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Auteur Sujet: Fil généraliste: exoplanètes (photographiées et traces de vie)  (Lu 23115 fois)

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titilapin2

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Premières images d’un autre système planétaire
« Réponse #15 le: 15 Novembre 2008 à 00:56:33 »

[justify]ASTROPHYSIQUE

Premières images d’un autre système planétaire
NOUVELOBS.COM | 14.11.2008 | 09:17

Deux équipes annoncent ce vendredi dans la revue Science avoir photographié en direct des exoplanètes –et notamment un système planétaire. Jusqu'à maintenant leur existence était déduite à partir de l'observation des étoiles.


Les trois exoplanètes (points rouge b,c,d) autour de l'étoile HR 8799 (lumière résiduelle en rouge et bleu). (National Research Council, Canada)

Après des années de détection indirecte des exoplanètes, des chercheurs annoncent enfin des prises de vue directes de planètes en orbite autour d’une autre étoile que notre Soleil. En effet, c’est un système planétaire, avec trois planètes géantes, que Christian Marois (NRC Herzberg Institute of Astrophysics, Canada) et ses collègues ont réussi à photographier avec les télescopes Keck et Gemini à Hawaii.

Ces planètes tournent autour d’une étoile jeune, HR 8799, située à 140 années lumière de la terre, visible à l’œil nu dans la constellation de Pégase. Les trois planètes brillent encore car elles sont elles aussi très jeunes -environ 60 millions d’années- et encore chaudes, expliquent les chercheurs dans la revue Science Express (version électronique anticipée de Science).

La détection des exoplanètes repose depuis ses origines sur des méthodes indirectes d’observation. Les astrophysiciens traquent les effets de la planète sur son étoile. Les exoplanètes repérées sont donc pour la grande majorité des géantes gazeuses, appelées Jupiter chauds, très proches de leur étoile. La détection directe permet de regarder ailleurs, plus loin de l’étoile. Ainsi les planètes repérées autour de HR 8799 se situent à 24, 37 et 67 fois la distance Terre-Soleil (contre rarement plus de 5 fois pour les Jupiter chauds). Leur masse est estimée entre 7 et 10 fois celle de Jupiter. Les plus grosses sont aussi les plus proches de l’étoile, comme dans le système solaire.

La plus éloignée des trois planètes se trouve au milieu d’un disque de débris comparable à la ceinture de Kuiper du système solaire. Ce qui fait dire aux chercheurs que ces trois planètes ressemblent aux régions externes de notre système planétaire.

Pour voir en direct ce système planétaire, les chercheurs ont eu recours à l’optique adaptative développée au Keck par le Lawrence Livermore National Laboratory (Californie). Quant à Christian Marois, il a mis au point une méthode de traitement des images qui permet de distinguer les planètes de la lumière de l’étoile. Les chercheurs supposent qu’il y a d’autres planètes plus proches de HR 8799 mais qu’ils ne les ont pas encore vues.

Dans la même revue, l’équipe de Paul Kalas (University of California, US) annonce avoir photographié une exoplanète avec le télescope spatial Hubble. D’une masse proche de celle de Jupiter, elle est en orbite autour de l’étoile Formalhaut. Kalas, qui observe depuis longtemps le voisinage de cette étoile, a été surpris de photographier l’exoplanète dans la lumière visible. Il suppose que la planète est entourée d’un immense système d’anneaux qui réfléchit la lumière de l’étoile.[/justify]

Cécile Dumas
Sciences et Avenir.com
14/11/08

----------------------------------------------------
[justify]
   Le 14 novembre 2008 à 16h07
 
Première image d’un système planétaire extrasolaire !

Par Jean Etienne, Futura-Sciences


Le 14 novembre 2008 restera un grand jour pour la planétologie... Coup sur coup, dans la même revue Science, deux équipes viennent d'annoncer l'observation visuelle de systèmes planétaires. L'une depuis deux télescopes hawaïens, Gemini et Keck, et l'autre à l'aide de Hubble. Voici le détail de la première découverte, qui montre, autour de l'étoile HR-8799, non pas une mais trois planètes ! Pour la suite de cette saga du jour, ne manquez pas le prochain article sur l'image saisie par Hubble...

Un groupe d’astronomes américains, canadiens et britanniques vient de réaliser la première image d’un système planétaire extrasolaire orbitant autour de l’étoile HR-8799 au moyen des télescopes Gemini Nord (8,1 m) et Keck (10 m) au sommet du Mauna Kea, à Hawaï. La portée de l’événement, qui vient de faire l'objet d'une publication dans la revue Science du 13 novembre 2008, est considérable... « Depuis une dizaine d'années, nous savions, par des méthodes indirectes, que le Soleil n'est pas le seul astre autour duquel tournent des planètes, rappelle Christian Marois, de l'Institut Herzberg d'astrophysique, à Victoria (Canada) et auteur principal de l'article. Nous avons finalement réussi à saisir une véritable image d'un système solaire entier. Il s'agit d'un jalon dans la quête de systèmes planétaires orbitant autour des étoiles ».

