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Auteur Sujet: Les programmes SETI  (Lu 13592 fois)

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titilapin2

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Carl Edward Sagan et les programmes SETI
« Réponse #15 le: 29 Septembre 2008 à 13:45:25 »

Comme le dit, Didier dans son blog, on ne peut faire l'impasse du rôle important qu'a tenu Carl Edward Sagan dans la recherche d'une présence ET quelque soit soit forme (artefact, émission radio) et son antériorité (vestige d'un passage du passé sur notre satellite la lune par ex.).


Voici donc quelques extraits de la biographie de Carl Sagan relatifs à son contribution aux programmes SETI et à sa volonté permanente de trouver des signes ou artefacts (pas qu'en radio) de missions extraterrestres dans notre passé (le reste vous attend là  http://icietmaintenant.fr/SMF/index.php?topic=4513.0 ou sur le site rr0 de Jérome BEAU que je remercie au passage).

Le lien avec 2001 l'odyssée de l'espace d'Arthur C Clarck est frappant.

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Début novembre 1961, il fait ses premiers pas dans la question SETI, en participant à la fameuse réunion de "l'Ordre du Dauphin" organisée par Drake et Pearman au NRAO.

De fil en aiguille, Sagan est rapidement engagé dans un débat concernant la sonde Mariner 2, qui doit aller inspecter Vénus. Une des questions cruciales est de savoir si la sonde doit emporter une caméra. Sagan fait partie du camp minoritaire des "explorateurs", qui pense que l'on pourrait observer quelque chose au travers de quelques rares trous dans la couche nuageuse de Vénus.

De la même manière il suggérera que des extraterrestres auraient pu visiter notre système solaire, faire une escale sur la Lune, et y laisser des artefacts observables par des caméras.

En 1963 il rentre à Cambridge où il est astrophysicien à l'Observatoire d'Astrophysique Smithsonian.

Lors d'une conférence cette année-là, il défendit encore une fois l'idée d'installer des caméras sur les sondes en route pour Mars, en partie parce qu'elles pourraient observer de nombreux artefacts de formes de vie avancées.

Cependant les responsables du JPL décident que Mariner 2 inspectera Vénus sans caméras, mais équipée du radiomètre infrarouge sur lequel a travaillé Sagan.

Au printemps 1977, il revient à Ithaca et est contacté par la NASA qui lui demande de former un comité chargé de définir le contenu d'un enregistrement phonographique qui serait placé dans les sondes Voyager 1 et 2. Les sondes contiendront en plus de l'enregistrement phonographique (prévu pour perdurer un millard d'années), les salutations d'humains en 60 langues différentes ainsi que des sons de cétacés, un traité de l'évolution audio, 116 images de la vie sur Terre et 90 mn de musique d'une grande diversité de cultures (il collaborera aussi à Pionner).


NASA (1971)

En 1971 il est nommé Professeur d'Astronomie et des Sciences de l'Espace David Duncan.

La même année avec Frank Drake et Phil Morrison, il rejoint des scientifiques soviétiques à la 1ère conférence internationale sur la communication avec des intelligences extraterrestres, qui se tient à Byurakan en Arménie (URSS).

En tant qu'ardent supporter de l'exploration spatiale, il commence à être consultant pour la mission Mariner 9 (1971) de la NASA, qui donne les premières images détaillées de Mars, montrant alors un monde désolé et parsemé de cratères.

Egalement avec Drake, il conçoit une plaque contenant un message de salut du peuple de la Terre, que transportent les sondes Pioneer 10 (1971) et Pioneer 11 (1972), qui ont à aujourd'hui dépassé les limites du système solaire et poursuit sa route dans l'espace interstellaire.



SETI

Tout au long de sa carrière, Sagan insiste sur l'importance de rechercher les signes d'une vie extraterrestre, posant cette question cruciale :

Sommes-nous un accident exceptionnellement rare ou l'univers déborde-t-il d'intelligence ? (C'est) une question vitale pour nous comprendre nous-mêmes, nous et notre histoire.

Avec divers collaborateurs, dont Paul Horowitz de l'Université de Harvard, Sagan collabore aux projets utilisant des radiotélescopes pour écouter les signaux provenant de possibles civilisations extraterrestres.

Il déclare un jour :
Découvrir que d'autres êtres partagent l'univers avec nous aurait une signification absolument phénoménale, ce serait un événement marquant une nouvelle époque dans l'histoire humaine.
Les radio télescopes écoutant les signaux de la vie dans les milliards d'étoiles et de galaxies, partie du programme chère au cœur de Sagan, n'a toujours pas reçu de réponse à ce jour.

A ce propos, Sagan déclare :
Cela donne une indication de la rareté et de la préciosité de la vie sur cette planète. Le pendant de ne pas trouver de vie sur d'autres planètes est d'apprécier la vie sur Terre.

En 1985, comme pour la fondation Bosack-Kruger, il convainc Steven Spielberg de subventionner le projet META à hauteur de 100 000 $. Le projet débute à l'observatoire Oak Ridge à Harvard (Massachusetts).

Source: http://www.rr0.org/personne/s/SaganCarlEdward/
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L'hypothèse du ZOO
« Réponse #16 le: 30 Septembre 2008 à 00:12:39 »


Comment entrer en contact avec les ETs ?



Selon l’équation de Drake il y’a une à plusieurs centaines voir milliers de civilisations E.T. capables de voyager dans l’univers.

Mais Fermi se demande où sont ces extraterrestres si comme le dit Drake il y a des centaines de civilisations E.T. dans l’univers capable de voyager?

Fermi émit alors l’hypothèse du zoo : nous serions observé par les E.T. sans qu’il n’entrent en contact avec nous. (d’ou certaines observations d’OVNIs et peut être certains enlèvements). “Ils” nous observent comme nous nous pouvons étudier les caractéristiques des chimpanzés, et comme les chimpanzés sont loin de s’imaginer que des gens travaillent sur eux à l’université de Harvard, nous sommes loin de pouvoir imaginer que sur une planète X, des E.T. travaillent sur nos moeurs (par exemple).

Pour finir nous admettrons cette hypothèse, certains OVNIs sont d’origines E.T. et il n’y a pas de contact officiel entre les E.T. et les terriens.

Quels seraient selon vous, le meilleur moyen pour établir un contact avec ceux qui nous observent actuellement?

Car recenser les observations d’OVNIs c’est bien, mais quelques soient les nouvelles preuves que nous pourrions apporter les détracteurs ne bougeraient pas d’un poil et le “contact officiel” sera toujours absent.

En 1930 quelqu’un avait suggéré de planter d’immenses forêts aux Etats-Unis, dont l’objectif serait de représenter des formes portant un message et qui serait visible depuis Mars (l’idée à l’époque qu’une civilisation puisse exister sur mars n’était pas du tout abracadabrantesque).

De nos jours, des messages sont envoyés vers certaines étoiles ou amas d’étoiles.

SETI s’est ouvert il y’a 1 an à l’hypothèse du zoo, et recherche notamment sur les astéroïdes s’il n’y aurait pas de présence E.T.

Source: Manu, via UFOFU - http://ufologie.forum-actif.net/les-extraterrestres-f15/comment-entrer-en-contact-avec-les-ets-t163.htm

Source d'origine: http://www.ufofu.org/blog/2008/07/15/comment-entrer-en-contact-avec-les-ets/

« Modifié: 30 Septembre 2008 à 00:16:15 par titilapin2 »
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Hypothèse du zoo galactique (de Ball) - L'hypothèse de non-ingérence
« Réponse #17 le: 30 Septembre 2008 à 21:21:52 »

Hypothèse du zoo   Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.


Plus de 10.000 galaxies sur une seule photo, la plus lointaine jamais prise par Hubble, appelée Hubble Ultra Deep Field, à des milliards d'années lumières.

L'hypothèse du zoo de Ball[1] est une des hypothèses avancées en réponse au Paradoxe de Fermi au sujet de l'apparente absence de preuves de l'existence d'une vie extraterrestre.

D'après les partisans de cette hypothèse, les extra-terrestres existeraient et seraient assez avancés technologiquement pour pouvoir communiquer avec nous. Ils nous observeraient d'ailleurs de loin, sans essayer d'interagir avec nous, à la façon de chercheurs qui observeraient des animaux primitifs à distance, évitant de s'approcher de trop près afin de ne pas les perturber.

Certains pensent que les extraterrestres qui nous observent entreront en contact avec nous, une fois qu'ils auront décidé que nous sommes prêts à une telle rencontre.

Budd Hopkins, ufologue américain qui a particulièrement travaillé sur les enlèvements par les extraterrestres, écrit dans son dernier livre :

« En 1973, John A. Ball, proposa "l'hypothèse du zoo" dans la revue Icarus, une revue internationale sur les études du système solaire. En tant que radioastronome affecté au Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, il avança très sérieusement l'idée que la Terre était un zoo et que des Extraterrestres étaient chez nous, déjà occupés à nous observer. Ball ajouta aussi : “Dans le zoo parfait — zone sauvage ou sanctuaire — la faune qui s'y trouve ne doit pas avoir de liens directs avec les gardiens du zoo, ni avoir conscience de leur existence”. Ball fut tourné en dérision par de nombreux scientifiques pour sa théorie, parce qu'elle impliquait l'existence d'Extraterrestres vivant parmi nous. » (Budd Hopkins, Sight Unseen, Atria Books, New York, 2004, pp. 139 et 230[2]).


Limites


 
Vue d'artiste d'un extraterrestre humanoïde

L'hypothèse du zoo de Ball est d'abord très spéculative et ne repose sur aucun fait concret.

Elle peut être d'ailleurs considérée comme assez anthropomorphique, attribuant à des extraterrestres des intentions finalement assez humaines. Il s'agit d'une hypothèse ad hoc utilisée pour préserver une vision de l'univers où les civilisations abondent, et ce malgré l'absence d'éléments empiriques allant dans ce sens.

De plus s'il existait de nombreuses civilisations extraterrestres avancées et capables de rentrer en contact avec nous, comme l'équation de Drake pourrait nous le faire croire, il semble assez improbable que toutes respecteraient à la lettre cette règle de non-ingérence, et la probabilité qu'une civilisation la transgresse et se manifeste à nous est grande.

Même si cette règle était respectée à l'échelle d'une civilisation, la probabilité pour qu'un individu ou un groupe d'individu la transgresse sciemment est grande. De même, elle ne pourrait empêcher la visite d'individus égarés.

Notons tout de même qu'il suffirait qu'un système solaire « appartienne » à une civilisation extraterrestre, que l'univers soit composé, comme sur Terre, d'Etats, pour que l'hypothèse du zoo soit beaucoup plus plausible. Bien sûr, cette idée, à l'échelle humaine, paraît totalement idiote.


 Références
↑ Ball, J. A., The Zoo Hypothesis, Icarus, 19, 347 (1973)

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Hypoth%C3%A8se_du_zoo

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L'hypothèse de non-ingérence

 
Cette hypothèse initialement intitulée "l'hypothèse du zoo-galactique" par John A. Ball est une des hypothèses avancées en réponse au Paradoxe de Fermi, au sujet de l'apparente absence d'évidence de l'existence d'une vie extraterrestre.

