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Auteur Sujet: Fil généraliste: exoplanètes (photographiées et traces de vie)  (Lu 23111 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

WDPK

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Re : Les 1ères exoplanètes photographiées et traces de vie ! + Hubble
« Réponse #30 le: 13 Décembre 2008 à 11:24:29 »

Que de découvertes en quelques mois :

-Première photographie d'une exoplanète

-Première photographie d'un système extrasolaire

-Découverte de gaz carbonique sur une exoplanète

-Découverte d'eau sur une exoplanète

J'ai hâte de lire les prochaines découvertes, en espérant enfin LA preuve de vie. Même si pour moi il n'y a aucun doute possible sur la présence de vie un peu partout dans l'univers, et de quelques civilisations très avancées par rapport à nous. Ca fera au moins taire les sceptiques.
« Modifié: 13 Décembre 2008 à 11:26:47 par WDPK webzine »
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titilapin2

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Hubble devient un outil dans le dispositif de recherche d’une vie extra terrestr
« Réponse #31 le: 13 Décembre 2008 à 13:40:34 »

[justify]Samedi 13 décembre 2008

Hubble devient un outil dans le dispositif de recherche d’une vie extra terrestre.

Il semblerait que Hubble devienne très prochainement une pièce maîtresse dans le dispositif de recherche d’une vie extra terrestre.

Une nouvelle technique développée par la NASA a trouvé du dioxyde de carbone, l’un des éléments constitutifs de la vie, sur une planète de la taille de Jupiter baptisée HD189733b : Le dioxyde de Carbone est la cause principale de toute cette agitation car, si toutes les circonstances sont réunies, il pourrait y avoir une ressemblance avec l’activité biologique présente sur Terre. Le fait que nous soyons en mesure de détecter et d’évaluer sa quantité est très gratifiante au regard des efforts de longue haleine pour trouver des planètes, déterminer leurs composantes et savoir si elles seraient en mesure d’abriter une forme de vie.

Jusqu’à maintenant, Hubble était principalement utilisé pour observer les étoiles et les galaxies éloignées.

Quoi qu’il en soit, la nouvelle méthode d’analyse crée par Mark Swain, un chercheur de la NASA pour un laboratoire de Pasadena en Californie, utilise le téléscope spatial couplé à une camera infrarouge et de multiples objets de mesure de spectrométrie pour trouver ces informations.

Cette technique nécessite que la planète observée obstrue la luminosité de son étoile.

 A ce moment précis, la lumière de l’étoile peut être soustraite de la luminosité totale provoquée par la planète et son étoile avant l’éclipse. Grâce à cela, les chercheurs peuvent analyser la composition chimique de l’atmosphère de la planète en mesurant la luminosité résiduelle, puisque les gaz « absorbent certaines vagues lumineuses émanant du cœur en fusion de la planète ».

Selon la NASA, HD189733b est actuellement trop chaude pour être en mesure d’accueillir la vie (du moins la vie telle que nous la connaissons sur Terre) mais la méthode ouvre la voie à la découverte de la vie dans des systèmes solaires très éloignés.[/justify]

Source: http://ufocenter.over-blog.org/article-25743707.html

Source initiale plus disponible gizmodo.fr
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TDC

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Re : Les 1ères exoplanètes photographiées et traces de vie ! + Hubble
« Réponse #32 le: 13 Décembre 2008 à 14:20:29 »

Euh...?

Ont-ils pensé, dans l'UPGRADE qu'il a ou doit subir, à l'équiper de filtres pour observer les traces de vie, ou la vie elle même !?
Sur la Lune, Mars, Jupiter, Saturne, Pluton, Venus, ... ???

 ;D

Dommage... 8)
« Modifié: 13 Décembre 2008 à 14:23:07 par TDC »
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titilapin2

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Re : Les 1ères exoplanètes photographiées et traces de vie ! + Hubble
« Réponse #33 le: 13 Décembre 2008 à 15:00:16 »

****C'est trop près cela pourrait être dangereux ;)
****On pourrait croire trop vite que la vie est possible ailleurs ;D
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Light_angel

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Découverte d'une exoplanète sur une orbite très oblique ?
La planète massive XO-3b ?
Cette planète représenterait 12 à 13 fois la masse de Jupiter !


Communiqué de presse LAM/OAMP (CNRS-INSU/Université de Provence) du 8/09/2008

http://www.oamp.fr/actualites/XO-3b1.pdf

Une exoplanète sur une orbite très oblique ? du 7/11/08
http://www.insu.cnrs.fr/a2746,exoplanete-orbite-tres-oblique.html

Schéma de l'orbite de la planète XO-3b, vue depuis la Terre. La planète XO-3b pourrait avoir une orbite oblique, qui la fait passer quasiment au dessus des pôles de son étoile.
http://www.insu.cnrs.fr/image2727,schema-orbite-planete-xo-3b-vue-depuis-terre-planete-xo-3b-pourrait-avoir-orbite-oblique-qui-fait-passer-quasiment-dessus-poles-son-etoile.html

XO-3b, une exoplanète sur une orbite très oblique ?
http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=5980

