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Auteur Sujet: Banksters - L'Argent c'est de la Dette  (Lu 25371 fois)

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bankster

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Re : L'Argent c'est de la Dette
« Réponse #30 le: 25 Septembre 2008 à 16:22:12 »

[toujours extrait de bankster]
Enregistrement vs Déclaration d’inventaire, transcription.
Certificat vs Titre


   “Registration” (enregistrement) vient du latin “rex, regis” etc. qui signifie royal. Réfléchissez alors à ce qu’il advient de tout ce que vous « enregistrez » – vous en transmettez le caractère légal à la Couronne. Lorsque vous enregistrez quoi que ce soit dans le domaine public, le caractère légal est transmis à l’entreprise que constitue le gouvernement et vous ne disposez plus que du droit équitable. A savoir le droit d’utilisation et non de possession pour lequel vous devrez payer une taxe d’ « utilisation » qui correspond à chaque taxe, qu’il s’agisse du revenu, de la taxe sur l’alcool et le tabac, des ventes, de la propriété, etc. par opposition aux taxes légales telles que les impôts. Afin de dissimuler le fait que l’Etat est désormais propriétaire du bien que vous avez déclaré, un nom qui ressemble beaucoup au vôtre lui est attribué de manière à ce que vous ne découvriez jamais la supercherie. Cependant, le NOM est la propriété du gouvernement. Si vous décidez plutôt de transcrire publiquement votre titre légal sur la propriété, vous conservez votre statut de Propriétaire. Ceci est la chose la plus importante que vous devez apprendre dans l’intérêt de vos affaires commerciales.
   Le meilleur exemple des effets de l’enregistrement est l’acte de naissance. Une entité en faillite telle que la ville, l’état, la province ou le pays ne peut faire de transaction commerciale. Alors comment se débrouillent-elles ? Etant donné que les Etats-Unis, le Canada et l’Europe sont en situation de faillite depuis des décennies (l’Europe plus récemment) puisqu’ils ne peuvent s’appuyer sur des ressources telles que l’or ou l’argent, le seul atout dont ils disposent reste les hommes et les femmes ainsi que leur travail. Nous servons de caution pour les intérêts sur le prêt accordé par la Banque Mondiale. Chacun de nous est fiché, par le biais de l’acte de naissance. C’est pour ca qu’en mairie vous n’avez le droit qu’a une copie de « votre » acte de naissance et jamais l’original. Le Trésor Public émet un bon du trésor pour l’acte de naissance ; ce dernier est vendu à un organisme boursier et racheté par la Réserve fédérale américaine ou la Banque du Canada ou la BCE qui l’utilise alors comme caution pour émettre des billets de banque. Le bon du trésor est administré pour ces Réserves Fédérales par la Depository Trust Corporation (organisme central de conservation des titres américain). Nous garantissons la valeur desdits bons. Notre travail/énergie est alors payable à une date future. Nous devenons alors « l’outil de transmission » de la richesse. Afin de fournir les biens et services nécessaires, la USG/CAG, émet un bon commercial (billet à ordre) en hypothéquant la propriété, le travail, la vie et le corps de ses citoyens pour le paiement de la dette (faillite). Ce bon commercial nous a tous démuni de toute propriété. Nous ne sommes plus que des « ressources humaines » utilisées comme caution de la dette. Ceci s’est déroulé à notre insu et/ou sans notre consentement lors du renseignement (enregistrement) de nos actes de naissance. Lorsque les mères remplissent un acte de naissance, celui-ci est transmis à l’Etat. Le titre légal de son enfant lui échappe et est donc transféré à ce dernier. Elle ne conserve que le titre équitable (d’où la copie de l’acte de naissance) de son enfant qu’elle peut utiliser pour des frais, une « taxe d’utilisation ». Etant donné que l’enfant ne lui appartient plus, elle doit le traiter comme le souhaite le propriétaire.
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bankster

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Re : L'Argent c'est de la Dette
« Réponse #31 le: 25 Septembre 2008 à 16:25:15 »

[Toujours extrait de bankster, disponible en intégrale sur www.bankster.tv]

