Un mois après l'opération de prestige qu'a représentée pour la Chine l'organisation des Jeux olympiques, ce vol spatial devrait relancer le sentiment de fierté nationale parmi la population.


http://www.lepoint.fr/actualites-monde/regardez-la-chine-part-a-la-conquete-de-l-espace/924/0/276949

« Modifié: 27 Septembre 2008 à 23:39:03 par titilapin2 »
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La Chine place en orbite sa troisième mission habitée
« Réponse #11 le: 25 Septembre 2008 à 21:43:42 »

jeudi 25 septembre 2008, mis à jour à 18:32 


Le module Shenzhou VII sur le lanceur Longue Marche, sur le pas de tir de Jiuquan (Chine) - © REUTERS

La Chine place en orbite sa troisième mission habitée  Reuters

Le vaisseau Shenzhou VII, troisième mission habitée du programme spatial chinois, s'est élancé ce jeudi avec trois occupants à bord avant de se placer en orbite une vingtaine de minutes plus tard.

La fusée Longue Marche a décollé à 21h10 (13h10 GMT) de la base spatiale de Jiuquan, dans la province de Gansu, dans le nord-ouest du pays. L'un des trois "taïkonautes" à bord doit effectuer une sortie dans l'espace, une première pour la Chine.

Il faudra encore quelques heures à la capsule pour atteindre son orbite définitive.

"Le panneau solaire s'est déployé et nous nous sentons bien", a déclaré l'un des "taïkonautes", dont les paroles étaient relayées par l'agence de presse officielle Chine nouvelle.

La sortie doit en principe avoir lieu samedi. L'un des ingénieurs de vol, Zhou Jianping, a indiqué que le moment de cette étape cruciale de la mission pourrait être déplacé en fonction du temps qu'il faudra à l'équipage pour s'adapter aux conditions orbitales.

Le président Hu Jintao, présent dans la salle de contrôle, a salué "un nouveau grand accomplissement du peuple chinois, qui atteint des sommets mondiaux de science et de technologie".

"Le lancement réussi du vaisseau Shenzhou VII représente une première victoire pour cette mission spatiale habitée."

Alors que les trois pilotes de l'armée de l'air chinoise se dirigeaient vers la fusée quelques heures avant le décollage, Hu Jintao les avait salués et qualifiés de héros.

"Ce sera un grand pas en avant pour la technologie aérospatiale de notre pays. Vous pouvez certainement accomplir cette mission glorieuse et sacrée. La mère patrie et le peuple attendent votre retour triomphal", avait déclaré Hu.

POULET KUNG-PAO
La mission devrait durer environ trois jours, au terme desquels le vaisseau atterrira en Mongolie intérieure. Les trois taïkonautes de cette mission sont tous âgés de 42 ans. Ils s'appellent Zhai Zhigang, Liu Boming et Jing Haipeng.

Les autorités chinoises ont livré de multiples détails sur la mission et indiqué que les astronautes auraient le choix entre près de 80 sortes d'aliments, dont du poulet épicé "kung-pao" cuit avec une "nouvelle méthode", selon le nutritionniste Chen Bin, cité par Chine nouvelle.

Des médicaments contre le mal de l'espace, concoctés à partir d'une dizaine de plantes médicinales traditionnelles, ont été prévus.

Les médias locaux ont dressé le portrait du commandant de la mission, Zhai Zhigang, pilote de chasse ayant grandi dans une famille pauvre de six enfants dans le nord-est du pays et dont la mère vendait des graines de melon grillées pour payer la scolarisation de son fils.

En octobre 2003, la Chine était devenue le troisième pays à réussir la prouesse technologique d'un vol orbital habité après l'URSS et les Etats-Unis. Le deuxième vol habité avait duré cinq jours et avait été effectué à bord du vaisseau Shenzhou VI en octobre 2005.

L'an dernier, les Chinois avaient réussi à placer leur première sonde en orbite autour de la Lune, premier pas vers une mission lunaire.

Effectuer une sortie dans l'espace est l'une des premières étapes vers la création d'une station orbitale, objectif que s'est fixé la Chine pour devenir une puissance spatiale.