Une planète sur une orbite très oblique ?
http://www2.iap.fr/users/hebrard/XO3/
 
XO-3b - Exoplanet
http://exoplanet.eu/planet.php?p1=XO-3&p2=b
 
Traduction de l'article du site Space.com
"L'équipe de Honolulu-A d'astronomes amateurs et professionnels a découvert un corps rond gigantesque faisant plus de 13 fois la masse de Jupiter, lequel tourne autour de son étoile parente en moins de quatre jours et est considérée comme une planète "particulière" parmi la famille des exoplanètes. La nouvelle exoplanète, XO-3b, a été présentée lors de la réunion de la société américaine d’astronomie. La découverte est issue du projet XO, une collaboration entre des astronomes amateurs et professionnels. "Des plus de 200 exoplanètes découvertes jusqu'ici, XO-3b est une singularité à plusieurs égards," a dit directeur Peter McCullough, astronome du projet de XO à l'institut des Sciences du télescope spatial de Baltimore. Ce serait la planète la plus massive trouvée sur une orbite aussi serrée autour de son étoile. Deuxièmement, avec une proximité si étroite entre la planète et son étoile, les astronomes s'attendaient à ce qu’elle possède une orbite circulaire par l’action des forces s’exerçant sur elle. Mais l’orbite de XO-3b est elliptique. Et à chaque orbite, XO-3b passe devant le disque de son étoile, réalisant donc un transite tel que douze planètes seulement, sur toutes celles que l’on a découvertes, en effectuent. Planète ou naine brune ? Une question qui réactive un débat déjà agité au sujet de la frontière entre les naines brunes et les planètes massives. "On s’interroge sur sa masse qui est à la frontière entre les planètes et 'les naines brunes, '" dit Christopher Johns-Krull, un astronome à l'université de Rice. "Il y a toujours une discussion animée parmi des astronomes au sujet de la façon de classifier les naines brunes." Des naines brunes sont trop massives pour être considérés comme des planètes, pourtant elles ne répondent pas aux exigences de poids -lourds pour déclencher la fusion d'hydrogène (environ 80 X la masse de Jupiter) et ne peuvent être considérées comme des étoiles. Si la masse du nouvel objet est exacte, elle est à la frontière où le statut de naine-brune commence, une condition de masse pour la fusion du deutérium, ou l'hydrogène lourd. "La polémique se situe à l'extrémité inférieure de la limite," déclare Johns-Krull. "Certains croient que n'importe quoi capable de brûler le deutérium, ce qui dans la théorie se produit autours de 13 fois la masse de Jupiter, est une naine brune. D'autres indiquent que ce n'est pas la masse qui importe, mais le fait que le corps se forme seul ou en tant qu'élément d'un système planétaire."
En raison de leurs masses, il devrait être facile pour des astronomes de repérer les naines brunes. C'est parce que dans la traque aux exoplanètes, que les astronomes recherchent habituellement indirectement par l'intermédiaire des oscillations des étoiles, causées par la traction exercée par les corps orbitant autour d’elle. Plus la planète est lourde, plus qu'elle devrait agir sur son étoile. Cependant, les sondages du ciel n'ont pas repéré ce « trésor» de naines brunes et cette pénurie est devenue célèbre sous l’appellation de " désert des naines brunes." "Il existe beaucoup de systèmes planétaires qui ne permettent pas l’observation par transites," déclare McCullough. « La seule manière de trier les vraies planètes d’une part et les naines brunes de l’autre est d'observer plus soigneusement leurs étoiles parentes pour obtenir des mesures de masses encore plus précises. »"

Source : http://www.space.com/scienceastronomy/070530_odd_planet.html
 
Insolite : une planète extrasolaire sur une orbite polaire
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/insolite-une-planete-extrasolaire-sur-une-orbite-polaire_17305/

Étrange orbite polaire pour une planète extrasolaire
La trajectoire de XO-3b surprend les scientifiques

http://www.grenoble-universites.fr/1227286546961/0/fiche___actualite/&RH=
 
XO-3b, entre exoplanète supermassive et naine brune
http://www.spectrosciences.com/spip.php?breve343

Faites vos recherches sur Google avec le mot clé suivant : la planète XO-3B

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"Quand votre esprit est étroit, les petites choses vous agitent facilement. Faites de votre esprit un océan". Lama Thubten Yeshe

titilapin2

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Les étoiles mortes, une clé pour comprendre la naissance d'exoterres
« Réponse #35 le: 07 Janvier 2009 à 20:25:42 »

[justify]Le 6 janvier 2009 à 15h39
 
Les étoiles mortes, une clé pour comprendre la naissance d'exoterres

Par Laurent Sacco, Futura-Sciences

Comment étudier la formation des exoplanètes telluriques ? En partant à la recherche des débris d’astéroïdes autour des étoiles mortes ! C’est ce que vient de faire un groupe d’astrophysiciens à l'aide du télescope spatial Spitzer.
 
L’ Humanité connaît aujourd’hui plus de 300 exoplanètes mais il s’agit pour l’essentiel de géantes gazeuses. Pour un planétologue, et encore plus un exobiologiste, c’est la détection et l’estimation de la probabilité de formation de planètes rocheuses semblables à la Terre qui est le plus excitant. C’est aussi ce qui est le plus difficile à réaliser même si l’on dispose aujourd’hui d’outils en orbite comme Spitzer et surtout Corot.

Michael Jura est un astrophysicien membre du département d’astronomie et d’astrophysique de l’UCLA à Los Angeles en Californie. C’est un collègue de Benjamin Zuckerman et il a récemment eu une brillante idée...


Lorsqu’un astre, comme une comète, s’approche de trop près d’un autre plus massif et plus grand que lui, il existe une distance limite en dessous de laquelle les forces de marée de l’astre le plus important mettent en pièces le corps céleste le plus petit et le moins massif. Cette limite porte un nom connu : c'est la célèbre limite de Roche.



Pour une planète, comme pour n'importe quel corps céleste, il existe une sphère d'influence délimitée par la limite de Roche à l'intérieur de laquelle un satellite rocheux ne peut exister. Crédit : Pierre Thomas


Lorsqu’une étoile de quelques masses solaires tout au plus termine sa vie, elle devient un astre hyperdense exerçant donc des forces de marée importantes. Il s’agit d’une naine blanche. Or, si un système solaire possédant à l’origine des planètes telluriques semblables à la Terre ou à Mercure existait autour d’une naine blanche, il doit rester autour d’elle des vestiges datant de la formation des planètes telluriques, c'est-à-dire des astéroïdes.

Avant de devenir une naine blanche, l’étoile hôte a dû nécessairement passer par le stade de géante rouge, perdant de la masse avec une enveloppe gazeuse dilatée. En plus de détruire une partie des planètes rocheuses présentes, les orbites des astéroïdes seront suffisamment perturbées pour qu’un jour certains pénètrent à l’intérieur de la limite de Roche de la naine blanche.



Une vue d'artiste d'un astéroïde brisé par les forces de marée d'une naine blanche. Crédit : Nasa/JPL-Caltech


Huit naines blanches ont sans doute déjà avoué l'existence d'anciennes planètes telluriques...

Les forces de marée détruiront alors ces astéroïdes à la façon dont Jupiter a brisé la comète Shoemaker Levy 9 en 1994.
Parce qu'elles sont peu lumineuses, les naines blanches ne s’opposeront guère à la détection et à l’analyse de la poussière et des débris qui résulteront de ces destructions. En évaluant combien de naines blanches sont entourées par de tels restes et en analysant leurs compositions, on pourra alors avoir des informations sur l’occurrence des planètes telluriques autour des étoiles et leur processus de formation.