   Le Colonel Edward Mandell House s’est vu attribuer un plan très détaillé devant être mis en œuvre pour asservir le peuple américain. Lors d’une réunion privée avec Woodrow Wilson (Président 1913 – 1921), il a déclaré : « Très vite, chaque Américain devra déclarer son patrimoine biologique (c’est-à-dire vous et vos enfants) à un système national conçu pour garder une trace de chacun et qui fonctionnera sur la base de l’ancien système de gage. Une telle méthode nous permettra d’obliger le peuple à se soumettre à notre programme, et le remboursement des billets que nous leur autorisons à posséder aura une influence sur notre sécurité.
   Tout Américain se verra dans l’obligation de se déclarer ou de souffrir de sa capacité à travailler et gagner le droit d’exister. Ils représenteront notre capital propriété et garantirons constamment notre sécurité grâce à l’application de la loi marchande dans le cadre de transactions sécurisées. Les Américains, en nous transmettant à leur insu et involontairement leurs  papiers de valeurs (Acte de naissance) se mettront en situation de faillite et deviendront insolvables, situation sécurisée par leurs gages.
   Ils seront déchus de leurs droits et une valeur commerciale leur sera attribuée, qui nous permettra de réaliser des profits. Même le plus intelligent, soit même un homme sur un million, ne pourrait deviner nos plans. Si par accident, un ou deux d’entre eux s’en rendaient compte, nous disposons de tout un arsenal pouvant assurer la crédibilité de notre démenti. Après tout, c’est là le seul moyen logique de financer un gouvernement, en créant des liens et des dettes aux déclarants sous la forme de bénéfices et de privilèges.
   Nous engendrerons automatiquement des profits dépassant toutes nos attentes et chaque Américain contribuera à cette escroquerie, que nous appellerons « Sécurité Sociale ». Sans le savoir, chaque Américain sera notre esclave, même si c’est à contrecœur. Le peuple n’aura plus aucun espoir quant à sa rédemption et nous utiliserons les autorités supérieures (présidence) de notre entreprise d’idiots afin qu’ils fomentent ce complot contre l’Amérique – Colonel Edward Mandell House
   Voilà pourquoi j’invite les personnes qui souhaitent « se marier » à ne rien signer. Au cours des siècles précédents, un homme passait la bague au doigt d’une femme et déclarait « Par cet anneau, je te prends pour épouse ». Les membres de la famille étaient les témoins de cette union et ça s’arrêtait là. Aucun document émis par l’Etat à signer .... Effrayant ! Les enfants peuvent être retirés à leurs parents en raison du certificat de mariage. Ne laissez aucune tierce partie qui s’avèrerait publique s’immiscer dans votre accord privé. Elle ne se soucie aucunement des intérêts des deux autres parties et dispose de l’autorisation légale lui permettant de les forcer à obéir à sa requête. Votre mariage cesse de vous appartenir, la tierce partie vous autorisera ou non à mettre fin à votre mariage et décidera même du moment. Cette tierce partie ordonnera de vos enfants qu’ils :
1. disposent obligatoirement d’un acte de naissance et d’un numéro de sécurité sociale
2. consultent un médecin aux ordres du gouvernement pour s’occuper de leur santé,
3. soient vaccinés par ordonnance,
4. soient intégrés au système public pour idiots (système scolaire),
5. se voient prescrire et soient dépendants au Ritalin ou équivalent pharmaceutique
6. s’engagent dans les forces armées, etc.

Votre enfant deviendra alors une « pupille de la nation » et l’Etat décidera en priorité de ce qu’IL doit penser, vous n’aurez plus aucune autorité sur lui.

L’acte de naissance donne lieu à une FICTION (le nom du nouveau-né en lettres majuscules). L’état/la province vend cet acte de naissance au service commercial des sociétés que constituent les Etats-Unis/Canada/Europe, qui à son tour, utilise le certificat de naissance comme caution pour en faire un instrument négociable et intégrer cette fiction, également dénommée HOMME DE PAILLE aux stocks de la société des Etats-Unis, du Canada ou d’Europe. La représentation de la fiction créée a été attribuée au BAR (Bureau/Régence britannique accréditée), détenu et dirigé par la Couronne dans l’objectif de faire de la fiction (que la plupart d’entre nous considère comme étant leur propre personne) un objet de contrat où interviendrait une tierce partie. Ne sous-estimez pas le pouvoir qui se cache derrière cette arnaque. Ils cherchent simplement à nous entuber pour que nous soyons liés contractuellement aux réserves fédérales et qu’elles puissent nous démunir « légalement » de tous nos biens. Tous ces contrats contiennent nos signatures seulement parce que les fictions des sociétés ne peuvent pas prendre part à un contrat (seuls les êtres humains ont le droit d’établir un contrat et le droit de ne pas en établir).
Etant donné que la révélation de la vérité n’est jamais totale puisqu’on ne nous informe jamais que l’on vient de renoncer à ce que l’on pensait être notre bien, ces contrats sont tout simplement frauduleux. Par conséquent, nous sommes toujours le propriétaire légal et les profits réalisés par les Réserves grâce à la vente de garanties (notre propriété) nous appartiennent et doivent être rassemblés en un fond à notre avantage. Si ce n’est pas le cas, il s’agit alors d’une fraude.
Les Réserves ne voulant pas être accusées de fraude, il leur fallait nous fournir un alibi … et espérer que nous n’en doutions pas.
   Depuis des décennies, le gouvernement a réussi à nous tromper sur certains faits primordiaux grâce à son système d’école "publique". Les médias (journaux, radio, télévision) influencent de plus en plus nos vies et sont contrôlés par le gouvernement et ses agences via l’émission de licences. Nous avons été soumis à un processus lent et systématique destiné à nous faire croire que toutes les formes de notre nom nous représentent, ce qui est totalement faux.
« Modifié: 25 Septembre 2008 à 16:28:45 par bankster »
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Re : L'Argent c'est de la Dette
« Réponse #32 le: 25 Septembre 2008 à 16:38:36 »



Là ca file carrément le vertige !
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Re : L'Argent c'est de la Dette
« Réponse #33 le: 25 Septembre 2008 à 16:50:23 »

Moi j'ai commencé a me douter de l'arnaque au sujet d'un terrain ou d'une maison... j'ai réalisé un jour que jamais je ne pourrais finir mes jours quelque part sans payer un impot pour y rester.
Ca sentait grave l'arnaque.
Au point qu'en parlant aux gens on me retournait que c'était normal.
 :D

Mais alors le coup de l'extrait de famille alors là je suis sur le cul !

Déjà la vidéo m'avait bien satisfait mais là tu emplies mon coeur de joie.
Merci
« Modifié: 25 Septembre 2008 à 16:51:59 par labbe »
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Re : L'Argent c'est de la Dette
« Réponse #34 le: 25 Septembre 2008 à 17:02:37 »



Pour le Ritalin en France c'est  pas le cas.
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Re : L'Argent c'est de la Dette
« Réponse #35 le: 25 Septembre 2008 à 17:23:31 »


A propos c'est en Alsace qu'on peut se mettre en faillite personnelle ?
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Re : Re : L'Argent c'est de la Dette
« Réponse #36 le: 25 Septembre 2008 à 17:32:51 »



Pour le Ritalin en France c'est  pas le cas.


