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Auteur Sujet: Nick Pope écrit au New York Times  (Lu 1112 fois)

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Nemo492

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Nick Pope écrit au New York Times
« le: 29 Juillet 2008 à 15:13:04 »

Nick Pope, l'ancien chargé de Mission auprès du Ministère de la Défense britannique, s'est offert une Tribune libre dans le New York Times sous le titre : "Menaces volantes non-identifiées".

Il estime que les Etats-Unis sont trop dépendants de la technologie radar, et qu'en bien des cas les gens peuvent observer des Ovnis alors que le radar ne les perçoit pas :

"Le 7 novembre 2006, des pilotes et des employés de l'aéroport O'Hare de Chicago ont vu un objet discoîdal stationner au-dessus du tarmac pendant plusieurs minutes. Mais en l'absence de trace radar, la FAA n'a pas mené d'enquête. Le radar n'est donc pas un moyen fiable de détecter certains objets. Des filtres sont installés sur certains systèmes, qui rejettent les signaux considérés comme anormaux. Cette faille pourrait être exploitée par des groupes terroristes.

Le gouvernement américain a cessé de mener des enquêtes sur les Ovnis depuis 1969, lorsque l'Air Force a mis fin au Projet Blue Book, qui représentait un effort d'analyser scientifiquement toutes les observations, afin de voir si certaines manifestations pouvaient constituer une menace en termes de sécurité nationale. La Grande-Bretagne et la France, en revanche, continuent d'étudier ces phénomènes, parce que ces pays restent préoccupés de préserver leur espace aérien contre toute intrusion étrangère, ou tout dispositif étranger en orbite qui pourrait venir collecter du renseignement.

La plupart des incidents qui ont été analysés en Angleterre ont été facilement élucidés; il s'agissait de méprises au sujet d'étoiles et de planètes, de lumières de signalisation aérienne, de satellites ou de météorites. Mais dans certains cas nous avons connu des situations où la sécurité nationale ou la navigation aérienne étaient concernées.

Par exemple, le 26 décembre 1980, plusieurs témoins présents sur deux bases américaines de l'Air Force installées en Angleterre ont signalé un atterrissage d'Ovni. En examinant le site, on a constaté des marques sur le sol et un niveau de radiations qui était nettement supérieur à la normale. D'autres témoins, sur la même base, ont rapporté qu'ils avaient vu cet Ovni les nuits suivantes. L'adjoint du Commandant de la base a consigné par écrit que l'engin volant avait émis des faisceaux lumineux en direction de la zone la plus protégée de la base - ce qui représente évidemment une atteinte à la sécurité.

Les 30 et 31 mars 1993, il s'est produit une vague d'Ovnis sur la Grande-Bretagne. Un témoin a décrit un vaisseau triangulaire qui a survolé lentement une base de l'Air Force, avant d'accélérer soudain et de disparaître à l'horizon en un instant; il volait à une vitesse plusieurs fois supérieure à celle d'un jet. L'armée Britannique a établi ce rapport : "Il nous semble disposer des preuves qu'un objet non-identifié (ou plusieurs objets) d'origine inconnue était en vol au-dessus de la Grande-Bretagne ce jour-là."

Le 23 avril 2007, le pilote d'un avion de ligne et quelques passagers ont signalé un immense Ovni en forme de cigare - le pilote a estimé sa longueur à près de 1,6 km - près des Iles de la Manche. Au même moment, les contrôleurs aériens ont averti le pilote qu'ils avaient un écho radar, s'agissant d'un "parcours d'objet inconnu." (“unknown traffic”).

En outre, on a enregistré plusieurs incidents, où des collisions ont été évitées de justesse, entre des Ovnis et des avions - au point que le Ministère de la Défense et l'Autorité de l'Aviation Civile britannique ont préconisé aux pilotes, s'ils devaient rencontrer quelque chose, de "ne pas effectuer de manoeuvres, si ce n'est pour tenter de se placer, si possible, de manière que l'objet reste derrière eux."

Les Etats-Unis ne sont pas moins vulnérables que l'Angleterre et la France face aux menaces contre la sécurité et les dangers aériens. L'Air Force américaine ou la NASA devraient rouvrir les enquêtes sur le phénomène Ovni. Ca ne signifierait pas que le pays s'est soudain mis à croire aux petits hommes verts. Ca serait simplement reconnaître la possibilité que les seuls radars ne peuvent suffire à nous dire ce qu'il y a de ce côté."