Ce programme d’études est en cours de réalisation. A l'aide du télescope en infrarouge Spitzer, Michael Jura et ses collègues ont d'ores et déjà découvert huit naines blanches entourées de poussières et de débris résultant très probablement de la destruction d’astéroïdes. D’après les estimations des chercheurs, dans chacun de ces cas, il s’agirait du résultat de la destruction d’un seul astéroïde depuis quelques millions d’années tout au plus. Dans un cas, ils pensent même connaître la taille de l’objet, de l’ordre de 200 km.

Fait intéressant, l’analyse spectroscopique indique que dans les poussières se trouvent des minéraux analogues à l’olivine, un silicate figurant parmi les composants majeurs du manteau de la Terre, et assez peu de carbone. Or, il s’agit précisément de ce à quoi on doit s’attendre lorsque, notre Soleil devenu une naine blanche, les mêmes phénomènes se produiront parmi les planètes rocheuses et les astéroïdes du système solaire.


Les minéraux silicatés sont détectés autour de l'étoile GD 40 par leur spectre infrarouge. Crédit : Nasa/JPL-Caltech/Ucla

Source: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/les-etoiles-mortes-une-cle-pour-comprendre-la-naissance-dexoterres_17849/[/justify]
« Modifié: 14 Janvier 2009 à 21:54:00 par titilapin2 »
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titilapin2

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La recherche d'exoplanètes en plein essor
« Réponse #36 le: 14 Janvier 2009 à 22:00:24 »

[justify]Publié le 14 janvier 2009 à 12h50 | Mis à jour à 13h00


La recherche d'exoplanètes en plein essor


Le satellite français CoRot, lancé en 2006, a permis de multiplier les découvertes de planètes extrasolaires. Au total, 62 ont été détectées en 2007 et autant en 2008.

Photo: AP   Boris Cambreleng Agence France-Presse Paris
 

La détection et la caractérisation de planètes extérieures à notre système solaire, ou exoplanètes, est une branche nouvelle de l'astronomie aujourd'hui en plein essor avec une multiplication des découvertes grâce à des instruments de plus en plus performants.

Le 12 janvier, «la première découverte d'une planète par une équipe sino-japonaise a été annoncée», a relevé Marc Ollivier, astronome adjoint à l'Institut d'astrophysique spatiale, lors d'une conférence de presse au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) organisée à l'occasion du lancement de l'Année mondiale de l'Astronomie.

«Ça évolue vite», avec déjà deux nouvelles planètes découvertes depuis le début de l'année. Au dernier décompte, «il y avait 335 exoplanètes officiellement identifiées, réparties dans 285 systèmes planétaires, dont 35 sont des systèmes multiples, c'est à dire à plusieurs planètes», ajoute l'astronome, précisant que «pour l'instant, le plus gros comporte cinq planètes».

Huit planètes, ainsi que d'autres corps célestes plus petits, gravitent autour de notre Soleil.


Dans plus de 9 cas sur 10, les exoplanètes, situées à des distances infiniment supérieures, sont détectées indirectement. Les deux méthodes les plus utilisées sont la vitesse radiale, c'est-à-dire l'effet gravitationnel qu'elles exercent sur leur astre, et, lorsqu'un système est observable par la tranche, les micro-éclipses qu'elles provoquent en passant devant leur astre.

Le satellite français CoRot, lancé en 2006, a permis de multiplier les découvertes de planètes extrasolaires. Au total, 62 ont été détectées en 2007 et autant en 2008.

Elles sont caractérisées par une grande diversité, l'objet le plus léger faisant deux fois la masse de la lune et les objets les plus lourds plusieurs fois celle de Jupiter.

Pour une même taille, leur densité peut varier d'un facteur 12.

«C'est la masse du noyau qui sert à former ces planètes qui est le facteur déterminant: ce paramètre dépend de la métallicité de l'étoile autour de laquelle tourne la planète», explique Marc Ollivier.

On commence à détecter des planètes de petite taille, qu'on suppose solides, d'une masse équivalente à celle de la Terre.

«Ce sont les performances instrumentales qui s'améliorent qui permettent de détecter ces objets», précise M. Ollivier.

Autre fait marquant, on trouve des exoplanètes autour de tous les types d'étoiles, de celles de petite taille -- 40% du diamètre du soleil -- jusqu'à celles qui font plusieurs dizaines de fois la taille du soleil.

En 2008, on a observé des planètes dans des disques protoplanétaires, c'est à dire des systèmes très jeunes, encore en formation, avec des planètes déjà formées en leur sein, ainsi qu'autour d'étoiles en fin de vie comme les pulsars.

Alors que la découverte de la première exoplanète ne remonte qu'à 1995, les connaissances progressent à grands pas. L'atmosphère de certaines planètes peut être analysée grâce à la spectroscopie, et certains posent dès lors la question de leur habitabilité.

Finalement, les exoplanètes devraient pouvoir aider à mieux cerner les origines de la vie sur Terre et savoir si «notre système solaire est un cas complètement particulier ou un cas complètement générique», commente Marc Ollivier.[/justify]

Source: http://www.cyberpresse.ca/sciences/astronomie-et-espace/200901/14/01-817579-la-recherche-dexoplanetes-en-plein-essor.php
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titilapin2

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Transit de l'exoplanète HD 189733b devant son étoile - vidéo
« Réponse #37 le: 17 Janvier 2009 à 22:04:42 »



Transit de l'exoplanète HD 189733b devant son étoile.

Vidéo créée à partir d'images d'artiste pour illustrer les observations du télescope Hubble de l'ESA et la NASA.

Par Pyxmalion en date du 12 décembre 2007

Transit d'une exoplanète
« Modifié: 23 Mai 2010 à 16:36:44 par katchina »
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Les premières observations de l'atmosphère d'une exoplanète
« Réponse #38 le: 18 Janvier 2009 à 15:25:08 »

[justify]Les premières observations de l'atmosphère d'une exoplanète



Vue d'artiste de l'exoplanète OGLE-TR-56b passant derrière son étoile
Crédits : Copyright D. Sing (IAP) / A&A
--------------------------------------------------------------------------------

Deux groupes de recherche viennent de réaliser simultanément la même découverte, ils ont pu détecter à partir du sol terrestre des émissions de chaleur en provenance de planètes extrasolaires. Jusqu’à présent, tout ce que nous savions des atmosphères des exoplanètes provenait d’observations à partir d’instruments situés dans l’espace.