Oui, tout a fait, les origines anglo saxone transpirent dans le texte, l'auteur originale étant canadienne.
Cependant, nous avons aussi des vaccins obligatoires dont le contenu et l'efficacité sont serieusement remis en doute (on revient aux ouvrages antérieurs de Ghislaine Lanctôt, comme quoi une grande majorité des "problemes" sont liés d'une facon ou d'une autre a l'utilisation de l'argent dette.)
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Re : Re : L'Argent c'est de la Dette
« Réponse #37 le: 25 Septembre 2008 à 17:57:33 »


A propos c'est en Alsace qu'on peut se mettre en faillite personnelle ?

Oui, nous avons en Alsace et Moselle une situation un peu particulière puisque nous sommes pour certains point de détail ou d'importance selon les points de vue, sous les lois de l'empire, (comprenez l'empire allemand)
Ainsi non seulement nous avons la faillite personnelle, ce qui est relativement connu, mais nous avons également la possibilité de créer des associations a but lucratif , chose moins connue du public.
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Re : L'Argent c'est de la Dette
« Réponse #38 le: 25 Septembre 2008 à 18:02:08 »



Pour faire echo a ce qui est dit a la page 30 du PDF (c'est de la traduc barbare au fait!)
J'ai moi même eu pas mal de problèmes d'impôts.
Même scénario.
Dans la merde et le chiffre qui augmente sans raison justifiable.
Chaque lettre de relance je devais +.
Ce qui n'est pas logique.
Alors un jour j'appelle et insiste pour parler a la responsable.
Et je lui explique qu'étant dans la galère je ne comprenait pas l'intérêt d'augmenter sans cesse ma dette.
Ca a été très chaud au téléphone et je me suis bien lâché.
Au final on est bien tombé d'accord ils étaient en train de m'arnaquer.
La lettre suivante est revenu a ce que je devais initialement.



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Re : L'Argent c'est de la Dette
« Réponse #39 le: 25 Septembre 2008 à 18:14:33 »

Le récit de Ghislaine Lanctôt qui a été rapporté ici, ainsi que le témoignage et les révélations de Mary Elizabeth Croft, peuvent choquer les gens, les informations ainsi que la 'philosophie exposée" détonnent clairement par rapport aux croyances du public (vous n'avez qu'a demander autour de vous comment né l'argent, 99% de la population ne le sait pas, autant de gens qui seront alors incapables de comprendre les démarches des individus que nous avons cités)

Cependant le fait de payer l'impot ou pas, comme le suggere ghislaine ou mary, n'est pas d'une importance primordial quand on considère le plan dans son ensemble.
D'ailleurs, je vous invite a visiter le site de cet espagnol qui a volé 500.000 euro aux branquiers pour les dénoncer : http://polaris.moviments.net:8000/
modération : adresse introuvable
Toutefois, ces actions améneront certains personnes a s'interroger, a s'informer, et petit à petit, à comprendre le Jeu Du Commerce.

le "Jeu du Commerce" dont mary dit si justement:

Que pouvaient-ils bien utiliser s’il n’y avait plus d’or ? Voyons ! Les citoyens eux-mêmes ... mais ... nous sommes un peuple souverain. Comment pouvons-nous être utilisés comme richesses pour le remboursement d’une dette imaginaire ? C’est impossible, du moins d’un point de vue légal. Cependant, on peut nous faire croire que nous sommes responsables de la dette en nous transformant en contreparties pour une entité fictive (homme de paille) créée par le gouvernement. Au moyen d’un schéma marketing détourné et plus que brillant, nous avons été amenés à croire que nous sommes différents de ce que nous sommes réellement et que nous devons travailler afin de réunir des fonds permettant de régler une dette dont nous ne sommes non seulement pas les responsables, mais QUI AUGMENTE EGALEMENT CHAQUE JOUR OÙ NOUS TRAVAILLONS POUR LA PAYER. S’il vous plaît, arrêtez de « travailler pour une vie meilleure. »

Le jeu du commerce est un jeu que seuls les Banksters peuvent gagner. Ils ne peuvent pas perdre ; ils ont forcé tout le monde à jouer et ils nous conduisent à une dette à laquelle nous ne pouvons pas échapper. USA/CA/EU, en tant que société en faillite, sont possédés complètement par ses créanciers – les banquiers. Ils possèdent les médias, le gouvernement, l’éducation, la religion, tout ; si vous avez un acte de naissance, ils le possèdent aussi. Ils contrôlent chaque transaction ; ils contrôlent ce qui se passe dans le monde ; ils ont même le contrôle de la marionnette sur laquelle le monde rejette la responsabilité de la terreur et de la menace de guerre. Aimez-vous les résultats de ce contrôle ? Appréciez-vous le jeu ? La seule manière de gagner le jeu du commerce c’est de ne pas y jouer. Nous ne sommes pas fait pour fonctionner dans le commerce ; ils nous ont dupés et ceci dans leur propre intérêt. N’y a-t-il pas quelque chose que nous préférerions faire ?
« Modifié: 27 Février 2011 à 22:38:40 par katchina »
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Re : Re : L'Argent c'est de la Dette
« Réponse #40 le: 25 Septembre 2008 à 18:16:24 »



Pour faire echo a ce qui est dit a la page 30 du PDF (c'est de la traduc barbare au fait!)
J'ai moi même eu pas mal de problèmes d'impôts.
Même scénario.
Dans la merde et le chiffre qui augmente sans raison justifiable.
Chaque lettre de relance je devais +.
Ce qui n'est pas logique.
Alors un jour j'appelle et insiste pour parler a la responsable.
Et je lui explique qu'étant dans la galère je ne comprenait pas l'intérêt d'augmenter sans cesse ma dette.
Ca a été très chaud au téléphone et je me suis bien lâché.
Au final on est bien tombé d'accord ils étaient en train de m'arnaquer.
La lettre suivante est revenu a ce que je devais initialement.