Pour les partisans de cette hypothèse, les extraterrestres existeraient bien et seraient assez avancés technologiquement pour pouvoir communiquer et entrer en contact avec nous. Néanmoins, rien ne permet de dire que ces visiteurs souhaitent vraiment être connus de manière évidente trop rapidement.

En effet l'avance qui permettrait à une civilisation « de Fermi » de nous connaitre suppose une évidente maturité du voyage, des explorations et des rencontres.

Elle implique sans doute aussi un niveau de connaissances et une différence, peut-être inimaginables pour nous, dans les domaines technique, technologique, culturel, spirituel même.

Ils pourraient donc se contenter de nous observer de loin, sans essayer d'interagir avec nous, de la même façon que tout contact est désormais interdit avec certaines tribus de l'Amazonie pour ne pas les perturber et, à terme, les détruire. C'est ce qui risquerait probablement de se produire pour nos civilisations en cas de contact brutal avec des extraterrestres.



Extrait de l'article l'hypothèse HET:  http://fr.wikipedia.org/wiki/HET
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Sommes-nous seuls, ou pourraient-ils être dans la ceinture d'astéroïdes?
« Réponse #18 le: 30 Septembre 2008 à 21:35:25 »

Sommes-nous seuls, ou pourraient-ils être dans la ceinture d'astéroïdes?                      Michael D. Papagiannis

Département d'Astronomie, Université de Boston, Boston, Massachusetts 02215, USA

(Reçu le 24 janvier 1978)
Quarterly Journal of the Royal Astronomical Society, Vol. 19, N.3, septembre 1978, pp. 277-281.

Résumé

Les observations selon lesquelles la vie a une tendance naturelle à s'étendre dans tout l'espace disponible, des civilisations technologiques avancées devraient être capables de s'engager avec une relative facilité dans le voyage interstellaire, et qu'une fois ce seuil franchi le colonisation complète de la galaxie entière sera accomplie en un intervalle très court en comparaison à l'âge de la galaxie, nous amènent au dilemme suivant: soit, la galaxie entière ruisselle de vie intelligente et notre système solaire doit donc avoir été colonisé il y a des millions d'années de cela, soit il n'y a pas d'autres habitants dans notre système solaire et par conséquent il n'y en a très probablement pas non plus ailleurs dans la galaxie.

Avant d'accepter, cependant, le verdict morne que nous soyons seuls dans la galaxie, nous devons chercher attentivement à travers le système solaire tous signes d'autres civilisations technologiques. L'endroit le plus logique pour les rechercher semble être la ceinture d'astéroïdes en raison des nombreux avantages qu'elle offre à une société galactique vivant dans des colonies spatiales.

Un changement d'avis

L'optimisme euphorique des années 1960s et du début des années 1970 selon lequel la communication avec des civilisations extraterrestres semblait plutôt possible [Sagan 1973], est remplacé lentement depuis deux ou trois années [Hart 1975; Jones 1976; Shklovskii 1977] par une acceptation pessimiste que nous pourrions bien être la seule civilisation technologique dans toute la galaxie. Ce changement d'avis a eut lieu à la suite des observations suivantes:

La vie semble posséder une tendance naturelle à s'étendre comme un gaz pour occuper tout l'espace disponible. Ceci est évident, p.ex. lorsqu'une algue gagne rapidement sur une piscine non surveillée, et a certainement été la caractéristique de l'homme qui après avoir conquis la planète entière est maintenant prêt à de nouvelles entreprises dans l'espace.

Le voyage interstellaire semble facilement atteignable, en particulier dans l'intervalle de 0,01 à 0,1 c, par des sociétés technologiques avancées. L'établissement de colonies permanentes dans l'espace, telles qu'envisagées par O'Neill [1974], rendra possible pour des gens vivant toute leur vie dans ces colonies de se désengager émotionnellement de la planète mère. De telles colonies disposeraient de la force émotionnelle et de la cohérence pour entreprendre des voyages vers les étoiles voisines qui dureraient plusieurs générations. La fusion nucléaire, avec un rendement de 0,007 mc2, peut devenir une source d'énergie très attractive pour de tels voyages à un efficacité Eta aussi faible que 10 à 20 %. Comme vu d'après la relation ...
1/2MV2 = 0,007 Etamc2 mc2 (1)

... un vaisseau spatial de masse M sera capable d'atteindre des vitesse de V = 1–3 x 10-2c avec une charge de carburant m pas plus grande que M.

Dans les dernières 100 années à peu près, les vitesses de voyages longs, sans arrêts (des trains aux vaisseaux spatiaux) ont augmenté de ~ 103 à 106 cm/s. Il semble raisonnable, par conséquent, d'anticiper une augmentation supplémentaire d'un facteur de 300 à 1000 dans les prochaines 100 à 200 années, en particulier avec l'utilisation de la fusion nucléaire. On peut également être optimiste sur l'autonomie des colonies spatiales, qui d'après les calculs de O'Neill pourraient même être une réalité avant la fin du siècle. Il semble, par conséquent, qu'avec un progrès technologique continu et sans le besoin de quelconques nouvelles découvertes majeures, nous puissions devenir capables d'entreprendre des missions stellaires dans quelques siècles. Ceci est un intervalle en termes cosmiques aussi bref que quelques minutes dans la vie d'un homme, ce qui signifie que notre civilisation est extrêmement proche de ce moment critique.

Une fois le seuil du voyage interstellaire franchi la galaxie entière sera colonisée en seulement quelques millions d'années, ce qui est une période très courte en comparaison de l'âge de 10 à 15 milliards d'années de notre Galaxie. Même en supposant un rythme d'expansion de 1 année-lumière par siècle (disons 500 ans pour un voyage de 10 années-lumières vers une étoile voisine adaptée, et 500 ans pour la construction d'une nouvelle colonie avant qu'elle puisse entreprendre d'autres missions stellaires), nous voyons que la galaxie entière peut être conquise en moins de 10 millions d'années. Il est également clair qu'à mesure que de nouvelles colonies rejoignent la vague de colonisation, il y aura tellement de voyageurs interstellaires qu'il n'y aura plus de place raisonnable dans la galaxie restant inoccupée.

Les nombreuses caractéristiques attrayantes de notre système solaire (une étoile chaude et unique, se comportant bien, durant longtemps, entourée d'une multitude de planètes, lunes et astéroïdes divers) n'auraient pas pu être manquées par les colonisateurs, et par conséquent notre système solaire n'aurait pas pu être évité alors que la vague de colonisation balayait la galaxie.

Il est probable que les extraterrestres colonisateurs de notre système solaire, en particulier après leur longs voyages interstellaires, se soient accoutumés à la vie dans l'espace. En conséquence, non seulement ils n'auraient plus besoin d'une planète habitable sur laquelle s'installer, mais préfèreraient plus probablement continuer à vivre dans des colonies spatiales. Les orbites de leur choix seraient à l'évidence celles fournissant l'accès le plus efficace aux ressources en matériaux et énergie.

De ce qui précède il s'ensuit que si des centaines de millions de civilisations intelligentes avaient évolué dans notre Galaxie pendant les plusieurs milliards d'années passés, comme suggéré par l'intégration de la formule de probabilité Drake–Sagan sur l'histoire entière de la galaxie [Freeman et Lampton 1975], il semble alors inévitable que certaines de ces civilisations galactiques aient réalisé des voyages interstellaires et que toute la galaxie, y compris notre système solaire, ait au pléthore de sociétés technologiques avancées. A contrario, si nous sommes les seuls habitants technologiques de notre système solaire, alors il est plus probable que nous soyons aussi les seuls dans la galaxie entière. Cette déduction implique que les valeurs communément utilisées pour l'un ou l'autre des facteurs de probabilité de la formule de Drake [Shklovskii et Sagan 1966; Kreifeldt 1971; Sagan 1973; Oliver 1975] doit avoir été grossièrement surestimé [Papagiannis 1978].

Pourraient-ils être dans les environs?

Nous en sommes, par conséquent, à l'étape où le test pratique de notre dilemme semble être de savoir si oui ou non notre système solaire est habité par une société extraterrestre avancée. Bien sûr il y a dans la littérature plusieurs rapports d'observations d'ovnis et même des histoires de rencontres dramatiques avec des extraterrestres. Il existe également plusieurs livres populaires, tels que ceux de von Daniken [1969], dans lesquels l'intervention d'extraterrestres dans cette planète est envisagée en d'innombrables occasions. Pourtant, cependant, il n'y n'existe aucune preuve convaincante d'aucune de ces histoires ou suggestions ; conformément au principe de Shklovskii selon lequel tous les événements devraient être considérés naturels à moins de la preuve du contraire la communauté scientifique reste non convaincue de visites de la Terre par des extraterrestres. En conséquence, et en accord avec les éléments actuellement disponibles, nous tendons à penser que nous sommes la seule civilisation avancée habitant notre système solaire.

L'absence de preuve, cependant, ne devrait pas être prise comme une preuve de l'absence. Avant de nous résigner, par conséquent, à un acquiescement pessimiste que nous serions les seuls habitants technologiques de notre Galaxie, nous avons la responsabilité de rechercher de manière exhaustive d'autres sociétés avancées dans notre système solaire. La supposition que nous soyons seuls dans le système solaire est essentiellement basée sur la supposition que si d'autres étaient là ils auraient déjà établi contact avec nous, ou du moins que nous aurions été au courant de leur existence. Aucune de ces suppositions, cependant, n'est nécessairement vraie, bien qu'il soit possible que certaines des milliers d'observations d'ovnis puisse mériter une considération supplémentaire, comme suggéré par Hynek [1972].

La question la plus intrigante de l'ensemble du problème est la suivante:

Si notre système solaire est effectivement habité par des extraterrestres, où est-il le plus probable de les trouver?

Dans les premiers temps des gens ont essayer d'identifier une des autres planètes de notre système solaire, le plus souvent Mars [Lowell 1908], comme demeure d'une société extraterrestre. D'après la discussion ci-dessus cependant, il s'ensuit que les colonisateurs de notre système solaire sont fortement susceptibles de continuer à vivre dans des colonies spatiales, probablement à une distance raisonnablement proche du Soleil de manière à avoir un approvisionnement suffisant en énergie solaire pour leurs besoins, et plus probablement près de corps célestes de faible gravité à partir desquels ils obtiendraient tous les matériaux naturels nécessaires à la prospérité continue de leur civilisation.

Le choix de la ceinture d'astéroïdes

Dans ce cadre, il semble que la ceinture d'astéroïdes serait un lieu idéal pour que des extraterrestres y installent leurs colonies spatiales. Non seulement ils auraient un accès facile à l'ensemble des ressources naturelles en exploitant le minerai des astéroïdes, mais ils seraient aussi suffisamment proches du Soleil pour avoir une énergie solaire suffisant à leurs besoins.

Il y a des années cette suggestion aurait paru déraisonnable, principalement parce que nous avions l'habitude de penser que la ceinture d'astéroïdes doit être pleine de débris pouvant être très dangereux pour tous vaisseaux spatiaux basés de manière permanente dans leur voisinage. Les missions Pioneer 10 et 11, cependant, [Kinard et al. 1974] ont découvert que la densité des météroïdes dans la ceinture d'astéroïdes diffère peu de tout autre endroit dans le système solaire, et que par conséquent la colonisation de la ceinture d'astéroïdes semble relativement faisable. Il y a également, bien sûr, les creux de Kirkwood dans la ceinture d'astéroïdes qui sont pratiquement vides de tous astéroïdes. Un vaisseau pourrait rester là presque indéfiniment en compensant simplement les effets de marée de Jupiter par son propre système de propulsion.