Située à 130 années-lumière dans la constellation de Pégase, HR-8799 est une étoile de classe spectrale A5V âgée de seulement 60 millions d’années et de 1,5 masse solaire. Sa magnitude apparente de +5,96 la situe à la limite de visibilité de l’œil humain. Des observations antérieures avaient déjà permis de détecter un disque de poussières particulièrement massif au sein duquel la présence d’au moins une planète en formation avait été suspectée.
Entre 2004 et 2007, l’équipe de chercheurs constituée de Christian Marois ainsi que de David Lafrenière (Université de Toronto) et René Doyon (Université de Montréal), membre du Centre de recherche en astrophysique du Québec (CRAQ) et directeur de l’Observatoire du mont Mégantic, avaient entrepris de scruter 85 étoiles moins massives et plus jeunes que le Soleil, postulant que des planètes encore chaudes, donc plus facilement détectables, pourraient les entourer. En vain.

Aussi ont-ils modifié leur stratégie, se tournant cette fois vers une autre sélection de 80 étoiles plus massives que le Soleil, en s’aidant de l’optique adaptative des télescopes Gemini Nord et du Keck. L'équipe s'est aussi appuyée sur un nouveau logiciel d’imagerie angulaire différentielle (IDA2) dont ils sont à l’origine, et sur un algorithme de traitement d’image sophistiqué destiné à distinguer la lumière renvoyée par la planète, entre un et dix millions de fois moins lumineuse que l’étoile.

Bingo ! Une des premières cibles de l’équipe était HR-8799, en raison de son important nuage de poussières. Mais d’emblée, les détecteurs découvraient non pas une mais trois planètes composant le premier système stellaire jamais observé.



Ces trois images ont permis de déterminer les caractéristiques orbitales des trois planètes, dont les positions sont indiquées par les lettres b, c et d. Crédit Université de Toronto

La preuve d'une savoir-faire certain et l'espoir de bien d'autres découvertes

Il ne s'agit pas de la première photographie réalisée d'une planète extrasolaire. Mais le fait que trois de ces astres apparaissent sur la première image réalisée selon cette nouvelle méthodologie en dit long sur les perspectives désormais ouvertes aux astronomes. Les images successives du système, étalées sur plusieurs mois, révèlent que les trois planètes tournent à 24, 38 et 64 AU (3,6, 5,7 et 9,5 milliards de kilomètres) de l’étoile en respectivement 100, 189 et 490 années terrestres. Leurs masses, qui n’ont pas encore été mesurées avec précision, sont provisoirement estimées à 10 (+/-3), 10 (+/-3) et 7 (-2 à +7) Mj (en référence à Jupiter).

Selon Travis Barman, astronome à l’observatoire Lowell en Arizona et co-auteur de l’étude, la comparaison entre les caractéristiques des trois planètes et les modèles théoriques indique que chacune d’entre elles doit posséder une atmosphère complexe abritant des nuages de poussières capturant et renvoyant une partie du rayonnement infrarouge.


Le système de HR-8799 apparaît comme une version légèrement agrandie de notre propre Système solaire, avec des planètes plus massives orbitant plus loin et une étoile légèrement plus grande que le Soleil. Si HR-8799 avait la masse de notre Soleil, les trois astres observés occuperaient la place de Saturne, Uranus et Neptune, ce qui laisse aussi présager la présence de planètes intérieures.


Jusqu’à présent, environ 300 exoplanètes avaient déjà été mises en évidence (326 ce 14 novembre 2008), la plupart par la mesure de l’effet gravitationnel sur leur étoile. Mais cette technique indirecte permet seulement de déterminer la masse et l’orbite d’un objet invisible. La technique du transit permet l’analyse d’atmosphères par l’étude du rayonnement stellaire diffracté, mais la planète ne trahit sa présence que par un très léger assombrissement de son étoile, et reste tout aussi inobservable directement.

L’étude par imagerie directe offre un tout nouveau champ de recherches. Il est à présent potentiellement possible d’étudier les propriétés d’une planète en détails, de mesurer sa température, d’analyser sa composition ainsi que la structure de son atmosphère. Les premiers examens du système de HR-8799 par spectrométrie sont d’ores et déjà programmés.

Le fait que la toute première image obtenue au moyen du nouveau programme conduit par Christian Marois ait révélé d’emblée un système complexe de trois planètes est sidérant et ne saurait être dû à un simple hasard. Cette heureuse découverte est surtout imputable à des instruments aux performances exceptionnelles, à une bonne méthode et, sans doute, avec désormais 326 planètes extrasolaires au compteur, à un savoir-faire certain. Une nouvelle fenêtre vient ainsi de s’ouvrir sur l’Univers, mettant les astronomes sur la voie qui les conduira bientôt à la photographie d’une deuxième Terre.[/justify]





Source: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/premiere-image-dun-systeme-planetaire-extrasolaire_17348/
« Modifié: 15 Novembre 2008 à 01:15:50 par titilapin2 »
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Re : La première exoplanète photographiée ! Et les autres! - Michel Mayor
« Réponse #16 le: 15 Novembre 2008 à 01:02:41 »

[justify]Des exoplanètes photographiées pour la première fois
Laurent Suply (lefigaro.fr) avec AFP
14/11/2008 | Mise à jour : 09:07



Crédits photo : Nasa, Esa, P. Kalas
Deux équipes ont réussi à immortaliser en images des planètes extra-solaires, jusqu’alors détectées par des moyens indirects.

Il aura fallu des années de patiente chasse galactique pour parvenir à tirer le portrait d’une exoplanète. Deux équipes d'astronomes ont en effet dévoilé dans la prestigieuse revue Science les premières images directes d'exoplanètes dont les deux premières photographies optiques.