Version française Eric Faye et Gregory Schwartz

http://www.lexpress.fr/actualite/depeches/infojour/reuters.asp?id=79609


« Modifié: 28 Septembre 2008 à 00:23:29 par titilapin2 »
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Les Chinois sont en quête de reconnaissance spatiale"
« Réponse #12 le: 25 Septembre 2008 à 21:50:47 »

Les Chinois sont en quête de reconnaissance spatiale"

Par Richard de Vendeuil, mis à jour le 24/09/2008 à 17:46 - publié le 24/09/2008

Avec trois cosmonautes à bord - des taïkonautes, selon l'expression chinoise - la fusée Shenzou 7, alias "Longue marche" devrait s'élancer jeudi du pas de tir de Jiquan. Une mission de 68 heures avec, à la clé une marche dans l'espace retransmise en direct. Une nouveauté pour des Chinois jusqu'alors plutôt discrets et dont le premier vol habité remonte à 2003.

Géographe, chercheuse au Cnrs (Centre Alexandre Koyré), Isabelle Sourbès-Verger vient de publier avec Denis Borel Un empire très celeste. La Chine à la conquête de l'espace (Ed. Dunod 2008). Elle éclaire ces changements.



Vous écrivez que la conquête chinoise de l'espace, commencée il y a plus de cinquante ans, doit trouver un nouveau souffle?

Jusqu'à présent les Chinois ont été dans une démarche de rattrapage, donc d'expérimentation et de maîtrise des principales étapes déjà franchies par leurs prédécesseurs Le lancement de Shenzou 7 et la marche dans l'espace des prochains jours en font partie. Avec, par la suite, l'assemblage d'une station orbitale, ils vont bientôt arriver à une phase de maturité. Y aura-t-il alors un nouveau souffle ? On n'aura vraisemblablement pas de réponse lisible dans un futur proche. Sans doute parce que les décideurs chinois ont d'autres urgences pour assurer la stabilité du pays et son développement. Moyennant quoi, sans parler de grand bon en avant, ils franchissent des étapes décisives. Comme d'avoir un lanceur équivalent à Ariane V pour 2010-2012, de construire une nouvelle base de lancement prête à l'horizon 2015. Ou encore de s'engager dans des projets de coopération scientifique les ouvrant sur l'extérieur - notamment via un projet de télescope spatial. Reste qu'au-delà de 2015, c'est l'inconnu et s'il existe bien un programme lunaire, la suite reste ouverte et le niveau des ambitions ultérieures reste inconnu.

Quelle place occupent les militaires dans le programme spatial chinois?

On aurait tort de croire qu'ils tirent les ficelles. En fait, ils ont une place singulière. Historiquement, le programme spatial était sous leur tutelle pour le protéger des effets de la Révolution culturelle. Ils ont donc piloté les grands choix initiaux. Depuis les choses ont changé. Je constate par exemple que, en mars dernier, la Commission des sciences et technologies pour la Défense nationale, l'instance historique de coordination des activités spatiales a été supprimée. Même si l'Armée populaire de libération va être sur le devant de la scène car elle a la gestion officielle du programme, des bases et que les taïkonautes sont des pilotes de l'Armée de l'Air, on parle de plus en plus telecom, satellite d'observation et nouveaux lanceurs. Ce sont des signes d'ouverture et d'engagement sur des priorités civiles et le nouveau super ministère de l'Industrie et des communications en est officiellement responsable. S'y ajoute la commercialisation à des pays comme le Nigéria ou le Vénézuela de satellites de télécommunication mis en orbite par les propres lanceurs chinois. En leur proposant ses systèmes, la Chine affirme son indépendance et offre une alternative face aux occidentaux.
Faut-il évoquer, comme les Etats-Unis, une menace chinoise en matière spatiale?