On peut même envisager la possibilité que la grande fragmentation des composants de la ceinture d'astéroïdes puisse être le résultat de projets miniers par les colonies extraterrestres. Il est même concevable qu'ils aient essayé de garder la région propre de débris flottant librement pour leur sûreté. L'identification de colonies spatiales de taille de 1 à 10 km cachées dans la ceinture d'astéroïdes ne serait pas une tâche facile pour un observateur terrestre parce que depuis une longue distance ces colonies seraient pratiquement indiscernable parmi les milliers d'astéroïdes naturels. Elles suivraient aussi les mêmes orbites autour du Soleil que les astéroïdes, qui seraient bien plus nombreux, le tout revenant par conséquent à chercher une aiguille dans une botte de foin. Ceci étant dit, avec des observations attentives dans le domaine radio, nous pourrions parvenir à détecter certaines fuites de bruit radio, des observations dans l'infrarouge pourraient révéler une température effective plus élevée que celle justifiée par leur distance au Soleil et enfin, des missions spatiales adaptées en conséquence vers la ceinture d'astéroïdes pourraient effectuer des écoutes fructueuses et pourraient même retourner des preuves photographiques directes. Le projet de recherche, par conséquent, bien qu'à l'évidence relativement difficile, est toujours dans les capacités de notre technologie actuelle et au regard des conséquences considérables de résultats positifs ou négatifs, devrait recevoir une considération sérieuse.

Pourquoi sont-ils silencieux?

Quant à savoir pourquoi ils n'ont pas établi de contact avec nous, on peut penser à plusieurs réponses, y compris l'hypothèse du zoo de Ball [1973]. L'explication la plus simple, cependant, et par conséquent, peut-être la plus probable, pourrait être celle de la confusion et de l'indécision. Nos voisins hypothétiques étaient probablement habitués depuis des millions d'années à une Terre léthargique habitée par des formes de vie ne méritant pas d'effort de communication. Soudain, dans les 50 dernières années à peu près, ce qui est probablement un intervalle très court pour une société galactique bien installée, ils ont été confrontés à une société technologique se répandant de manière exponentielle (aéroplanes, communications radio, bombes nucléaires, vaisseaux spatiaux) ce qui doit sans doute leur causer de sérieuses préoccupations.

Il est possible, cependant, que face à une explosion technologique si soudaine, une civilisation cosmique sereine soit perplexe et indécise quant à la manière de gérer la situation. Ils pourraient être en train de débattre pour savoir s'il faut nous écraser ou nous aider, et par conséquent ils pourraient simplement reporter leur décision, attendant de voir ce que nous faisons de nous-mêmes. Dans le même temps, la ceinture d'astéroïdes fournit une cache naturelle où ils peuvent rester inaperçus pendant un long moment jusqu'à ce que nous décidions d'aller à leur recherche.

Conclusion

En conclusion, bien que l'idée que la ceinture d'astéroïdes puisse héberger un certain nombre de colonies extraterrestres fasse penser à de la science-fiction, les arguments présentés ci-dessus suggèrent que s'il existe de quelconques colonies extraterrestres dans notre système solaire alors la ceinture d'astéroïdes semble être l'endroit le plus logique où les chercher. Avant d'accepter, par conséquent, le morne verdict que nous soyons tout seuls dans la galaxie, nous avons une obligation de faire une recherche soigneuse au sujet de cette possibilité, aussi improbable puisse-t-elle sembler.

Références:
Ball, J. A., 1973. The zoo hypothesis, Icarus, 19, 347–349.
Freeman, J. and Lampton, M., 1975. Interstellar archeology and the prevalence of intelligence, Icarus, 25, 368–369.
Hart, M. H., 1975. An explanation of the absence of extraterrestrials on Earth, Q. Jl R. astr. Soc., 16, 128–135.
Hynek, J. A.,1972. The UFO experience. A scientific inquiry, H. Regnery, Chicago, Illinois.
Jones, E. M., 1976. Colonization of the Galaxy, Icarus, 28, 421–422.
Kinard, W. H., O'Neal, R. L., Alvarez, J. M. and Humes, D. H., 1974. Interplanetary and near-Jupiter meteoroid environments: Preliminary results from the meteroid detection experiment, Science, 183, 321–322.
Kreifeldt, J.C., 1971. A formulation for the number of communicative civilizations in the Galaxy, Icarus, 14, 419–430.
Lowell, P., 1908. Mars as the abode of life, MacMillan Company, New York.
Oliver, B. M., 1975. Proximity of galactic civilizations, Icarus, 25, 360–367.
O'Neill, G. K., 1974. The colonization of space, Physics Today, 27, 32–40.
Papagiannis, M.D., 1978. Could we be the only advanced technological civilization in our Galaxy?, Origin of life, ed. Node, H., Center for Academic Publications, Tokyo, Japan.
Sagan, C. (ed.), 1973. Communication with extraterrestrial intelligence (CETI), MIT Press, Cambridge, Massachusetts.
Shklovskii, I. S., 1977. Man and Space. Conference in the USSR, Astronomy, 5, No. 1, 56.
Shklovskii, I. S. and Sagan, C., 1966. Intelligent life in the Universe, Holden Day, New York.
von Daniken, E, 1969. Chariots of the Gods?, The Souvenir Press Limited.


Source: http://monsite.org/htm/papagiannis01f.htm
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Pourquoi ne voit-on pas les extra - terrestres ?
« Réponse #19 le: 30 Septembre 2008 à 22:19:59 »

Pourquoi ne voit-on pas les extra - terrestres ?   La chronique de Jean-Luc Nothias   15/10/2007

EN MATIÈRE de sciences, ce ne sont pas toujours les découvertes les plus extraordinaires qui ont le plus de chance de passer à la postérité et d'assurer «l'immortalité» d'un nom.

Le cas d'Enrico Fermi en est un exemple frappant. Physicien italien installé aux Etats-Unis, Prix Nobel en 1938 pour ses travaux sur les particules élémentaires de la matière, auteur de la première réaction en chaîne de fission nucléaire contrôlée en 1942 – donc l'un des pères des armes atomiques et des centrales nucléaires –, il restera sans doute plus dans les mémoires pour ce qui démarra comme une plaisanterie entre collègues, à la cantine du laboratoire national de Los Alamos en 1950. Et qui a entraîné la mise en place de très grands programmes d'écoute et de recherche de la vie extraterrestre.

Les pères de la bombe atomique, Edward Teller (à gauche) et Enrico Fermi (à droite) à l'époque de la fameuse discussion en 1950.


Avec trois de ses collègues physiciens, il commentait un dessin humoristique paru dans un journal américain, le New Yorker, le 20 mai 1950. Pour expliquer de mystérieux vols de poubelles à New York, l'artiste avait représenté des petits hommes verts tirant hors d'une soucoupe volante, sur une autre planète, des conteneurs de déchets.

Le dessin humoristique d'Alan Dunn: la disparition de poubelles à New York attribué aux extraterrestres.

La discussion dériva sur des questions statistiques (quelles sont les chances qu'un objet aille plus vite que la vitesse de la lumière) lorsque Fermi s'exclama : «Mais où sont-ils ?» Il parlait – évidemment – des extraterrestres. Quelques calculs statistiques plus loin (nombre astronomique d'étoiles dans la galaxie, nombre d'étoiles similaires à notre Soleil, nombre possible d'équivalents du système solaire, probabilité d'apparition de la vie, etc.), sur un coin de nappe en papier, et l'existence d'extraterrestres était statistiquement démontrée. Les chiffres de départ (100 à 300 milliards d'étoiles dans notre galaxie, 10 suivi de 22 ou 23 zéros pour l'Univers...) sont si élevés que même des probabilités très très faibles de naissance de vie extraterrestre font que d'autres Terres doivent exister en nombre.

Des étoiles pourvues d'une «zone habitable»

D'où la naissance du paradoxe fondateur : puisque statistiquement les civilisations extraterrestres existent et que certaines doivent être bien plus anciennes que nous, pourquoi ne les voit-on pas ?

.Après Fermi, des équations plus «fouillées» furent formulées. Dont celle de l'astronome Frank Drake, en 1961

Qui tente d'estimer le nombre de civilisations pouvant exister dans notre galaxie et dont les émissions radio sont détectables. Autrement dit, le nombre de civilisations extraterrestres développées. Cette équation prend en compte le pourcentage d'étoiles pourvues d'une «zone habitable». Puis le pourcentage de ces étoiles ayant des planètes. Et le nombre de planètes similaires à la Terre dans ces systèmes ainsi que la fraction de ces planètes présentant des conditions favorables à l'éclosion de la vie. Enfin le taux de celles-ci pouvant développer une vie intelligente et le pourcentage de ces dernières à avoir bâti une civilisation technologique. Dernier paramètre pris en compte, la durée de vie de telles civilisations. Si les récentes recherches ont permis de préciser certains de ces chiffres (par exemple le pourcentage d'étoiles semblables au Soleil et celles ayant des planètes), d'autres paramètres restent difficilement chiffrables (comme la durée de vie d'une civilisation «galactique»). Ce qui autorise encore toutes les «solutions».

Assez de questions ouvertes pour stimuler l'imagination

Il y en a trois grandes catégories.

La première est qu'on ne les voit pas parce que les statistiques mentent et qu'ils n'existent pas.

 Le seul mérite de cette réponse est d'être... courte. Mais c'est presque la moins plausible puisque l'on n'a pas trouvé d'éléments interdisant la vie extraterrestre.

La deuxième est qu'ils n'ont pas encore établi le contact.

Les raisons peuvent en être nombreuses. Soit nous n'avons pas (encore) les technologies pour recevoir et décrypter leurs messages, soit ils sont vraiment trop loin, soit cela ne les intéresse pas, soit ils sont venus et repartis (ce qui prouverait, pour certains, leur intelligence)...

Enfin, le troisième type de réponse est qu'ils sont déjà parmi nous.

Et là les raisons possibles donnent le tournis à la raison. Cela va de – oui ils sont là et ce sont les Hongrois – à – ce sont eux qui ont bâti les statues de l'île de Pâques ou réalisé les dessins de la Nazca dans les Andes – en passant par là– ils nous observent et attendent que nous soyons prêts.

Mais certains affirment les voir. Les récits d'observations de soucoupes volantes et les témoignages de disparitions ou d'enlèvements extraterrestres sont nombreux. Popularisés dans les années 50, les ovnis (objets volants non identifiés) ou «UFO» – unidentified flying object – avaient beaucoup de plomb dans les ailes à la fin du XXe siècle. Faut-il voir un renversement de tendance dans le fait, par exemple, que le Cnes ait relancé, fin 2005, un très sérieux comité pour l'étude des phénomènes aérospatiaux non identifiés, en sommeil depuis plusieurs années ?