L'astronome américain Paul Kalas, de l'Université de Berkeley, est parvenu avec une caméra du télescope spatial Hubble à saisir les premiers clichés optiques d'une planète située à 25 années-lumière de notre système solaire. D’une masse trois fois supérieure à celle de Jupiter, elle orbite autour d’une jeune étoile baptisée Fomalhaut (sa carte d'identité), dans la constellation du poisson austral (Piscus austrinus). En fonction des différences entre deux photographies de la planète "Fomalhaut b" prises respectivement en 2004 et 2006, l’astronome estime qu’elle effectue une orbite complète de son étoile tous les 872 ans à une distance de 17,7 milliards de kilomètres .

Une seconde équipe menée par Christian Marois, de l'Institut d'Astrophysique Herzberg à Victoria en Colombie Britannique au Canada, a obtenu à l'aide des télescopes terrestres les premières images infrarouges de trois planètes géantes, en orbite autour d'une même étoile appelée HR8799 (sa carte d'identité) dans la constellation du Pégase à environ 130 années-lumière de la Terre (l’article en PDF). HR 8799 a environ 1,5 fois la masse du soleil. L'étoile brille néanmoins beaucoup plus et est nettement plus jeune. Les astronomes estiment qu'elle n'a qu'environ 60 millions d'années.

Jusqu’à présent, les 326 exoplanètes détectées depuis 1995 (le catalogue complet) n’étaient souvent que des ruptures de courbes sur des graphiques, ou autres signes permettant une détection indirecte (voir un panorama des méthodes utilisées) . "C'est très difficile de voir des planètes autour des étoiles parce qu'elles sont très faibles par rapport à leur étoile donc on a développé une technique d'imagerie qui permet d'atténuer le signal de l'étoile de manière très efficace", a souligné René Doyon, l'un des huit astrophysiciens de l’équipe canadienne.

Ces premières observations directes sont une étape jugée cruciale vers la découverte dans les prochaines années d'une autre planète sœur de la Terre, ainsi que vers une meilleure compréhension de la formation des planètes. « Le but ultime des astronomes est en effet de produire des images et des relevés spectroscopiques de planètes de type terrestre. Pour y arriver, il faudra cependant des télescopes spatiaux particuliers, dont on n'a même pas encore commencé à tracer les plans », souligne le Conseil national de recherches du Canada.[/justify]
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Re : La première exoplanète photographiée ! Et les autres! - Michel Mayor
« Réponse #17 le: 15 Novembre 2008 à 01:07:50 »

[justify]13.11.08 Exoplanètes : Les voir pour le croire


Une performance exceptionnelle quand on connait les difficultés liées à la visualisation des planètes, dont le faible éclat se perd dans le halo de leur étoile primaire.

D'habitude, les chercheurs déduisent la présence d'une planète d'indices dus le plus souvent à son influence gravitationnelle mais cette fois-ci, les astronomes ont fait mieux. Beaucoup mieux. Une équipe à réussi à prendre des images de 3 planètes en utilisant les télescopes Keck et Gemini et une autre a utilisé Hubble qui a très clairement vu une planète tournant de l'étoile Fomalhaut.

Ces découvertes sont une nouvelle étape dans l'étude des exoplanètes. Elles montrent les progrès faits depuis la 51 Pegasus, la première exoplanète découverte en 1995, et le chemin qui reste à parcourir avant d'imager une planète extrasolaire permettant de voir des détails à l'échelle d'un continent, par exemple.

Mais, on peu faire mieux encore. Concrètement, cela signifie que les techniques d'optique adaptative utilisées avec les télescopes basés au sol pour corriger les perturbations atmosphériques, lorsqu'un coronographe permet de bloquer une grosse part de la lumière venant de l'étoile, devront être améliorées grandement. Parmi les instruments en cours de développement qui amélioreront la définition de ce type d'images, on citera la caméra SPHERE qui sera installée, en 2012, au foyer d'un des 4 télescopes du VLT. Cette caméra, dédiée aux exoplanètes utilisera une optique adaptative à un niveau très élevé avec une correction extrêmement bonne. Elle permettra de voir des planètes à seulement 10 unités astronomiques de leur étoile.

Dans l'espace, on attend beaucoup de Kepler, le futur télescope de la NASA conçu pour détecter des planètes de la taille de la Terre, évoluant dans la zone d'habitabilité de leur étoile et donc favorables à l'apparition de la vie. Son lancement est prévu au printemps 2009.

Enfin, on signalera la remarque éclairée de Jean Schneider, astronome à l'observatoire de Paris et spécialiste de la question, qui souligne que ces découvertes aussi intéressantes soient elles, montrent que l'imagerie sans mesure de vitesses radiales (ou astrométrie) ne permet pas d'avoir une valeur précise de la masse de la planète, ce qui est très important pour en modéliser les caractéristiques physiques.