Je suis sceptique. On fait un usage démesuré de cette formule effectivement construite outre-Atlantique, à l'époque de la guerre froide et de la concurrence dans la conquête spatiale entre Russes et Américains. Vu de Beijing, les Chinois sont, eux, beaucoup plus dans la recherche de reconnaissance : ils veulent qu'on les considère pour leurs avancées. Bien sûr, à force d'avancer, on a toute chance de devenir concurrent. Mais sans être adversaire. Après tout on ne dit pas de l'Inde, qui a aussi des ambitions spatiales, qu'elle est une menace. La question est beaucoup plus de savoir s'il faut ou non intégrer davantage la Chine et quels sont les avantages et les risques pour toutes les parties d'une interdépendance accrue.

Par ailleurs, je crois qu'on est aussi dans l'exagération quant on laisse entendre que les politiques chinois ont une clareté absolue, une vision précise des bienfaits de l'espace ! Ils ont certes profité du traitement médiatique qu'on faisait en Occident de leur programme spatial, en particulier habité, mais le message prioritaire est davantage celui d'une croissance harmonieuse à laquelle le spatial peut contribuer...à un coût raisonnable. 
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Enquête: La Chine lance Shenzhou VII à la conquête de l'espace
« Réponse #13 le: 25 Septembre 2008 à 22:14:11 »

Enquête: La Chine lance Shenzhou VII à la conquête de l'espace

LE MONDE | 24.09.08 | 13h59  •  Mis à jour le 25.09.08 | 16h31



REUTERS/XINHUA
La fusée Longue Marche II-F emportant le vaisseau spatial Shenzhou VII et trois taïkonautes, dont l'un réalisera la première sortie dans l'espace d'un Chinois, a décollé jeudi.



Cinq ans après la mise sur orbite du premier Chinois, la mission de Shenzhou VII - qui doit voir la première sortie extravéhiculaire - pourrait bien ouvrir un nouveau chapitre dans l'histoire de la course à l'espace. Car en même temps que la Chine entend conforter sa dimension de puissance spatiale à part entière, la concomitance d'événements aussi hétéroclites que la crise financière, l'invasion de la Géorgie par la Russie et la mise au rebut imminente des navettes américaines fragilisent la prééminence spatiale américaine.

La fusée Longue Marche II-F emportant le vaisseau spatial Shenzhou VII et trois taïkonautes, dont l'un réalisera la première sortie dans l'espace d'un Chinois, a décollé, jeudi 25 septembre, selon des images de la télévision chinoise.

Cinq ans après la mise sur orbite du premier Chinois, la mission de Shenzhou VII - qui doit voir la première sortie extravéhiculaire - pourrait bien ouvrir un nouveau chapitre dans l'histoire de la course à l'espace. Car en même temps que la Chine entend conforter sa dimension de puissance spatiale à part entière, la concomitance d'événements aussi hétéroclites que la crise financière, l'invasion de la Géorgie par la Russie et la mise au rebut imminente des navettes américaines fragilisent la prééminence spatiale américaine.


Comment ?

Dès 2010, toutes les navettes spatiales devraient être remisées. Jusqu'à leur remplacement en 2014 par le nouveau lanceur Arès et sa capsule Orion, les Etats-Unis ne disposeront donc plus d'aucun système de vol habité. Pour accéder à la Station spatiale internationale (ISS), la NASA devra donc s'offrir auprès des Russes des vols à bord du vaisseau Soyouz.

Premier hic : une loi promulguée en 2000, l'Iran Non-prolifération Act, interdit à l'agence spatiale américaine de commercer avec la Russie au motif que celle-ci transfère des technologies sensibles à l'Iran, suspecté de vouloir se doter de l'arme nucléaire. La NASA a bien obtenu une dérogation, mais celle-ci arrive à échéance en 2011. Et les tensions actuelles entre Washington et Moscou rendent de plus en plus délicate sa reconduction au-delà de cette date. Pendant au moins quatre ans, les Etats-Unis pourraient donc rester cloués au sol. Tandis que la Russie et la Chine demeureraient seules à pouvoir envoyer des hommes sur orbite.