La grande force du paradoxe de Fermi est qu'il est assez logique pour être crédible mais qu'il laisse assez de questions ouvertes pour stimuler l'imagination, le rêve et donc la recherche. Trouver des traces, même fossiles, de vie sur Mars le nourrirait. Tout comme la découverte de planètes extra solaires ou de signaux venus du fond de l'espace. Mais il permet aussi de s'autoriser les questions les plus farfelues. Et de toute façon, on est toujours l'extraterrestre de quelqu'un.

http://www.lefigaro.fr/sciences/20060412.FIG000000132_pourquoi_ne_voit_on_pas_les_extraterrestres_.html
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Commentaires de Patrick Gross (webmaster du site monsite.org)
« Réponse #20 le: 30 Septembre 2008 à 22:36:12 »

Commentaires de Patrick Gross (webmaster du site monsite.org) pour l'auteur de "Pourquoi ne voit-on pas les extraterrestres?

L'article commenté se trouve sur le site Internet du Figaro:
http://www.lefigaro.fr/sciences/20060412.FIG000000132_pourquoi_ne_voit_on_pas_les_extraterrestres_.html

"Pourquoi ne voit-on pas les extraterrestres?" La chronique de Jean-Luc Nothias 12 avril 2006, (Rubrique Sciences et Médecine)
Pourquoi ne voit-on pas assez d'extraterrestres?


Vous donnez une bonne description des circonstances qui ont amené Fermi à mener sa réflexion.

Il peut paraître étonnant que le nom de Fermi soit plus populaire pour sa réflexion au hasard d'une discussion entre collègue, de ton léger, concernant la question de civilisations extraterrestres, que pour ses travaux en physique fondamentale et leurs applications, bombes atomiques et centrales nucléaires. Mais est-ce réellement étonnant? Je pense au contraire qu'en dépit des moqueries que l'on entend parfois, le sujet est tout simplement une des questions les plus fondamentales qui soit. Peut-être d'ailleurs les moqueries ne sont-elle qu'un signe de l'importance de la question.

Quand Fermi est ses trois collègues entamaient leur réflexion, c'était bien comme vous le rappelez en commentant un dessin humoristique d'Alan Dunn dans le New Yorker, qui expliquait par boutade de mystérieux vols de poubelles à New York, en imaginant que les poubelles soient volées par des extraterrestres. L'idée d'associer les deux venait de ce que la période venait de montrer un record de rapport d'observations d'OVNIS.

A ce sujet une parenthèse peut être ouverte. Au-delà de la boutade et de la réflexion qu'elle a inspirée, il y a là également quelque chose de fondamental: ce que nous autres ufologues nommons "l'incommensurabilité". L'incommensurabilité est ce qui rend la perception et l'interprétation des faits d'un civilisation d'autant plus difficile à réaliser par une autre que ces deux civilisations sont culturellement, technologiquement et biologiquement séparées. Cette incommensurabilité peut faire paraître faussement absurdes les faits et gestes des uns pour les autres. Elle peut faire mal comprendre les uns par les autres. Elle peut empêcher les uns de même comprendre la nature ou même l'existence des autres. Que l'on se penche sur l'interprétation malheureuse des conquistadores par les Aztèques, les cargo-cults, la controverse de Valadolid, et d'autres situations où deux civilisations pourtant au moins biologiquement identiques se rencontrent pour la première fois.

Vous rappelez qu'au commencement de la discussion, il était question des chances qu'un objet puisse aller plus vite que la vitesse de la lumière. L'objet était la soucoupe volante; il s'agissait d'une discussion sur une des formes les plus naïves de la thèse des visiteurs extraterrestres: est-il envisageable qu'un équipage extraterrestre monte dans une soucoupe, se rende chez-nous, rentre sur sa planète, en un temps acceptable? Cela ne se peut que s'ils ont un certain moyen de se transporter dont nous n'avons pas idée puisqu'il ne nous est pas possible dans l'état actuel de nos techniques de voyage spatial et dans l'état actuel de ce que nous savons de la physique. Un tel voyage est exclu pour nous pour le moment, et certains plaident qu'il est exclu pour toujours et pour tout le monde. Il est intéressant de noter que ce n'était pas l'avis de Fermi. Dans la discussion, il a demandé à Teller quelle serait selon lui la probabilité de résoudre le problème lié à la vitesse maximale de la lumière dans le vide dans les 10 ans. Teller lui a répondu qu'il y avait une chance sur un million. Mais Fermi lui a répondu qu'il pensait plutôt à une chance sur dix.

Concernant le paradoxe de Fermi lui-même, vous en donnez la formulation courante, mais ce n'est pas la bonne.

La formulation courante est "puisque statistiquement les civilisations extraterrestres existent et que certaines doivent être bien plus anciennes que nous, pourquoi ne les voit-on pas?"

Si cela était la bonne formulation, la question serait réglée: il suffit alors de constater qu'il y a bien des gens qui en voient!

La bonne formulation par Fermi était d'une brillante clarté:

"Where is everybody?" Où sont-ils tous?


Fermi savait que quelques-uns étaient vus, ou au moins prétendument vus.

Mais le noeud de l'affaire, le vrai paradoxe, était:

"Puisque statistiquement les civilisations extraterrestres existent et que certaines doivent être bien plus anciennes que nous, alors, elles devraient avoir colonisé le moindre recoin de la galaxie depuis longtemps, nous devrions avoir ici et maintenant comme voisins de paliers toutes sortes de représentants de nombreuses espèces extraterrestres! Or, s'il y a bien des gens qui rapportent en voir vu quelque engin, force est de constater que la Terre n'est pas peuplée d'une foule extraterrestre bigarrée."

C'est là, le paradoxe véritable qui intriguait Fermi: quelques OVNIS ne suffisent pas, la Terre devrait grouiller d'extraterrestres depuis très longtemps.

"Où sont-ils tous?" Aussi, les solutions que vous évoquez n'en sont pas.

Je renonce comme vous volontiers à la première, celle qu'ils n'existeraient pas.

Vous la jugez la moins plausible puisque l'on n'a pas trouvé d'éléments interdisant la vie extraterrestre. C'est aussi un sophisme plus qu'une solution: le paradoxe n'existe que sur le postulat que les extraterrestres ne peuvent pas ne pas exister.

Pourtant, s'il n'y avait aucun solution, c'est à dire aucun scénario possible pour expliquer la situation, qui est que la Terre ne grouille pas d'extraterrestres, le bon sens dicterait qu'en dépit de ce que cela soit totalement insensé que nous soyons ainsi les premiers et les seuls, cela doit être ainsi tout de même.

Une bonne solution au paradoxe de Fermi est donc un scénario qui respecte le principe de banalité à la base du paradoxe de Fermi (nous ne pouvons pas être les premiers et les seuls, ce serait une chance telle que cela confine à l'impossible), mais également qui donne une explication au moins possible si non évidente au fait que la terre ne grouille pas d'extraterrestres installé là depuis un ou deux milliards d'années.

C'est pourquoi nombre de solutions ne sont pas valables. Certaines sont avancées par des ufologues qui comme moi-même, veulent pourtant bien considérer que des rapports d'observations d'OVNIS n'ont pas de meilleure explication que celle des visites extraterrestres. Dans cette catégorie, la plus mauvaise solution est de dire que les extraterrestres sont bien là puisqu'on en observe sur notre planète. Non, car il n'y en a pas assez. Il n'y pas de plausibilité dans l'idée que, par exemple, ils seraient justement au début de leurs opérations de colonisation de la galaxie. Justement maintenant? Dans les 5 à 10 milliards d'années qu'ils ont eu pour le faire, ils le commenceraient tout juste maintenant? Ici encore, la coïncidence confinerait à un improbable proche de l'impossible.

Nous pouvons éliminer certaines des solutions que vous évoquez comme également mauvaises:

Ils n'auraient pas encore établi le contact?


Mais il est improbable à la limite de l'impossible que dans tous le temps déjà écoulé pour ce faire, aucune civilisation n'ait encore colonisé la galaxie. Il est improbable au point de confiner à l'impossible qu'il n'y ait que deux civilisations, la notre, et la leur, qui seraient juste sur le point d'établir le contact. Il est improbable au point de confiner à l'impossible qu'il n'y ait qu'une civilisation, la notre, mais tout aussi difficile à défendre qu'il n'y en ait que deux, la notre et la leur. Il doit y en avoir un certain nombre, et elles ne peuvent pas toutes être apparues exactement en même temps, et au moins certaines existent depuis longtemps et ont du obligatoirement coloniser la galaxie: même si cela nécessite des millions d'années, la galaxie a des milliards d'années d'existence, plus qu'il n'en faut.

La plupart des mauvaises solutions s'écroulent ainsi: "ils" ne sont pas colonisateurs? Il faut alors postuler qu'aucune civilisation extraterrestre n'a l'esprit colon, excepté la notre. Ils sont tellement différents d'aspect de nous que nous ne voyons pas qu'ils sont là en masse, ils nous sont invisibles? Mais là encore, il faut postuler qu'ils ont tous cette caractéristique, qu'aucun n'est suffisamment semblable à nous pour en être au moins un peu visible. Nous ne les intéressons pas, nous sommes dans un recoin sans intérêt de la galaxie? Alors il faut postuler que nous n'intéressons aucune civilisation extraterrestre, que la terre et ses environs soient sans valeur depuis quatre milliards d'années pour toutes les civilisations extraterrestres.

S'écroulent ainsi ces solutions que vous évoquez:

"... Nous n'avons pas (encore) les technologies pour recevoir et décrypter leurs messages ..."

Mais vos voisins de palier devraient être extraterrestres, installés ici de manière ostensible depuis longtemps.

"... ils sont vraiment trop loin ..."

Mais ils ont eu des milliards d'années pour coloniser la galaxie. Vos voisins de palier devraient être extraterrestres, installés ici de manière ostensible depuis longtemps.

"... cela ne les intéresse pas ..."

Mais ils sont bien obligé de s'y intéresser s'ils ne veulent pas être eux-mêmes colonisés par d'autres plus intéressés. Vous devriez avoir comme voisins ceux qui sont bien intéressés, installés ici de manière ostensible depuis longtemps.

"... ils sont venus et repartis ..."

Mais d'autres devraient être venus sans repartir. Mais vous devriez avoir comme voisins ceux qui sont bien intéressés, non pas ceux pratiquant le tourisme mais ceux ayant l'esprit colon, installés ici de manière ostensible depuis longtemps.

Les solutions valables sont bien de l'ordre de celles dont vous écrivez qu'elle donnent le tournis à la raison. Ce sont bien les réponses qui postulent qu'ils sont déjà parmi nous, à cette nuance qu'il s'agit de considérer qu'ils ont déjà colonisé la galaxie.

Ils ont, cela est simplement obligatoire dans le cadre du paradoxe de Fermi, colonisé la galaxie. Pourtant, ils ne sont pas sur Terre installés comme le sont nos voisins de palier mais depuis plus longtemps. Toutefois, des gens rapportent occasionnellement mais régulièrement avoir vu extraterrestres et leurs engins.

C'est cette situation, et ni plus ni moins que cette situation, dont il s'agit de rendre compte par au moins une explication possible, sinon plausible.

S'il existe au moins une solution, un scénario possible, qui soit au moins un peu plus plausible que l'idée que nous soyons les seuls, alors le paradoxe de Fermi est une affaire résolue.