Les nouveaux résultats font tomber les frontières qui nous séparaient de ces mondes exotiques, l’étude des exoplanètes va faire de grands bonds en avant. Cette nouvelle est également rassurante car la majeure partie des observations spatiales sont réalisées à partir du télescope Spitzer qui va bientôt se retrouver en panne cryogènes, limitant pour le coup ses capacités.

Une des équipes a observé la planète OGLE-TR-56b, que l’on classe dans la catégorie des " Jupiter chaud ", il s’agit de planètes massives dont l’orbite est très proche de l’étoile centrale et dont la période de révolution varie entre 2 et 3 jours. Du fait de la courte distance entre les deux astres, ces planètes sont censées être suffisamment chaudes pour émettre du rayonnement dans le domaine du visible et du proche infrarouge. Un tel rayonnement est détectable à partir de la Terre.

Pour un observateur situé sur Terre l’observation d’OGLE-TR-56b n’est pas aisée, d’une part la perspective fait que la planète est cachée derrière son étoile pendant une partie de sa trajectoire. D’autre part, la région de la Voie Lactée où se situe la planète est surpeuplée d’étoiles lumineuses, il s’agit d’une zone distante de 5 000 années lumières en direction du centre galactique.

" D’autres équipes ont essayé de détecter des atmosphères planétaires depuis la Terre mais sans succès " fait remarquer Mercedes López-Morales co-auteur de l’article et chercheur au Carnegie Institution's Department of Terrestrial Magnetism. " Nous avons réussi à enregistrer des images lors de deux nuits de l’été dernier. Plusieurs facteurs ont besoin d’être réunis pour réaliser une telle prise de vue, il faut une planète chaude qui émet beaucoup de rayonnement et une atmosphère calme sans vent. De plus la nuit sur Terre doit être parfaite pour pouvoir effectuer des mesures précises lorsque la planète est occultée par son étoile. L’éclipse permet de faire la différence en terme de spectre entre la lumière provenant de l’étoile et celle provenant de la planète.

La magie s’est produite lors de la nuit du 2 juillet au Chili, grâce au Very Large Telescope les scientifiques ont pu prendre plus de 600 images de la planète. " La lumière de la planète brille d’une lumière rouge et intense, il a fallu mesurer avec précision le flux stellaire incident pour le différencier de l’émission planétaire,"

L’autre étude a été effectuée par une équipe hollandaise et porte également sur un Jupiter chaud nommé TrES-3b. Les observations effectuées à partir du sol ont permis de détecter le rayonnement émis. Sans la chaleur intense de l’atmosphère de ces planètes, toute observation serait vaine car la chaleur empêche la formation de nuage de silicium ou de fer qui filtre les ondes lumineuses.

Source: G.A.  Unisciences.com   16/01/2009

[/justify]

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harlock

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Re : Fil généraliste: exoplanètes (photographiées et traces de vie)
« Réponse #39 le: 22 Janvier 2009 à 17:31:43 »

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L'atmosphère d'exoplanètes étudiée depuis la Terre !
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences

Spitzer va bientôt être à court d’hélium et ne pourra plus observer l’atmosphère des exoplanètes. De façon inespérée, des télescopes au sol peuvent prendre le relais et l’émission thermique de deux Jupiter chauds a même été observée. L’étude des atmosphères d’exoplanètes ne s’arrêtera donc pas.

Afin de détecter le faible rayonnement infrarouge en provenance des étoiles et des exoplanètes, les instruments du télescope Spitzer sont refroidis grâce à 360 litres d’hélium superfluide, une quantité suffisante pour cinq années de fonctionnement. En particulier, son miroir en béryllium doit être maintenu à une température de 5,5 K et d’autres parties à 1,4 K. Aujourd'hui, les réserves d’hélium de ce satellite lancé en 2003 sont sur le point de s’épuiser. Le bruit thermique implacable ne rendra pas le télescope aveugle mais, bien pire, il l'éblouira. En effet, la lumière infrarouge en provenance des astres sera noyée par le propre rayonnement thermique du satellite.

Spitzer a permis de faire des découvertes magnifiques dans bon nombre de domaines, en particulier celui des exoplanètes et de leurs atmosphères. L'éblouissement inéluctable de ce télescope spatial ne marquera pourtant pas la fin de ces observations. Les progrès des instruments et des techniques de traitements d’images sont tels que des instruments au sol sont désormais capables de rivaliser, dans certains cas, avec les télescopes mis en orbite il y a plusieurs années pour s’affranchir des limites de l’atmosphère terrestre, en particulier celle de la turbulence.



OGLE-TR-56b presque éclipsée par son étoile hôte (vue d'artiste). Crédit : David Sing

600 images pour 3000 photons

Des raies d’absorption dans la lumière d'étoiles témoignant de la présence d'une atmosphère autour de planètes gravitant autour d'elles avaient déjà été observées depuis le sol. On vient de faire mieux. Pour la première fois, c'est l’émission thermique propre de certaines exoplanètes qui a pu être observée. Il s’agit de celle de deux Jupiter chauds de grandes tailles orbitant assez près de leurs soleils, une prouesse réalisée par deux groupes indépendants d’astronomes.

Le premier groupe est composé de David Sing, qui travaille à l’IAS de Paris, et de Mercedes López-Morales du célèbre Carnegie Institution's Department of Terrestrial Magnetism. A l’aide des télescopes du VLT et de l’observatoire de Las Campanas au Chili, les deux chercheurs ont observé l’exoplanète OGLE-TR-56b une première fois devant son étoile et une seconde fois alors qu’elle était éclipsée par elle. En faisant la différence entre les deux images, l’émission thermique propre de la planète chauffée à plus de 4.000 K peut ainsi être mesurée. De cette manière, on peut analyser l’atmosphère de cette exoplanète située à environ 5.000 années-lumière en direction du centre de la Voie lactée. Toutefois, il aura quand même fallu 600 images pour parvenir à un résultat et cela représente, dans ce cas, la détection d’environ 3.000 photons.
Le second groupe est composé d’astronomes hollandais et il se sont, eux, intéressés à l’étoile TrES-3b.