Quelques jours après l'intervention russe en Géorgie, un courrier électronique de l'administrateur de la NASA, Michael Griffin, adressé à de proches collaborateurs et rendu public par le quotidien Orlando Sentinel, décrivait la situation en termes crus. "La manière dont les événements se sont déroulés montre clairement à quel point il n'était pas sage pour les Etats-Unis d'adopter délibérément une politique de dépendance vis-à-vis d'une puissance étrangère, écrivait, le 18 août, M. Griffin. Dans un monde rationnel, nous aurions eu le droit de choisir une date de retrait des navettes cohérente avec la disponibilité d'Ares/Orion (...) et le budget pour ce faire nous aurait été alloué."


Dans le même message, l'administrateur de la NASA qualifiait en outre de "jihad" la volonté intransigeante de ses tutelles (Office of Management and Budget et Office of Science and Technology Policy, tous deux attachés à la Maison Blance) de voir mise au rencart la navette. Un "jihad" motivé, selon M. Griffin, par la volonté de torpiller le programme ISS. Il annonçait, en outre, dans le même message, avoir demandé un rapport évaluant la possibilité de poursuivre les vols de navette jusqu'en 2015. "Cela va être compliqué car certaines pièces de rechanges qui ne sont déjà plus en production pourraient manquer", précise Roger-Maurice Bonnet, président du Committee on Space Research (Cospar).

De plus, ce maintien des navettes en vol jusqu'en 2015, en même temps que la poursuite du développement d'Ares/Orion, entraînerait une importante rallonge budgétaire - alors même que le budget fédéral est plombé par le récent plan de sauvetage des établissements bancaires américains...

Ainsi, tandis que l'ISS - impliquant la Russie, les Etats-Unis, l'Europe, le Japon et le Canada - risque de tanguer au gré des tensions internationales et des financements incertains, la Chine entend poursuivre seule son programme de vols habités. Avec en particulier le début de l'assemblage, autour de 2010, d'"une petite station orbitale qui sera d'abord formée de deux modules", dit la géographe (CNRS) Isabelle Sourbès-Verger, coauteur d'Un Empire très céleste, la Chine à la conquête de l'espace (Dunod). Une manière, selon M. Bonnet, de rattraper "la frustration qu'ont toujours eue les Chinois d'avoir été maintenus à l'écart de l'ISS".

La suprématie des Etats-Unis est-elle réellement menacée par ce volontarisme chinois ?

 "Pas vraiment si l'on compare les budgets et la sophistication des technologies", dit Mme Sourbès-Verger. Le Shenzhou est ainsi largement inspiré de technologies russes, transférées à la Chine dès l'écroulement de l'URSS. Le "Vaisseau divin" ressemble ainsi fort à une capsule Soyouz agrandie et adaptée. Rustiques, les systèmes utilisés par la Chine ont cependant l'avantage d'être peu coûteux. Tenu secret, le budget annuel du programme spatial chinois dans son ensemble oscillerait entre 2 et 4 milliards de dollars. "Contre 34 milliards de dollars aux Etats-Unis", précise la géographe.

De manière paradoxale, les initiatives chinoises pourraient servir d'aiguillon aux Etats-Unis. Outre-Atlantique, commentateurs et experts insistent en effet volontiers sur le caractère militaire du programme spatial chinois et rappellent que la Chine a procédé il y a peu à la destruction de l'un de ses vieux satellites météorologiques grâce à un tir de missile. Des rumeurs prédisent aussi l'envoi d'un cosmonaute chinois sur le sol lunaire à l'horizon 2020. "En réalité, dit Mme Sourbès-Verger, si les Chinois ont en effet annoncé leur intention d'aller sur la Lune, ils n'ont jamais dit s'ils comptaient y envoyer des hommes ou une mission robotisée !"

L'Europe, elle, demeure absente de ce nouveau jeu à trois. "On parle parfois de la transformation du cargo européen ATV (qui ne transfère aujourd'hui que du fret à l'ISS) en capsule, et de la qualification du lanceur Ariane-5 pour les vols habités, dit un haut responsable du secteur spatial français. Mais cela coûte cher et il n'y a pas dans l'immédiat de volonté politique." Le Conseil espace de l'Union européenne, qui doit se tenir à Bruxelles au lendemain du lancement prévu de Shenzhou VII devrait formaliser, sous la présidence française de l'Union, une politique spatiale européenne tournée vers les applications et l'observation de la Terre bien plus que vers le vol habité et l'exploration.