C'est et cela restera un problème pour toutes les planètes détectées par imagerie et pour lesquelles on n'a pas de mesure de vitesses radiales ou d'astrométrie. Or ces mesures ne sont possibles que pour des périodes orbitales disons de moins de 15 ans. [/justify]


 
 

Le Système planétaire HR-8799

 

Hubble capture pour la première fois l'image d'une exoplanète
 
 
Source: http://www.flashespace.com/html/nov08/13b_11_08.htm
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Ce n'est pas un fake, pour voir d'autres photos:

Les premières exoplanètes photographiées dans Recherches et Evènements

Lapin cordial
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Nemo492

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Hubble Directly Observes Planet Orbiting Distant Star
« Modifié: 21 Mars 2010 à 00:35:33 par katchina »
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Re : Les premières exoplanètes photographiées ! - Michel Mayor
« Réponse #20 le: 15 Novembre 2008 à 23:55:39 »

Merci Capitaine pour ce voyage spatial en vidéo à la recherche des exoplanètes :)
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PORT-ROYAL

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Mardi 18 Novembre: Hubble & l'exoplanète
« Réponse #21 le: 18 Novembre 2008 à 15:16:56 »



Merci RIM & Nemo! C'est magnifique!!!
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C'est vrai?
C'est vrai.
Mais ça ne l'est peut-être pas.
Je crois que c'est vrai.
D'accord.
Tu ne me crois pas.
Si. je te crois.
D'accord.
Je te crois toujours.
Ça m'étonnerait.
Mais si. Il le faut bien. 

(Cormac McCarthy-La route)

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Re : Les premières exoplanètes photographiées ! + Hubble
« Réponse #22 le: 22 Novembre 2008 à 14:32:54 »

Le 22 novembre 2008 à 11h22
 
Exoplanètes : Bêta Pictoris se dévoile enfin dans le visible !
[justify]
Par Jean Etienne, Futura-Sciences

Après la série de la semaine dernière, une nouvelle planète extrasolaire vient à nouveau d’être photographiée, cette fois autour de Bêta Pictoris, une étoile âgée de seulement 12 millions d’années située à 70 années-lumière du Soleil.

Les photographies d'exoplanètes semblent avoir tendance à se multiplier. La semaine dernière, l'une d'elles était vue autour de l'étoile Formahaut par le télescope spatial Hubble et une autre équipe annonçait l'observation dans le visible d'un système planétaire.

Bien que les vérifications soient encore en cours, cette onzième découverte d’exoplanète par la méthode directe ne fait pratiquement aucun doute dans l’esprit des chercheurs, qui en suspectaient l’existence depuis près d’une vingtaine d’années.

En 1983, peu après son lancement, le télescope spatial infrarouge Iras (Infrared Astronomical Satellite) construit conjointement par la Nasa, la NIVR (agence spatiale néerlandaise) et le SERC (agence de la recherche britannique) détectait une importante source infrarouge dans le voisinage de Bêta Pictoris, immédiatement interprétée comme un disque de poussière circumstellaire. Celui-ci était directement observé en 1984 au moyen d’un coronographe stellaire, régulièrement surveillé depuis cette date.
Histoire d’une avancée scientifique

Ce disque, étendu sur plus de 1.000 UA et constitué de particules relativement grandes (un micron ou plus), présente une zone centrale relativement vide à l’intérieur d’un rayon d’environ 50 UA où sont observées des chutes sporadiques de gaz, et parfois des éjections probablement provoquées par les mouvements de corps cométaires à proximité de l’étoile. L’évaporation, ou la destruction par collision d’astéroïdes semblent aussi être nécessaires pour expliquer la présence de cette poussière et la teneur relativement importante du milieu en monoxyde de carbone (CO). Des déformations du disque suggèrent aussi qu’une planète de type Jupiter pourrait se trouver sur une orbite légèrement inclinée à environ 10 UA de l’étoile, et du coup Bêta Pictoris devient à cette époque le prototype des étoiles candidates à la première découverte d’une planète extrasolaire.

Elle n’en n’aura cependant pas l’honneur, et en 1995 l’astronome suisse Michel Mayor découvre la première planète extrasolaire autour de l’étoile 51 Pegasi grâce à la technique des vitesses radiales.

Depuis, elles sont 328 (au 21 novembre 2008) et semblent littéralement pleuvoir, signe du perfectionnement sans cesse accru des moyens d’observation. Mais la visualisation directe d’une planète en dehors de notre système solaire demeurait un exploit voisin de l’utopie, jusqu’à très récemment. Aujourd’hui, les instruments et la technologie arrivent juste au niveau nécessaire pour permettre ce type de découverte, qui commence à se produire régulièrement.


Bêta Pictoris se dévoile


Une équipe française conduite par l’astronome Anne-Marie Lagrange, du laboratoire d’Astrophysique de Grenoble (LAOG, Université Joseph Fourier) et directrice de recherches au CNRS, a repris et analysé des observations effectuées au moyen d’un des quatre instruments de 8 mètres du Very Large Telescope de l’ESO équipé de Naco, un dispositif associant un système d'optique adaptative et une caméra travaillant dans le proche infrarouge. Elle a ainsi pu mettre en évidence ce qui pourrait être l'exoplanète la plus proche d'une étoile jamais imagée, et vient de publier ses observations dans Astronomy and Astrophysics Letters (Image of a close and planetary-mass companion to β Pictoris, à paraître bientôt).


Position de Bêta Pictoris b, très proche de l'étoile. Crédit ESO

Afin de corroborer cette observation et éliminer la possibilité d’un artefact sur l’image, les principales étapes de l’analyse ont été de nouveau effectuées par d’autres membres de l’équipe appartenant au Laboratoire d'Etudes Spatiales et d'Instrumentation en Astrophysique (Lesia, Universités Paris 6 et 7) et à l'Onera, en travaillant sur d’autres jeux de données. La possibilité d’une étoile apparaissant en arrière-plan a aussi été examinée, bien que cette coïncidence soit très peu probable. Tous les résultats semblent corroborer la présence d’une planète.