Le VLT au Soleil couchant. Crédit : Sylvie Robbe-Dubois, Yves Bresson et Alain Delboubé


Source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/latmosphere-dexoplanetes-etudiee-depuis-la-terre_18019/
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Une "Super-Neptune" découverte dans la constellation du Cygne
« Réponse #40 le: 24 Janvier 2009 à 00:27:24 »

Une "Super-Neptune" découverte dans la constellation du Cygne

--------------------------------------------------------------------------------

[justify]Les astronomes du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics ont découvert une exoplanète orbitant autour d’une étoile située à plus de 120 années lumière de la Terre. Sa taille et son poids se rapprochent d’une planète du même type que Neptune avec un diamètre 4,7 fois plus grand que la Terre (3,8 fois pour Neptune) et une masse de 25 fois celle de la Terre (17 fois pour Neptune).

Ce nouveau monde désormais connu sous le nom HAT-P-11b se rajoute à la longue liste des exoplanètes recensées depuis la découverte de 51Peg-b en 1995. La planète a été découverte car elle transite directement en face de son étoile hôte en occultant 0.4% de sa lumière émise. Cette variation périodique de la lumière a été détectée par "HATnet" un réseau de petits télescopes automatiques situé à Hawaï et dans le centre de l’Arizona. HATnet en est à sa 11ème découverte de planète extrasolaire et HAT-P-11b est la plus petite planète au monde jamais détectée grâce la méthode du transit.

 

Vue d'artiste de HAT-P-11b et de son étoile - Crédits : David A. Aguilar/CfA
Neptune la géante gazeuse photographiée par Voyager 2 durant l'été 1989
Crédits : Nasa

Les détections par transit sont particulièrement utiles car la quantité de lumière occultée révèle de nombreuses informations sur les caractéristiques de la planète. En combinant les données du transit et les mesures de la vitesse radiale de la planète effectuées par des télescopes comme le Keck, les astronomes peuvent déterminer la masse de la planète.

Récemment les techniques de recherches de vitesse radiales ont permis de découvrir un grand nombre de planètes ressemblant Neptune, cependant HAT-P-11b n’est que la seconde planète de cette catégorie trouvée par la méthode du transit permettant une détermination précise de la masse et du rayon.

La planète orbite très près de son étoile, elle effectue une révolution tout les 4.88 jours. Par conséquent la température a sa surface est donc très élevée autour de 583°C. L’étoile quant à elle est plus froide que notre Soleil et fait environ les 3/4 de sa taille.

Certains signes indiquent la présence d’une seconde planète dans le système, mais des données complémentaires sur les vitesses radiales sont nécessaires pour confirmer sa présence et connaître ses propriétés.

HAT-P-11b est dans la constellation du Cygne, ce qui le place dans le champ de vision du prochain engin spatial de la Nasa, Kepler dont la mission est la recherche de planètes extrasolaires. Kepler a le potentiel pour détecter la première exoplanète jumelle de la Terre, en attendant il va surtout mettre à profit de ses observations l’extraordinaire précision possible lorsque l’on évolue dans l’espace. [/justify]

G.A.  Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics 23/01/2009
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harlock

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La météo oui ! Mais de quel planète ?
« Réponse #41 le: 30 Janvier 2009 à 19:59:27 »

Source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/premier-bulletin-meteo-pour-une-exoplanete_18108/

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Premier bulletin météo pour une exoplanète !
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences

Bientôt à court d’hélium liquide, Spitzer continue à travailler et ses observations passées n'ont pas fini d'être exploitées. Dans celles de 2007, les astronomes ont repéré la trace d'un brusque échauffement de l’atmosphère d’une exoplanète, HD 80606b, amenée près de son soleil par une orbite très elliptique. Les modèles numériques ont permis de décrire la tempête qui s'en est suivie.

La réserve d’hélium liquide de Spitzer, qui refroidit son miroir en béryllium et d’autres dispositifs équipant ce célèbre télescope infrarouge en orbite, est presque épuisée. Heureusement, grâce aux avancées technologiques des dernières années dans l’instrumentation et dans le traitement d'images, il est possible de prendre le relais au sol pour de nombreuses observations, et même pour l'étude des atmosphères d'exoplanètes.

Même avec ces progrès, nous n’en avons cependant pas fini avec Spitzer. Les données qu'il a récoltées au cours de ses années d’observations continuent de livrer leurs lots de découvertes, comme en témoigne un article publié dans Nature.

Gregory Laughlin et Jonathan Langton, des astrophysiciens, travaillent à l’université de Santa Cruz en Californie. Le premier aime faire des modèles numériques des phénomènes astrophysiques et s’intéresse en particulier aux atmosphères des exoplanètes.

En novembre 2007, lui et son collègue ont conduit grâce à Spitzer des observations d’un Jupiter chaud à l’orbite très elliptique, dont ils espéraient qu’il allait subir une éclipse. Découverte en 2001 par une équipe d’astronomes menée par Dominique Naef, de l’Observatoire de Genève en Suisse, HD 80606b est une exoplanète environ 3,41 fois plus massive que Jupiter et orbitant en 111,4 jours autour de son étoile située à 190 années-lumière de la Terre, en direction de la constellation de la Grande Ourse.


Quasi doublement de la température

A cause de son orbite très elliptique variant entre à 0,85 UA et 0,03 UA, elle ne passe que très peu de temps à proximité de son étoile hôte. A peine un jour ! A ce moment, sa température doit subir une brusque augmentation. Comme Gregory Laughlin et Jonathan Langton l’attendaient, l’exoplanète a bien été éclipsée en 2007. Il a donc été possible de mesurer le rayonnement de l’étoile sans la planète puis, en la soustrayant des observations avant et après l’éclipse, d’estimer le rayonnement propre de la planète et donc sa température.

Le résultat ne s’est pas fait attendre. En seulement 6 heures, le passage de HD 80606b près de son étoile a fait passer sa température de 800 à 1.500 K. Le phénomène a été nettement visible parce que contrairement à la majorité des autres Jupiter chauds aux orbites bien moins elliptiques, cette planète, qui tourne sur elle-même en 34 heures, ne subit pas une rotation synchrone avec son soleil et ne lui présente donc pas toujours la même face.

Fort de ces données, les deux chercheurs en ont nourri un modèle numérique représentant l’état hydrodynamique de la planète et tenant compte du transfert du rayonnement. Ils ont alors pu reconstituer des images donnant grossièrement l’aspect qu'aurait pris à ce moment la planète pour un observateur extérieur. La brusque augmentation de température déclenche une tempête et une partie de l'atmosphère passe du bleu au rouge (voir la vidéo de la simulation réalisée par l'équipe).