En fait la traduc en ligne est une beta (tres ancienne version) , le site d'ailleurs n'a qu'une semaine.
Vous aurez dans les prochains jours une mise a jour majeure de notre part sur bankster.tv (incluant les dernieres versions de l'ebook, similaires a la version impression.
« Modifié: 25 Septembre 2008 à 18:18:43 par bankster »
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Re : L'Argent c'est de la Dette
« Réponse #41 le: 25 Septembre 2008 à 18:21:05 »



Génial Bankster.
Bienvenue sur le net.
Je sens que ca va faire mal cette histoire ;)
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Re : L'Argent c'est de la Dette
« Réponse #42 le: 25 Septembre 2008 à 20:54:16 »

dailymotion - le-dollar-et-la-banque-centrale_news
modération : pas de vidéo sélectionnée
« Modifié: 27 Février 2011 à 22:42:19 par katchina »
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Re : L'Argent c'est de la Dette
« Réponse #43 le: 25 Septembre 2008 à 21:40:07 »

Merci de vos encouragements,

Un résumé plus ou moins correct de ce qu'on essaye de dénoncer (en provenance d'un 'Jean Marc' sur le site de VGE, vous avez déjà posté le lien je crois)

Le système monétaire actuel est une arnaque totale. C'est une chambre à air trouée avec laquelle plus on pompe plus il faut pomper vite. C'est une grande éponge qui sert à faire remonter les richesses du bas vers le haut. On arrive actuellement à la limite de fonctionnement.
L'ignorance des populations permet à cette arnaque légale de continuer d'exister. Nous payons aux banques privées et grace à la complicité des politiques, une licence d'utilisation du système, des royalties, sous forme d'intérêts.


(extrait du livre de Jean-Gaston BARDET, Demain, C'est l'An 2000! écrit en 1950)



 

                        LE SUPER-MÉCANISME CONCENTRATIONNAIRE


 
                                           par Jean-Gaston BARDET
 
 
   Mais parmis tous les mécanismes concentrationnaires, il en est un plus subtil et plus puissant, dont l'ignorance était quasi totale il y a trente ans (ndlr, écrit en 1950, donc en 1920). Aussi suis-je bien obligé de l'exposer en détail. C'est le mécanisme bancaire qui multiplie les méfaits de l'usure et du crédit. En effet, d'un côté, par l'addition des intérêts il double, puis quadruple toute dette en quinze puis trente ans, d'un autre côté, par le subterfuge du crédit et de la monnaie scripturale, il vampirise toutes les richesses mobilières et surtout immobilières d'une nation, puis du monde.
 
   L'usure a toujours été interdite par le Droit canon romain, puis par le Coran. Le catéchisme du concile de Trente est formel: "Tout ce qu'on prend au delà de ce qu'on a donné est usure... c'est pourquoi le prophète Ezéchiel (18-17) dit que  Celui-là sera juste qui n'aura rien pris au-delà de ce qu'il aura prêté . Et Notre Seigneur nous ordonne, dans Saint-Luc (6-35), de  prêter sans en rien espérer. Ce péché a toujours été considéré, même par les païens, comme un crime très grave et très odieux" et le concile ajoute, "c'est ce qui fait dire à Ciceron que  prêter à usure ou tuer un homme c'est la même chose. Et en effet, ceux qui prêtent à usure vendent deux fois une même chose, ou ils vendent ce qui n'est point".


   Il faudrait bien peu connaître l'histoire des civilisations pour s'imaginer qu'il ne s'agit là que d'un pincipe de morale et non pas d'un principe fondamental de bonne organisation de la société civile...  car il n'y a qu'une seule clé pour les Deux Royaumes (celui de la Terre et celui du Ciel).
 
   La civilisation égyptienne a duré quelques cinq mille ans; elle ignorait la monnaie. Les diverses civilisations mésopotamiennes se sont effondrées les unes après les autres, au bout de quelques siècles, s'entre-déchirant, s'entre-détruisant. Elles connaissaient non seulement le trafic des lingots, mais l'usure, c'est-à-dire le "croît de l'argent" comme l'appelle le code d'Hammourabi. L'intérêt pouvait légalement atteindre 25% et montait jusqu'à 100 et 140%...


   L'Encyclopaedia Britanica  (article Money, édition de 1929) souligne que l'écroulement de la Grèce au VIème siècle comme l'effonfrement de l'Empire romain sont également dus à l'usure. Ainsi que l'a montré G. Ferrero dans: la Grandeur et le déclin de Rome, Jules César fut brisé pour s'être montré incapable de résoudre "la gigantesque accumulation d'intérêts inaliénables qui avaient concentré toute la richesse en quelques mains, réduisant les petits propriétaires en esclavage".
 
   Vous commencez à soupçonner pourquoi Cicéron est plus dur dans ses jugements que les Pères de l'Église!
 
   Précisons que le mot usure ne s'applique pas au taux pratiqué mais au caractère du prêt (Il n'en est pas de même du mot : usurier. Cependant les auteurs anglais qualifient d'usure le prêt à la production de l'argent qui n'existe pas, de l'argent négatif). Le prêt de consommation est seul qualifié d'usure dans les textes canoniques, le prêt à la production n'est pas un prêt, mais un  apport de capital  à une entreprise dont l'activité fournit des bénéfices. Ce prêt à la production n'est-il pas licite? Oui, dans certaines limites du taux de l'intérêt, mais non quand celui-ci atteint 50% à 60%, tel est cependant le taux réel des avances bancaires modernes.
 