Le flux de l’exoplanète détectée visuellement, nommée Bêta Pictoris b, indique une masse d’environ 8 fois celle de Jupiter à une distance de seulement 8 UA de Bêta Pictoris, soit environ la distance Soleil – Saturne, à une température de 1.500 K. Ces caractéristiques sont en tout point compatibles avec les prévisions faites depuis des années. Sa situation, dans une zone similaire à celle occupée par les planètes géantes de notre système solaire, fournit des indications sur sa formation, qui aurait pu, par exemple, passer par une accrétion de matière solide en orbite dans le disque protoplanétaire.


Bêta Pictoris b en infrarouge. Crédit ESO[/justify]

Source: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/exoplanetes-beta-pictoris-se-devoile-enfin-dans-le-visible_17436/
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titilapin2

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Du gaz carbonique détecté dans l’atmosphère d’une exoplanète !
« Réponse #23 le: 26 Novembre 2008 à 21:56:14 »

Le 25 novembre 2008 à 09h31
 
[justify]Du gaz carbonique détecté dans l’atmosphère d’une exoplanète !

Par Jean Etienne, Futura-Sciences

La présence de gaz carbonique, ou CO2, l’un des principaux signes révélateurs qu’une planète est susceptible d’abriter une forme de vie, vient pour la première fois d’être détectée dans l’atmosphère d’une planète extrasolaire, désormais bien connue.


HD 197733b est une planète de type Jupiter chaud, tournant en 2,22 jours à une distance de 4,5 millions de km de l’étoile HD 197733 (soit 13 fois plus près de son étoile que Mercure par rapport au Soleil). HD 197733 est en fait une étoile double, puisqu’elle est accompagnée d’un compagnon stellaire, HD 197733B, qui réalise une révolution complète en 3.200 années à une distance de 230 UA (unité astronomique). Cette exoplanète est probablement celle dont on connaît le mieux l'atmosphère.

Détectée le 15 septembre 2005 par une équipe européenne d'astronomes composée de chercheurs du Laboratoire d'Astrophysique de Marseille, de l'Observatoire de Haute Provence et de l'Observatoire de Genève, elle est suffisamment proche pour qu'il soit possible d'en mesurer son rayon et sa masse (respectivement 1,6 fois et 1,15 fois Jupiter), et le 11 juillet 2007, une équipe dirigée par Giovanna Tinetti de l'Agence spatiale européenne, découvrait la présence de vapeur d'eau dans son atmosphère, ce qui en faisait la deuxième exoplanète sur laquelle la présence d’eau était démontrée (après HD 209458b).

Enfin, en mars 2008, une équipe formée de Giovanna Tinetti, de Mark Swain, du Jet Propulsion Laboratory, de Lars Lindberg Christensen, de l'European Southern Organization, et de Ray Villard, du Space Telescope Science Institute, démontrait la présence de méthane dans l’atmosphère de HD 197733b.

Giovanna Tinetti et ses collègues viennent à présent d’affiner la connaissance de l’atmosphère de la planète par étude spectrométrique de sa face éclairée en utilisant la technique dite de transit secondaire, y découvrant la signature du gaz carbonique, et publient leurs résultats dans Astrophysical Journal (à paraître).

 
Une méthode complexe, mais sûre


La méthode du transit secondaire permet d'analyser les radiations lumineuses réfléchies par la face éclairée d’une planète extrasolaire. Elle consiste à saisir le spectre de l’étoile au moment où l’exoplanète se situe près d'elle, sans toutefois être occultée. La valeur enregistrée comprend donc l’étoile, ainsi que la lumière réfléchie par le disque planétaire éclairé. L’opération est répétée alors que la planète se trouve en transit derrière l’étoile, et donc occultée. La soustraction de ce deuxième spectre de la valeur précédemment acquise isole celui de la planète, et permet de caractériser son atmosphère.

 
La présence de CO2 a pu être détectée grâce à l’instrument NICMOS (Near Infrared Camera and Multi-Object Spectrometer) du télescope spatial Hubble, travaillant dans le proche infrarouge. Les précédentes études, effectuées depuis le télescope spatial Spitzer de la Nasa, avaient pu sonder différentes couches de l’atmosphère de HD 197733b et déterminer certaines caractéristiques, mais uniquement dans l’étendue spectrale de l’infrarouge moyen, où la signature du CO2 n’apparaît pas.

Le biomarqueur du CO2 est considéré comme l’un des quatre indices essentiels de la présence d’une forme de vie de type terrestre pour une planète habitable, avec l’eau, le méthane et l’oxygène. Même s’il n’est pas concevable que HD 197733b abrite la vie, notamment en raison de sa proximité avec son étoile et de la température de son atmosphère qui avoisine les 1000°C, cette découverte ouvre une nouvelle voie à la recherche en démontrant la possibilité de détecter le CO2 de manière fiable sur une planète extrasolaire.

Sara Seager, du Massachusetts Institute of Technology, s’enthousiasme de cette avancée et trouve surprenante cette découverte de molécules de CO2 dans une atmosphère d’exoplanète. On s’attendrait plutôt à mettre en évidence d’autres formes du carbone, comme le monoxyde de carbone ou le méthane, qui dominent dans une atmosphère chaude et riche en oxygène. Remarquons au passage que cette découverte a été effectuée au moyen de Hubble, qui n’a jamais été conçu pour de telles observations planétaires.[/justify]

 
Représentation d'artiste de HD 197733b et son étoile. Crédit Esa/Nasa

Source: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/du-gaz-carbonique-detecte-dans-latmosphere-dune-exoplanete_17446/
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lcarl

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Du CO2 détecté sur une Exoplanète à 63 AL
« Réponse #24 le: 28 Novembre 2008 à 22:30:11 »

Planete distante a 63 annees lumiere de la Terre.
Carbon dioxide, one of the signs that suggests a planet may be able to support life was detected in the atmosphere of gas giant HD 189733b, a "hot Jupiter" planet orbiting a star 63 light years from the sun and Earth.