Comme l’affirme Gregory Laughlin, ces images constituent, de loin, la représentation la plus réaliste d’une exoplanète.




Ces images représentent à intervalle de temps régulier l'aspect de HD 80606b sur une dizaine de jours avant et après son passage au périastre de son étoile, c'est-à-dire à distance minimale. Les zones rouges dans la partie non éclairée indiquent le rayonnement thermique propre de la planète en réaction à son chauffage. Le développement d'une tempête y est bien visible. Crédit : Nasa/JPL-Caltech/J. Langton (UC Santa Cruz)
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Re : Fil généraliste: exoplanètes (photographiées et traces de vie)
« Réponse #42 le: 30 Janvier 2009 à 21:40:04 »

HD 189733b, l'exoplanète aux portes de la vie
[justify]

La détection de carbone et d'eau dans l'atmosphère d'une exoplanète - hors de notre système solaire - précise l'espoir de trouver un jour une vie extraterrestre.

Il aura suffi d'un peu de vapeur d'eau (H2O) et de dioxyde de carbone (CO2) pour enflammer les esprits ! Détecté début décembre sur l'exoplanète HD189733b, elle-même découverte en 2005 à 63 années-lumière de nous, dans la constellation du Petit Renard, ce cocktail essentiel à la vie sur Terre emballe l'imagination : se pourrait-il que nous ayons enfin trouvé le berceau d'une vie extraterrestre ? Las ! ce monde extrasolaire est un véritable enfer. Il est impossible de prendre pied sur cette géante gazeuse de la taille de Jupiter. Circonstance aggravante, elle orbite tout près de son étoile en 2,2 jours (la durée de son année), ce qui en fait une fournaise à plus de 1000 °C. Autre particularité : elle est synchronisée avec cette étoile, autrement dit elle présente toujours la même face à son soleil, une face jour très chaude, l'autre étant perpétuellement plongée dans la nuit plus froide. Dans un monde aussi hostile, la vie telle que nous la connaissons n'a aucune chance d'éclore...
Reste que cette brûlante intimité avec son étoile rend HD189733b particulièrement in- téressante pour les astronomes : elle est la plus brillante des exoplanètes connues à transiter devant son astre stellaire, et donc la plus facile à observer. Chaque fois qu'elle lui passe devant, une mini-éclipse a lieu. Les différences de luminosité dues à ces éclipses permettent d'obtenir le spectre de la planète et d'analyser chimiquement son atmosphère, chaque gaz ayant une empreinte particulière dans les longueurs d'onde.


L'énigme du méthane. C'est avec cette méthode et le télescope spatial Hubble qu'une équipe internationale menée par Mark Swain, astrophysicien à la Nasa, a donc annoncé en décembre avoir découvert pour la première fois du dioxyde de carbone dans l'atmosphère d'une planète hors de notre système solaire. «Si cette détection est réelle, il s'agit d'un résultat surprenant, qui ne correspond pas à ce que prédisent les modèles d'atmosphère», commente Alain Lecavelier des Etangs, chercheur à l'Institut d'astrophysique de Paris. En mars 2008, HD 189733b avait d'ailleurs déjà créé la surprise après l'annonce d'une détection de méthane dans son atmosphère. Une découverte difficilement compréhensible selon Alain Lecavelier, «car nos modèles nous indiquent que lorsque la température dépasse 1000 °C dans l'atmosphère planétaire, le méthane se transforme en monoxyde de carbone. Il y a là quelque chose qui nous échappe».
L'exoplanète HD 189733b réservait encore une surprise, puisque début décembre également, une autre équipe américaine, dirigée par l'Italienne Giovanna Tinetti, de l'Agence spatiale européenne, et l'Américain Carl Grillmair, du California Institute of Technology (Caltech), a annoncé avoir découvert dans son atmosphère de la vapeur d'eau ! Ce coup d'éclat a été réalisé à l'aide du télescope spatial en infrarouge Spitzer de la Nasa. Le plus surprenant était finalement de ne pas avoir encore repéré cette molécule, l'une des plus communes dans l'Univers. L'an passé, une première détection s'était révélée peu solide. Selon Carl Grillmair, ces retards et ces ratés étaient dus au mauvais temps. Décrite par le chercheur, la météo de HD 189733b est en effet très peu engageante : tempêtes titanesques, vents hurlant à des milliers de km/h, épais nuages en haute atmosphère. Autant d'éléments qui auraient pu contrarier, selon Carl Grillmair, la détection des molécules d'eau dans la basse atmosphère. Pour l'heure, cette météorologie apocalyptique n'est encore qu'une hypothèse.

Carbone, vapeur d'eau, méthane... il ne manque plus à HD 189733b que de l'oxygène pour avoir dans ses limbes le quarté gagnant, la combinaison de «biotraceurs» qui nous permettra un jour de déterminer si une planète est «vivable». Encore faudrait-il qu'elle soit «habitable», c'est-à-dire faite de roches et non de gaz, et située à distance idéale de son étoile, assez loin pour que l'eau ne soit pas transformée en vapeur, mais assez près pour que son eau ne se transforme en glace. Bref, un monde où coulerait de l'eau liquide, «ce que nous n'avons encore jamais détecté ailleurs que sur Terre», souligne Jean Schneider, spécialiste des exoplanètes à l'observatoire de Paris. Sans doute la rencontre avec des extraterrestres n'est-elle pas pour demain, mais les planètes extrasolaires bousculent déjà nos théories. Depuis la découverte de la toute première, en 1995 (lire l'encadré ci-dessus), nous allons de surprise en surprise. La majorité des 333 exoplanètes recensées à ce jour sont des jupiters chaudes, des boules de gaz géantes et brûlantes, qui ne sont peut- être pas les plus communes dans l'Univers mais simplement les plus faciles à détecter. Ces drôles d'astres ont dans un premier temps bouleversé les modèles de formation planétaire. Aujourd'hui, ils pourraient bien obliger les astronomes à reconsidérer leurs modèles d'atmosphères. En attendant de détecter d'éventuelles cousines de la Terre, les astronomes se font la main sur ces jupiters chauds, forgeant des techniques de détection qui leur permettront demain d'explorer à distance des mondes plus accueillants.