Stéphane Foucart

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Chronologie

1970 : lancement du premier satellite chinois, Mao 1. La Chine devient le 5e pays (après les Etats-Unis, l'URSS, la France et le Japon) à pouvoir mettre en orbite un satellite artificiel.



1999 : premier lancement d'un vaisseau Shenzhou non habité.



2003 : le 15 octobre, le premier cosmonaute chinois s'appelle Yang Liwei et demeure en orbite quelque 20 heures.



2005 : le 12 octobre, deux cosmonautes embarquent dans Shenzhou VI.



2008 : le 25 septembre, avec plus de dix jours d'avance sur le calendrier, le vaisseau Shenzhou VII doit partir avec trois passagers à son bord. A l'occasion de ce vol, Zhai Zhigang devrait être le premier Chinois à effectuer une sortie dans l'espace.


http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/09/24/russie-et-chine-vont-dominer-les-vols-spatiaux-habites_1098930_3244.html

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La longue marche de la Chine vers l'espace

Par Arnaud de La Grange, correspondant à Pékin  22/09/2008 | Mise à jour : 19:55

Avec la mission Shenzhou VII, qui sera lancée jeudi, et la première sortie dans l'espace d'un astronaute chinois, Pékin entend bien rattraper son retard
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Un spectateur chinois suit sur un écran géant le lancement de la fusée Shenzhou VI, en octobre 2005. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS
 
Que de chemin parcouru depuis ces temps où Mao se désolait que la jeune Chine communiste ne puisse même pas envoyer une pomme de terre dans l'espace… Après avoir conquis l'Olympe en ce sportif été 2008, Pékin continue sa démonstration de puissance ascendante jusque dans les étoiles. En faisant décoller jeudi son troisième vol habité, les Chinois entendent bien renouveler leur inscription dans le club très fermé des grandes puissances spatiales. S'il le fallait encore, la continuité entre les JO et le tir spatial a été symboliquement affichée le 6 août dernier, quand le taïkonaute Yang Liwei, le premier Chinois à s'être rendu dans l'espace, a lancé le dernier relais de la torche olympique dans Pékin depuis la Cité interdite.

En propulsant dans l'espace le colonel Yang Liwei, le 15 octobre 2003, la Chine est devenue le troisième pays à réaliser un tel exploit, 42 ans après l'URSS et les États-Unis. Aujourd'hui, le programme spatial chinois est clairement en phase d'accélération, de rattrapage. Le nom des fusées, Longue Marche, dit la volonté qui préside à l'entreprise. La mission Shenzhou VII, lancée depuis la base Vent d'est de Jiuquan, aux confins de la Mongolie-Intérieure et du désert de Gobi, verra la première sortie dans l'espace d'un astronaute chinois. Il devrait s'agir du colonel Zhai Zhigang, 42 ans, un pilote de chasse de l'Armée populaire de libération, comme tous les autres pionniers de l'espace chinois. «Il s'agit d'une étape cruciale vers le grand objectif, une station habitée dans l'espace», commente le professeur Jiao Weixin, de l'Institut des sciences de la Terre et de l'Espace.

Sur les étagères de son petit bureau de l'université de Pékin, Jiao Weixin a aligné avec passion les maquettes des différents vaisseaux spatiaux chinois. Il s'en dégage le charme délicieusement suranné des années Kennedy et Khrouchtchev. Le «divin vaisseau» - la signification du nom shenzhou - a de furieux airs de famille avec les engins du programme Soyouz développé par Moscou dans les années 1950 et 1960. Peu de réelles innovations techniques, donc, mais la démonstration d'un savoir-faire et la base solide d'une grande ambition. Pour l'espace comme pour le reste, la Chine s'en tient à une démarche qui a fait ses preuves. On imite, puis on s'émancipe.