Du CO2, l'un des signes qui permet de penser qu'une planete peut developper la vie, a ete detecte dans l'atmosphere de la geante HD189733b, une "jupiter chaude" qui orbite autour d'une etoile a 63 annees lumiere du soleil et de la Terre.

The planet is too large and too hot to harbour lifeforms such as Earth animals or humanoids: the detection is significant in terms of technological prowess, not in terms of actual detection of extraterrestrial lifeforms.

La planete est trop grosse et trop chaude pour recueuillir des formes de vie tels que des animaux terrestres ou des humanoides: la detection est significative en terme de prouesse technologique, mais pas en terme de detection effective de formes de vie extra-terrestre.

Source: www.nature.com/news/2008/081121/full/news.2008.1248.html
« Modifié: 28 Novembre 2008 à 22:31:46 par Nemo492 »
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Re : Du CO2 détecté sur une Exoplanète à 63 AL
« Réponse #25 le: 29 Novembre 2008 à 00:30:36 »

Le 25 novembre 2008 à 09h31
 
[justify]Du gaz carbonique détecté dans l’atmosphère d’une exoplanète !

Par Jean Etienne, Futura-Sciences

La présence de gaz carbonique, ou CO2, l’un des principaux signes révélateurs qu’une planète est susceptible d’abriter une forme de vie, vient pour la première fois d’être détectée dans l’atmosphère d’une planète extrasolaire, désormais bien connue.


HD 197733b est une planète de type Jupiter chaud, tournant en 2,22 jours à une distance de 4,5 millions de km de l’étoile HD 197733 (soit 13 fois plus près de son étoile que Mercure par rapport au Soleil). HD 197733 est en fait une étoile double, puisqu’elle est accompagnée d’un compagnon stellaire, HD 197733B, qui réalise une révolution complète en 3.200 années à une distance de 230 UA (unité astronomique). Cette exoplanète est probablement celle dont on connaît le mieux l'atmosphère.

Détectée le 15 septembre 2005 par une équipe européenne d'astronomes composée de chercheurs du Laboratoire d'Astrophysique de Marseille, de l'Observatoire de Haute Provence et de l'Observatoire de Genève, elle est suffisamment proche pour qu'il soit possible d'en mesurer son rayon et sa masse (respectivement 1,6 fois et 1,15 fois Jupiter), et le 11 juillet 2007, une équipe dirigée par Giovanna Tinetti de l'Agence spatiale européenne, découvrait la présence de vapeur d'eau dans son atmosphère, ce qui en faisait la deuxième exoplanète sur laquelle la présence d’eau était démontrée (après HD 209458b).

Enfin, en mars 2008, une équipe formée de Giovanna Tinetti, de Mark Swain, du Jet Propulsion Laboratory, de Lars Lindberg Christensen, de l'European Southern Organization, et de Ray Villard, du Space Telescope Science Institute, démontrait la présence de méthane dans l’atmosphère de HD 197733b.

Giovanna Tinetti et ses collègues viennent à présent d’affiner la connaissance de l’atmosphère de la planète par étude spectrométrique de sa face éclairée en utilisant la technique dite de transit secondaire, y découvrant la signature du gaz carbonique, et publient leurs résultats dans Astrophysical Journal (à paraître).

 
Une méthode complexe, mais sûre


La méthode du transit secondaire permet d'analyser les radiations lumineuses réfléchies par la face éclairée d’une planète extrasolaire. Elle consiste à saisir le spectre de l’étoile au moment où l’exoplanète se situe près d'elle, sans toutefois être occultée. La valeur enregistrée comprend donc l’étoile, ainsi que la lumière réfléchie par le disque planétaire éclairé. L’opération est répétée alors que la planète se trouve en transit derrière l’étoile, et donc occultée. La soustraction de ce deuxième spectre de la valeur précédemment acquise isole celui de la planète, et permet de caractériser son atmosphère.

 
La présence de CO2 a pu être détectée grâce à l’instrument NICMOS (Near Infrared Camera and Multi-Object Spectrometer) du télescope spatial Hubble, travaillant dans le proche infrarouge. Les précédentes études, effectuées depuis le télescope spatial Spitzer de la Nasa, avaient pu sonder différentes couches de l’atmosphère de HD 197733b et déterminer certaines caractéristiques, mais uniquement dans l’étendue spectrale de l’infrarouge moyen, où la signature du CO2 n’apparaît pas.

Le biomarqueur du CO2 est considéré comme l’un des quatre indices essentiels de la présence d’une forme de vie de type terrestre pour une planète habitable, avec l’eau, le méthane et l’oxygène. Même s’il n’est pas concevable que HD 197733b abrite la vie, notamment en raison de sa proximité avec son étoile et de la température de son atmosphère qui avoisine les 1000°C, cette découverte ouvre une nouvelle voie à la recherche en démontrant la possibilité de détecter le CO2 de manière fiable sur une planète extrasolaire.