Même avec cela correctement posé, il existe de mauvaises solutions. Par exemple, j'ai entendu proposer qu'il y aurait périodiquement des sursauts gamma ou autres catastrophes astrophysiques qui stériliseraient régulièrement la galaxie et "remettrait les compteur à zéro" pour toute forme de vie de façon suffisamment fréquente pour qu'aucune n'ait pu coloniser complètement cette galaxie dans l'intervalle. Erreur! Nous constatons bien que la vie sur terre n'a jamais été ainsi totalement stérilisée. La vie sur terre a plus de 3 milliards d'années et n'a jamais été complètement anéantie, et abouti à au moins une espèce se lançant dans le voyage spatial. Par quelque bout que l'on veuille prendre les thèses de stérilisations galactiques, il reste toujours cette Terre obstinément grouillante de vie montrant une évolution continuelle, avec quelques mini-catastrophes, mais aucune stérilisation complète.

Y a-t-il donc des solutions? Je le pense.

La première que je voudrais présenter est une solution "de droit". Elle n'est nullement glorieuse, mais il suffit qu'elle soit possible. Cette solution est qu'il suffit d'accepter l'idée que nous n'avons pas encore compris la situation. Il suffit d'accepter l'idée qu'il y a un certain paramètre manquant qui fausse le raisonnement autour du paradoxe de Fermi. Il suffit d'accepter l'idée qu'il existe bien une explication à la situation, mais que nous ne l'avons pas encore vue. Pour expliquer que nous ne l'ayons pas encore vue, il suffit d'accepter l'idée que nous manquons encore d'avoir vu certaines pièces du puzzle. Est-ce déraisonnable? Je ne le pense pas. D'un autre côté il est évident que de proposer l'ignorance comme solution, ce qui revient à régler un problème par un mystère, suscitera des ricanements irrationnels, et n'est guère satisfaisant intellectuellement. Il peut donc être sage de chercher mieux, de se chercher quelque solution ayant un contenu que l'on puisse d'ores et déjà exposer, en somme, un tient vaut mieux que deux tu l'auras.

Des scénarii, ou réflexions, sont possibles.

Une classe parmi eux est celle des considérations écologiques. Nous pouvons spéculer autour de telles considérations à partir de l'exemple de notre propre planète.

Nous pouvons considérer le lapin comme une des espèces colonisatrices de notre terre. A son rythme de reproduction, on pourrait sottement imaginer que la terre devrait être depuis un certain temps être recouverte d'une couche de lapins de plusieurs mètres de haut. Ou encore, d'une couche de fourmis, ou de n'importe quelle autre espèce.

Il s'avère que cela ne se passe visiblement pas comme cela. Les espèces sont presque toutes colonisatrices, elles se multiplient en théorie d'une façon vertigineuse, mais finalement, aucune ne semble l'emporter totalement.

Mieux, certaines pourraient être à un stade où de leur point de vue il n'y a plus rien de plus à coloniser, alors qu'elles n'occupent pas massivement la totalité de la planète tout de même, et sont le plus souvent victimes de la prédation d'autres espèces. Certaines de nos espèces terrestres sont prédatrices d'autres, mais toutes sortes de cas de figures se remarquent: les unes mangent les autres, mais les autres ne vivent que grâce à encore d'autres, en parasites ou en symbiose. Il y a là une écologie, dans laquelle nous comprenons bien pourquoi la terre n'est pas finalement recouverte d'une couche de lapins. Il est bien possible qu'il y ait une écologie galactique, dont nous ne connaissons pas exactement les paramètres de loin s'en faut, qui rende invalide le modèle dans lequel si des extraterrestres existent, alors ils devraient être nos voisins de palier depuis longtemps.

Au-delà de ces considérations, des scénarii qui sont en droit des solutions possibles voire plausible au paradoxe existent, et je veux en présenter un. De fait, il suffit d'une unique solution à un paradoxe pour résoudre le paradoxe.

Il se peut que ce que nous considérons comme "nous" n'est rien d'autre que le résultat de la colonisation de la galaxie par la première, ou les quelques premières, intelligences technologies extraterrestres.

La première intelligence technologique extraterrestre ayant voulu coloniser la galaxie a peut-être fait cela d'une manière proche de ce que von Neumann avait proposé comme probable: on ne peut pas simplement construire des millions de fusées et les envoyer dans toute la galaxie. Il faut être plus raffiné. Il s'agit d'envoyer dans la galaxie des "machineries" autonomes, qui s'auto-réparent, se multiplient, s'adaptent.

Ainsi, la cellule de base, l'ARN initial, pourrait être tout simplement la machine de von Neumann d'une certaine civilisation extraterrestre. Cette machine de base colonisera toute seule la galaxie pour le compte de ses fabricants initiaux, et pourra contenir la programmation qu'ils souhaitent pour que cette colonisation s'accompagne d'une "sécurité" permettant de gérer les risques que la machine se retourne contre son créateur. Aucune machinerie ne saurait être entièrement parfaite, et nos OVNIS sont alors par exemple les engins des quelques autres lointaines émanations des mêmes machines de von Neumann qui auraient peut-être mis en échec les sécurités dans une certaine mesure, ou fonctionné hors de ce qui était prévu, les exceptions pouvant cependant être gérées par les colonisateurs initiaux qui ont eu des milliards d'années depuis la colonisation pour ce faire.

Dans ce scénario, il y a bien un colonisateur initial occupant le terrain, car il s'agit peut-être bien d'abord d'acquérir une mainmise sur la galaxie avant les autres plutôt que d'en faire une colonisation ordinaire en occupant massivement planète après planète, au risque que d'autres en fassent autant de leur côté, mais avec plus de succès.

Il s'agit en sorte pour les premiers de "miner le terrain." Répandre la vie dans toute la galaxie assure une certaine homogénéité de son évolution, limite l'apparition d'une concurrence aux capacités imprévisibles en installant ses propres "troupes" contrôlables partout. Il s'agit en quelque sorte de jardinage galactique. C'est ce que je ferais.

L'intégration de nos OVNIS, de nos visites extraterrestres qui ne sont pas des invasions massives et ostensibles, qui ne sont pas colonisations même lorsque ces OVNIS sont périodiquement abondamment rapportés, peut se faire dans un tel scénario à la lumière de ce qui précède. Tout se passe comme si nos visiteurs ne tenaient pas à entreprendre une colonisation massive, comme s'ils ne tenaient pas à attirer l'attention d'une certaine "police galactique" par des actions trop ostensibles. Nous avons la une variante de ce qui est souvent appelée la thèse du "zoo", à ceci près que tout comme pour nos zoo, il arrive inévitablement qu'un animal s'échappe, qu'un enfant jette de la nourriture dans une cage malgré l'interdiction, que les fourmis s'installent dans la zone des singes, et toutes sortes d'incidents qui peuvent être dramatiques ou passer inaperçus pour telle ou telle espèce, mais qui toutefois sont globalement bien gérés par les gardiens, les situations dramatiques étant repérées, tandis que les inévitables petits incidents ne sont justement guère dramatiques et ne justifie donc pas une recherche impossible d'une perfection du contrôle qui reste inatteignable.

Le vrai paradoxe de Fermi n'est pas "Pourquoi ne voit-on pas les extraterrestres?"; il est "pourquoi n'avons-nous pas été depuis longtemps massivement occupés par les extraterrestres?"

Au moins une solution possible existe. On ne peut donc plus affirmer que nous sommes seuls ni qu'aucun OVNI n'est extraterrestre sur la base du paradoxe de Fermi.

Patrick Gross





Source: http://monsite.org/htm/figarofermif.htm
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Elisabeth PIOTELAT a couvert le colloque Searching for Life à l'Unesco
« Réponse #21 le: 01 Octobre 2008 à 00:16:33 »



Citer
Mardi 30 septembre
septembre 30th, 2008 Posted in Septembre 2008 | Comments Off

Adam Korbitz assistait aux récentes réunions à l’Unesco de Paris organisées par l’Académie Internationale d’Astronautique sur la Recherche des signatures de la vie dans l’espace (22-26 septembre). Il a publié un compte-rendu quotidien à l’attention du public anglo-saxon. Les projets SETI “passifs” qui consistent à écouter les éventuels signaux émis par des civilisations lointaines étaient évoqués ici la semaine dernière. Cette fois il est envisagé une autre approche, qualifiée d’active, qui consiste à émettre des fréquences, pour tester la possibilité d’établir un contact.

 


http://setileague.free.fr/paris08/



Ce site est dédié aux événements grand-public qui ont lieu dans le cadre du colloque Searching for Life signature organisé par l'IAA et qui se déroulera à l'UNESCO du 22 au 26 septembre 2008.


A noter que le Webmaster  de ce site est Elisabeth PIOTELAT, co-auteur Français avec Alain LEBEQUE cité par Didier de Palige dans son blog de ce jour.

Auteur du texte de présentation de l'événement sur Agoravox:

Elisabeth Piotelat
Je suis officiellement, ingénieur système au CNRS...
Je suis de temps en temps à la recherche de vie dans l’univers...
Mais à 100% du temps, je suis maman.


A la recherche des signatures de la vie

Sommes-nous seuls dans l’univers ?
Devons-nous émettre des messages dans le cosmos ?
Qu’est-ce que la vie ?
Comment l’identifier sur les planètes que nous venons de découvrir ?


Telles sont quelques-unes des interrogations que se poseront une cinquantaine de scientifiques à l’Unesco du 22 au 25 septembre 2008.


Les projets regroupés sous l’acronyme SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence) scrutent le ciel depuis 1959 à la recherche d’intelligence extraterrestre. Pour la première fois, les scientifiques se réuniront à l’Unesco pour aborder les questions aussi bien techniques que sociologiques.

Le débat qui agite le milieu depuis plusieurs années est de savoir si nous devons ou non émettre des messages vers le cosmos. Les projets d’émission de message sont regroupés sous le sigle ASETI (Active SETI), alors que l’on parle de SETI passif pour les écoutes simples. Jusqu’à la dernière décennie, peu de personnes avaient les moyens d’émettre des signaux puissants dans l’espace. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas.
Les arguments des partisans d’ASETI sont les suivants :
•   si tout le monde écoute le ciel comme nous le faisons, nous ne recevrons jamais aucun message ;
•   de toute façon, nous émettons déjà des messages non intentionnels dans le cosmos. Ce sont ce que l’on appelle les fuites technologiques : laser, émission TV, radar... ;
•   même si l’on établit des protocoles pour l’envoi de messages, il est techniquement impossible de contrôler les actions de groupes religieux ou d’un individu.

Les arguments de ceux qui préfèrent écouter sont de plusieurs ordres :
•   quand on est seul dans une forêt, mieux vaut ne pas crier ;
•   à l’échelle galactique, notre technologie en est encore à ses débuts. Les civilisations capables de détecter nos ondes sont sans doute à un stade bien plus évolué que le nôtre ;
•   depuis les premières observations du nouveau télescope du SETI Institute (ATA), en octobre 2007, c’est la première fois que nous pouvons disposer d’un instrument entièrement dédié à SETI.
•   depuis 1992, nous savons qu’il existe des planètes (exoplanètes) autour d’autres étoiles. Pourquoi ne pas commencer à émettre ?