Nick Pope est l'auteur de “Open Skies, Closed Minds,” il a été Chargé de Mission sur le phénomène Ovni auprès du Ministère britannique de la Défense de 1991 à 1994.

Source
« Modifié: 29 Juillet 2008 à 17:24:33 par Nemo492 »
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Loacoon

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Re : Nick Pope écrit au New York Times
« Réponse #1 le: 30 Juillet 2008 à 00:23:22 »

A mon avis, ce type doit être extrêmement naïf pour croire que les USA n'étudient pas le phénomène. Il est évident qu'ils sont même à la pointe sur le sujet. Surtout vu la teneur des recherches en France, qui se limitent à de l'ufologie amateur, mais légale...

Ou alors il est bien plus au courant qu'il veut bien le dire, et tente "d'innocenter" les USA concernant l'opération de couverture de ces 60 dernière années en vue d'une éventuelle divulgation.

Dans tous les cas, pour quelqu'un d'un tant soit peu renseigné sur le sujet, ce Nick Pope est très bruyant en ce moment, mais aussi pas mal à coté de la plaque... pour ce coup là en tout cas.
Ceci dit j'ai beaucoup de mal à suivre où exactement il essaie de se situer dans tout ce foutoir.
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Nemo492

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Re : Nick Pope écrit au New York Times
« Réponse #2 le: 30 Juillet 2008 à 00:55:09 »

C'est intéressant comme deux personnes peuvent lire la même chose et le comprendre à 180 degrés...
Pour moi Nick Pope fait une manoeuvre opportuniste, utilisant le contexte favorable de l'affaire Mitchell.
Autrement dit, il met à profit l'éclairage actuel sur les Ovnis
pour inspirer un mouvement sécuritaire chez l'américain de base.

Ainsi, il engage le lecteur américain à se positionner en faveur de la réouverture des protocoles d'enquête, pour parvenir au niveau de l'Angleterre et la France, et réclamer la fin du secret (mal) géré par l'Air Force.

Loacoon

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Re : Nick Pope écrit au New York Times
« Réponse #3 le: 30 Juillet 2008 à 01:13:53 »

Ouais, possible, mais c'est assez maladroit à mon avis.
Si on prend la France et l'Angleterre justement, non seulement les "enquêtes" n'en ont que le nom, mais ça n'est pas pour cela que l'existence des ET est clairement acceptée par les gouvernements et les médias chez nous. Donc ça ne change pas la donne concernant la couverture et le secret sur le sujet.

Le gouvernement américain pourrait aussi bien dire "Ok on reprend les enquêtes", nous faire patienter 3 ou 4 ans dans le silence complet, et nous ressortir un Blue Book 2.

Je crois qu'il faut que des personnes médiatiques et importantes comme Pope suivent le chemin de Mitchell, et disent clairement qu'ils savent que les US cachent la vérité, et qu'ils veulent voir arriver la divulgation. Jouer les naïf ne changera rien, c'est trop tard pour ça.

Je reste sur l'impression que ce gars n'est pas très net, surtout qu'elle ne date pas d'aujourd'hui (l'impression).
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zek

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Re : Nick Pope écrit au New York Times
« Réponse #4 le: 30 Juillet 2008 à 10:49:56 »

Nick Pope est toujours à la solde du gouvernement britannique faut pas se leurrer non plus. De ce fait il ne va pas afficher des positions aussi tranchées et risquées en parlant de couverture, de mensonge etc.

Mais je suis d'accord avec Nemo492, ce message peut créer un climat de peur chez le citoyen américain qui pourrait résulter en une demande de sécurité renforcée et donc de traitement public du phénomène Ovni. C'est dangereux comme démarche je trouve, dans la mesure où, en cas de divulgation d'intelligences présentes dans notre environnement, on pourrait se retrouver avec un fort mouvement d'animosité envers ces intelligences.

Il va falloir à un moment donné changer de position. Dire que le gouvernement nous ment n'a jamais rien changé. Pourtant des anciens officiels l'ont fait. C'est peut-être que la méthode n'est pas bonne. Au lieu de s'obstiner dans une voie, il faudrait imaginer d'autres électrochocs. Celui-ci peut en être un.

Dans un contexte de crise, où le moral des ménages est au plus bas, où la méfiance envers les gouvernements est au plus fort, créer une autre crise en dévoilant 60 ans de mensonges, tous pays confondus, c'est peut-être pas la meilleure des choses... Imaginez deux minutes les révoltes probables selon ce que contient la divulgation...
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"vague inquiétude" - Ryûnosuke Akutagawa