Le professeur Jiao Weixin reconnaît que la Chine est encore séparée de la Russie et des États-Unis par un profond fossé technologique. Mais que si l'espace «n'est pas la première priorité scientifique, les domaines de l'énergie ou de la chimie étant privilégiés, les programmes progressent vite, portés notamment par les moyens offerts par le développement économique». Et après ? Objectif Lune, sans nul doute. «C'est très exigeant techniquement, explique le professeur Zhu Renzhang, de l'université d'aéronautique et d'astronautique de Pékin, car il ne s'agit pas seulement de marcher sur la Lune, mais d'y travailler.» L'année dernière, la Chine a lancé sa première sonde lunaire, le Chang'e 1, du nom d'une femme qu'une jolie légende chinoise fait vivre sur la Lune avec un lapin blanc.


«Prestige international» et «cohésion interne»

Avec ou sans lapin, les scientifiques se verraient bien disposer d'une station d'observation sur la Lune, voire exploiter ses ressources. Il y a dix jours, le père du programme Chang'e, Ouyang Ziyuan, a déclaré que, dans le futur, les immenses besoins en énergie de la Chine pourraient être comblés par deux ressources avérées de la Lune : l'énergie solaire et surtout l'hélium 3, «dont elle recèlerait de 10 à 50 millions de tonnes, alors qu'il n'y en a pas plus de 500 kg sur la terre». Et selon lui, 10 tonnes d'hélium 3 suffiraient à assurer 50 ans de besoins énergétiques chinois.

En dehors de ce rêve que l'éclairage public à Pékin soit un jour assuré par les richesses lunaires, quelle est la grande finalité du programme spatial chinois ? Nos deux scientifiques livrent le très officiel discours, voulant «qu'en tant que grand pays, la Chine a le devoir d'apporter sa contribution à l'exploration spatiale». Mais l'affaire est aussi hautement politique. Ouyang Ziyuan a déclaré sans détours dans le Quotidien du peuple que l'aventure spatiale «fait grandir notre prestige international et renforce la cohésion interne de notre peuple». Outil de légitimation du Parti communiste chinois, l'aventure spatiale nourrit incontestablement la ferveur nationale. L'an dernier, plus de 40 000 citoyens chinois avaient écrit à l'agence spatiale pour voter sur les chansons patriotiques diffusées par le satellite Chang'e, lors de son approche de la Lune. Les livres et les magazines consacrés à l'espace se sont multipliés. Et à côté d'un quatrième site de lancement de satellites, un parc de loisirs sur le thème de l'espace est en construction sur l'île de Hainan.

En dehors des frontières, le grand jeu spatial entre d'abord dans la course à la puissance régionale. La Chine n'entend pas se faire damer le pion par ses deux grands rivaux, le Japon et l'Inde, et veut être la première nation asiatique à poser le pied sur la lune. Or, l'agence spatiale japonaise a publié des plans esquissant une présence humaine sur la Lune à l'horizon 2025, même si Tokyo reconnaît n'avoir pour l'heure ni les moyens financiers ni la technologie en rapport avec une telle ambition. L'Inde a aussi dans ses cartons des projets - non habités - d'exploration lunaire. Et la compétition fait rage dans un domaine connexe, celui des satellites. Sans pouvoir rivaliser technologiquement avec l'Amérique ou l'Europe, la Chine a entrepris de se poser en puissance spatiale bienfaitrice des pays en développement. L'an dernier, elle a lancé un satellite de communications pour le Nigeria et a des projets avec le Venezuela, deux pays gros producteurs de pétrole… «N'ayant pas bénéficié de transferts de technologie occidentale, la Chine peut faire ce qu'elle veut avec des tiers, commente Isabelle Sourbès-Verger, chercheur au CNRS (*), ce n'est pas le cas du Japon, tenu par les technologies américaines».


Un programme sous contrôle militaire

Derrière les fusées peintes en blanc se profilent aussi celles habillées de kaki. Les avancées spatiales civiles de la Chine nourrissent le volet militaire, et les généraux chinois regardent de plus en plus vers l'espace. Ce lien existe d'ailleurs depuis l'origine, le développement des lanceurs chinois étant passé par celui de missiles balistiques. Et même si le programme spatial se «civilise» peu à peu, il reste largement contrôlé par les militaires. La base de Jiuquan est aussi utilisée pour des essais de missiles. Ayant fait depuis le début des années 1990, avec la guerre du Golfe et celles qui ont suivi, l'analyse d'une supériorité militaire américaine reposant sur des réseaux, les militaires chinois ont développé toute une stratégie de perturbation de cet arsenal technologique, y compris celui déployé dans l'espace.