   Pour le comprendre, il faut étudier la constitution et le développement de la Banque d'Angleterre, type du système bancaire moderne, né en pays protestant où l'usure avait été autorisée par Elisabeth.

 


   En 1694, Guillaume d'Orange, devenu Guillaume III d'Angleterre, n'avait plus d'argent pour payer son armée. Ce Hollandais, dont le succès avait été financé par les banquiers protestants de son pays, va — juste retour des choses — être pris dans l'engrenage des usuriers anglo-hollandais. Un syndicat d'usuriers, dirigé par William Paterson, lui proposa la combinaison suivante:  a) Le syndicat privé avancera au gouvernement un prêt en or de 1 200 000 livres, au taux de 6%, le capital et l'intérêt étant garantis par l'État et payés en or; b) en récompense, le syndicat privé a le droit de s'appeler Banque d'Angleterre;  c) comme le syndicat se démunissait ainsi de tout son capital pour financer le prêt, il avait en échange (?) le droit d'émettre et de négocier des billets à ordre jusqu'à la concurrence des 1 200 000 livres prêtées en or, à l'Etat.
 
   Jusque-là, seul l'Etat avait le droit régalien de battre monnaie, c'est lui qui aurait pû et dû émettre ces billets gagés sur l'or qu'il avait emprunté. Le syndicat, abusant de son titre de Banque d'Angleterre, fit imprimer des billets reconnus valables à Londres, puis dans tout le pays, sous caution morale du roi et matérielle du prêt en or. C'était génial, le public avait confiance en des papiers que la Banque — n'ayant plus de capital — était incapable de rembourser. Ainsi est né le crédit moderne en argent-papier, véritable contrefaçon du Crédo.
 


   Par cet abus de confiance envers le peuple anglais, doublé de haute trahison envers le roi, dit Thomas Robertson (1), le clan des usuriers doubla d'un trait de plume sa fortune. Elle fit même plus que doubler, puisqu'il touchait non seulement l'intérêt sur son prêt en or, mais l'intérêt sur les billets en papier qu'il se mit à prêter — le 6% sur le capital initial devenant du 12%, en huit ans il doublait à nouveau (2).
 
  Ainsi la Banque avait créé une double dette, l'une du gouvernement — lequel, après tout, empochait l'or — l'autre du peuple anglais. L'endettement simultané du gouvernement et du peuple ne fera que croître sans cesse, le gouvernement faisant évidemment tout retomber sur le peuple par le système des impôts. Telle est l'origine de la Dette nationale anglaise, nulle avant Guillaume III et qui ateignait, en 1948, 24 milliards de livres. Le mécanisme comporte trois stades: usure, dette, impôts, dont 60% servent à payer les intérêts de la dette.


   Guillaume III continua à emprunter à la Banque jusqu'à concurrence de 16 millions de livres-or. Et celle-ci émit la même somme en billets. Bien plus, comme les billets avaient cours au même titre que l'or, même à l'étranger, la Banque avança désormais au gouvernement du papier... cautionné par lui, et non plus en or. Le tour était joué. Il est évident qu'à ce moment-là le gouvernement aurait pu reprendre son droit régalien et décider d'imprimer lui-même, les billets; il n'aurait ainsi jaimais eu d'intérêts à verser ni de dette nationale en boule de neige.
 
   Au début, la banque n'émit des billets que jusqu'à concurrence de l'or prêté, et conserva une réserve-or dstinée à couvrir les demandes de remboursement. Petit à petit, elle s'aperçut que les gens préféraient manier des billets plus légers que l'or, et qu'on pouvait émettre des billets en se contentant de garder une réserve de 10%.
 


   Mises en goût par une opération aussi fructueuse, les banques se multiplièrent comme des champignons. Entre 1694 et 1830, on trouve dans les îles Britaniques 684 banques privées, émettant chacune ses propres billets.

 
   En dehors de toute considération morale le prêt à la production suffit à déséquilibrer toute économie qui n'est pas purement agricole ou pastorale, c'est à dire la seule économie où le "croît biologique", don de Dieu, éternellement renouvelé, peur dépasser le "croît de l'argent" lorsque le taux est faible.  L'industrie, elle, ne fait que transformer, et par l'extraction, épuiser.


   Tout d'abord, c'est l'inflation. Il y a dix fois  plus de signes monétaire légaux en 1836 qu'en 1694. Or cette monnaie-papier n'est pas seulement prêtée mais dépensée directement par les banques, qui jouent ainsi le rôle de commerçants. Elles peuvent ainsi faire marcher leur commerce, avec seulement 10% du capital réel, tandis que les industriels qui veulent lancer une usine ou constituer un stock empruntent aux banques, au taux de 6%, des billets qui ne représentent quasi rien et hypothèquent leurs moyens réels de production pour du vent. Cela explique le peu de faillites des banques et la vampirisation des industries et du commerce par les "banques d'affaires".
 
   Toutefois, en 1836, le gouvernement britanique eut conscience du danger. Après une enquête secrète, le chancelier Robert Peel prit l'initiative du Bank Charter Act de 1844. Cette lois retira aux quelques 600 banques privées le droit d'émettre des billets en ne reconnaissant qu'à la  -seule- Banque d'Angleterre, obligée cette fois d'avoir une couverture-or de 100% — ce qui dura jusqu'en 1914...— Aujourd'hui, la couverture n'est plus que symbolique.


   Pauvre gouvernement! Les 600 banquiers se réunirent en un nouveau syndicat, le Joint Stock Banks-  et  -remplacèrent l'émission des billets interdits par l'émission de chèques facilitant l'avance bancaire, c'est à dire l'ouverture de crédit en compte courant. Ce n'était qu'une émission camouflée de billets, et d'autant plus avantageuse qu'elle allait servir principalement à enfler la production des gros emprunteurs et non à faciliter la consommation des petits, comme la monnaie légale.
 