Sara Seager, du Massachusetts Institute of Technology, s’enthousiasme de cette avancée et trouve surprenante cette découverte de molécules de CO2 dans une atmosphère d’exoplanète. On s’attendrait plutôt à mettre en évidence d’autres formes du carbone, comme le monoxyde de carbone ou le méthane, qui dominent dans une atmosphère chaude et riche en oxygène. Remarquons au passage que cette découverte a été effectuée au moyen de Hubble, qui n’a jamais été conçu pour de telles observations planétaires.[/justify]

 
Représentation d'artiste de HD 197733b et son étoile. Crédit Esa/Nasa

Source: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/du-gaz-carbonique-detecte-dans-latmosphere-dune-exoplanete_17446/
« Modifié: 23 Mai 2010 à 16:34:11 par katchina »
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titilapin2

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Du dioxyde de carbone détecté sur une lointaine planète
« Réponse #26 le: 10 Décembre 2008 à 22:25:58 »

Publié le 10 décembre 2008 à 08h05 | Mis à jour à 10h57


Du dioxyde de carbone détecté sur une lointaine planète
 
[justify]
Image captée par le télescope spatial Hubble, le 13 novembre dernier, montrant une planète jusqu'alors inconnue.

Photo: AP Agence France-Presse Washington
 

Le télescope spatial Hubble a trouvé du dioxyde et du monoxyde de carbone dans l'atmosphère d'une planète éloignée, ce qui pourrait constituer un premier pas vers la découverte de vie extraterrestre, a annoncé la Nasa.

La mise au jour de composés organiques pouvant résulter de processus vivants sur une planète semblable à la Terre «pourrait fournir un jour la première preuve de vie en dehors de notre planète», écrit l'agence spatiale américaine dans un communiqué, commentant la découverte de CO2 sur une planète de la taille de Jupiter située à 63 années-lumière de la Terre.

 

«Nous ne sommes pas en vue de la découverte de vie sur cette planète en particulier», a expliqué Ray Villard, du Space Telescope Science Institute, expliquant que cette planète baptisée HD 189733b, qui se présente uniquement à l'état liquide et gazeux, a une température trop élevée pour permettre que la vie s'y développe.


«Mais elle présente une composition chimique qui, sur la bonne planète, pourrait constituer un traceur biologique de la présence de vie», a-t-il expliqué.

Les scientifiques ont décelé sur cette planète l'existence de molécules organiques de méthane ainsi que de la vapeur d'eau, a ajouté Ray Villard.

La présence de CO2 et de monoxyde de carbone a été détectée par Mark Swain, un scientifique du laboratoire Jet Propulsion de la Nasa en Californie, qui s'est servi de Hubble pour étudier les émissions de lumière infrarouge provenant de la planète.

«Le dioxyde de carbone est l'aspect le plus passionnant» de la découverte, «car dans des circonstances favorables, il pourrait être lié à une activité biologique, comme c'est le cas sur Terre», a-t-il dit.[/justify]

Source: http://www.cyberpresse.ca/sciences/astronomie-et-espace/200812/10/01-809084-du-dioxyde-de-carbone-detecte-sur-une-lointaine-planete.php
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BEL23

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Re : Les 1ères exoplanètes photographiées et traces de vie ! + Hubble
« Réponse #27 le: 10 Décembre 2008 à 22:29:00 »

En lisant le titre de la discussion "Les 1ères exoplanètes photographiées et traces de vie ! + Hubble " j'ai cru un instant que l'on avait trouvé une trace de vie dans l'univers  :'(
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titilapin2

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Du dioxyde de carbone détecté sur une exoplanète


Cette vue d’artiste illustre l’instant où la planète HD189733b se cache derrière son étoile.
C’est à la faveur de telles occultations que le CO2 a été détecté, en infrarouge, à l’aide du télescope Hubble. Crédit : ESA, NASA, M. Kornmesser (ESA/Hubble) and

[justify]Une équipe d’astronomes menée par l’Américain Mark Swain, du JPL, a mis en évidence la présence de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère de l’exoplanète HD189733b, à 63 années-lumière de la Terre. Cette géante gazeuse de la taille de Jupiter a la particularité de passer tous les 2,2 jours, devant son étoile. Elle est également occultée par son étoile selon la même régularité. En faisant des mesures spectroscopiques avec le télescope spatial Hubble avant et après ces occultations, les astronomes ont pu soustraire la lumière de l’étoile à celle rayonnée par la planète. Ainsi, ils ont obtenu un spectre de la planète et identifié le CO2 ainsi que le CO. Par le passé, d’autres éléments avaient été détectés dans l’atmosphère de cette planète : de l’eau et du méthane notamment.

Le CO2, associé à l'ozone et à l'eau, est considéré comme l’une des signatures de la vie sur une planète. Il ne peut y avoir de vie sur HD189733b car très proche de son étoile, elle est soumise à des températures infernales. Mais cette détection est un succès technique pour les astronomes qui sont désormais capables de trouver des indices indirects de vie sur d’autres planètes.

Philippe Henarejos, le 10 décembre 2008[/justify]

Source: http://www.cieletespace.fr/evenement/2552_du-dioxyde-de-carbone-detecte-sur-une-exoplanete

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Hubble détecte du gaz carbonique sur une exoplanète

NOUVELOBS.COM | 10.12.2008 | 10:50



[justify]
Le télescope spatial Hubble a découvert du dioxyde de carbone dans l'atmosphère d’une planète extrasolaire gravitant autour d'une autre étoile, a déclaré mardi la NASA.