En janvier 2007, le tir d'un missile pour détruire un satellite météo obsolète a bien été reçu par Washington comme un signal clair. L'année précédente, des lasers basés au sol auraient réussi à illuminer des satellites américains. Et aux États-Unis, on soupçonne les Chinois de travailler sur des microsatellites capables d'aller percuter d'autres satellites. Pékin développe aussi ses capacités d'observation et n'a pas renoncé à l'idée de disposer un jour d'un système de positionnement par satellite indépendant du GPS.

En attendant, Pékin joue gros puisque le lancement de Shenzhou VII doit être retransmis en direct à la télévision. Prudemment, au cas où l'affaire tournerait mal, une série de documentaires sur les échecs spatiaux essuyés par Américains, Russes ou Européens serait prête à être immédiatement diffusée. Sur Terre comme autour de la Lune, ne pas perdre la face…

(*) Vient de publier, avec Denis Borel, Un empire très céleste, la Chine à la conquête de l'espace, aux Éditions Dunod.



RÉTROSPECTIVE - Un demi-siècle en demi-teinte

• La marche de la Chine vers l'espace a été lancée par Mao, en 1956, et a traversé cahin-caha les soubresauts de la Révolution culturelle. Pékin a lancé son premier satellite en 1970. Le programme spatial habité avait été mis en veilleuse en 1980, au profit d'un spatial plus «utile», celui de satellites mis au service des formidables besoins de développement du pays, qu'il s'agisse de gestion des risques naturels, de cartographie, de communications, etc. Il a été relancé en 1992, mais le souci d'un équilibre demeure.

• Après le 1er vol habité d'octobre 2003, la deuxième étape a été franchie en octobre 2005, quand deux taïkonautes («hommes de l'espace») ont tourné pendant cinq jours en orbite autour de la Terre. Trois astronautes participent à la mission Shenzhou VII, qui doit débuter jeudi et durer 68 heures. La Chine aurait l'ambition de placer dans l'espace une petite station test en 2012 et une vraie station habitée en 2020.

• Le coût du programme spatial chinois est un secret d'État. Il est estimé entre 2 et 4 milliards de dollars, soit entre 1/8 et 1/4 de celui de la Nasa. Il serait encore plus loin du budget américain total, qui tourne autour de 34 milliards de dollars quand on inclut le militaire.


Source: http://www.lefigaro.fr/international/2008/09/23/01003-20080923ARTFIG00001-la-longue-marche-de-la-chine-vers-l-espace-.php
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La Chine accélère sa conquête de l'espace
« Réponse #14 le: 25 Septembre 2008 à 22:22:32 »

La Chine accélère sa conquête de l'espace [ 25/09/08 ]


Un « taïkonaute » va tenter ce week-end pour la première fois une sortie dans l'espace. L'exploit doit démontrer les progrès technologiques de l'industrie chinoise.
DE NOTRE CORRESPONDANT À PEKIN.

Zhai Zhigang est déjà un héros.

Mâchoire franche, brosse impeccable, ce colonel de l'Armée populaire de libération de quarante-deux ans devrait être le premier taïkonaute à effectuer, dans les jours qui viennent, une sortie dans l'espace, depuis le vaisseau Shenzhou VII qui doit décoller, ce soir, d'un désert du nord-ouest du pays. Pour sa sortie d'une heure dans l'espace, il devrait porter une combinaison de 3 millions d'euros mise au point par les ingénieurs chinois au cours des quatre dernières années. « Cette mission symbolise une percée historique du programme spatial de la Chine. Y participer est un grand honneur et nous sommes pleinement préparés à ce défi », a expliqué l'officier lors de la présentation de son équipage au grand public. Les médias du pays font déjà leurs gros titres sur ce nouvel exploit technologique chinois, qui témoigne de la rapidité de développement du programme spatial domestique. Très en retard sur les réussites américaine et russe, la Chine a des ambitions spatiales depuis le début des années 1950 mais n'a massivement accéléré ses investissements dans l'industrie aérospatiale que dans les années 1980. Les experts estiment que le pays dépense aujourd'hui près de 2 milliards de dollars par an dans son programme spatial, toujours très étroitement encadré par l'armée.