   C'était un nouveau coup de génie. Cette fois, ce n'est plus le roi qui cautionnera l'émission, ce sont les déposants, par suite d'une confusion habilement entretenue.

 


   Le secret de la toute-puissance bancaire dans le monde entier, précise Robertson, réside dans le fait suivant: "Lorsqu'un individu dépose aujourd'hui 1 000 £ en espèces à la banque, celle-ci ne prête pas ces 1 000 £ à un autre client, mais les garde en réserve, et prête en avance bancaire, ou par chèque 9 000 £, c'est à dire neuf fois le montant du dépôt qu'elle a reçu". C'est le premier client qui constitue la réserve de 10%...  alors que le bon public croit que toute Banque n'est qu'un intermédiaire qui avance l'argent mis chez elle en dépôt, soit 1 000 £ pour 1 000 £. C'est d'ailleurs ce qui est déclaré dans tous les traités orthodoxes, et qui était officiellement inscrit dans l' Encyclopaedia Britanica jusqu'en 1910; mais dans l'édition de 1929, vous lisez que "les banques prêtent en créant du crédit, elles créent leurs moyens de paiement ex nihilo" précise M. R. Hawtrey, secrétaire adjoint au Trésor.
 
   En général, l'emprunteur a déposé des garanties. S'il ne peut rembourser son emprunt, la banque saisit les garanties et fait là un bénéfice absolu, pendant que l'emprunteur, lui, fait failite. S'il rembourse, la banque touche 6% sur 9000 £, soit 54% sur les 1 000 £ qui lui avait été déposées jadis, joli bénéfice pour avoir fait un simple jeu d'écriture. L'opération est annulée, la somme inscrite est rentrée dans la colonne Avoir, elle annule le montant porté en sortie dans la colonne Doit. Les 9 000 £ se dissolvent dans le vent, d'où elles étaient venues!...


   De là le pouvoir quasi magique des banques. Non seulement elles créent et détruisent  de la monnaie, mais des affaires. Elles provoquent des booms, des crises artificielles, des périodes de suractivité ou de chômage, suivant que — comme une coquette — elles accordent ou non leurs faveurs, c'est-à-dire des crédits de compte courants. Elles sont maîtresses du "cycle du commerce". Leur pouvoir est invincible, quel que soit le parti qui triomphe temporairrement. Elles concentrent progressivement tout entre leurs mains, sur la ruine des nations.

 
   Lorsqu'en 1919, Vincent C. Vickers — gouverneur de la Banque d'Angleterre depuis 1910 — s'apercevra de cette destruction irrémédiable, il démissionnera et commencera à dénoncer cet engrenage implacable (3). Il en résultera l'Official Governmental Report on Finance and Industry, dit MacMillan Report (4), au Parlement anglais de 1931, puis le Canadian Government Report of the Committee on Banking and Commerce, de 1939 (5), qui confirmèrent tous ces faits et révélèrent que le mot: dépôt bancaire est une escroquerie verbale, il fait croire à un actif alors qu'il représente au contraire un passif, une dette des emprunteurs. Il faut lui substituer l'expression "crédit financier" ou mieux "argent négatif".


   Avec ce système une banque peut tout acheter, tout faire passer entre ses mains, puisqu'elle peut doubler en deux ans non seulement son capital réel mais l'argent qu'on lui dépose. Elle réalise l'idéal concentrationnaire, n'ayant besoin ni de déplacer des hommes, ni de rassembler des machines, quelques traits de plume suffisent. C'est la reine des machines-en-papier! (ndlr, les ordinateurs)
 
 
                            Pas de concentration sans destruction
 


   Le mécanisme moderne du Crédit, portant sur la production  va conduire au même effondrement que la simple usure de l'antiquité, portant sur la consommation , car il ne possède plus d'autorégulation venant des signes monétaires légaux, de l'argent accumulé ou thésaurisé, de l'éparge.
 
   Lorsque des consommateurs investissent leur épargne, tout d'abord, le taux d'intérêt réel reste limité, inférieur à 10% mais surtout, l'industrie qui emprunte ne peut se développer qu'en fonction de cette épargne, de ce surplus qui n'a pas été dépensé pour la consommation. À moins de fabriquer des objets superflus, cette industrie risque peu de surproduire, c'est-à-dire de produire au-delà des possibilités d'achat des consommateurs. Tandis que dans le cas du financement par les banques, qui émettent une monnaie scripturale anticipée , basée sur l'hypothèse de la vente des objets produits, les exploitations de la production s'enflent à une vitesse dépassant les pouvoirs d'achat réels qui sont désormais négligés et ignorés.


   Il s'en suit une hystérie de la production qui offre l'alternative: chômage ou guerre pour la destruction des biens qui encombrent le marché.
 
   Il y a donc deux financements possibles de caractères totalement opposés: l'un provenant de l'épargne, de l'argent en supplément  et l'autre projeté par anticipation . Dans le premier cas, l'autorégulation doit venir de l'offre des capitaux existants, dans le second, de la demande en besoins primaires les plus certains.

