Veille ufologique américaine
Des soldats pour renforcer la sécurité intérieure ?par Stefanie SchülerArticle publié le 01/12/2008 Dernière mise à jour le 01/12/2008 à 16:14 TULe département américain de la Défense prévoit d'affecter 20 000 soldats à travers les Etats-Unis d'ici 2011. Ils auront pour mission d'aider les autorités à répondre à une attaque nucléaire terroriste ou à d'autres urgences. C'est ce que rapporte ce lundi le quotidien américain Washington Post. Mais le projet du Pentagone suscite déjà la polémique. Pour les défenseurs des droits civiques, il met en cause une loi qui limite le rôle de l’armée dans le maintien de l’ordre intérieur aux Etats-Unis.Il y a encore quelques années, le déploiement de 20 000 soldats à travers le pays pour répondre à des urgences de sécurité intérieure aurait été inimaginable aux Etats-Unis. Mais les attentats du 11 septembre 2001 ont changé la donne. Le fait que les autorités civiles ont été dépassées par la catastrophe a entraîné « un profond changement dans la culture militaire américaine », explique l’expert en sécurité nationale Paul McHale, cité ce lundi par le Washington Post. Pour l’administration Bush, il n’y a aucun doute : plus de sept ans après les attentats, la plus grande menace pour la sécurité intérieure demeure une attaque terroriste menée avec des armes de destruction massive.« La première unité est prête » Pour répondre à ce danger, le Pentagone prévoit la mise en place de trois forces de réaction rapide. La première unité de 4 700 personnes est basée à Fort Stewart en Géorgie, dans le sud-est des Etats-Unis. Le chef du Commandement nord, le général Victor Renuart, révèle au Washington Post que cette unité est déjà prête à être déployée en cas d'urgence. Par la suite, deux formations supplémentaires devraient renforcer 80 unités plus petites de la Garde nationale et de réservistes, constituées d'environ 6 000 hommes. Tous les soldats participants à ces unités vont être entraînés pour répondre à une attaque intérieure chimique, biologique, radiologique, nucléaire ou à une explosion de forte puissance.« Militarisation rampante »Mais le déploiement de troupes à travers le pays suscite la polémique. Plusieurs associations de défense des libertés civiques dénoncent une « militarisation rampante » de la sécurité intérieure. En effet, le projet du Pentagone met en cause une loi vieille de 130 ans, le « Posse Comitatus Act », qui limite le rôle de l'armée dans le maintien de l'ordre intérieur aux Etats-Unis. « Le déploiement de forces de réaction rapide n’est peut-être que la première étape d’une série d’expansion de l’autorité présidentielle et surtout militaire. Cela pourrait même se traduire par une surveillance accrue de nos concitoyens », critique Anna Christensen de l’Américan Civil Liberties Union. Le Département de la défense rétorque que les autorités civiles seraient vite dépassées en cas d'attaque intérieure majeure et que la présence des militaires est donc vitale.Selon le Washington Post, le secrétaire à la Défense, Robert Gates, a demandé une expertise sous 25 jours pour évaluer les coûts d’un renforcement du dispositif militaire sur le sol américain.
Oui bien sûr, c'est le même article, résumé par RFI.
Un attentat nucléaire ou biologique dans les cinq ans Jean-Louis Turlin (à New York) 04/12/2008 | Mise à jour : 08:30 | Commentaires 14 | Ajouter à ma sélection Un rapport parlementaire américain met en garde la future Administration Obama contre l'accessibilité grandissante des armes de destruction massives.Une semaine après les attaques de Bombay, un rapport parlementaire américain est venu donner, mercredi, une nouvelle et inquiétante dimension à la menace terroriste : l'accessibilité grandissante des armes de destruction massive (ADM). Un attentat nucléaire ou biologique a de fortes chances de se produire quelque part dans le monde au cours des cinq prochaines années, conclut la commission bipartite «sur la prévention de la prolifération des ADM et le terrorisme».«Notre marge de sécurité se rétrécit», commente l'ancien sénateur de la Floride Bob Graham, président du panel créé il y a un an, dont les membres faisaient également partie de la commission sur les attentats du 11 Septembre. Après avoir consulté plus de 250 experts, les auteurs du rapport estiment que «la menace plus probable du bioterrorisme devrait être mise sur un pied d'égalité avec la menace plus dévastatrice du terrorisme nucléaire». L'expérience a prouvé que la fabrication des « bombes sales », à base d'explosifs conventionnels et de matière radioactive, n'est pas hors de portée des amateurs. Mais les sites nucléaires sont mieux gardés que les laboratoires chimiques qui abritent des cultures de germes pathogènes mortels, tels que l'anthrax ou le virus Ebola, voire celui de la grippe asiatique qui avait tué des millions de personnes en 1918.Le rapport recommande à la future Administration Obama la création d'un poste de haut niveau pour coordonner la lutte contre la prolifération. Dans le collimateur : les pays comme le Pakistan, où les ADM et l'extrémisme ambiant constituent un mélange potentiellement explosif.
...commente l'ancien sénateur...partie de la commission sur les attentats du 11 Septembre...