Avec ce troisième vol habité et cette première sortie dans l'espace, Pékin entend confirmer son retour au premier rang des grandes puissances. Si le calendrier du vol a été déterminé en fonction des conditions météorologiques, il a également été influencé par des considérations plus politiques. L'exploit, qui devrait être retransmis en direct sur les télévisions d'Etat, intervient quelques jours après la clôture des jeux Olympiques de Pékin et quelques heures avant la fête nationale du 1er octobre qui célèbre la proclamation, en 1949, par Mao de la République populaire de Chine. Avec ce timing, les autorités communistes espèrent flatter l'orgueil national et conforter la légitimité de leur pouvoir, alors que les inquiétudes sur le climat économique international commencent à peser sur la croissance domestique et le moral de la population.

Impressionner ses rivaux

Ce week-end, la performance de Zhai Zhigang doit également impressionner les grands rivaux asiatiques de Pékin, le Japon et l'Inde, ainsi que les autres pays en développement qui se tournent de plus en plus vers la Chine pour alimenter leurs propres programmes spatiaux.

Multipliant les promesses de coopérations - notamment avec les pays africains intéressés par des radars adaptés à la prospection pétrolière ou minière - ainsi que des tarifs attractifs, la Chine veut devenir l'un des grands acteurs de marché du lancement de satellites commerciaux estimé à 2 milliards de dollars par an.

Après avoir lancé dans les années 1990 des satellites fabriqués à l'étranger, le pays propose désormais de concevoir lui-même et de lancer des appareils pour d'autres nations.

En mai 2007, une fusée Longue Marche 3B a ainsi placé en orbite le satellite de télécommunication Nigocomsat-1 commandé par le Nigeria. L'opération avait rapporté 311 millions de dollars à l'industrie chinoise, qui travaille parallèlement pour le Venezuela ou encore le Brésil.

Cherchant à développer cette dimension économique de son programme spatial, le gouvernement a annoncé la construction d'une quatrième base de lancement dans l'île de Hainan, tout au sud du pays. Stratégiquement située tout près de l'équateur, où la vitesse d'entraînement due à la rotation de la Terre est maximale, ce nouveau centre spatial devrait permettre d'accroître les capacités des fusées porteuses ainsi que la durée de vie des satellites.

Fin 2007, le gouvernement avait annoncé que ses ingénieurs développaient actuellement de nouveaux lanceurs - baptisés Longue Marche 5 - capables d'atteindre les performances des grandes fusées américaines et européennes. Cette nouvelle génération devrait être lancée dès 2013.

YANN ROUSSEAU


Les grandes dates

· Années 1950. Mao se lamente publiquement : « Comment pourrions nous être considérés comme une grande puissance. Nous ne sommes même pas capables d'envoyer une pomme de terre dans l'espace ».
· 1956. La Chine crée son premier Institut de recherche sur les missiles et les fusées.
· 1960. Lancement d'une première fusée, construite avec l'aide des Soviétiques, qui démarre la série des fusées Longue Marche.
· 1970. La Chine devient le cinquième pays à mettre en orbite un satellite.
· 1994. Lancement d'une fusée Longue Marche 2D avec à son bord plusieurs petits animaux.
· 1999. Lancement du vaisseau Shenzhou contenant des échantillons biologiques.
· 2003. La Chine devient le troisième pays à réaliser un vol habité avec Shenzhou V. Yang Liwei devient le premier Chinois dans l'espace.
· 2005. Le deuxième vol habité Shenzhou VI effectue une mission de cinq jours avec à son bord deux astronautes.
· 2007. La Chine lance son premier satellite d'exploration lunaire, Chang'e, inaugurant son ambitieux programme visant à envoyer un astronaute sur la Lune.



http://www.lesechos.fr/info/metiers/4776716.htm
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