 


   Ainsi le financement bancaire — mis en lumière — est tout indiqué pour la construction et l'équipement immobilier profitant à l'ensemble du pays. Là où il n'y a point à craindre de surproduction, c'est vraiment la demande qui fixe l'émission. Ce sont les besoins en logements, en routes, en ponts, en hopitaux, en écoles, en forêts, qui cette fois, deviennent les régulateurs de la monnaie scripturale anticipée, si dangereuse dans ses anticipations. Mais dans ce cas, seuls des offices régionaux —  et non une banque de crédit centralisée (6) — permettraient d'avoir la confiance  du public de la région et le contrôle  effectif des besoins proches. Comme là, il s'agit de prêt de consommation et non plus de production, il ne peut plus être question d'intérêt. La Région ne peut être usurière. Le mécanisme bancaire, en tant que mécanisme , est utilisé sans compromission avec l'usure, il possède son autorégulation organique: la connaissance de la communauté dans ses besoins propres. C'est le seul cas où posant le Bien au départ, nous le récoltons à l'arrivée.

 
   Lorsque s'ajoutent les méfaits de prêt à intérêt de taux scandaleux, de la monnaie scripturale non freinée par les besoins et de l'hystérie de la production, on dévale à roue libre vers la destruction obligatoire. 


   La ruine vient, d'une part de la Dette nationale et de ses intérêts reportés sur le peuple par l'impôt qui n'est plus "juste", ne répondant pas à un service rendu. Aussi se pose la question: faut-il rendre à César ce qui est à Mammon?
 
   La ruine est augmentée par l'inflation qui déprécie les biens du travail et qui est telle qu'en juillet 1945, les banques réunies des îles Britaniques possédaient en caisse 600 millions de £ et avaient accepté environ 5 400 millions de £, soit neuf fois plus, en reconnaissances de dettes, prêts, avances, investissements. Ces 5 400 millions n'ayant aucune existence réelle ont été créés par les banques, à partir de rien, depuis 1844, au taux de 1 million par semaine (7).
 


   Le système est très exactement satanique. L'homme ne peut rien créer ex-nihilo. L'argent-négatif ou dette peut, et doit, être détruit par un jeu d'écritures sur le grand Livre: la colonne Avoir équilibrant la colonne Doit. Mais subsiste l'intérêt à payer, qui ne le peut être que grâce à une nouvelle création  ex-nihilo  d'argent-négatif et ainsi de suite... Il se produit une boule de neige de dettes, une marée d'argent-négatif, de néant, qui augmente sans cesse et entraîne à la destruction obligatoire des biens réels.
 
   Le chaos économique qui conduit chaque pays à l'alternative: révolution ou guerre, provient d'une méconnaissance de vérités élémentaires, tant des marxistes d'ailleurs, que des économistes libéraux. Marx, en effet, n'a nullement soupçonné le mécanisme de l'argent-négatif, et a reporté ses attaques contre le profit et la propriété. Ces derniers ayant toujours été defendus — dans de justes limites — par l'Église, mère des Pauvres, la sagesse commandait de chercher une autre explication.
 


   La voici. Pour qu'il n'y ait pas coexistence de surproduction et de sous-consommation, il faut que le revenu national  puisse acheter la production nationale donc lui soit égal (8) — la soupape des exportations étant de plus en plus réduite dans un monde qui s'unifie (9).
 
   Or tout prix comporte deux parts: l'une de travail, l'autre de capital, l'une a) de salaires personnels (directs ou indirects mais versés à des personnes pour leur consommation), l'autre b) de rémunération des capitaux engagés, qui sont des capitaux d'argent-négatif en majeure partie — la monnaie légale servant à peine à 5% des échanges (avoua lors de l'enquête précitée M. C. Towers, gouverneur de la Banque du Canada). Tel est le phénomène a + b  découvert expérimentalement par le major Douglas en 1920 et au sujet duquel M. de Valera déclarait en 1942: "Malgré mes demandes réitérées, aucun économiste n'a pu me démontrer la fausseté de ce théorème". 


   Si donc les producteurs touchent un total a, ils ne peuvent, en aucune façon, acheter un total a + b ; le revenu national reste toujours  inférieur à la production nationale. Il y aura toujours des surplus et les consommateurs seront toujours en état de sous-consommation. Telle l'origine du phénomène surabondance-misère qu'aucun dirigisme ne peut réduire.
 
   Faut-il souligner que plus la structure productrice est concentrée, plus les investissements dans d'énormes machines sont gigantesques, plus b  croît aux dépens de a  dans l'équation, moins les salarié peuvent acheter leur production, plus la misère augmente, ce qui se vérifie depuis un siècle, quelle que soit l'augmentation continue des salaires (10).
 
 


   Le remède financier  — dont nous avons déjà montré dans nos autres chapitres la valeur économique — consiste d'une part dans le micro-machinisme et la décentralisation diminuant b.  Et d'autre part, dans le retour à l'Etat de son droit régalien de bettre monnaie, enfin dans l'utilisation de crédit public  retrouvé, sans intérêt , pour la construction  des services publics nationaux, régionaux (routes et hôpitaux, écoles et forêts) où la part de salaires personnels est maxima et qui sont en dehors du circuit Production, dans lequel doit jouer seulement la monnaie légale (11).
 
   Faut-il faire remarquer que, quelle que soit la Distribution: structure du commerce et répartition des biens parmi les citoyens, cela ne joue qu'à l'intérieur de a . Il peut y avoir des injustices, des bénéfices scandaleux ou un gaspilage dû à une cascade d'intermédiaires, mais les Salaires totaux, plus ou moins bien répartis, doivent d'abord  permettre d'acheter la Production totale.

 


   Le système bancaire actuel, autrement dit l'usure-à-l'argent-négatif ne peut rien créer de positif, il est très axactement inverti. Il prospère en temps de guerre, s'épanouit, apporte la prospérité matérielle aux ouvriers requis en usine, aux fournisseurs de l'État et aux fabriquants de munitions, pendant que la fleur de la nation est tuée ou mutilée. Il languit en temps de paix, se contracte, apporte le rétrécissement du pouvoir d'achat, les faillites, banqueroutes, le chômage et toutes les misères à la clé. Pourquoi ce paradoxe?
 