Au-delà de ce débat, il sera essentiellement question d’exobiologie. Si nous savons détecter des exoplanètes, comment savoir si la vie peut s’y développer ?
Des chercheurs viendront également parler de la communication d’animaux comme les dauphins.

Le programme du symposium de l’Unesco est disponible sur le site http://iaaseti.org/searchingforlife.htm
En marge de cette réunion historique, des événements ouverts à tous, et gratuits, sont organisés.
•   L’Américaine Jill Tarter, qui a servi d’inspiration pour le personnage principal du film Contact, donnera une conférence le lundi 22 à Paris.
•   La ville des Ulis accueillera le physicien canadien Stephane Dumas, le mardi 23.
•   Mercredi, le film Cosmic Connexion sera projeté à la Grande Galerie de l’évolution.
•   Jeudi, Paul Shuch, président de la SETI League, détournera quelques chansons au Bouillon Racine.
•   Samedi, l’auteur de science-fiction Stephan Baxter fera une séance de dédicaces.
Le programme de ces événements est détaillé ici : http://setileague.free.fr/paris08/

L’objectif que s’est fixé l’Unesco est vaste et ambitieux : construire la paix dans l’esprit des hommes à travers l’éducation, la science, la culture et la communication.

A l’heure où la science disparaît des programmes scolaires, où les étoiles sont cachées par les lumières des villes, il est important que chacun lève les yeux au ciel. Les projets de type SETI sont par nature interdisciplinaires. Chacun peut apporter quelque chose, avoir son mot à dire et surtout rêver...

La question "Sommes-nous seuls dans l’univers ?" agite les philosophes depuis longtemps. Aujourd’hui, notre technologie nous permet d’y apporter une réponse. Il faudra sans doute beaucoup de temps avant que l’on détecte LE signal, mais si l’on ne cherche pas, on est sûr de ne rien trouver.



Source: http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=44610

Elisabeth PIOTELAT  a posté le même texte ici: http://www.boinc-af.org/content/view/1026/291/  le 24-09-2008  à 00:48 en offrant deux liens supplémentaires:

Son blog perso sur la page Jour J: http://zazaa.blogspot.com/2008/09/unesco-j.html
Toutes les photos qu'elle a prise dans les conférences: http://www.flickr.com/groups/seti08/

PS: elle  n'a pas assisté aux conférences d'Alain LABEQUE hélas.





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Je vais paraphraser Didier de Plaige: ;)

Adam Korbitz Elisabeth POITELAT assistait aux récentes réunions à l’Unesco de Paris organisées par l’Académie Internationale d’Astronautique sur la Recherche des signatures de la vie dans l’espace (22-26 septembre). Il Elle a publié un compte-rendu quotidien à l’attention du public anglo-saxon. français ici: http://zazaa.blogspot.com/2008/09/unesco-j.html



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Elisabeth Piotelat   ingénieur CNRS, membre de la SETI League




Bibliographie


Paradoxe de Fermi et recherche d'intelligences extraterrestres. Que faire en France ?, Alain Labèque, Elisabeth Piotelat, Luc Arnold, Jean-Pierre Rospars et Florence Raulin-Cerceau.   http://www.exobio.cnrs.fr/article.php3?id_article=76

SETI@SF, Elisabeth Piotelat, in Yellow Submarine N°131 « Les Aliens de la Science-Fiction », novembre 2002

Le reflet des étoiles à la surface du point d'eau, Projet Afrique-Virtuelle – OLATS
http://www.olats.org/africa/projets/gpEau/pouvoir/contrib/contrib_piotelat.shtml

Les amateurs à la recherche d'intelligence extraterrestre.
http://setileague.free.fr/conf/joa.php

 



Sites Internet


En français :

SETI league : http://setileague.free.fr

En anglais :

SETI Institute : http://www.seti.org

The Planetory Society : http://www.planetary.org

Invitation to ETI : http://www.ieti.org

« Modifié: 04 Octobre 2008 à 12:28:14 par titilapin2 »
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Re : Le programme SETI
« Réponse #22 le: 01 Octobre 2008 à 00:24:24 »

Les rencontres étaient me semble-t-il éclatées en des lieux divers.
J'ai cherché en vain sur ses photos le visage de Alain Labeque,
ou de Jean-Pierre Rospars.

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Re : Le programme SETI
« Réponse #23 le: 01 Octobre 2008 à 06:28:24 »

Bonjour Nemo492,
Tu crois qu'il est envisageable d'organiser une émission avec eux, nos scientifiques français et balayer les thèmes: seti, exobiologie et mes petits "bébés" Tardigrades?  :P
« Modifié: 29 Décembre 2008 à 17:48:22 par titilapin2 »
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Un peu d'Alain LABEQUE
« Réponse #24 le: 01 Octobre 2008 à 09:06:30 »

ALAIN LABEQUE
Ingénieur de Recherche Hors Catégorie au CNRS
Consultant dans le cadre du Projet Darwin ( dont il assurait il y a peu la direction) à l’Institut d’Astrophysique Spatiale Université de Paris Sud

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Alain LABEQUE est l'un des grands signataires scientifiques de la Lettre au Président de la République Française du 14 avril 2008 traitant du principe de précaution appliqué au phénomène ovnien.

Lettre ouverte au Président de la République Française
Le principe de précaution appliqué au phénomène ovnien

Préambule
On ne subit pas l’avenir, on le fait. (Georges Bernanos)

En l’absence même de toute intention hostile, l’intrusion d’une civilisation extraterrestre pourrait porter atteinte à notre environnement compris comme l’ensemble des conditions naturelles, sociales et culturelles constituant le théâtre des activités humaines.

La Charte de l’environnement, qui a valeur constitutionnelle, prévoit que lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution [ ], à la mise en oeuvre de procédures d’évaluation des risques [ ].

Le phénomène ovnien

Des phénomènes aérospatiaux insolites se montrent régulièrement dans notre espace aérien. On les appelle communément OVNI. Le CNES (Centre national d’études spatiales) préfère leur donner le nom de PAN (phénomène aérospatial non identifié).
Avant que de chercher à leur donner une interprétation, il nous faut reconnaître une évidence toute simple : ils existent. Certes une grande partie relève de méprises, de fantasmes ou d’hallucinations, mais une part irréductible et significative semble témoigner de lois physiques inconnues et participer d’un principe intelligent.

Ils ont donné naissance à une discipline, l’ufologie, qui comprend deux activités bien distinctes : en premier lieu la collecte des données, en second leur interprétation. Par convention, nous désignerons, dans la suite de cette lettre, par le terme générique « phénomène ovnien » l’ensemble des pans qui, après examen, n’ont reçu aucune explication rationnelle au regard de nos connaissances scientifiques.
Les données
Un groupe d’études émanant du CNES, le GEIPAN (groupe d’études et d’information des phénomènes aérospatiaux non identifiés), a reçu en France la mission officielle de recueillir, d’analyser et d’archiver les données relatives aux pans. Grâce à cet organisme et au travail obstiné d’enquêteurs indépendants, nous disposons aujourd’hui de banques de données comportant plusieurs milliers d’observations. Leur étude statistique met en évidence la complexité et l’incongruité du phénomène qui recouvre des dizaines de types d’événements, allant du plus banal, simple lumière anormale dans le ciel, au plus surprenant, enregistrement radar d’objets aux performances cinématiques inexplicables. Mais elle fait aussi apparaître une cohérence interne et des caractéristiques générales, relativement stables et rarement démenties, de réalité physique et de comportement intelligent, non hostile, discret, furtif et brouillé.

L’interprétation

L’interprétation la plus répandue parmi les ufologues soutient que le phénomène ovnien est gouverné par une (ou plusieurs) intelligence non terrestre. Dans cette hypothèse, il faut accepter l’idée qu’il cache un dessein potentiellement hostile, un programme soutenu par une stratégie. Quel est ce programme ? Qui en sont les auteurs ? Quelle est leur stratégie ? Telles sont les questions que nous sommes amenés à nous poser face à une activité inconnue. Partant, l’étude du phénomène ovnien ressortit aux méthodes d’appréciation des situations complexes mettant en jeu des intelligences aux desseins équivoques et des informations rares, sporadiques et brouillées.

Des méthodes hypothéticodéductives, itératives et adaptatives
Quelles sont ces méthodes ? De conception militaire, elles sont apparues durant le dernier conflit mondial, en même temps que la recherche opérationnelle. Elles sont enseignées dans les écoles supérieures de guerre (en France, le Collège interarmées de défense) et sont employées par les états-majors des grandes puissances. Les grandes entreprises, exposées aux contraintes économico-politiques et devant affronter une concurrence où la désinformation est couramment pratiquée, les ont adoptées et adaptées à leurs besoins propres. Cela explique la présence de la métaphore et de la terminologie militaires dans le discours des dirigeants de société.

Ainsi que la recherche opérationnelle, elles ont pour objet de pallier l’insuffisance de l’intuition et du bon sens devant des situations confuses dépendant de paramètres multiples, relevant de facteurs objectifs et soumises à des événements naturels aléatoires. Mais contrairement à la recherche opérationnelle, elles tiennent compte de l’immixtion d’une intelligence extérieure douée de volonté et capable de brouillage et de comportements arbitraires apparemment irrationnels. Elles sont particulièrement pertinentes en présence de désinformation et dans des conflits asymétriques opposant des adversaires aux logiques différentes, aux éthiques divergentes et aux modes de pensée dissemblables, comme la lutte contre le terrorisme ou, le cas échéant, une intrusion extraterrestre.

De quelle sorte de raisonnement ces méthodes participent-elles ?

Elles sont de type hypothéticodéductif. Elles consistent à formuler des présuppositions, préalablement passées au crible des vraisemblances éthique, technique, économique et opérationnelle, dont sont déduites des conséquences, passées et futures, susceptibles d’être vérifiées par l’observation et le renseignement. Si elles trouvent une vérification expérimentale, elles sont validées. Sinon, elles sont soit réfutées soit révisées afin de les rendre compatibles avec l’expérience. Elles sont par construction itératives et adaptatives. Elles astreignent à une pensée formalisée et rigoureuse. Tout bien considéré, elles sont une application assez fidèle de la méthode scientifique de Karl Popper.
Elles s’opposent au processus inductif de pensée qui va du particulier au général, qui prétend à un énoncé général à partir d’un nombre limité d’observations. S’agissant de l’ufologie, la méthode inductive est inappropriée en raison d’une information fortement dépréciée. Elle a malheureusement conduit à deux écueils : d’une part au scepticisme ou au refus de toute tentative d’interprétation car les visages polymorphe et absurde que revêtent les manifestations des pans depuis soixante années ne permettent pas de justifier un énoncé général ; d’autre part, par extrapolations abusives, à l’élaboration d’interprétations hasardeuses et au développement de thèses conspirationnistes.

Une possible intrusion extraterrestre

Si nous écartons a priori l’hypothèse non scientifiquement réfutable d’une intelligence transcendant le monde sensible, il faut bien admettre que nous avons possiblement affaire à une intrusion extraterrestre, c’est-à-dire à la présence non désirée d’êtres intelligents appartenant à une ou plusieurs planètes de la Voie lactée ou d’une autre galaxie.
Pour que les méthodes hypothéticodéductives lui soient applicables, encore faut-il vérifier que ces êtres peuvent raisonnablement faire l’objet de présuppositions. La difficulté vient alors, entre leurs civilisations et la nôtre, des écarts des connaissances et des évolutions : écart certain pour ce qui est des sciences et des technologies ; écart vraisemblable des évolutions biologiques et sociales et des éthiques.