C’est une nouvelle avancée dans la recherche de formes de vie extraterrestres. Certes, la planète HD 189733b, une sorte de « Jupiter chaude », présente une température de surface (plus de mille degrés Celsius) impropre à la vie. Mais la détection dans son atmosphère de dioxyde de carbone représente une nouvelle étape théorique dans la quête d’une vie en dehors de la Terre.

Les astronomes démontrent ainsi que des matériaux chimiques essentiels pour la vie peuvent être trouvés sur des planètes hors de notre système solaire. Les précédentes observations réalisées sur HD 189733b, menées par les télescopes spatiaux Hubble et Spitzer, avaient déjà mis en évidence l'existence de vapeur d'eau et de méthane.

Tous ces éléments peuvent également être considérés comme des produits du métabolisme de la vie. Leur découverte sur une planète affichant des caractéristiques proches de celles de la Terre et située en zone d’habitabilité (autorisant la présence d’eau liquide en surface) serait un argument fort en faveur de l’existence d’une forme de vie. [/justify]

J .I. Sciences et Avenir.com 10/12/2008
« Modifié: 10 Décembre 2008 à 23:14:16 par titilapin2 »
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titilapin2

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Oui, il y a de l'eau dans l'atmosphère de l'exoplanète HD 189733 b !
« Réponse #29 le: 12 Décembre 2008 à 23:34:40 »

[justify]Le 12 décembre 2008 à 09h38
 
Oui, il y a de l'eau dans l'atmosphère de l'exoplanète HD 189733 b !
Par Laurent Sacco, Futura-ScienceS

Depuis un an, l’exoplanète HD 189733 b divisait les astrophysiciens. Un groupe dirigé par Giovanna Tinetti, de l’University College de Londres, affirmait avoir détecté de l’eau dans son atmosphère alors que celui dirigé par Carl Grillmair du Spitzer Space Centre en Californie  n’en trouvait aucune trace. En approfondissant leurs études, l'équipe de Grillmair vient finalement de confirmer les observations du premier groupe.

HD 189733 b est un Jupiter chaud qui orbite en seulement 2,2 jours autour d’un soleil situé à 63 années-lumière de la Terre en direction de la constellation du Petit renard.

C’est une des rares exoplanètes dont on a pu déterminer le rayon (1,26 celui de Jupiter) et la masse (1,15 fois celle de Jupiter). Sa proximité en fait un excellent laboratoire d’étude et l’on a détecté récemment du gaz carbonique dans son atmosphère.


Sur cette photo de la Voie lactée, trois étoiles particulièrement brillantes forment un astérisme, c'est-à-dire qu'elles dessinent une figure géométrique. Il s'agit de Vega (en haut à gauche), Altaïr (milieu en bas) et Deneb (extrême gauche). L'ensemble forme le triangle d'été (appelé également Triangle des nuits d'été, Grand triangle de l'été ou les trois belles de l'été). L'étoile HD 189733 A autour de laquelle gravite HD 189733b se trouve au milieu du triangle et c'est une binaire. Crédit : A. Fujii


Signature dans l'infrarouge


La planète HD 189733 b est devenue particulièrement célèbre en 2007 quand une équipe d’astrophysiciens dirigée par Giovanna Tinetti a annoncé la présence d’eau dans son atmosphère surchauffée. La conclusion venait de l'observation du spectre infrarouge de la lumière traversant l’atmosphère de HD 189733 b lors de son transit devant l'étoile. L'étude reposait sur des données obtenues avec le télescope Spitzer et, quelque temps plus tard, une autre équipe aboutissait à la même conclusion à partir d'observations effectuées avec Hubble.



Au centre l'étoile autour de laquelle gravite HD 189733 b et à droite la nébuleuse de l'Haltère, M27. Crédit : Nasa, Esa, Digitized Sky Survey 2, Davide De Martin (Esa/Hubble)


Malheureusement, un autre groupe d’astrophysiciens dirigé par Carl Grillmair avait, lui, entrepris d’étudier la lumière directement émise par la planète mais toujours en infrarouge. Pour cela, et toujours avec l’aide de Spitzer, les chercheurs avaient enregistré à plusieurs reprises le spectre de l’étoile quand la planète était en transit puis éclipsée. En faisant la différence des deux spectres observés, seul le spectre d’émission propre à HD 189733 b était obtenu. Or, ce dernier ne montrait aucun signe de la présence de molécules d’H2O.


Une vue d'artiste de HD 189733 b autour de son étoile. Crédit : Esa, Nasa/Frederic Pont (Geneva University Observatory)
Le résultat embarrassait tout le monde, en particulier les planétologues théoriciens pour qui de telles exoplanètes gazeuses devaient être riches en eau.

Une nouvelle publication dans Nature du groupe de Grillmair vient de mettre fin au débat. Les chercheurs se sont concentrés sur une partie du spectre d’absorption de la molécule d’eau liée à ses modes vibrationnels. Les observations conduites selon la même technique que précédemment montrent en effet une raie d’absorption en forme de bosse à 6,2 microns caractéristique de la molécule d’eau.

La technique est prometteuse et devrait être employée par la prochaine génération de télescopes pour détecter la présence d’eau sur des planètes de type tellurique, donc ressemblant à la Terre. Elle pourrait dans un proche avenir nous permettre de répondre à la question : « sommes-nous seuls dans l’Univers ? »...[/justify]
 


Le télescope spatial observant dans l'infrarouge, Spitzer. Crédit : Nasa
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