Repères

LA PLUS LEGERE : MOA- 2007-BLG-192-Lb est depuis 2008 la plus légère des exoplanètes, avec une masse de 3,3 fois celle de la Terre. Il s'agit d'une des rares planètes rocheuses connues.

LA PLUS MASSIVE : HD 162020 a une masse de 14 fois celle de Jupiter et fait le tour de son étoile en un peu plus de huit jours.

LA PLUS RAPIDE : elle fait partie d'un groupe de cinq planètes filantes découvertes en 2006 dans le bulbe galactique qui orbite autour de son étoile en moins d'une journée ! Il constitue la classe des Ultra Short Period Planet (USPP), planètes à période ultracourte.

LA PLUS LENTE : 55 Cnc Ad met 4517 jours à faire le tour de son étoile. Massive comme quatre Jupiter, elle est située à environ cinq fois la distance Terre-Soleil.

LA PLUS GREGAIRE : Depuis 2007 et la découverte d'une cinquième planète autour de l'étoile 55 Cancri, cette cohorte détient le titre de système extrasolaire le plus «peuplé» connu à ce jour.

LA PLUS ETOILEE : HD 188753 Ab gravite dans un système à trois étoiles situé à à 149 années-lumière de la Terre. Détectée en 2005, la planète orbite autour d'une de ces trois étoiles en moins de quatre jours.

LA MOINS ETOILEE : Oph 162222-240515 est un couple de planètes qui tournent l'une autour de l'autre, sans étoile à leurs côtés. Ce système atypique a été découvert en 2006.

LA MOINS DENSE : HAT-P-1b atteint 1,38 fois la taille de Jupiter mais est moitié moins massive. Découverte en 2006, elle a une densité inférieure à celle du liège et pourrait flotter sur de l'eau...

Les découvertes s'accélèrent depuis treize ans

En octobre 1995, Michel Mayor et Didier Queloz, de l'observatoire de Genève, provoquent un véritable coup de tonnerre en annonçant la découverte d'une planète autour de l'étoile 51 Pegasi, à 40 années-lumière de la Terre. Cette planète, détectée à l'observatoire de Haute-Provence, est considérée aujourd'hui comme la première exoplanète jamais recensée autour d'une étoile de type solaire. La moisson des planètes situées hors de notre système solaire commence et il ne faudra que quatre ans pour mettre la main sur le premier système à plusieurs planètes autour de l'étoile, Upsilon Andromedae, à 44 années-lumière de nous. Puis, en 2001, l'Américain David Charbonneau, du Caltech, décèle pour la première fois la présence d'une atmosphère autour de l'exoplanète de l'étoile HD 209458. En 2006, le Français Jean-Philippe Beaulieu et son équipe découvrent OGLE-2005-BLG-390Lb, sans doute la première exoplanète tellurique connue, avec une masse de seulement cinq fois celle de la Terre. Située à 22 000 années-lumière, elle a une température de surface estimée à - 220 °C. Novembre 2008 aura connu un nouveau coup d'éclat dans cette moisson avec la publication des trois premières images directes d'exoplanètes : un système de trois planètes, HR 8799 à 140 années- lumière de nous (voir S. et A . n° 742, décembre 2008), une jeune planète orbitant autour de l'étoile Fomalhaut, à 25 années-lumière de nous, et enfin une planète gravitant autour de Bêta Pictoris, à 70 années-lumière de la Terre. Cette dernière intéresse beaucoup les astronomes, car elle est localisée à 8 UA (unité astronomique, c'est-à-dire la distance Terre-Soleil, environ 150 millions de km) de son étoile, soit la distance approximative de Saturne dans notre système solaire, et évolue au sein d'un disque de débris semblables à des embryons d'astéroïdes. Un disque de comètes avait déjà été détecté dans ce système, qui est sans doute à l'image de notre système solaire dans sa prime jeunesse. Bêta Pictoris est en effet un bébé étoile, âgé d'à peine 12 millions d'années contre 5 milliards pour notre Soleil...[/justify]


Source : http://sciencesetavenirmensuel.nouvelobs.com/hebdo/parution/p744/articles/a392340.html

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Re : Fil généraliste: exoplanètes (photographiées et traces de vie)
« Réponse #43 le: 31 Janvier 2009 à 14:23:12 »

Les bouffées de chaleur d’une exoplanète

NOUVELOBS.COM | 29.01.2009 | 18:15

[justify]En quelques heures seulement, la température de la planète HD 80606b fait plus que doubler… avant de refroidir aussi vite.

Modélisation des changements atmosphériques qui agitent la planète HD80606b. (NASA/JPL-Caltech/J. Langton (UC Santa Cruz)
Grâce au télescope spatial Spitzer, des astrophysiciens ont pu observer une exoplanète dans l’infrarouge et mesurer les chocs de température qu’elle subit au cours de son excentrique orbite. La planète HD 80606b, quatre fois la masse de Jupiter, passe la majeure partie de son temps loin de son étoile, à environ 128 millions de kilomètres. Cependant, tous les 111 jours, elle s’approche à moins de 5 millions de kilomètres et sa température bondit de 527°C à 1.227°C, expliquent Gregory Laughlin (University of California) et ses collègues dans la revue Nature publiée aujourd’hui.

La planète refroidit aussi vite qu’elle chauffe, ont constaté les chercheurs, signe que son atmosphère absorbe et émet très vite de la chaleur. Le passage de la planète derrière son étoile au cours de l’observation a permis à l’équipe de Laughlin de mesurer plus précisément les radiations qu’elle émet. Pour en savoir encore plus, les chercheurs appellent tous les observateurs du ciel, professionnels et amateurs, à braquer leurs télescopes sur HD 80606b le 13 février, au moment où elle passe devant son étoile. Il y a 15% de chance que la planète éclipse l’étoile, offrant une occasion exceptionnelle de mieux étudier sa météo agitée.[/justify]Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/espace/20090129.OBS2191/les_bouffees_de_chaleur_dune_exoplanete.html
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CoRoT-Exo-7b
« Réponse #44 le: 04 Février 2009 à 00:06:48 »

Super-Terre en vue ! La plus petite planète extrasolaire jamais découverte

Une planète guère plus grosse que la Terre vient d'être découverte par le satellite CoRoT… Rocheuse ou "planète-sauna" ? En tout cas il s'agit ici d'un objet étonnant. Ce compagnon d'une étoile orangée est d'une taille inférieure à deux fois celle de la Terre. Ce serait donc la plus petite taille jamais mesurée pour une exoplanète. La température est telle (plus de 1000 degrés) qu'elle serait recouverte de lave ou de vapeur d'eau.