Une nouvelle forme d’incommensurabilité ?

Tout revient à la question de savoir si des êtres intelligents aux niveaux de connaissances inégaux et aux développements psychique et biologique éloignés seraient capables de se comprendre. A cette condition seulement, les présuppositions auront un sens et pourront être admises comme hypothèses heuristiques.

Une position est aujourd’hui en faveur chez certains ufologues qui prétendent, après Carl Sagan, que les différences de connaissance et d’évolution seraient en réalité des obstacles insurmontables rendant impossible notre compréhension, voire notre perception, d’une intrusion.

S’il est vrai que le fossé du langage est à jamais infranchissable entre l’homme et l’animal, il ne serait pas en revanche un empêchement dirimant entre notre civilisation et celles des autres mondes technologiquement, et peut-être psychiquement, supérieurs. En effet l’exobiologie tient pour probable que tous les êtres intelligents de l’univers sont dotés de capacités d’inférence et de gestion du temps et que leurs schémas mentaux sont, selon toute vraisemblance, analogues sinon identiques.

Il vient qu’il est légitime d’appliquer les méthodes hypothéticodéductives au phénomène ovnien et, par conséquent, de chercher à découvrir, au-delà de leurs modes de déplacement dans l’espace, les intentions à notre égard des éventuels intrus.

Présuppositions

Elles doivent porter sur la nature de ces êtres, sur leur libre ou serf arbitre, sur leur organisation sociale et politique, leur éthique collective, leurs intentions et leurs activités. La vie revêt-elle ailleurs des formes radicalement différentes ? Les êtres biologiques extraterrestres doués d’intelligence ont-ils une physiologie semblable à celle de l’homme ? Erigent-ils leurs sociétés en civilisations ? Dans l’hypothèse où certains auraient acquis la maîtrise de l’espace, de quelle organisation sociale et politique se seraient-ils dotés pour atteindre un tel niveau de connaissances ? Quelle serait leur éthique ? Reconnaîtrait-elle une vérité morale ? Quelle stratégie adopteraient-ils vis-à-vis des civilisations visitées ? Au service de quelle mission ? Obéiraient-ils à un principe de précaution ? Quelles procédures d’approche appliqueraient-ils ? Des signes de leur présence seraient-ils perceptibles ?

Désinformation et brouillage

Dès lors que l’on tient pour plausible une intrusion extraterrestre, il convient de s’interroger sur son origine, son mobile et sa dangerosité :
•   Sommes-nous en présence d’une seule civilisation ou de plusieurs civilisations opérant de concert ou de manières indépendantes ?
•   S’agit-il d’une simple surveillance à distance, d’une intervention ponctuelle ou d’une tentative d’influence ou de prise de contrôle ?
Il est vain d’espérer que d’une démonstration ovnienne ostensible et non brouillée surgiront un jour prochain les réponses à ces graves questions parce que le phénomène est discret, furtif et brouillé et ne semble pas disposé à se dévoiler. Elles ne viendront pas davantage d’une étude reposant sur l’induction car il est de mieux en mieux établi qu’il est depuis son origine l’objet d’opérations de travestissement et de déformation de la vérité :
•   la désinformation mise en œuvre par des fabulateurs aux intérêts obscurs et par des agences gouvernementales motivées par l’enjeu stratégique et la nécessité du secret ;
•   l’amplification, plus ou moins volontaire, de certains des témoins et enquêteurs ;
•   le brouillage et le camouflage par les intrus eux-mêmes.
Désinformation et brouillage sont si présents qu’il devient difficile de faire la part entre la réalité et la fiction, de restituer une information fiable et crédible à partir des seuls récits des témoins.
Les méthodes hypothéticodéductives sont censées lever ces difficultés.

Un risque d’ethnocide planétaire

Quand bien même elle ne montrerait aucune intention hostile, une intrusion extraterrestre présenterait un danger de chaos pouvant conduire à un ethnocide si, par accident, elle se montrait au grand jour sans laisser aucun doute sur son origine. A défaut d’une action psychologique préalable, les hommes pourraient perdre confiance dans leur capacité de maîtriser leur avenir. L’équilibre du monde en serait bouleversé.

Cependant que le génocide est l’extermination d’un groupe ethnique ou religieux, l’ethnocide est la destruction de sa culture. Le chaos n’est pas propre aux systèmes physiques. Des évolutions chaotiques se rencontrent aussi bien dans d’autres systèmes naturels complexes, composés de plusieurs sous-systèmes interagissant fortement. Des événements extérieurs, que les économistes appellent « chocs », pourraient jouer un rôle déterminant dans le déclenchement des involutions irréversibles. Or peut-on concevoir un choc culturel plus violent, plus déstabilisateur, que le contact impromptu avec des êtres extraterrestres qui ont mis la terre sous observation ?

Le risque d’ethnocide ne peut être négligé. Il doit être pris en considération au plus haut niveau de l’État. Là encore, seules les méthodes hypothéticodéductives sont susceptibles d’apporter une aide précieuse à la décision.

Compte tenu des réflexions d’ordre général qui précèdent et considérant
•   que la France s’est dotée d’un organe officiel de collecte et d’analyse des données des pans, le GEIPAN,
•   que le GEIPAN et son comité de pilotage n’ont pas reçu pour mission d’interpréter le phénomène ovnien,
•   que, seraient-ils chargés de cette mission, ils ne détiendraient pour la mener à bien ni la compétence ni les moyens ni la méthode,
•   que le phénomène ovnien est possiblement la manifestation de l’intrusion d’une ou de plusieurs civilisations extraterrestres,
•   que, si l’intrusion n’est pas prouvée scientifiquement, il existe en sa faveur de fortes présomptions, comme l’a écrit en son nom propre dans un livre récent M. Yves Sillard, président du comité de pilotage du GEIPAN, ancien directeur général du CNES et ancien délégué général pour l’armement,
•   qu’une intrusion extraterrestre procède nécessairement d’une politique respectant une éthique et implique un programme servi par une stratégie,
•   qu’une stratégie relevant d’une intelligence étrangère aux motifs incertains pourrait porter atteinte à notre environnement compris comme l’ensemble des conditions naturelles, sociales et culturelles constituant le théâtre des activités humaines,
•   qu’elle doit donc faire l’objet, selon une méthode appropriée, d’une étude d’évaluation des risques, notamment le risque ethnocidaire, par application du principe de précaution conformément à l’article 5 de la Charte de l’environnement,
•   que la seule méthode appropriée face à une menace imprécise est la méthode d’appréciation des situations complexes mise au point par les grands états-majors,
•   que le phénomène ovnien est une affaire trop grave pour être abandonnée aux seuls GEIPAN, ufologues et associations ufologiques, à la rumeur publique,
•   que - pour ce que l’on en sait - aucune étude officielle portant sur l’interprétation du phénomène ovnien n’a été conduite à ce jour en France,
•   qu’à la suite de la publication du rapport Condon, une telle étude a vraisemblablement été menée aux États-Unis en toute confidentialité et que ses conclusions suffiraient à expliquer la désinformation que ce pays semble avoir mise en place pour préserver sa situation dominante et, peut-être, écarter le risque ethnocidaire,

les soussignés ont l’honneur de demander à Monsieur le Président de la République de bien vouloir ordonner une étude exhaustive du phénomène ovnien en application d’une méthode hypothéticodéductive empruntée aux états-majors. Cette étude devrait réunir de hautes compétences dans les disciplines directement concernées : politique, militaire, scientifique, sociologique, philosophique et ufologique.

Elle recevrait pour objet d’infirmer ou de valider l’interprétation extraterrestre et, le cas échéant, de mettre en évidence la stratégie poursuivie par l’intrusion et, si possible, ses moyens. Ainsi le gouvernement de la France serait-il en mesure de mettre sur pied, à des fins de vérification, des actions spécifiques d’investigation scientifique et de renseignement, puis de construire sa propre stratégie, enfin d’arrêter la politique nationale qu’il conviendrait d’appliquer en matière de défense, de sécurité, de recherche, de santé et de maîtrise de l’information. Il disposerait en outre d’éléments pertinents pour décider de la position à tenir sur la scène internationale et de l’information qu’il serait éventuellement nécessaire de porter à la connaissance des institutions et de l’opinion publique.

A Versailles, le 14 avril 2008
Gilles Pinon, Contre-amiral (2S)
Jacques Costagliola, Docteur en médecine
Claude Lavat, Ingénieur ESME
Francis Collot, Chirurgien
Alain Labèque, Ingénieur CNRS
Vincent Morin, MCU docteur en électronique
Rémi Saumont, Ancien directeur recherche INSERM


Les références sur le forum:
http://icietmaintenant.fr/SMF/index.php?topic=2798.15

Vous entendrez 3 des signataires dans "La Vague d'Ovnis"
Mardi 29 avril, à partir de 23 heures,
& Dimanche 4 Mai, de 14h à 16h

L'émission est en ligne ici - en bas de page :

http://ovnis-usa.com/lettre-ouverte/


quote author=rim952 link=topic=2798.msg13302#msg13302 date=1208386790]
cette lettre date du 14 et on est le 17.

Cette lettre est partie et arrivée le 16. Les journaux n'en ont donc pas eu connaissance avant hier.
Le médecin a signé un livre sur l'"Epistémologie du phénomène ovnien" chez l'Harmattan.
Mais les signataires.. ce n'est pas le plus important, ils ont amicalement accompagné le Contre-Amiral dans sa démarche.
C'est le contenu, qui compte, le contexte aussi : l'époque où c'est envoyé,
peu après la Conférence internationale qui s’est tenue à Washington, les débats politiques de haut niveau au Japon, la déclassification de dossiers dans plusieurs pays, les interrogations sur de possibles réunions aux Nations-Unies en février, et la diffusion le 17 mars du documentaire de Canal+ “Ovnis - Quand l’Armée enquête“.


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Souhaitons que son exposition au travers de cette lettre ouverte n'est pas à l'origine de son départ de la direction de l’Institut d’Astrophysique Spatiale  Université de Paris Sud alors que le poste semble toujours disponible?



Directeur de l'institut d'astrophysique spatiale
[jusqu'au 30-04-2008]
La fonction de Directeur de l'institut d'astrophysique spatiale est à pourvoir à partir du 1er janvier 2009.