   Il y a toujours assez de pouvoir d'achat pour les buts de guerre PARCE QUE les biens créés sont détruits. Ainsi la sous-consommation peut être ordonnée au nom du patriotisme, tandis que la surproduction est liquidée.


   Il ne s'agit point de mettre au pilori les banquiers actuellement inconscients, mais de considérer les faits. Les faits sont les suivants, ils crèvent les yeux: l'usure-à-l'argent négatif conduit à fournir toujours  assez d'argent pour la guerre, la mort et la destruction et jamais assez pour la paix, la vie et la construction. Plus la guerre est terrible, dévastatrice, plus de pouvoirs d'achat sont créés, plus le flot d'argent-négatif s'enfle ainsi que les bénéfices des usuriers. Mais ce gonflement ne peut avoir lieu avec des biens qui encombreraient le marché, puisque les salaires sont toujours insuffisants pour les acheter, et ne peut avoir lieu que dans un seul cas, celui de la destruction délibérée des stocks. Le système ne fonctioone avec efficiency  que si l'on détruit des biens réels (12). Il conduit implacablement à la guerre.
 
 
                                   Jean-Gaston BARDET (1950)
 
 
(1)  In -Human Ecology-, (Maclellan ed. 240 Hope Street, Glasgow), admirablement documenté mais dont nous n'acceptons pas le remède.
 
(2)  Savoir doubler l'intérêt fait partie de la science bancaire... Ainsi en est-il de la vente à crédit -mensuel-  à 8%, qui est en réalité à 16%, et qu'on tente de généraliser en Europe (en 1950)
 


(3)  Economic Tribulations (Badley Heat, 1941).
 
(4)  Publié par H. M. Stationary Office (Londres, 1931)
 


(5)  Publié par Hing's Printer (Ottawa, 1939)
 


(6)  Dont les méfaits sont dénoncés par Robertson, -op. cit-, et le thomiste irlandais R. P. Denis Fahey in  -Money manipulation and Social Order-, (Brown and Nolan. Dublin).
 
(7)  Tel est le montant de  l'impôt secret perçu sur toute la communauté de l'espace financier britanique, qui le paie non avec du vent mais avec son travail et ses propres biens réels. Et ce chiffre de 5 400 millions ne comporte pas toutes les acquisitions et investissements dans les affaires nationales ou internationales qui se montent au moins à 5 000 autres millions. 


(8)  Molotov, longtemps ministre des affaires étrangères de l'URSS, avoua que la seule chose qu'il craignait était que cette égalité soit réalisée en Occident...
 


(9) La recherche des grands espaces financiers, les accords financiers entre plusieurs nations n'ont,  au fond (et peut-être inconsciemment), pour but que de trouver... chez les autres, de l'argent que l'on ne peut trouver chez soi; mais le théorème reste inéxorablement valable pour l'espace considéré!
 
(10) Le personnel de certaines usines s'appauvrit au fur et à mesure que s'accroît leur modernisation. Il pouvait acheter, en 1947, environ la moitié de la production, et deux ans après seulement le quart, car la modernisation entraîne un accroissement des charges du capital et une diminution des pouvoirs d'achat. Cf. l'article de Georges Levard, in "revue d'Action Populaire" de décembre 1950.
 


(11)  L'abîme qui sans cesse augmente entre le "progrès" matériel et le progrès moral, vient de ce que la production matérielle n'est plus organique. Elle n'est plus financée par le croît naturel, par  les propres réserves des industries, mais par anticipation, par dettes d'argent-négatif. Elle s'enfle à une vitesse qui dépasse toute maturation possible des individus. Cela est fondamental pour comprendre l'hystérie de la production.
 


(12)Aussi les faillites des industries sont-elles acceptées avec complaisance par les banques, c'est une des soupapes de sûreté qui empêchent la chaudière d'éclater. Par contre, les bons "Serra" émis sans intérêt au Kenya, vers 1921, ou les "billets coopératifs" sans intérêt, J.A.K., au Danemark en 1931, furent stoppés par les banques nationales, car les professeurs d'économie démontrèrent (!!) "que c'était un gros  -désavantage-  pour tout le monde (!) d'emprunter sans intérêt". Qu'en pensent les constructeurs de petites maisons familiales... qui paient deux fois leur maison?
 
 extrait de: DEMAIN, C'EST L'AN 2000! de Jean-Gaston BARDET  (éd. Jacques Petit, Angers, 1950)
 
Jean-Gaston BARDET (1907-1989) architecte et urbaniste, professeur international, il fut en poste dans de nombreux endroits du monde, Europe, Afrique, Moyen-Orient, les Amériques, en particulier l'Amérique Latine, dont le Méxique, où il travailla à six reprises.  Une grande partie de ce livre fut écrite quand il était en poste en Argentine.
« Modifié: 25 Septembre 2008 à 21:45:22 par bankster »
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Re : L'Argent c'est de la Dette
« Réponse #44 le: 25 Septembre 2008 à 22:32:55 »



Je rajouterais a tout ceci une réflexion toute personnelle.
Dans ce grand "jeu" qui n'a pas préparé et donné les armes à ses propres enfants de l'autonomie : alimentaire, vestimentaire, d'outils etc a donc approuvé le système et a souhaité a sa descendance d'assumer sa propre veulerie et sa propre soumission.
Je suis très violant.
Mais je le pense.
L'esclave souhaite a ses enfants d'être un esclave.
C'est pathétique.
Je le vis.
J'en souffre.
Comprenez et réfléchissez.
Nous sommes dans une dictature larvée.


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L'abbé bête qui monte...... Plus connu sous le nom du Père Loose..... Marié illégitimement à la Mère Tume