Le satellite CoRoT, mis en œuvre par le CNES, a permis la découverte de la plus petite exoplanète jamais caractérisée, d'une taille comparable à celle de la Terre. Jusqu'à présent, la plupart des quelques 330 planètes découvertes sont des planètes géantes, analogues à Jupiter ou Neptune, constituées principalement de gaz. Ce nouvel objet, qui a reçu le nom de CoRoT-Exo-7b, est très différent : son diamètre est près de deux fois celui de notre Terre. Avec une période de révolution ou "année" de seulement 20 heures, il est situé très près de son étoile, aussi y règne-t-il une température extrêmement élevée entre 1000 et 1500 °C. Cette planète a pu être repérée par les très faibles baisses d'éclat de l'étoile à l'occasion de ses passages réguliers devant elle. Sa densité est encore mal déterminée : il peut s'agir d'un objet rocheux comme la Terre, et couvert de lave liquide. Il peut aussi appartenir à une classe prédite de planètes formées pour moitié de d'eau et pour moitié de roches ; dans ce cas, ce serait une « Planète-Sauna » si on considère sa température extraordinairement élevée.

 

 « Trouver une planète aussi petite n'a pas été une totale surprise », déclare Daniel Rouan, chercheur au LESIA de l'Observatoire de Paris, qui coordonne avec Alain Léger de l'IAS ce travail, « CoRoT-Exo-7b est un objet qui appartient à une catégorie dont l'existence était soupçonnée depuis quelques temps. Or CoRoT a été conçu précisément avec l'espoir d'en détecter quelques exemplaires. CoRoT a démontré sa capacité à détecter ces variations de lumière, extrêmement subtiles» ajoute-t-il.

 

Il y a maintenant une quinzaine d'années que les astronomes détectent des planètes en orbite autour d'étoiles. On en connaît aujourd'hui plus de 330, la plupart assez massives, jusqu'à 20 fois la masse de Jupiter. En revanche on en connaît encore très peu ayant une masse de l'ordre de celle de la Terre et des autres planètes telluriques (Vénus, Mars, Mercure) car elles sont extrêmement difficiles à découvrir. «  La plupart des méthodes utilisées jusqu'à présent sont sensibles à la masse de la planète, tandis que CoRoT est sensible à sa surface, ce qui est plus favorable » expliquent Roi Alonso et Magali Deleuil, chercheurs au LAM. « CoRoT possède l'avantage d'être dans l'espace où les perturbations sont beaucoup plus faibles et la durée d'observation ininterrompue bien plus longue que depuis le sol » ajoute Hans Deeg, un des membres de l'équipe scientifique, chercheur à l'Institut d'Astrophysique des Canaries.

 

La structure interne de CoRoT-Exo-7b intrigue particulièrement les scientifiques « C'est une question qui passionne la communauté depuis quelques années : y a-t-il aussi des Planètes-Océan ? Ce serait des objets composés pour moitié de glace dès leur formation et qui auraient dérivé vers leur étoile, la glace fondant alors pour donner une enveloppe fluide » précise Alain Léger.

 

Jean Schneider, chercheur au Laboratoire Univers et Théorie à l'Observatoire de Paris, explique toute l'importance de ce nouvel objet pour les chasseurs de planètes : « Des mesures récentes indiquaient que des planètes de petite masse existaient, mais leur taille n'avait jamais été calculée. C'est maintenant chose faite ».

 

Eike Guenther, de l'Observatoire de Tautenburg, souligne que « ce programme a bénéficié d'un très gros effort de mesures complémentaires depuis le sol : de nombreux télescopes européens et instruments ont été mis à contribution pour chercher quel phénomène autre qu'une petite planète pourrait expliquer les mesures de CoRoT ». Daniel Rouan conclut : « Cette phase de suivi était une étape indispensable, minutieuse, qui explique que ce résultat ne sorte que maintenant : vous imaginez l'excitation de l'équipe chaque fois qu'une nouvelle mesure tombait et ne venait pas infirmer notre hypothèse ! ».

 

 

Cette découverte a bénéficié d'observations complémentaires réalisées grâce à un vaste réseau de télescopes européens opérés par différents instituts et pays : L'European Southern Observatory au Paranal et à La Silla (Chili), le télescope de 80cm de l'Institut d'Astrophysique des Iles Canaries et le télescope Canada-France-Hawaii Telescope sur le Mauna Kea à Hawaii (CNRS, CNRC, Université d'Hawaii).

 

 

CoRoT en quelques mots :

Le satellite CoRoT a été développé avec une équipe intégrée CNES et des laboratoires associés au CNRS dont les principaux sont le Laboratoire d'Etudes Spatiales et d'Instrumentation en Astrophysique (Observatoire de Paris), le Laboratoire d'Astrophysique de Marseille (Observatoire Astronomique de Marseille Provence), l'Institut d'Astrophysique Spatiale à Orsay (Université Paris-Sud 11) et l'Observatoire Midi Pyrénées à Toulouse (INSU). L'union faisant la force, le projet a également bénéficié d'une importante participation européenne (Allemagne, Autriche, Belgique, ESA et Espagne) complétée par celle du Brésil.

CoRoT - dont le nom signifie COnvection, Rotation & Transits planétaires -, est un télescope placé en orbite autour de la Terre. Il a été conçu pour détecter de très faibles variations d'éclat des étoiles.

L'instrument a deux objectifs scientifiques :

   - la recherche des planètes autour d'autres étoiles que notre Soleil et en particulier de planètes analogues à notre Terre ;

   - la détection des vibrations des étoiles afin de connaître leur constitution (sismologie stellaire).

Références :

Transiting exoplanets from the CoRoT space mission
VII. CoRoT-Exo-7b: the first Super-Earth with Radius characterized
A. Léger, D. Rouan, J. Schneider, R. Alonso, B. Samuel, E. Guenther, M. Deleuil, H.J. Deeg, M. Fridlund et al. (prochainement soumis à A&A n° spécial CoRoT)
http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1507.htm
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Prix pyjama section cinéma Jeu n°73 et n°75