Afin de faciliter la recherche de candidats, un comité de recherche de candidatures a été constitué comme suit :
•   Pierre Olivier Lagage (Laboratoire AIM, CEA) Président
•   Karine Bocchialini (IAS, Université Paris Sud, karine.bocchialini@ias.u-psud.fr)
•   Jacques Bittoun (U2R2M, Université Paris Sud, jacques.bittoun@u-psud.fr)
•   Pierre Drossart (LESIA, Observatoire de Paris Meudon, Pierre.Drossart@obspm.fr)
•   Francoise Genova (Observatoire Astronomique de Strasbourg, genova@astro.u-strasbg.fr)
•   Rosine Lallement (Service Aéronomie, Rosine.lallement@aerov.jussieu.fr)
•   Michel Perault (LERMA, Observatoire de Paris Meudon, michel.perault@obspm.fr)
•   Gilles Poulleau (IAS, Université Paris Sud, gilles.poulleau@ias.u-psud.fr)


Les personnes intéressées par cette fonction sont invitées à faire acte de candidature avant le 30 avril 2008, par courrier adressé sous pli confidentiel au Président du comité de recherche :

Pierre Olivier Lagage (mail : pierre-olivier.lagage@cea.fr, Tel : 01 69 08 39 12)
Laboratoire AIM
CEA Commissariat à l'Energie Atomique
L'Orme des Merisiers
Bâtiment 709
91191 Gif-sur-Yvette cedex

L'Institut d'Astrophysique Spatiale (IAS) est un Observatoire des Sciences de l'Univers et une unité mixte de recherche du CNRS et de l'Université Paris-Sud 11 (UMR8617). Le laboratoire regroupe environ 160 personnes sur le site d'Orsay (autour de 45 chercheurs et enseignants-chercheurs, 80 personnels ingénieurs, techniciens et administratifs, 20 étudiants et 15 post-doctorants).

Les thèmes de recherche principaux concernent le soleil, les planètes du système solaire et les planètes extrasolaires, la matière extraterrestre et la matière interstellaire, les galaxies et la cosmologie. Le laboratoire a de fortes compétences techniques dans le domaine de l'instrumentation spatiale et mêne plusieurs programmes de R&D. Il est un interlocuteur majeur des agences spatiales nationale (CNES), ou internationales (ESA, NASA) et travaille avec de nombreux partenaires industriels (Alcatel, Air Liquide, EADS, ... ). L'IAS dispose de moyens lourds pour mener de façon simultanée plusieurs projets spatiaux. En parallèle, des travaux de laboratoire sont conduits concernant l'étude de la matière solide extra-terrestre et interstellaire en relation avec les observations astronomiques, et les expériences de détection de la matière noire à l'aide de bolomètres massifs.

Le laboratoire a contribué de façon majeure a plusieurs instruments des missions SOHO, ISO, Mars-Express, Cassini-Huygens et Rosetta de l'ESA, et contribue aux missions Corot (CNES) et STEREO (NASA). La mission cosmologique Planck (ESA) est un des projets majeurs du laboratoire, qui a la maîtrise d'oeuvre de l'instrument principal.

L'IAS gère une facilité nationale, la station d'étalonnage, qui comporte un ensemble de simulateurs spatiaux dans un environnement contrôlé et destinés à l'étalonnage des instruments, ainsi que des moyens de tests d'environnements spatiaux. Le centre de données et d'opérations spatiales de l'IAS, IDOC, gère actuellement certaines opérations de la mission solaire SOHO, de la mission martienne Mars Express et dans un futur proche celles de la mission Planck. Il assure aussi l'analyse, l'archivage et l'accès aux données pour la communauté nationale et internationale des missions auxquelles le laboratoire a contribué.

L'IAS est fortement impliqué dans les enseignements de physique et d'astrophysique aux niveaux Licence, Master et post-Master de l'Université Paris-Sud 11. Il participe à trois Ecoles Doctorales. Le laboratoire accueille plusieurs dizaines de stagiaires par an (IUT, Licence, Maîtrise, ingénieurs). Entre 1990 et 2005, il a formé 85 doctorants français et étrangers.

On se reportera au site de l'IAS pour de plus amples informations.

   


http://www.insu.cnrs.fr/a2471,directeur-institut-astrophysique-spatiale.html


« Modifié: 01 Octobre 2008 à 13:49:02 par titilapin2 »
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Alain LABEQUE aux repas ufologiques de Paris
« Réponse #25 le: 01 Octobre 2008 à 09:10:13 »

Avis avis à nos amis Parisiens, les bien heureux.

Tiens tiens, Alain LABEQUE nous fait l'honneur de participer aux repas ufologiques de Paris en mars 2009.

Mardi 3 Mars 2009 :    Public : Soirée TOUS PUBLIC                       ALAIN LABEQUE


Ingénieur de Recherche Hors Catégorie au CNRS
Consultant dans le cadre du Projet Darwin ( dont il assurait il y a peu la direction) à l’Institut d’Astrophysique Spatiale
Université de Paris Sud
 
Il viendra nous parler des :
- Exoplanètes, (Une exoplanète ou planète extrasolaire désigne une planète orbitant autour d'une étoile autre que le Soleil.)
- de l'Exobiologie en général (L'exobiologie est une science interdisciplinaire qui a pour objet l'étude des facteurs et processus,
notamment géochimiques et biochimiques, pouvant mener à l'apparition de la vie, d'une manière générale, et à son évolution.)
- du Projet SETI France auquel il collabore activement. (Search for Extra-Terrestrial Intelligence, abrégé par SETI et que l'on peut traduire par  « recherche d'une intelligence extraterrestre », est un programme qui regroupe des projets dont le but est de détecter les signaux qu'une
intelligence extraterrestre pourrait émettre, volontairement ou non, depuis sa planète d'origine.)
 
18 h 30 à 19 h 30 : Repas  - 19 H 30 A 19 H 45 JMP  "Rubrique, les revues et livres du mois".
19 h 45 - 21 h 15 : Interventions brèves des invités qui demandent éventuellement la parole,  Intervention de l'invité prévu pour la soirée.
21 h 15 - 21 h 35 : Débat


Source: http://www.les-repas-ufologiques.com/le%20journal%20des%20repas%20ufologiques%202009.htm
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Re : Le programme SETI
« Réponse #26 le: 01 Octobre 2008 à 13:44:39 »

Je n'ai pas d'infos sur les éventuelles conséquences pour Alain Labèque
de s'être associé à la lettre au Pdt arkozy.

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Re : Le programme SETI
« Réponse #27 le: 01 Octobre 2008 à 13:49:44 »

Merci du retour Nemo492 :)
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A la recherche d'une vie extraterrestre "intelligente" L'Express 9 octobre 2008
« Réponse #28 le: 10 Octobre 2008 à 23:49:54 »


A la recherche d'une vie extraterrestre "intelligente" L'Express 9 octobre 2008

Par Richard De Vendeuil, mis à jour le 09/10/2008 12:19:07 - publié le 09/10/2008 11:39


DR - Allen Telescope Array (CA)


La traque des astrophysiciens et des biologistes s'intensifie pour tenter de capter des signes d'une vie intelligente venue d'ailleurs.

"Aide-toi, le ciel t'aidera". Alors que les recherches piétinent depuis des années, les chasseurs de vie extraterrestre "intelligente" reprennent l'adage à leur compte. Réunis fin septembre à Paris, des astrophysiciens et des biologistes se préparent pour une sorte de "battue" intergalactique. Leur objectif: capter des signaux qui, sous forme d'ondes électromagnétiques, proviendraient d'autres mondes. Ce programme, soutenu notamment par l'institut américain Seti, vise en quelque sorte à "écouter" - autant que possible - l'Univers et ses 100 milliards de galaxies.

La directrice du Seti Institute, Jill Tarter, reconnaît chercher une aiguille dans une "botte de foin cosmique". Mais peu lui importe d'attendre "plusieurs générations" avant de recevoir un signal - "du moment qu'on dispose de la bonne fourche pour retourner la meule".

Elle fait ici allusion au nec plus ultra de la radioastronomie: l'Allen Telescope Array (ATA), installé en Californie. Cet instrument, dont la construction a été financée par des mécènes, est composé de 42 mini-soucoupes paraboliques (à terme, elles seront 350). Depuis sa mise en service, l'été dernier, il a déjà repéré les signaux du vaisseau spatial Voyager 1, qui navigue pourtant à 106 unités astronomiques de la Terre (1 unité astronomique égale 150 millions de kilomètres).

Après cette entrée en matière réussie, ATA va passer au peigne fin, sous diverses fréquences, un million d'étoiles. "Désormais, nous pouvons aussi consolider nos avancées avec d'autres partenaires à travers le monde", annonce Jill Tarter. En France, la station radioastronomique de Nançay (Cher), spécialiste du captage d'émissions à basse fréquence, pourrait être sollicitée.


http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/a-la-recherche-d-une-vie-extraterrestre-intelligente_586662.html
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titilapin2

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Et si les ET utilisait les étoiles comme relais téléphonique…
« Réponse #29 le: 19 Octobre 2008 à 15:04:59 »

Et si les ET utilisait les étoiles comme relais téléphonique…

jeudi 11 septembre 2008

C’est l’hypothèse que viennent de formuler très sérieusement quatre astronomes américains en suggérant qu’une civilisation avancée pourrait communiquer à très longue distance en modulant la fréquence de clignotement de certaines étoiles.

Des étoiles sémaphores

John Learned et ses collègues de l’institut d’astronomie d’Hawaii (Etats-Unis) se sont intéressés aux Céphéides, des étoiles très brillantes dont l’éclat varie périodiquement, ce qui donne l’impression d’un clignotement plus ou moins rapide. Pour les chercheurs, ces étoiles pourraient être utilisées comme des phares intergalactiques par des extraterrestres soucieux de signaler leur présence.Cette animation montre le cycle d'une céphéide:



Lumière porteuse

En effet, ces astronomes affirment- dans un article mis en ligne sur la base de donnée scientifique Arxiv et intitulé « The Cepheid Galactic Internet »- qu’il est en théorie possible « d’exciter » une Céphéide en la bombardant avec un faisceau de neutrino : cela a pour conséquence d’augmenter temporairement sa fréquence de clignotement. Ces variations de fréquence, visibles à des millions d’année-lumière, pourraient servir à encoder et transmettre des messages binaires. Tout comme le courant électrique alternatif transporte les données informatiques.


A la recherche d’un clin d’œil stellaire

Même s’il reconnaît qu’un tel dispositif émetteur est pour l’instant hors de portée de la technologie humaine, Learned pense qu’il serait accessible à une civilisation très avancée. Le chercheur imagine même un réseau interconnecté d’étoiles communicantes similaire à Internet. Il suggère donc de réexaminer, à la recherche d’éventuels messages ou clins d’œil binaires, les observations effectuées depuis des décennies sur les 500 étoiles céphéides de la galaxie.

Possible mais peu plausible

Contacté par 20Minutes.fr, l’astrophysicien canadien Yvan Dutil, qui s’est penché sur des moyens plus conventionnels d’entrer en communication avec des civilisations extra-terrestres, est un peu plus circonspect. Même s’il estime « qu’une civilisation très avancée pourrait être tentée d'utiliser cette méthode pour attirer l'attention sur elle, car c'est un moyen de transmission omnidirectionnel », il rappelle que « les Céphéïdes sont des étoiles jeunes, qui sont généralement situées loin des étoiles plus vieilles autour desquelles ont pense retrouver des civilisation avancées ». Il faudrait donc des milliers voire des millions d’années pour pouvoir les atteindre et les exciter. « Donc » conclut-il « à moins qu'une civilisation ait les moyen d'explorer et de coloniser une galaxie au complet cette méthode de communication ne me semble pas très pratique. »

Yaroslav Pigenet


20Minutes.fr

http://vieextraterrestre.blogspot.com/2008/09/et-si-et-utilisait-les-toiles-comme.html
« Modifié: 19 Octobre 2008 à 15:20:51 par titilapin2 »
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